QCM : Bases toxicocinétiques en toxicologie (41 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Lors d’une exposition comparant le monoxyde de carbone et l’oxygène, quel rapport d’affinité pour l’hémoglobine faut-il retenir ?

L’affinité de l’O₂ est 220 fois celle du CO.
Les deux gaz ont une affinité identique pour l’hémoglobine.
L’affinité du CO est 22 fois celle de l’O₂.
L’affinité du CO est 220 fois celle de l’O₂.

L’affinité du CO est 220 fois celle de l’O₂.

Explication

L’hémoglobine a une affinité pour le CO 220 fois supérieure à celle qu’elle a pour l’O₂. Le rapport inversé attribue à tort l’avantage à l’oxygène, l’affinité identique efface cette différence et un rapport de 22 sous-estime le facteur indiqué.

2. Quel composé issu de la biotransformation du benzo(a)pyrène se fixe de manière covalente à l’ADN et à l’ARN ?

Le 7,8-diol-9,10-époxyde
Le 7,8-arène oxyde
Le 7,8-dihydrodiol
Le benzo(a)pyrène non transformé

Le 7,8-diol-9,10-époxyde

Explication

Le 7,8-diol-9,10-époxyde est le produit qui se fixe de manière covalente aux acides nucléiques, notamment l’ADN et l’ARN. Le 7,8-arène oxyde et le 7,8-dihydrodiol sont des intermédiaires antérieurs, et le benzo(a)pyrène est le composé de départ.

3. Un toxique liposoluble doit être éliminé de l’organisme. Quelle séquence correspond le mieux à son élimination habituelle ?

Rétention tissulaire, puis incorporation osseuse
Métabolisation, puis excrétion
Excrétion directe sans métabolisation préalable
Excrétion, puis métabolisation

Métabolisation, puis excrétion

Explication

L’élimination indirecte des toxiques liposolubles est précédée d’une métabolisation, puis le toxique ou ses métabolites peuvent être excrétés. L’excrétion directe concerne surtout les toxiques hydrosolubles.

4. Lors du métabolisme du benzo(a)pyrène, quel enchaînement aboutit à une fixation covalente sur les acides nucléiques ?

Benzo(a)pyrène, 7,8-dihydrodiol, 7,8-arène oxyde, puis 7,8-diol-9,10-époxyde
Benzo(a)pyrène, 7,8-arène oxyde, puis 7,8-diol-9,10-époxyde
Benzo(a)pyrène, 7,8-arène oxyde, 7,8-dihydrodiol, puis 7,8-diol-9,10-époxyde
Benzo(a)pyrène, 7,8-arène oxyde, 7,8-dihydrodiol, puis fixation directe de cet intermédiaire

Benzo(a)pyrène, 7,8-arène oxyde, 7,8-dihydrodiol, puis 7,8-diol-9,10-époxyde

Explication

Le benzo(a)pyrène est transformé successivement en 7,8-arène oxyde, en 7,8-dihydrodiol, puis en 7,8-diol-9,10-époxyde, qui se fixe de manière covalente aux acides nucléiques. L’inversion des deux premiers intermédiaires modifie l’ordre, et la fixation est associée au produit final, pas aux intermédiaires précédents.

5. Quel ensemble de cellules spécialisées, fixes ou mobiles, phagocyte notamment les microbes, les particules et les colloïdes ?

Le système enzymatique hépatique
Le tissu adipeux
Le système réticulo-endothélial
L’os actif

Le système réticulo-endothélial

Explication

Le système réticulo-endothélial rassemble des cellules spécialisées, comme les phagocytes, qui ingèrent des microbes, des particules et des colloïdes. Le tissu adipeux stocke les toxiques lipophiles, tandis que l’os actif est associé à l’incorporation osseuse.

6. Que mesure la clairance d’une substance à concentration constante ?

La concentration de substance mesurée dans le plasma
La quantité de substance métabolisée par unité de temps
La quantité totale de substance présente dans l’organisme
Le volume de solution totalement épuré par unité de temps

Le volume de solution totalement épuré par unité de temps

Explication

La clairance est le volume de solution totalement épuré d’une substance par unité de temps, à concentration constante; elle représente un coefficient d’épuration plasmatique. Elle ne désigne ni la quantité totale présente, ni la concentration, ni directement la quantité métabolisée.

7. Après une atteinte médullaire sélective, une patiente présente une baisse des plaquettes et des troubles de la coagulation. Quelle lignée est principalement touchée ?

La lignée plaquettaire
Les lignées blanches
La lignée rouge
Les lignées rouge et blanche

La lignée plaquettaire

Explication

L’atteinte de la lignée plaquettaire provoque une thrombopénie et peut entraîner des troubles de la coagulation. L’atteinte rouge est associée à l’anémie et à la fatigue, tandis que celle des lignées blanches entraîne notamment une leucopénie ou une agranulocytose et un déficit immunitaire.

8. Une personne développe une méthémoglobinémie après absorption d’un agent oxydant au travail. Quelle origine correspond à cette situation ?

Une méthémoglobinémie acquise.
Une méthémoglobinémie héréditaire transmise par les parents.
Une méthémoglobinémie liée à une anomalie présente dès la naissance.
Une méthémoglobinémie congénitale.

Une méthémoglobinémie acquise.

Explication

L’absorption d’un agent oxydant, souvent dans un contexte professionnel, provoque une méthémoglobinémie acquise. Les termes héréditaire et présente dès la naissance décrivent plutôt l’origine congénitale.

9. Lors d’une analyse toxicologique, on identifie un toxique sous forme de cation divalent Pb²⁺. Dans quel compartiment s’accumule-t-il principalement en raison de son affinité tissulaire ?

Dans les fluides corporels
Dans le système nerveux central et le tissu adipeux
Dans les os et le tissu conjonctif
Dans le système réticulo-endothélial

Dans les os et le tissu conjonctif

Explication

Les cations divalents comme Pb²⁺ font partie des toxiques ostéotrophiques, qui s’accumulent dans les os et le tissu conjonctif. Les fluides corporels caractérisent plutôt les toxiques hydrosolubles, le système nerveux central et le tissu adipeux les toxiques lipophiles, et le système réticulo-endothélial les toxiques colloïdaux.

10. Chez un jeune enfant, où l’incorporation des toxiques est-elle la plus importante compte tenu du remodelage osseux lié à l’âge ?

Dans l’os actif, à remodelage élevé
Dans l’os stable, à remodelage faible
Dans le tissu adipeux, riche en lipides
Dans les tissus à remodelage très faible

Dans l’os actif, à remodelage élevé

Explication

L’os actif, dont le remodelage est élevé, incorpore davantage les toxiques; cette incorporation est particulièrement importante chez le fœtus, le nouveau-né et le jeune enfant. L’os stable à faible remodelage devient plus prépondérant avec l’âge.

11. Un solvant organique non ionisé et apolaire entre dans l’organisme. Dans quel tissu risque-t-il de constituer un réservoir de rétention privilégié ?

Le tissu adipeux
L’os actif
Les fluides corporels
Le système réticulo-endothélial

Le tissu adipeux

Explication

Les toxiques lipophiles, notamment les composés non ionisés et apolaires, peuvent s’accumuler dans le tissu adipeux. Les fluides corporels sont associés aux toxiques hydrosolubles, le système réticulo-endothélial aux colloïdes et l’os actif à l’incorporation osseuse.

12. Après une exposition unique à un toxique, une personne ne présente des altérations pathologiques que plusieurs jours plus tard. Quel phénomène décrit cette apparition différée ?

La toxicité subchronique
La toxicité chronique
La toxicité retardée
La toxicité aiguë

La toxicité retardée

Explication

La toxicité retardée désigne des altérations qui apparaissent plusieurs jours ou davantage après une exposition unique. La toxicité subchronique et la toxicité chronique caractérisent des périodes d’absorption prolongées, tandis que la toxicité aiguë ne désigne pas ce délai caractéristique.

13. Chez une personne exposée à un toxique, la coagulation est fortement activée. Quelle conséquence est compatible avec ce mécanisme ?

Une hémorragie ou une microhémorragie
Un infarctus localisé ou une CIVD
Une microhémorragie sans autre conséquence
Une hémorragie sans risque de CIVD

Un infarctus localisé ou une CIVD

Explication

L’activation de la coagulation peut provoquer un infarctus localisé ou une coagulation intravasculaire disséminée (CIVD). L’hémorragie correspond à sa suppression, tandis que la microhémorragie n’est pas la conséquence indiquée de l’activation.

14. Un toxique ingéré demeure plusieurs heures dans le tube digestif : quel site constitue le principal lieu de son absorption orale, principalement par quel mécanisme ?

L’intestin, principalement par transport actif
L’intestin, essentiellement par diffusion passive
L’estomac, essentiellement par diffusion passive
L’œsophage, principalement par filtration membranaire

L’intestin, essentiellement par diffusion passive

Explication

La grande surface intestinale et le temps de contact prolongé en font le principal site d’absorption orale, essentiellement par diffusion passive. L’estomac n’est pas le site majeur, et le transport actif ne correspond pas au mécanisme prédominant indiqué.

15. Lors d’une veille pharmacologique, quelle fréquence de CIVD rare est associée aux spécialités pharmaceutiques à base d’indalpine ?

Un cas sur 20
Un cas sur 2 000
Un cas sur 20 000
Un cas sur 200 000

Un cas sur 20 000

Explication

Des cas rares de CIVD ont été décrits avec les spécialités à base d’indalpine, à raison d’un cas sur 20 000. Les autres valeurs correspondent à des fréquences différentes de celle rapportée.

16. Quel est le principal mode d’action toxique du soman ?

La fixation sur les récepteurs centraux de l’acétylcholine
Le blocage des enzymes locales de dégradation
Le blocage des cholinestérases
L’inhibition de la synthèse de l’acétylcholine

Le blocage des cholinestérases

Explication

Le soman agit principalement en bloquant les cholinestérases. La fixation sur les récepteurs centraux correspond à son mode d’action secondaire, tandis que la synthèse de l’acétylcholine et les enzymes locales de dégradation ne désignent pas ce mécanisme principal.

17. Après une forte dose de paracétamol, les réserves de glutathion d’un hépatocyte sont épuisées. Quelle conséquence est attendue ?

Les métabolites toxiques sont éliminés plus vite par les reins, protégeant les cellules hépatiques
Des métabolites de la glycuroconjugaison s’accumulent et détruisent les cellules hépatiques
Des métabolites très toxiques issus du cytochrome P450 s’accumulent et détruisent les cellules hépatiques
Le glutathion s’accumule et accélère la destruction des cellules hépatiques

Des métabolites très toxiques issus du cytochrome P450 s’accumulent et détruisent les cellules hépatiques

Explication

Lorsque les réserves de glutathion sont épuisées, des métabolites très toxiques issus du cytochrome P450 s’accumulent et détruisent les cellules hépatiques. L’accumulation de glutathion inverse le rôle de son épuisement, tandis que la glycuroconjugaison et l’élimination rénale ne sont pas à l’origine de cette toxicité décrite.

18. Une voie métabolique comprend une oxydation, suivie d’une réaction de conjugaison. À quelles phases ces réactions appartiennent-elles respectivement ?

Phase II, puis phase I
Phase I, puis phase I
Phase II, puis phase II
Phase I, puis phase II

Phase I, puis phase II

Explication

L’oxydation appartient aux réactions de phase I, avec la réduction et l’hydrolyse; la conjugaison caractérise la phase II. Inverser les phases ou attribuer les deux réactions à une même phase méconnaît cette distinction.

19. Après des expositions répétées à un toxique, la vitesse de sa métabolisation augmente. Quelle conséquence peut-on attendre pour obtenir le même effet ?

Une dose plus élevée, en raison d’une tolérance accrue
Une dose plus élevée, en raison d’une métabolisation ralentie
Une dose inchangée, en raison d’une excrétion exclusivement rénale
Une dose plus faible, en raison d’une tolérance accrue

Une dose plus élevée, en raison d’une tolérance accrue

Explication

L’induction enzymatique accélère la métabolisation après des expositions répétées, ce qui améliore la tolérance et peut nécessiter une dose plus élevée pour obtenir le même effet. Une métabolisation ralentie correspond à l’inhibition enzymatique, et non à l’induction.

20. Un modèle de distribution d’un toxique distingue des compartiments superficiels et un compartiment profond. Comment faut-il le qualifier ?

Une distribution multicompartimentale
Une distribution plasmatique libre
Une distribution monocompartimentale
Une distribution intravasculaire

Une distribution multicompartimentale

Explication

Un modèle qui distingue plusieurs compartiments, tels que des compartiments superficiels et profond, est multicompartimental. Le modèle monocompartimental représente au contraire un seul compartiment; les deux autres termes désignent des aspects du transport sanguin.

21. Un composé liposoluble doit être éliminé de l’organisme. Quelle transformation favorise généralement son élimination ?

Le conjuguer à une molécule liposoluble
Le transformer en molécule hydrosoluble
Le transformer en molécule plus liposoluble
Le conserver sous sa forme initiale

Le transformer en molécule hydrosoluble

Explication

Les xénobiotiques liposolubles sont transformés en molécules hydrosolubles, ce qui facilite leur élimination. L’élimination directe concerne parfois les molécules déjà hydrosolubles.

22. Lors d’un essai, un gaz est administré à des animaux par inhalation et l’on cherche la concentration dans l’air inspiré qui entraîne la mort de la moitié du lot. Quel indice faut-il déterminer ?

La CL50, en mg/m³ sur 2 ou 4 heures
La DL50, en mg/m³ sur 14 jours
La DL50, en mg/kg en une prise
La CL50, en mg/kg en une prise

La CL50, en mg/m³ sur 2 ou 4 heures

Explication

La CL50 désigne la concentration dans l’air inspiré qui tue 50 % du lot, exprimée en mg/m³ sur 2 ou 4 heures. La DL50 est une quantité administrée par kilogramme, et non une concentration inhalée.

23. Dans un milieu professionnel où des toxiques sont présents dans l’air, quelle voie constitue la principale voie de captation de ces toxiques ?

La voie digestive
La voie intraveineuse
La voie pulmonaire
La voie cutanée

La voie pulmonaire

Explication

La voie pulmonaire est la principale voie de captation des toxiques présents dans l’air et compte, avec la peau, parmi les surfaces corporelles les plus exposées. La voie digestive concerne l’ingestion, et la voie intraveineuse correspond à un dépôt direct dans le sang.

24. Un suivi toxicologique doit comparer la durée d’élimination indicative de l’arsenic et celle du mercure. Quelles demi-vies faut-il retenir, respectivement ?

2 heures et 7 jours
60 jours et 3 à 5 jours
2 mois et 10 à 30 ans
3 à 5 jours et 60 jours

3 à 5 jours et 60 jours

Explication

Les demi-vies indiquées sont de 3 à 5 jours pour l’arsenic et de 60 jours pour le mercure. Les valeurs de 2 mois et de 10 à 30 ans correspondent au plomb et au cadmium, celles de 2 heures et de 7 jours à la cocaïne et à la digitoxine, tandis que l’option inversée échange les deux substances.

25. Un patient a pris une forte dose de paracétamol. Quelles voies métaboliques et quelle voie d’élimination sont associées à cette dose ?

Cytochrome P450 et glycuroconjugaison, puis élimination rénale
Cytochrome P450 et glutathion, puis élimination rénale
Cytochrome P450 et glutathion, puis élimination biliaire
Cytochrome P450 et glycuroconjugaison, puis élimination biliaire

Cytochrome P450 et glutathion, puis élimination rénale

Explication

À forte dose, le paracétamol emprunte les voies du cytochrome P450 et du glutathion, et ses produits sont éliminés par voie rénale. La glycuroconjugaison est associée à la dose normale, et la voie biliaire n’est pas la voie d’élimination indiquée ici.

