Fiche de révision : Fièvre et infections chez l’enfant

Plan du Cours

  1. Définition et mesure de la fièvre
  2. Foyers infectieux et étiologies bactériennes
  3. Tolérance et signes de gravité
  4. Signes cliniques orientant vers une infection
  5. Terrains à risque d’infection sévère
  6. Évaluation clinique de l’enfant fébrile
  7. Examens complémentaires ciblés
  8. Prise en charge de la fièvre

1. Définition et mesure de la fièvre

Notions clés & Définitions

  • Fièvre : Température supérieure ou égale à 38 °C, tandis qu’une température inférieure à 36 °C en est également un équivalent.

★ À maîtriser

  • La mesure rectale est la méthode de référence pour prendre la température.

Compléments

  • Certaines infections virales, comme la rhinopharyngite, ne sont pas systématiquement accompagnées de fièvre.

  • La mesure axillaire est la méthode la plus pratique et nécessite d’ajouter 0,5 °C à la valeur affichée.

  • La mesure buccale nécessite d’ajouter 0,4 °C à la valeur affichée.

  • La mesure auriculaire manque de précision, mais c’est la méthode la plus utilisée en hospitalisation, tandis que la mesure frontale est à proscrire.

2. Foyers infectieux et étiologies bactériennes

Notions clés & Définitions

  • Bactériémie occulte : Présence d’une bactérie dans le sang sans foyer infectieux identifié.

Points essentiels

  • La fièvre est d’origine virale dans la majorité des cas et les infections constituent le motif de consultation le plus fréquent en pédiatrie.

  • Les principaux foyers d’infection bactérienne cités sont :

    • les poumons : pneumonie et pleuropneumopathie
    • le système nerveux central : méningite
    • le rein : pyélonéphrite
    • les os et les articulations : arthrite et ostéomyélite
    • la peau : dermohypodermite

3. Tolérance et signes de gravité

★ À maîtriser

📌 Le chiffre de température ne constitue pas à lui seul un signe de gravité, car une température de 40 °C peut être liée à une infection virale.

  • Les signes de mauvaise tolérance à rechercher sont : l’altération de l’état général, les frissons, la cyanose, le malaise, les signes de défaillance vitale, les signes orientant vers une infection sévère, les terrains à risque

Compléments

  • Les signes de défaillance vitale peuvent être :
    • neurologiques
    • respiratoires
    • hémodynamiques

4. Signes cliniques orientant vers une infection

Notions clés & Définitions

  • Sepsis : Circulation d’une bactérie dans le sang responsable de troubles hémodynamiques.
  • Syndrome toxinique : Résulte du relargage d’une toxine bactérienne et entraîne une éruption cutanée, parfois accompagnée d’un tableau de choc.

★ À maîtriser

  • Une détresse respiratoire sévère doit faire rechercher une pneumonie.

  • Un purpura doit faire rechercher une méningococcémie, infection très sévère engageant le pronostic vital.

  • Un syndrome méningé, caractérisé par des céphalées et une raideur de la nuque, doit faire rechercher une méningite.

Compléments

  • Des anomalies de conscience ou de tonus doivent faire rechercher une méningite ou une encéphalite.

  • Des diarrhées sanglantes doivent faire rechercher une diarrhée bactérienne.

  • Une douleur à la mobilisation d’un membre doit faire rechercher une infection osseuse ou articulaire.

5. Terrains à risque d’infection sévère

★ À maîtriser

📌 Chez un nourrisson fébrile de moins de 6 semaines, il faut systématiquement éliminer une infection bactérienne invasive (bactériémie ou méningite) par une prise de sang et une surveillance en hospitalisation.

  • Les terrains pédiatriques à risque comprennent : l’immunodépression, la drépanocytose, une maladie chronique exposant à une décompensation

Compléments

📌 Un milieu social défavorisé associé à une faible compréhension de l’entourage augmente le risque et impose d’évaluer l’entourage familial ainsi que sa compréhension des consignes de surveillance.

6. Évaluation clinique de l’enfant fébrile

Notions clés & Définitions

  • Convulsions fébriles : Les convulsions fébriles sont liées à l’immaturité cérébrale et favorisées par un changement brutal de température ; elles ne correspondent pas à une épilepsie.

★ À maîtriser

  • 🔄 L’évaluation de l’enfant fébrile consiste à : préciser le contexte infectieux et les risques, évaluer les caractéristiques et la tolérance de la fièvre, rechercher les signes cliniques orientant vers une cause, décider si des examens complémentaires sont nécessaires

Compléments

  • Le contexte à préciser comprend : un contage infectieux, un voyage à l’étranger pouvant nécessiter des recherches spécifiques comme celle du paludisme en zone endémique, le statut vaccinal, les terrains à risque

  • L’évaluation de la fièvre recherche notamment :

    • les frissons
    • la cyanose
    • le malaise
    • les signes de déshydratation
    • les convulsions fébriles

7. Examens complémentaires ciblés

★ À maîtriser

📌 Les examens complémentaires ne sont pas systématiques, sauf chez les enfants de moins de 6 semaines, en présence de signes de gravité ou d’une infection sévère, et ils peuvent aider en cas de doute diagnostique.

  • Les prélèvements et examens sont guidés par l’examen clinique : hémoculture pour rechercher une bactérie dans le sang, prélèvement de gorge, recherche de virus respiratoire dans le nez, ECBU pour rechercher une bactérie dans les urines, radiographie thoracique en présence de signes respiratoires, ponction lombaire en présence de signes neurologiques

Compléments

  • Le bilan sanguin peut comprendre une NFS et une CRP pour apprécier le taux d’inflammation.

8. Prise en charge de la fièvre

★ À maîtriser

📌 L’hospitalisation est systématique chez le nouveau-né, les patients fragiles ou les enfants atteints d’une infection grave.

  • Le traitement symptomatique de la fièvre vise à améliorer le confort de l’enfant et non à faire disparaître la fièvre.

📌 Le paracétamol est le traitement médicamenteux de première intention contre la fièvre.

📌 Un antibiotique est prescrit si nécessaire en cas d’infection bactérienne, mais il n’est pas systématique car il est inefficace contre les infections virales et expose à un risque de résistance.

Compléments

  • Les mesures symptomatiques comprennent :
    • stimuler la prise hydrique
    • découvrir l’enfant
    • ne pas surchauffer la pièce

📌 L’ibuprofène peut être donné dans certains cas avec vigilance et toujours après avis d’un médecin.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Fièvre et infections chez l’enfant avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Un enfant présente une température de 35,7 °C. Comment cette température doit-elle être interprétée au regard de la définition de la fièvre ?

2. Pour obtenir la mesure de référence de la température d’un enfant, quelle méthode faut-il choisir ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Fièvre et infections chez l’enfant avec 10 flashcards interactives.

À partir de quelle température la fièvre est-elle définie ?

À partir de 38 °C inclus.

Quelle méthode de mesure de la température est la méthode de référence ?

La mesure rectale.

Quelle est l’origine de la fièvre dans la majorité des cas ?

Elle est virale.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches