QCM : Cancérogénèse et diagnostic des cancers — 35 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux le cancer ?

Une prolifération cellulaire régulée par les besoins physiologiques des tissus
Une prolifération incontrôlée de cellules liée à une maladie de l’ADN
Une multiplication transitoire de cellules déclenchée par une réparation tissulaire
Une destruction progressive des cellules provoquée par un déficit en oxygène

Une prolifération incontrôlée de cellules liée à une maladie de l’ADN

Explication

Le cancer résulte d’une maladie de l’ADN qui entraîne une prolifération cellulaire échappant aux mécanismes de contrôle. Une prolifération physiologiquement régulée correspond au fonctionnement normal des tissus et ne définit pas un cancer.

2. Quelle proportion approximative de personnes développera un cancer au cours de sa vie ?

Une personne sur deux
Une personne sur vingt
Une personne sur dix
Une personne sur trois

Une personne sur trois

Explication

Environ une personne sur trois aura un cancer au cours de sa vie. Les autres proportions proposées sous-estiment ou surestiment cette fréquence générale.

3. Pourquoi le cancer constitue-t-il un problème majeur de santé publique ?

Parce qu’il représente la première cause de mortalité générale et prématurée
Parce qu’il constitue une cause secondaire de mortalité après les traumatismes accidentels
Parce qu’il concerne principalement des maladies bénignes à évolution spontanément favorable
Parce qu’il entraîne surtout des troubles temporaires sans impact sur la mortalité

Parce qu’il représente la première cause de mortalité générale et prématurée

Explication

Le cancer est la première cause de mortalité générale et prématurée, ce qui explique son importance en santé publique. Le réduire à des troubles temporaires ou à une cause secondaire ne correspond pas à son poids sanitaire.

4. Quelle association décrit correctement deux capacités acquises par les cellules tumorales ?

L’autosuffisance en facteurs de croissance détruit les vaisseaux, tandis que l’autoproduction de vaisseaux inhibe la croissance
L’autosuffisance en facteurs de croissance bloque la division, tandis que l’autoproduction de vaisseaux empêche la survie
L’autosuffisance en facteurs de croissance fournit des nutriments, tandis que l’autoproduction de vaisseaux déclenche la prolifération
L’autosuffisance en facteurs de croissance stimule la prolifération, tandis que l’autoproduction de vaisseaux fournit des nutriments

L’autosuffisance en facteurs de croissance stimule la prolifération, tandis que l’autoproduction de vaisseaux fournit des nutriments

Explication

Les facteurs de croissance permettent aux cellules tumorales de soutenir leur propre prolifération, tandis que les nouveaux vaisseaux leur apportent les nutriments nécessaires. Confondre ces fonctions revient à attribuer l’apport nutritif aux facteurs de croissance.

5. Quelle situation illustre à la fois la métastase et l’échappement immunitaire d’une cellule tumorale ?

Elle produit des vaisseaux dans sa tumeur initiale et devient dépendante des signaux inhibiteurs
Elle cesse de se diviser dans son tissu d’origine et perd toute capacité à résister aux défenses immunitaires
Elle quitte son tissu d’origine pour coloniser un autre organe et survit malgré l’action du système immunitaire
Elle reste dans son tissu d’origine et déclenche une réponse immunitaire qui élimine les cellules voisines

Elle quitte son tissu d’origine pour coloniser un autre organe et survit malgré l’action du système immunitaire

Explication

La métastase suppose le détachement du tissu d’origine et la dissémination vers un autre site, tandis que l’échappement immunitaire permet la survie face aux défenses de l’organisme. La production de vaisseaux concerne l’approvisionnement tumoral et ne définit pas ces deux phénomènes.

6. Quelle distinction oppose correctement les mutations tumorales héréditaires et acquises ?

Les mutations héréditaires sont réversibles après exposition, tandis que les mutations acquises sont présentes dès la naissance
Les mutations héréditaires sont transmises et rares, tandis que les mutations acquises surviennent notamment avec l’âge et l’environnement
Les mutations héréditaires apparaissent avec l’âge et sont fréquentes, tandis que les mutations acquises sont transmises à la descendance
Les mutations héréditaires résultent d’infections, tandis que les mutations acquises concernent principalement les gènes BRCA1 et BRCA2

Les mutations héréditaires sont transmises et rares, tandis que les mutations acquises surviennent notamment avec l’âge et l’environnement

Explication

Les mutations héréditaires, comme celles de BRCA1/2 ou du syndrome de Lynch, sont transmises et rares, alors que les mutations acquises apparaissent notamment avec l’âge ou l’environnement. Les mutations acquises ne sont pas présentes dès la naissance ni transmises à la descendance.

