QCM : Biomicroscopie du segment antérieur — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel instrument associe une observation binoculaire à grossissement variable et un éclairage focalisé en fente réglable ?

L’ophtalmoscope à illumination annulaire
Le kératomètre à mire concentrique
Le réfractomètre automatique à infrarouge
Le biomicroscope, ou lampe à fente

Le biomicroscope, ou lampe à fente

Explication

Le biomicroscope réunit un système binoculaire d’observation et un système d’éclairage focalisé en fente dont l’épaisseur peut varier. Le kératomètre mesure principalement la courbure cornéenne et ne correspond pas à cette association de systèmes.

2. Un examen nécessite un grossissement fort avec la lampe à fente : quelle plage convient le mieux ?

De 20 à 25 fois
De 30 à 40 fois
De 5 à 15 fois
De 1 à 4 fois

De 30 à 40 fois

Explication

Les grossissements forts du système d’observation vont de 30 à 40 fois. La plage de 5 à 15 fois correspond aux faibles grossissements, tandis que 20 à 25 fois désigne les grossissements moyens.

3. Lors d’une observation cornéenne à la fluorescéine, quelle combinaison de filtres faut-il utiliser ?

Le bleu cobalt avec le jaune Wratten 12
Le jaune Wratten 12 avec le filtre diffus
Le filtre rouge avec le jaune Wratten 12
Le filtre diffus avec le bleu cobalt

Le bleu cobalt avec le jaune Wratten 12

Explication

Le bleu cobalt excite la fluorescéine et le filtre jaune Wratten 12 complète l’observation dans le système d’observation. Le filtre diffus n’est pas le filtre complémentaire indiqué pour cette procédure.

4. Quel réglage caractérise l’éclairage diffus à la lampe à fente ?

Une fente d’au moins 3 à 4 mm, une intensité moyenne à faible et un filtre diffus
Une fente étroite, une hauteur minimale et un filtre jaune
Une fente de 1 à 2 mm, une intensité moyenne et aucun filtre
Une fente très fine, une intensité forte et un filtre bleu cobalt

Une fente d’au moins 3 à 4 mm, une intensité moyenne à faible et un filtre diffus

Explication

L’éclairage diffus emploie une fente largement ouverte, une intensité moyenne à faible et le filtre diffus, avec un angle proche de 45 degrés. Une fente de 1 à 2 mm sans filtre décrit plutôt la réflexion spéculaire.

5. Quelle structure peut être examinée grâce à l’éclairage diffus ?

Les interfaces optiques du cristallin
Le croissant lumineux des limbes opposés
Le film lacrymal et les annexes palpébrales
La profondeur exacte d’une atteinte stromale

Le film lacrymal et les annexes palpébrales

Explication

L’éclairage diffus permet d’observer le film lacrymal, les paupières, les cils, le bord libre et les conjonctives. La profondeur cornéenne relève davantage de la coupe optique, tandis que les interfaces du cristallin sont étudiées en réflexion spéculaire.

6. Quelle différence décrit correctement la fente parallélépipédique et la coupe optique ?

La première montre un volume tridimensionnel, la seconde une coupe bidimensionnelle plus précise
La première montre une coupe bidimensionnelle, la seconde un volume tridimensionnel moins précis
La première éclaire l’iris, la seconde observe les interfaces du cristallin
La première utilise un fond noir, la seconde un fond clair pour la cornée

La première montre un volume tridimensionnel, la seconde une coupe bidimensionnelle plus précise

Explication

La fente parallélépipédique donne une perception tridimensionnelle de la cornée, alors que la coupe optique fournit une section bidimensionnelle plus précise de la profondeur. Les notions de fond clair et de fond noir concernent la rétro-illumination, pas cette distinction.

7. Quel réglage correspond à la réflexion spéculaire ?

Un angle de 60°, une fente de 1 à 2 mm, une hauteur maximale et aucun filtre
Un angle de 45°, une fente de 3 à 4 mm, une intensité faible et un filtre diffus
Un angle de 45°, une fente de 1 à 2 mm, une hauteur maximale et aucun filtre
Un angle variable, une fente maximale, une intensité forte et un filtre bleu cobalt

Un angle de 45°, une fente de 1 à 2 mm, une hauteur maximale et aucun filtre

Explication

La réflexion spéculaire associe un angle de 45 degrés, une fente étroite de 1 à 2 mm, une hauteur maximale, une intensité moyenne et l’absence de filtre. L’angle de 60 degrés appartient à la rétro-illumination, tandis que la fente large et le filtre diffus caractérisent l’éclairage diffus.