26. Une substance lipophile se distribue préférentiellement dans quels tissus ou organes ?

Les fluides corporels
L’os et le tissu conjonctif
Le système nerveux central et le tissu adipeux
Le système réticulo-endothélial

Le système nerveux central et le tissu adipeux

Explication

Les toxiques lipophiles se répartissent notamment dans le système nerveux central et le tissu adipeux. Les fluides corporels caractérisent les toxiques hydrosolubles, l’os et le tissu conjonctif les toxiques ostéotrophiques, et le système réticulo-endothélial les toxiques colloïdaux.

27. Un produit contient de petites molécules lipophiles et hydrosolubles. Quelle comparaison décrit le mieux leur passage à travers la peau ?

La couche cornée freine les hydrosolubles, mais laisse davantage pénétrer les petites lipophiles
La couche cornée laisse pénétrer les deux types de molécules de façon comparable
La couche cornée freine les lipophiles, mais laisse davantage pénétrer les hydrosolubles
La peau laisse pénétrer les hydrosolubles, tandis que les lipophiles restent en surface

La couche cornée freine les hydrosolubles, mais laisse davantage pénétrer les petites lipophiles

Explication

La couche cornée est la barrière cutanée : elle freine les molécules hydrosolubles, tandis que la peau se comporte davantage comme un buvard pour les petites molécules lipophiles. L’inversion des deux catégories est une confusion fréquente; les muqueuses, contrairement à la peau, ne possèdent pas de barrière cornée.

28. Un patient présente 25 % de méthémoglobine. Dans quelle catégorie de manifestations se situe ce taux ?

Dans la plage de 3 à 15 %, associée à une cyanose des extrémités.
Dans la plage des signes d’hypoxie cérébrale.
Dans la plage supérieure à 40 %, avec des signes sévères possibles.
Dans la plage de 15 à 20 %, associée à une cyanose.

Dans la plage des signes d’hypoxie cérébrale.

Explication

Un taux de 25 % se situe dans la plage de 20 à 40 %, associée à des signes d’hypoxie cérébrale. La cyanose des extrémités correspond à 3–15 %, la cyanose à 15–20 % et les signes sévères possibles apparaissent au-delà de 40 %.

29. Quel taux de méthémoglobine est considéré comme physiologique ?

De 15 à 20 %.
De 20 à 40 %.
De 1 à 3 %.
De 3 à 15 %.

De 1 à 3 %.

Explication

Le taux physiologique de méthémoglobine est de 1 à 3 %. La plage de 3 à 15 % correspond à des symptômes avec cyanose des extrémités, et les plages supérieures sont associées à des manifestations plus marquées.

30. Un xénobiotique est métabolisé en un produit plus toxique que la molécule initiale. Comment qualifier cette transformation ?

Une excrétion directe
Une détoxication
Une bioactivation ou toxiactivation
Une conjugaison de phase II

Une bioactivation ou toxiactivation

Explication

La bioactivation, ou toxiactivation, produit un métabolite plus toxique que le xénobiotique initial. La détoxication produit au contraire des métabolites moins toxiques; la conjugaison est une réaction de phase II et l’excrétion directe n’est pas une activation.

31. En toxicocinétique, que désigne l’élimination d’une substance ?

Le passage du toxique dans le foie pour y être métabolisé
La disparition du toxique ou de ses métabolites de l’organisme
La transformation du toxique en métabolites dans l’organisme
La rétention du toxique dans un tissu de l’organisme

La disparition du toxique ou de ses métabolites de l’organisme

Explication

L’élimination correspond à la disparition de l’organisme du toxique ou de ses métabolites. La transformation est la métabolisation, tandis que la rétention tissulaire ne constitue pas une disparition de l’organisme.