7. Quel événement caractérise l’initiation de la carcinogénèse ?

Une lésion rapide, irréversible et transmissible de l’ADN provoquée par un facteur carcinogène
Une exposition prolongée à des stimuli mitogènes qui entretient une lésion déjà présente
Une expansion clonale progressive de cellules pré-tumorales sous l’effet de signaux de croissance
Une acquisition graduelle des capacités de survie, de prolifération et de dissémination tumorales

Une lésion rapide, irréversible et transmissible de l’ADN provoquée par un facteur carcinogène

Explication

L’initiation correspond à une lésion rapide, irréversible et transmissible de l’ADN induite par un carcinogène physique, chimique ou viral. L’entretien de la lésion et l’expansion clonale relèvent de la promotion, tandis que les capacités complètes de dissémination caractérisent la progression.

8. Une exposition répétée à un stimulus mitogène entretient une lésion de l’ADN et augmente le nombre de cellules pré-tumorales. À quelle étape ce mécanisme correspond-il ?

À l’initiation, qui crée rapidement une lésion transmissible de l’ADN
À la promotion, qui stabilise la lésion et favorise l’expansion clonale
À la progression, qui confère les capacités de dissémination aux cellules cancéreuses
À la réparation, qui restaure l’ADN après une exposition carcinogène

À la promotion, qui stabilise la lésion et favorise l’expansion clonale

Explication

La promotion repose sur une exposition prolongée, répétée ou continue à des stimuli mitogènes, ce qui stabilise la lésion et favorise l’expansion clonale. L’initiation crée la lésion initiale, alors que la progression concerne l’acquisition de propriétés cancéreuses plus complètes.

9. Que se produit-il principalement au cours de la progression tumorale ?

L’ADN subit une lésion initiale rapide sous l’action d’un carcinogène
Des stimuli mitogènes entretiennent une lésion et provoquent une expansion clonale
Les cellules acquièrent des capacités de prolifération, de survie et de dissémination
Les cellules pré-tumorales retournent à un état tissulaire physiologiquement régulé

Les cellules acquièrent des capacités de prolifération, de survie et de dissémination

Explication

La progression correspond à l’acquisition des capacités caractéristiques des cellules cancéreuses, notamment la prolifération, la survie et la dissémination. La lésion initiale appartient à l’initiation, tandis que l’expansion clonale sous stimuli mitogènes relève de la promotion.

10. Quel énoncé décrit correctement la dysplasie épithéliale ?

Elle désigne une lésion qui respecte la membrane basale et évolue vers le cancer selon un mécanisme constant.
Elle définit une maladie constituée de cellules normales dont la multiplication reste contrôlée.
Elle correspond à une prolifération franchissant la membrane basale et envahissant les tissus voisins.
Elle correspond à des cellules anormales pouvant régresser, rester stables ou évoluer vers un carcinome.

Elle correspond à des cellules anormales pouvant régresser, rester stables ou évoluer vers un carcinome.

Explication

La dysplasie est un état précancéreux formé de cellules anormales non proliférantes, dont l’évolution peut varier. Le franchissement de la membrane basale et l’envahissement des tissus caractérisent plutôt le cancer épithélial.

11. Quelle caractéristique distingue le carcinome in situ du cancer épithélial invasif ?

Il reste limité au-dessus de la membrane basale sans envahir les tissus adjacents.
Il correspond à une lésion stable qui ne peut pas évoluer vers une maladie cancéreuse.
Il contient des cellules anormales susceptibles de régresser sans prolifération cellulaire.
Il comporte une prolifération cellulaire qui traverse la membrane basale vers les tissus adjacents.

Il reste limité au-dessus de la membrane basale sans envahir les tissus adjacents.

Explication

Le carcinome in situ est une prolifération limitée qui respecte encore la membrane basale, tout en évoluant vers le cancer. Le franchissement de cette membrane correspond au caractère invasif du cancer épithélial.