8. Quelle association distingue la rétro-illumination directe de la rétro-illumination indirecte ?

La directe observe une coupe optique, l’indirecte observe un volume cornéen tridimensionnel
La directe utilise un faisceau réfléchi par la cornée, l’indirecte un faisceau transmis par le cristallin
La directe donne un fond noir avec un faisceau décalé, l’indirecte un fond clair avec un faisceau aligné
La directe donne un fond clair avec un faisceau aligné, l’indirecte un fond noir avec un faisceau décalé

La directe donne un fond clair avec un faisceau aligné, l’indirecte un fond noir avec un faisceau décalé

Explication

En rétro-illumination directe, le faisceau réfléchi est aligné avec la zone observée et produit un fond clair. En rétro-illumination indirecte, le faisceau n’est pas aligné et la zone est vue sur un fond noir.

9. Sur quelle base repose l’observation en rétro-illumination ?

L’éclairage direct de la cornée avec une fente maximale et un angle de 45°
La réflexion de la lumière sur l’iris ou la rétine, avec un angle de 60°
La réflexion spéculaire sur l’endothélium avec une fente de 1 à 2 mm
La diffusion de la lumière par les conjonctives avec un filtre diffus

La réflexion de la lumière sur l’iris ou la rétine, avec un angle de 60°

Explication

La rétro-illumination utilise la lumière réfléchie par l’iris ou la rétine pour observer la cornée, avec un angle de 60 degrés. La réflexion spéculaire cible des interfaces réfléchissantes et ne repose pas sur ce trajet lumineux indirect.

10. Comment réalise-t-on le test du rebondissement cornéen ?

On éclaire directement le centre cornéen et on recherche une bande sombre périphérique
On éclaire le limbe temporal et on recherche un croissant lumineux aux limbes nasal, supérieur et inférieur
On éclaire la rétine et on recherche une réflexion lumineuse dans la chambre antérieure
On éclaire le limbe nasal et on recherche un croissant lumineux au seul limbe temporal

On éclaire le limbe temporal et on recherche un croissant lumineux aux limbes nasal, supérieur et inférieur

Explication

Le rebondissement cornéen consiste à éclairer le limbe temporal puis à vérifier l’apparition d’un croissant lumineux aux limbes nasal, supérieur et inférieur. Il s’agit d’une réflexion du faisceau entre les deux dioptres cornéens, et non d’une illumination rétinienne.

11. Quelle hauteur du ménisque lacrymal est considérée comme optimale pour le port d’une lentille souple ?

Une hauteur supérieure ou égale à 0,20 mm
Une hauteur comprise entre 0,20 et 0,25 mm
Une hauteur supérieure ou égale à 0,3 mm
Une hauteur moyenne proche de 0,10 mm

Une hauteur supérieure ou égale à 0,3 mm

Explication

Une hauteur d’au moins 0,3 mm est considérée comme optimale pour une lentille souple. La valeur de 0,20 mm correspond plutôt à la hauteur minimale acceptable sans problème.

12. Comment mesure-t-on la hauteur du ménisque lacrymal à la lampe à fente ?

En mesurant la largeur de la rivière lacrymale avec un faisceau circulaire après instillation d’un colorant
En plaçant la fente horizontalement sur le limbe avant d’observer la région temporale
En réglant la fente sur la hauteur du prisme pour former un carré lumineux, puis en examinant plusieurs zones
En augmentant l’intensité lumineuse jusqu’à faire disparaître le reflet cornéen central

En réglant la fente sur la hauteur du prisme pour former un carré lumineux, puis en examinant plusieurs zones

Explication

La mesure consiste à régler la largeur de la fente sur la hauteur du prisme afin de former un carré lumineux, d’abord au centre puis dans les régions nasale et temporale. Une mesure limitée au limbe ou fondée sur l’intensité lumineuse ne correspond pas à cette méthode.

13. Quel signe indique qu’une rivière lacrymale est irrégulière ?

Une hauteur moyenne de 0,20 mm mesurée au centre
Une interruption ou une déformation importante de son trajet
Une coloration lipidique correspondant aux grades 2 ou 3
Une augmentation régulière de sa hauteur vers la tempe

Une interruption ou une déformation importante de son trajet

Explication

Une interruption ou une déformation importante du trajet de la rivière lacrymale caractérise une rivière irrégulière. Une hauteur mesurée ou une classification lipidique décrit d’autres aspects de l’examen lacrymal.

14. Que signifient les grades 4 et 5 de l’échelle Tearscope ?

Un film lipidique correct et relativement stable
Un film lipidique pauvre à très pauvre
Une absence de lipides avec rupture immédiate du film
Un film lipidique chargé à très chargé

Un film lipidique chargé à très chargé

Explication

Les grades 4 et 5 correspondent à un film lipidique chargé à très chargé. Les grades 0 et 1 indiquent au contraire une faible quantité de lipides, tandis que les grades 2 et 3 décrivent un film correct.