32. À dose normale, quelle combinaison de voies métaboliques et d’élimination caractérise le paracétamol ?

Cytochrome P450 et glutathion, puis élimination rénale
Cytochrome P450 et glycuroconjugaison, puis élimination biliaire
Cytochrome P450 et glycuroconjugaison, puis élimination rénale
Cytochrome P450 et glutathion, puis élimination biliaire

Cytochrome P450 et glycuroconjugaison, puis élimination rénale

Explication

À dose normale, le paracétamol emprunte les voies du cytochrome P450 et de la glycuroconjugaison, puis ses produits sont éliminés par voie rénale. La voie du glutathion correspond au profil de forte dose, tandis que l’élimination biliaire confond la voie d’élimination.

33. Dans un air contenant 1 L de CO par m³, soit 1 000 ppm, quelle proportion de l’hémoglobine est bloquée ?

Environ 50 % de l’hémoglobine.
Environ 25 % de l’hémoglobine.
Environ 220 % de l’hémoglobine.
Environ 85 % de l’hémoglobine.

Environ 50 % de l’hémoglobine.

Explication

À 1 000 ppm de CO dans l’air, environ 50 % de l’hémoglobine est bloquée. Le chiffre de 85 % concerne la fixation du CO sur l’hémoglobine, 25 % divise à tort la proportion par deux, et 220 % confond le résultat avec le rapport d’affinité.

34. Lorsqu’il pénètre dans le sang, où se fixe principalement le monoxyde de carbone ?

Sur plus de 85 % de l’hémoglobine, avec très peu de dissolution dans le plasma.
Dans le plasma sanguin, tandis qu’une faible part se lie à l’hémoglobine.
Sur moins de 15 % de l’hémoglobine, le reste se dissolvant dans le plasma.
Sur l’albumine sérique, avec une faible fixation à l’hémoglobine.

Sur plus de 85 % de l’hémoglobine, avec très peu de dissolution dans le plasma.

Explication

Plus de 85 % du CO se fixe à l’hémoglobine et sa solubilité dans le plasma est minime. La dissolution plasmatique comme lieu principal inverse cette répartition, l’albumine concerne ici une confusion avec la méthémoglobine et la proportion inférieure à 15 % renverse le chiffre.

35. Une analyse révèle une hémoglobine dont le fer est à l’état Fe³⁺ et qui ne transporte pas l’oxygène : de quelle forme s’agit-il ?

De la carboxyhémoglobine formée par le CO.
De l’hémoglobine fonctionnelle.
De la méthémoglobine.
D’une hémoglobine contenant du fer Fe²⁺.

De la méthémoglobine.

Explication

La méthémoglobine contient du fer oxydé Fe³⁺, ce qui empêche le transport de l’oxygène. Le fer Fe²⁺ caractérise l’hémoglobine fonctionnelle, tandis que la carboxyhémoglobine résulte de la fixation du CO.

36. Deux patients exposés au même xénobiotique présentent des vitesses de biotransformation différentes. Quel ensemble de facteurs peut contribuer à cette variation ?

La dose reçue, la voie d’administration, l’espèce et la durée d’observation
La conjugaison, l’oxydation, l’hydrolyse et la réduction
L’âge, le polymorphisme génétique, l’état nutritionnel et l’activité enzymatique
La solubilité dans l’eau, l’excrétion rénale et la concentration inhalée

L’âge, le polymorphisme génétique, l’état nutritionnel et l’activité enzymatique

Explication

Les biotransformations varient notamment selon l’âge, le polymorphisme génétique, les carences nutritionnelles, l’induction enzymatique et l’inhibition enzymatique. Les autres réponses rassemblent des caractéristiques d’exposition, d’élimination ou des réactions métaboliques, plutôt que les facteurs individuels cités.

37. Une atteinte toxique de la moelle osseuse entraîne une diminution globale des cellules des lignées rouge, blanche et plaquettaire. Quel tableau correspond à cet effet global ?