12. Quel ensemble de caractéristiques définit un cancer épithélial invasif ?

Une anomalie cellulaire précancéreuse dont l’évolution demeure variable au cours du temps.
Une prolifération cellulaire accompagnée du franchissement de la membrane basale et de l’envahissement des tissus voisins.
Une prolifération limitée à l’épithélium qui respecte la membrane basale sans atteinte des tissus adjacents.
Des cellules anormales non proliférantes pouvant régresser ou rester stables dans l’épithélium.

Une prolifération cellulaire accompagnée du franchissement de la membrane basale et de l’envahissement des tissus voisins.

Explication

Le cancer épithélial associe une prolifération cellulaire au franchissement de la membrane basale et à l’envahissement des tissus adjacents. Une lésion qui respecte cette membrane correspond plutôt à une dysplasie ou à un carcinome in situ.

13. Comment définir un facteur de risque en cancérologie ?

Un signe clinique indiquant qu’une maladie cancéreuse est déjà constituée chez un patient.
Un traitement préventif destiné à réduire l’exposition d’une population à une substance dangereuse.
Une condition biologique qui déclenche nécessairement une maladie chez toute personne exposée.
Un attribut, une caractéristique ou une exposition qui augmente la probabilité de développer une maladie.

Un attribut, une caractéristique ou une exposition qui augmente la probabilité de développer une maladie.

Explication

Un facteur de risque augmente la probabilité de survenue d’une maladie, sans constituer nécessairement une cause obligatoire. Une cause nécessaire, à l’inverse, déclenche la maladie dans les conditions considérées.

14. Quel est le principal facteur de risque général de développer un cancer ?

La consommation d’alcool
L’âge
L’exposition professionnelle
L’infection virale

L’âge

Explication

L’âge est présenté comme le principal facteur de risque général de développer un cancer. Le tabac est plutôt identifié comme le principal facteur de risque évitable de mortalité précoce par cancer.

15. Quelle affirmation caractérise correctement le risque cancérogène du tabac ?

Il représente un facteur général dont le risque disparaît dès qu’une consommation modérée est maintenue.
Il augmente le risque de cancer, mais son impact évitable reste inférieur à celui de l’âge.
Il intervient principalement dans les cancers digestifs, avec un seuil de consommation reconnu comme protecteur.
Il constitue le premier facteur évitable de mortalité précoce par cancer, sans niveau de consommation dépourvu de risque.

Il constitue le premier facteur évitable de mortalité précoce par cancer, sans niveau de consommation dépourvu de risque.

Explication

Le tabac est le premier facteur de risque évitable de mortalité précoce par cancer et aucune consommation ne constitue un seuil sans risque. L’âge reste le principal facteur général, mais il n’est pas modifiable comme le tabagisme.

16. Quelle propriété décrit le mieux la relation entre l’alcool et le risque de cancer ?

Le risque concerne surtout une boisson particulière et apparaît après le franchissement d’une dose seuil.
Le risque augmente quel que soit le type de boisson, de manière linéaire et sans dose seuil.
Le risque varie selon la couleur de la boisson, avec une relation discontinue entre consommation et cancer.
Le risque touche principalement le foie et devient stable lorsque la consommation quotidienne reste modérée.

Le risque augmente quel que soit le type de boisson, de manière linéaire et sans dose seuil.

Explication

L’alcool augmente le risque de plusieurs cancers, quel que soit le type de boisson, selon une relation linéaire sans dose seuil. Les cancers concernés comprennent notamment ceux de la bouche, du sein, du foie et du côlon-rectum.

17. Quel est l’objectif général de la prévention en santé ?

Repérer une maladie déjà présente afin d’en confirmer le diagnostic par un examen.
Éviter l’apparition, le développement ou l’aggravation des maladies et des incapacités.
Traiter les complications d’une maladie après son apparition et prévenir ses récidives.
Réduire l’exposition à un agent professionnel sans intervenir sur les autres déterminants de santé.

Éviter l’apparition, le développement ou l’aggravation des maladies et des incapacités.

Explication

La prévention vise à éviter l’apparition, le développement ou l’aggravation des maladies et des incapacités. Le dépistage et la réduction des récidives correspondent à des modalités particulières de prévention, et non à sa définition générale.