15. Quelle structure est principalement observée grâce à la deuxième image de Purkinje ?

L’endothélium cornéen et ses anomalies caractéristiques
La couche lipidique superficielle du film lacrymal
La conjonctive bulbaire et son degré d’hyperhémie
Les rangées de cils et leur orientation vers le globe

L’endothélium cornéen et ses anomalies caractéristiques

Explication

La deuxième image de Purkinje, beaucoup plus sombre que la première, permet d’observer l’endothélium ainsi que les blebs, guttatas, polymorphisme et polymégatisme. La première image concerne plutôt l’observation des larmes.

16. Quelle description correspond aux blebs endothéliaux observés chez certains porteurs de lentilles ?

Des amas cellulaires persistants formant des trous noirs isolés dans l’endothélium
Des lésions vasculaires douloureuses provoquées par une réaction allergique aiguë
Des œdèmes cellulaires transitoires apparaissant après environ 20 minutes et régressant après le port
Des dépôts lipidiques permanents apparaissant après plusieurs mois de port

Des œdèmes cellulaires transitoires apparaissant après environ 20 minutes et régressant après le port

Explication

Les blebs sont des œdèmes de cellules endothéliales qui peuvent apparaître après environ 20 minutes de port, surtout chez les nouveaux porteurs, puis disparaître après le retrait de la lentille. Ils ne correspondent pas aux guttatas, qui sont des regroupements endothéliaux distincts.

17. Quelle anomalie des cils doit conduire à une hygiène palpébrale avant toute adaptation de lentilles ?

Une disposition régulière en trois ou quatre rangées sans perte de cils
Une légère différence de densité entre les rangées supérieure et inférieure
Une orientation normale des cils, sans trou ni contact avec la cornée
Des cils squameux ou gras associés à une mauvaise qualité du bord palpébral

Des cils squameux ou gras associés à une mauvaise qualité du bord palpébral

Explication

Des cils squameux ou gras imposent une hygiène palpébrale avant l’adaptation. Normalement, les cils sont disposés en trois à quatre rangées et ne présentent ni trous ni trichiasis.

18. Quelle distinction permet de différencier les papilles des follicules conjonctivaux ?

Les papilles et les follicules correspondent à des dépôts lipidiques, différenciés par leur taille et leur couleur
Les papilles sont liées aux allergies ou au frottement avec des vaisseaux au sommet, tandis que les follicules sont liés aux virus ou aux toxiques avec des vaisseaux à la base
Les papilles et les follicules résultent d’une hypoxie cornéenne et présentent tous deux des vaisseaux au sommet
Les papilles sont liées aux virus avec des vaisseaux à la base, tandis que les follicules sont liés aux allergies avec des vaisseaux au sommet

Les papilles sont liées aux allergies ou au frottement avec des vaisseaux au sommet, tandis que les follicules sont liés aux virus ou aux toxiques avec des vaisseaux à la base

Explication

Les papilles sont généralement associées aux allergies ou au frottement mécanique et leurs vaisseaux se trouvent à leur sommet. Les follicules sont plutôt associés aux virus ou aux réactions toxiques et leurs vaisseaux se situent à leur base.

19. Qu’est-ce qu’un infiltrat cornéen ?

Une séparation mécanique des fibres de collagène dans le stroma postérieur
Une accumulation de gouttelettes de fluide d’origine embryonnaire dans la cornée
Une accumulation de cellules inflammatoires située dans l’épithélium ou le stroma antérieur
Une dilatation de vaisseaux cornéens progressant depuis le limbe

Une accumulation de cellules inflammatoires située dans l’épithélium ou le stroma antérieur

Explication

Un infiltrat est une accumulation de cellules inflammatoires liée notamment à l’hypoxie ou à un virus, située dans l’épithélium ou le stroma antérieur. Les gouttelettes de fluide correspondent plutôt aux vacuoles.

20. Quelle distinction décrit correctement une strie et un pli stromal ?

Une strie correspond à des gouttelettes de fluide, tandis qu’un pli correspond à des débris cellulaires
Une strie désigne une vascularisation périphérique, tandis qu’un pli désigne une inflammation épithéliale
Une strie déforme physiquement le stroma postérieur, tandis qu’un pli sépare ses fibres de collagène
Une strie sépare des fibres du stroma postérieur, tandis qu’un pli déforme physiquement ce stroma

Une strie sépare des fibres du stroma postérieur, tandis qu’un pli déforme physiquement ce stroma

Explication

Une strie résulte d’une séparation des fibres de collagène du stroma postérieur, alors qu’un pli est une déformation physique de ce stroma. Les vacuoles et les microkystes sont des anomalies d’une autre nature.