Une pancytopénie
Une leucopénie isolée
Une thrombopénie isolée
Une anémie isolée

Une pancytopénie

Explication

L’aplasie médullaire a pour effet global une pancytopénie, alors qu’une atteinte sélective peut concerner une lignée particulière. L’anémie, la leucopénie et la thrombopénie isolées désignent des atteintes sélectives, respectivement rouge, blanche et plaquettaire.

38. Une substance présente une dose orale létale humaine estimée à 3 g/kg et une quantité totale de 20 g. Quelle classe de toxicité lui correspond selon l’échelle de Gosselin, Smith et Hodge ?

Toxicité modérée
Extrêmement toxique
Peu toxique
Très toxique

Toxicité modérée

Explication

Une dose de 3 g/kg se situe dans l’intervalle de toxicité modérée, de 0,5 à 5 g/kg, et la quantité totale de 20 g appartient aussi à la plage de 5 à 30 g. « Très toxique » correspond à des doses bien plus faibles, tandis que « peu toxique » et « extrêmement toxique » ne concordent pas avec ces seuils.

39. Deux substances sont prises par voie orale. Pour expliquer pourquoi leur quantité et leur vitesse de résorption diffèrent, quelles caractéristiques faut-il notamment comparer ?

La taille des compartiments, leur profondeur et leur irrigation
La liposolubilité, le pKa et la concentration
La surface intestinale, le pH et la flore microbienne
L’épaisseur de la couche cornée, l’hydratation et le débit sanguin

La liposolubilité, le pKa et la concentration

Explication

La résorption orale varie notamment selon la liposolubilité, le pKa et la concentration du toxique. La surface et la flore concernent le milieu intestinal, tandis que la couche cornée et l’irrigation cutanée relèvent de la voie cutanée.

40. Lorsqu’un toxique circule dans le sang, quelles formes de transport peut-il emprunter ?

Dissous dans le plasma, fixé aux leucocytes ou transporté par la lymphe
Lié aux protéines plasmatiques ou filtré directement dans les tissus
Dissous dans le plasma, lié à des fractions plasmatiques ou associé aux éléments figurés du sang
Dissous dans les hématies, lié au tissu adipeux ou retenu dans les os

Dissous dans le plasma, lié à des fractions plasmatiques ou associé aux éléments figurés du sang

Explication

Le toxique peut être librement dissous dans le plasma, lié à des protéines ou à d’autres fractions plasmatiques, ou associé aux éléments figurés du sang, notamment aux hématies. Le tissu adipeux et l’os sont des lieux de distribution tissulaire, pas des formes de transport sanguin.

41. Chez une personne intoxiquée au soman, les enzymes de dégradation hydrolysent une partie du toxique, mais l’inhibition de l’acétylcholinestérase persiste et répond mal aux oximes. Quel mécanisme explique cette persistance ?

La fixation du soman sur les récepteurs centraux bloque l’action des oximes sur l’enzyme
Le complexe soman–acétylcholinestérase vieillit rapidement et devient non réactivable par les oximes
L’hydrolyse du soman produit un complexe stable que les oximes ne peuvent pas atteindre
La dégradation du soman accélère le renouvellement de l’acétylcholinestérase et prolonge son inhibition

Le complexe soman–acétylcholinestérase vieillit rapidement et devient non réactivable par les oximes

Explication

Le soman inhibe principalement l’acétylcholinestérase, et le complexe formé subit un vieillissement rapide qui empêche sa réactivation par les oximes. L’hydrolyse ne réactive pas l’enzyme, la fixation aux récepteurs centraux est une action secondaire, et le vieillissement ne correspond pas à une dégradation rapide du complexe.

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De quels facteurs physicochimiques dépendent la quantité et la vitesse de résorption orale d’un toxique ?

De sa liposolubilité, de son pKa et de sa concentration.

Quel est le principal site d’absorption orale et par quel mécanisme agit-il essentiellement ?

L’intestin, essentiellement par diffusion passive.

Quelle couche constitue la barrière cutanée ?

La couche cornée.

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