18. Quelle proportion approximative des cancers pourrait être évitée par des changements de comportements et de mode de vie ?

Environ 25 %
Environ 40 %
Environ 10 %
Environ 70 %

Environ 40 %

Explication

Environ 40 % des cancers pourraient être évités grâce à des changements de comportements et de mode de vie. Cette estimation souligne l’importance des facteurs de risque modifiables dans la prévention des cancers.

19. Quelle association entre les niveaux de prévention et leurs interventions est correcte ?

La prévention primaire traite les récidives, la secondaire agit avant la maladie, et la tertiaire réalise le dépistage.
La prévention primaire agit en amont, la secondaire intervient précocement, et la tertiaire réduit les complications ou récidives.
La prévention primaire accompagne la maladie, la secondaire prévient les facteurs de risque, et la tertiaire vaccine les populations.
La prévention primaire dépiste les stades précancéreux, la secondaire réduit les incapacités, et la tertiaire évite l’exposition.

La prévention primaire agit en amont, la secondaire intervient précocement, et la tertiaire réduit les complications ou récidives.

Explication

La prévention primaire intervient avant la maladie, la secondaire repose notamment sur le dépistage et le traitement précoce, et la tertiaire limite les complications ou récidives. Le dépistage n’appartient donc pas à la prévention primaire, tandis que la réduction des récidives relève de la prévention tertiaire.

20. Quelle est la finalité principale du dépistage en cancérologie ?

Permettre un traitement curatif d’une lésion précancéreuse ou d’un cancer localisé
Évaluer l’efficacité d’un traitement chez des patients diagnostiqués
Mesurer la fréquence d’un cancer dans une population donnée
Confirmer la cause de symptômes déjà présents chez une personne malade

Permettre un traitement curatif d’une lésion précancéreuse ou d’un cancer localisé

Explication

Le dépistage relève de la prévention secondaire et vise à traiter curativement une lésion précancéreuse ou un cancer localisé. La recherche de la cause de symptômes correspond plutôt à la démarche diagnostique.

21. Quelle distinction caractérise le dépistage organisé par rapport au dépistage individuel ?

Il suit un protocole de santé publique appliqué à une population définie et régulièrement évalué
Il repose sur une consultation déclenchée par des signes cliniques chez une personne symptomatique
Il est adapté aux antécédents personnels et décidé selon l’initiative du médecin
Il recherche une anomalie chez des patients déjà pris en charge pour un cancer

Il suit un protocole de santé publique appliqué à une population définie et régulièrement évalué

Explication

Le dépistage organisé est initié par les pouvoirs publics, concerne une population définie et fait l’objet d’une évaluation régulière. Le dépistage individuel est plutôt adapté au risque personnel et n’est pas évalué de la même manière.

22. Quel protocole correspond au dépistage organisé du cancer du sein entre 50 et 74 ans ?

Un scanner thoracique à faible dose réalisé tous les deux ans chez les fumeuses
Un frottis cervico-vaginal réalisé chaque année avec recherche systématique du HPV
Un test immunologique des selles associé à une coloscopie tous les cinq ans
Un examen clinique des seins associé à une mammographie bilatérale tous les deux ans

Un examen clinique des seins associé à une mammographie bilatérale tous les deux ans

Explication

Le dépistage organisé du cancer du sein associe un examen clinique des seins et une mammographie bilatérale tous les deux ans entre 50 et 74 ans. Le test immunologique concerne le dépistage colorectal, tandis que le frottis et le test HPV concernent le col utérin.

23. Quel examen est utilisé dans le dépistage organisé des cancers colorectaux entre 50 et 74 ans ?

Une mammographie bilatérale complétée par un examen clinique tous les deux ans
Un dosage du PSA associé à un toucher rectal chez les hommes concernés
Un test immunologique recherchant du sang dans les selles tous les deux ans
Un test HPV à haut risque associé à un examen clinique du col utérin

Un test immunologique recherchant du sang dans les selles tous les deux ans

Explication

Le dépistage organisé colorectal repose sur un test immunologique de recherche de sang dans les selles, réalisé tous les deux ans entre 50 et 74 ans. La mammographie vise le cancer du sein, tandis que le test HPV concerne le col utérin.

