De quels facteurs physicochimiques dépendent la quantité et la vitesse de résorption orale d’un toxique ?
De sa liposolubilité, de son pKa et de sa concentration.
Quel est le principal site d’absorption orale et par quel mécanisme agit-il essentiellement ?
L’intestin, essentiellement par diffusion passive.
Quelle couche constitue la barrière cutanée ?
La couche cornée.
Sous quelles formes un toxique est-il transporté dans le sang ?
Dissous dans le plasma, lié aux fractions plasmatiques ou associé aux éléments figurés, notamment aux hématies.
Quels modèles peuvent décrire la distribution tissulaire d’un toxique ?
Un modèle à compartiment unique ou un modèle à plusieurs compartiments.
Où se répartissent les toxiques hydrosolubles ?
Dans les fluides corporels.
Où se répartissent les toxiques lipophiles ?
Dans le système nerveux central et le tissu adipeux.
Quels toxiques le tissu adipeux retient-il préférentiellement ?
Les toxiques lipophiles, notamment non ionisés et apolaires.
Qu’est-ce que le système réticulo-endothélial ?
Un ensemble de cellules spécialisées fixes ou mobiles qui phagocytent notamment microbes, particules et colloïdes.
À quoi correspond l’élimination directe des toxiques, surtout hydrosolubles ?
À l’excrétion.
Que devient un toxique ou ses métabolites lors de l’élimination ?
Ils disparaissent de l’organisme.
Quel organe assure essentiellement la métabolisation ?
Le foie.
Quel effet l’induction enzymatique répétée a-t-elle sur la vitesse de métabolisation ?
Elle l’augmente.
Quel effet l’inhibition enzymatique répétée a-t-elle sur la vitesse de métabolisation ?
Elle la diminue.
Selon Gosselin, Smith et Hodge, quelle dose orale définit une toxicité modérée ?
De 0,5 à 5 g/kg et de 5 à 30 g au total.
Quelle idée Paracelse (1493-1541) a-t-il formulée sur le poison et le remède ?
Tout est poison ; seule la dose distingue le poison du remède.
Qu’est-ce que la dose létale médiane DL50 ?
La dose unique qui tue 50 % d’un lot témoin d’animaux, exprimée en mg/kg de poids vif.
Quel indice mesure la létalité d’une substance inhalée ?
La CL50, concentration dans l’air inspiré qui tue 50 % du lot témoin.
Quand apparaissent les altérations pathologiques de la toxicité retardée ?
Plusieurs jours ou davantage après une exposition unique.
Quelle durée maximale caractérise l’exposition subchronique ?
Au maximum 90 jours.
Quelle référence associe les courbes dose-réponse non monotones au bisphénol-A ?
Article « Le Monde Sciences & Techno », 13 avril 2013.
Que deviennent les xénobiotiques liposolubles lors de leur biotransformation ?
Ils sont transformés en molécules hydrosolubles.
Que produit la bioactivation ou toxiactivation d’un xénobiotique ?
Des métabolites plus toxiques.
Quelles réactions caractérisent respectivement les phases I et II ?
La phase I comprend l’oxydation, la réduction et l’hydrolyse ; la phase II, la conjugaison.
Quels facteurs font varier les mécanismes de biotransformation ?
L’âge, le polymorphisme génétique, les carences nutritionnelles et les inductions ou inhibitions enzymatiques.
Par quelles voies le paracétamol est-il métabolisé à dose normale ?
Par le cytochrome P450 et la glycuroconjugaison.
Comment les produits du métabolisme du paracétamol sont-ils éliminés à dose normale ?
Par voie rénale.
Quelles voies le paracétamol emprunte-t-il à forte dose ?
Les voies du cytochrome P450 et du glutathion.
Comment les produits du métabolisme du paracétamol sont-ils éliminés à forte dose ?
Par voie rénale.
Que puise l’hépatocyte dans ses réserves lors d’une forte dose de paracétamol ?
Du glutathion.
Qu’arrive-t-il aux métabolites toxiques du paracétamol lorsque le glutathion est épuisé ?
Ils s’accumulent et détruisent les cellules hépatiques.
En quoi le benzo(a)pyrène est-il d’abord transformé ?
En 7,8-arène oxyde.
En quel composé le 7,8-arène oxyde est-il ensuite transformé ?
En 7,8-dihydrodiol.
À quoi le 7,8-diol-9,10-époxyde se fixe-t-il de manière covalente ?
Aux acides nucléiques, notamment l’ADN et l’ARN.
Quel est le mode d’action principal du soman ?
Le blocage des cholinestérases.
Quel effet global provoque l’aplasie médullaire ?
Une pancytopénie.
Quelles lignées une atteinte sélective peut-elle toucher dans l’aplasie médullaire ?
La lignée rouge, les lignées blanches ou la lignée plaquettaire.
Quelle conséquence entraîne l’atteinte de la lignée rouge ?
Une anémie et de la fatigue.
Quelle conséquence entraîne l’atteinte des lignées blanches ?
Une agranulocytose ou une leucopénie avec déficit immunitaire.
Quelle conséquence entraîne l’atteinte de la lignée plaquettaire ?
Une thrombopénie avec troubles de la coagulation.
Sur quelle protéine le monoxyde de carbone se fixe-t-il à plus de 85 % ?
Sur l’hémoglobine.
Quel est le rapport entre l’affinité de l’hémoglobine pour le CO et pour l’oxygène ?
Elle est 220 fois supérieure pour le CO.
Quelle proportion d’hémoglobine est bloquée par 1 000 ppm de CO dans l’air ?
50 %.
Quel changement du fer définit la méthémoglobine ?
Le fer est oxydé de Fe²⁺ en Fe³⁺.
Quel est le taux physiologique de méthémoglobine ?
De 1 à 3 %.
Quelle est la cause de la méthémoglobinémie acquise ?
L’absorption d’un agent oxydant, souvent dans un contexte professionnel.
Quelle est la cause de la méthémoglobinémie congénitale ?
Elle est héréditaire.
À quel taux de méthémoglobine apparaissent les signes d’hypoxie cérébrale ?
Entre 20 et 40 %.
Quelles substances peuvent être absorbées malgré le faible contact de la bouche et de l’œsophage ?
La nicotine et les dérivés nitrés.
Quelles substances sont absorbées dans l’estomac malgré une absorption généralement limitée ?
Les acides organiques faibles et les petites molécules hydrosolubles.
Quel rôle la flore microbienne intestinale joue-t-elle parfois dans l’absorption orale ?
Elle joue parfois un rôle important.
De quels facteurs dépend la résorption cutanée ?
De l’épaisseur et de l’altération de la couche cornée, de l’hydratation de l’épiderme et du débit sanguin sous-cutané.
Pourquoi les muqueuses peuvent-elles raccourcir l’effet d’un toxique ?
Elles sont fortement vascularisées et évitent le passage hépatique.
De quoi dépend la dissolution libre d’un xénobiotique dans le plasma ?
Du rapport entre le pH sanguin et son pKa.
Quels tissus distingue la distribution multicompartimentale des toxiques ?
Les organes internes, la peau et les muscles, le tissu adipeux, le tissu osseux et le tissu conjonctif.
Quelles barrières peuvent limiter la distribution tissulaire des toxiques ?
Les barrières hémato-encéphalique, placentaire et histo-hématologique.
Quelle part de la masse corporelle représente le tissu adipeux ?
De 15 à 50 %.
Quand les cellules du système réticulo-endothélial sont-elles activées ?
Lors d’une agression, jusqu’à un point de saturation.
Où les grosses particules colloïdales sont-elles préférentiellement retenues ?
Dans le foie.
Comment la clairance des colloïdes se compare-t-elle à celle des petites particules du système nerveux central ?
Elle est lente, tandis que celle des petites particules peut être rapide.
Quelle proportion de la masse corporelle représente le tissu osseux ?