21. Quelle différence oppose les microkystes aux vacuoles cornéennes ?

Les microkystes sont des séparations stromales, tandis que les vacuoles sont des déformations du stroma postérieur
Les microkystes sont des vaisseaux néoformés, tandis que les vacuoles sont des accumulations de cellules inflammatoires
Les microkystes sont des gouttelettes de fluide embryonnaire, tandis que les vacuoles sont des débris cellulaires liés à l’hypoxie
Les microkystes sont des débris cellulaires liés notamment à l’hypoxie, tandis que les vacuoles sont des gouttelettes de fluide d’origine embryonnaire

Les microkystes sont des débris cellulaires liés notamment à l’hypoxie, tandis que les vacuoles sont des gouttelettes de fluide d’origine embryonnaire

Explication

Les microkystes correspondent à des débris cellulaires, notamment associés à l’hypoxie, alors que les vacuoles sont des gouttelettes de fluide d’origine embryonnaire. Les séparations stromales et les infiltrats inflammatoires désignent d’autres lésions.

22. Comment recherche-t-on et gradue-t-on une néovascularisation cornéenne ?

En éclairage focal direct, avec la lumière dirigée vers la zone examinée, selon une échelle de 1 à 5
En rétro-illumination directe, avec l’éclairage opposé à la zone examinée, selon une échelle de 0 à 4
En lumière diffuse, avec l’éclairage placé au-dessus de la cornée, selon une échelle de 2 à 4
En rétro-illumination indirecte, avec l’éclairage placé derrière l’observateur, selon une échelle de 0 à 3

En rétro-illumination directe, avec l’éclairage opposé à la zone examinée, selon une échelle de 0 à 4

Explication

La néovascularisation cornéenne se recherche en rétro-illumination directe, l’éclairage étant placé à l’opposé de la zone observée, puis se grade de 0 à 4 selon l’extension vasculaire. Les autres modalités modifient soit le type d’éclairage, soit l’échelle utilisée.

23. Dans quel ordre se déroule la séquence complète de l’examen à la fluorescéine ?

Spot rond, mesure du FBUT, fluorescéine, observation cornéoconjonctivale, bleu cobalt et Wratten 12
Bleu cobalt et Wratten 12, intensité maximale avec spot rond, fluorescéine, mesure du FBUT, observation cornéoconjonctivale
Observation cornéoconjonctivale, bleu cobalt et Wratten 12, fluorescéine, spot rond, mesure du FBUT
Fluorescéine, observation cornéoconjonctivale, mesure du FBUT, bleu cobalt et Wratten 12, spot rond

Bleu cobalt et Wratten 12, intensité maximale avec spot rond, fluorescéine, mesure du FBUT, observation cornéoconjonctivale

Explication

La séquence commence par le bleu cobalt associé au Wratten 12 et l’intensité maximale avec un spot rond, puis comprend l’instillation de fluorescéine, la mesure du FBUT et l’observation finale. Le faisceau diffus ne correspond pas au spot rond utilisé dans cette séquence.

24. Quel dispositif d’éclairage est associé à l’examen à la fluorescéine lors de l’augmentation maximale de l’intensité ?

Un spot rond
Une fente très étroite
Une illumination indirecte
Un faisceau diffus

Un spot rond

Explication

L’augmentation maximale de l’intensité pendant l’examen à la fluorescéine se fait avec un spot rond. Le faisceau diffus appartient à un autre mode d’éclairage et ne désigne pas ce dispositif.

25. Comment est gradué le piqueté cornéen et que signifie son grade maximal ?

De 0 à 4, avec un piqueté coalescent ou un ulcère au grade 4
De 2 à 6, avec une kératite légère au grade 6
De 0 à 3, avec une atteinte diffuse au grade 3
De 1 à 5, avec une cornée intacte au grade 5

De 0 à 4, avec un piqueté coalescent ou un ulcère au grade 4

Explication

Le piqueté cornéen est coté de 0 à 4, et le grade 4 correspond à un piqueté coalescent ou à un ulcère. Le grade 0 décrit au contraire l’absence de piqueté, et non une atteinte maximale.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 48 flashcards sur Biomicroscopie du segment antérieur.

Qu'est-ce qu'un biomicroscope ou lampe à fente ?

Un système binoculaire d'observation avec éclairage focalisé en fente variable.

Quels sont les intervalles de grossissement du système d'observation ?

De 5× à 40×, avec faibles, moyens et forts grossissements.

Quels sont les types de grossissements faibles, moyens et forts ?

Faibles 5-15×, moyens 20-25×, forts 30-40×.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Biomicroscopie du segment antérieur.

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