24. Quel est l’objet général de l’épidémiologie ?

Décrire les mécanismes cellulaires responsables de la transformation d’une cellule normale
Choisir la molécule la plus efficace pour traiter une tumeur diagnostiquée
Étudier les rapports entre une maladie et les facteurs influençant sa fréquence ou son évolution
Analyser les caractéristiques génétiques d’une tumeur chez un patient donné

Étudier les rapports entre une maladie et les facteurs influençant sa fréquence ou son évolution

Explication

L’épidémiologie étudie les liens entre les maladies et les facteurs qui influencent leur fréquence ou leur évolution. L’étude des mécanismes cellulaires et le choix d’un traitement relèvent d’autres domaines médicaux.

25. Quelle question relève principalement de l’épidémiologie descriptive ?

Quel mécanisme biologique explique la progression d’une tumeur particulière ?
Un facteur suspect augmente-t-il le risque de développer une maladie donnée ?
Un traitement réduit-il la mortalité par rapport à une autre stratégie thérapeutique ?
Combien de cas surviennent et comment sont-ils répartis selon le temps, le lieu ou la population ?

Combien de cas surviennent et comment sont-ils répartis selon le temps, le lieu ou la population ?

Explication

L’épidémiologie descriptive mesure la fréquence et la répartition des maladies. La recherche d’une relation entre un facteur causal suspect et une maladie appartient à l’épidémiologie analytique.

26. Dans une population suivie pendant une période définie, que mesure le taux d’incidence ?

Le nombre de nouveaux cas diagnostiqués pendant cette période dans la population exposée
La proportion de patients guéris après un traitement dans cette population
Le nombre total de personnes vivant avec la maladie à un moment donné
Le nombre de décès survenus dans la population pendant cette période

Le nombre de nouveaux cas diagnostiqués pendant cette période dans la population exposée

Explication

L’incidence correspond aux nouveaux cas diagnostiqués par unité de temps dans une population exposée et une zone géographique définies. Le nombre de personnes vivant avec la maladie correspond à la prévalence.

27. Quelle mesure correspond au nombre de décès dans une population exposée par unité de temps et dans une zone définie ?

Le taux de mortalité
Le taux d’incidence
Le taux de guérison
La prévalence

Le taux de mortalité

Explication

Le taux de mortalité rapporte le nombre de décès à une population exposée, une période et une zone géographique définies. L’incidence concerne les nouveaux cas, tandis que la prévalence concerne les personnes vivant avec la maladie.

28. Quel principe définit une enquête cas-témoins en épidémiologie analytique ?

Suivre prospectivement un groupe initialement caractérisé afin d’observer les événements futurs
Mesurer la mortalité d’une population sans comparer de facteur d’exposition
Comparer rétrospectivement des personnes atteintes d’un cancer à des personnes qui en sont indemnes
Décrire la répartition des cancers selon l’âge, le lieu et la période d’observation

Comparer rétrospectivement des personnes atteintes d’un cancer à des personnes qui en sont indemnes

Explication

Une enquête cas-témoins part de personnes atteintes, les cas, et de personnes indemnes, les témoins, puis compare rétrospectivement leurs caractéristiques. Le suivi prospectif d’un groupe correspond à une enquête de cohorte.

29. Quelle démarche correspond à une enquête de cohorte ?

Comparer des traitements chez des patients déjà diagnostiqués dans un essai thérapeutique
Sélectionner des personnes malades et indemnes avant de comparer rétrospectivement leurs antécédents
Caractériser un groupe de personnes puis le suivre dans le temps de manière prospective
Recenser les nouveaux cas d’une maladie sans prendre en compte les caractéristiques individuelles

Caractériser un groupe de personnes puis le suivre dans le temps de manière prospective

Explication

Une enquête de cohorte caractérise un groupe, puis le suit prospectivement au cours du temps. La comparaison rétrospective de personnes malades et indemnes définit plutôt l’enquête cas-témoins.

30. À quoi l’épidémiologie en cancérologie peut-elle notamment servir ?

Déterminer la dose individuelle d’une chimiothérapie à partir de la fréquence nationale du cancer
Émettre des hypothèses étiologiques, orienter la prévention et le dépistage, puis évaluer leur efficacité
Remplacer l’examen anatomopathologique par une estimation statistique de la nature d’une tumeur
Décrire les symptômes d’un patient sans rechercher de facteurs associés à la maladie

Émettre des hypothèses étiologiques, orienter la prévention et le dépistage, puis évaluer leur efficacité

Explication

L’épidémiologie cancérologique aide à formuler des hypothèses étiologiques, à démontrer des relations causales, à choisir des actions de prévention ou de dépistage et à en évaluer les résultats. Elle ne remplace pas l’anatomopathologie ni la décision thérapeutique individuelle.