10 à 15 % de la masse corporelle.
Quels éléments ostéotrophiques s’adsorbent sur la surface minérale de l’os ?
Les microcolloïdes comme les terres rares.
Quelles catégories d’enzymes hépatiques assurent la biotransformation ?
Des enzymes d’oxydation, de réduction, d’hydratation ou d’hydrolyse, de méthylation-déméthylation et d’acétylation.
De quels facteurs dépend la vitesse de métabolisation hépatique ?
Du débit sanguin hépatique, de la clairance intrinsèque, de l’induction enzymatique et de l’inhibition enzymatique.
Quand l’induction de TB produit-elle une tolérance croisée à TA ?
Lorsque les deux toxiques empruntent les mêmes voies de métabolisation.
Quelle méthode de calcul de dose létale Trevan a-t-il proposée, et en quelle année ?
La méthode de Trevan, en 1927.
Quels organes participent aux biotransformations des xénobiotiques ?
Le foie, les reins et les poumons, entre autres.
Que transforme une enzyme en métabolite lors d’une biotransformation ?
Un substrat.
Que signifie la spécificité absolue d’une enzyme ?
Elle catalyse une seule réaction.
Quels types d’enzymes interviennent dans les oxydations de phase I ?
Les peroxydases, les cyclo-oxygénases et les mono-oxygénases à cytochrome P450.
Quelle est la nature chimique du soman ?
C’est un ester organophosphoré de l’acide phosphonofluorhydrique et de l’alcool pinacolique.
À quel usage militaire le soman est-il destiné ?
Il est utilisé comme gaz de combat.
Quels troubles le soman peut-il provoquer ?
Des troubles comportementaux et neuromusculaires.
Quelle anomalie de la marche le soman peut-il provoquer ?
Un steppage.
Quelle est l’évolution habituelle de l’atteinte médullaire ?
Elle est le plus souvent progressive et chronique.
Quelle évolution sévère l’atteinte médullaire peut-elle connaître ?
Elle peut être intense d’emblée ou irréversible.
Quels toxiques sont cités comme causes d’aplasie médullaire ?
Le lindane, le chlordane, le benzène, le toluène, le trinitrotoluène, les AINS dérivés pyrazolés, la colchicine, les sels d’or et l’arsenic.
Quel volume d’oxygène équivaut à un litre de CO pour mobiliser l’hémoglobine ?
220 litres.
De quels facteurs dépend la fixation du CO ?
De la concentration initiale d’hémoglobine liée au CO, de la durée d’exposition, de l’activité et des pressions partielles de CO et d’O₂ dans l’air.
À quelle protéine musculaire le monoxyde de carbone peut-il se fixer ?
À la myoglobine.
Quelle autre cible enzymatique le monoxyde de carbone peut-il inhiber ?
Les enzymes à cytochromes.
À quels autres composants le monoxyde de carbone peut-il se lier ?
À certains constituants cellulaires.
Quelle couleur prend le plasma après libération de méthémoglobine liée à l’albumine ?
Une couleur ocre-brun.
Quelles enzymes régulent naturellement le taux de méthémoglobine ?
La cytochrome B5 réductase et la (NADPH)-MetHb réductase, aussi appelée ADH-diaphorase.
Quel antidote de la méthémoglobinémie peut être administré par voie intraveineuse ?
Le bleu de méthylène.
Quelle est l’action toxique principale du soman ?
L’inhibition de l’acétylcholinestérase.
Quels cations divalents sont des toxiques ostéotrophiques ?
Ba²⁺, Cd²⁺, Pb²⁺ et Ra²⁺.
Quelle est la demi-vie du plomb ?
Deux mois.
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1. Lors d’une exposition comparant le monoxyde de carbone et l’oxygène, quel rapport d’affinité pour l’hémoglobine faut-il retenir ?
2. Quel composé issu de la biotransformation du benzo(a)pyrène se fixe de manière covalente à l’ADN et à l’ARN ?
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