31. Quelle répartition approximative des nouveaux cas annuels de cancer est observée en France selon le sexe ?

Environ 90 000 nouveaux cas chez les hommes et 60 000 chez les femmes
Environ 210 000 nouveaux cas chez les hommes et 170 000 chez les femmes
Environ 170 000 nouveaux cas chez les hommes et 210 000 chez les femmes
Environ 150 000 nouveaux cas chez les hommes et 60 000 chez les femmes

Environ 210 000 nouveaux cas chez les hommes et 170 000 chez les femmes

Explication

En France, l’incidence annuelle est d’environ 210 000 nouveaux cas chez les hommes et 170 000 chez les femmes. Les chiffres de 90 000 hommes et 60 000 femmes correspondent aux décès annuels attribués au cancer, et non à l’incidence.

32. Dans quelle situation la découverte d’un cancer peut-elle survenir au cours d’un dépistage ?

Lorsqu’une infection aiguë répond au traitement
Lorsqu’un test de dépistage revient positif
Lorsqu’une cicatrice ancienne devient sensible
Lorsqu’une douleur apparaît après un repas

Lorsqu’un test de dépistage revient positif

Explication

Un dépistage positif fait partie des circonstances possibles de découverte d’un cancer, au même titre que l’altération de l’état général ou des signes liés à un organe. Une douleur postprandiale isolée n’est pas présentée comme une circonstance générale de découverte dans ce cadre.

33. Quels examens associe la première évaluation diagnostique d’une suspicion de cancer ?

Une radiothérapie et un bilan nutritionnel
Une chirurgie exploratrice et une analyse urinaire
Une biopsie et un électrocardiogramme standard
Une imagerie et un bilan sanguin orienté

Une imagerie et un bilan sanguin orienté

Explication

La première évaluation associe une imagerie à un bilan sanguin recherchant notamment une hémopathie, une inflammation, des marqueurs tumoraux et des complications. La biopsie peut ensuite contribuer à la confirmation anatomopathologique, mais elle ne constitue pas l’association décrite pour cette première évaluation.

34. Pourquoi faut-il obtenir une preuve microscopique ou histologique avant de commencer un traitement anticancéreux ?

Parce que les marqueurs tumoraux remplacent l’étude des tissus
Parce que l’imagerie détermine toujours le type histologique
Parce que plusieurs diagnostics peuvent expliquer la présentation
Parce que le traitement est choisi avant toute confirmation

Parce que plusieurs diagnostics peuvent expliquer la présentation

Explication

Une preuve microscopique ou histologique est requise, car des diagnostics différents peuvent produire une présentation comparable. L’imagerie et les marqueurs tumoraux orientent le diagnostic, mais ne remplacent pas nécessairement l’examen cytologique ou histologique.

35. Quelle différence distingue le mieux une cytologie d’une biopsie lors de l’exploration d’une tumeur ?

La cytologie prélève une carotte de tissu, tandis que la biopsie recueille des cellules isolées
La cytologie étudie l’architecture, tandis que la biopsie mesure les marqueurs sanguins
La cytologie recueille des cellules isolées, tandis que la biopsie prélève un fragment tissulaire
La cytologie recherche l’extension, tandis que la biopsie classe les complications

La cytologie recueille des cellules isolées, tandis que la biopsie prélève un fragment tissulaire

Explication

La cytologie obtient des cellules isolées par aspiration ou grattage, alors que la biopsie fournit un fragment de tissu dont l’architecture et l’envahissement peuvent être étudiés. La proposition inversant ces deux prélèvements correspond à la confusion classique entre cytologie et biopsie.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 72 flashcards sur Cancérogénèse et diagnostic des cancers.

Qu'est-ce que le cancer ?

Une prolifération incontrôlée de cellules due à une maladie de l'ADN.

Quelle proportion de personnes aura un cancer dans sa vie ?

Une personne sur trois.

Quelle est la première cause de mortalité générale ?

Le cancer.

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