QCM : Cancérogenèse et prise en charge des cancers — 36 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue fondamentalement un cancer d’un tissu normal présent à l’état basal ?

Il correspond à un tissu ancien dont la croissance reste contrôlée par l’apoptose
Il résulte d’un tissu néoformé dont le développement échappe aux mécanismes physiologiques
Il provient d’un tissu différencié dépourvu de toute capacité de migration
Il se limite à une augmentation transitoire du volume d’un tissu préexistant

Il résulte d’un tissu néoformé dont le développement échappe aux mécanismes physiologiques

Explication

Le cancer est un tissu néoformé dont le développement échappe notamment à l’apoptose et acquiert une autonomie biologique. Cette évolution peut aussi permettre l’infiltration tissulaire et la formation de métastases.

2. Dans la nomenclature tumorale, que désignent généralement la racine et le suffixe du nom d’une tumeur ?

La racine indique le caractère malin et le suffixe le tissu d’origine
La racine indique la vitesse de croissance et le suffixe le potentiel métastatique
La racine indique le stade clinique et le suffixe le degré de différenciation
La racine indique le tissu d’origine et le suffixe le caractère bénin ou malin

La racine indique le tissu d’origine et le suffixe le caractère bénin ou malin

Explication

La racine du nom tumoral renvoie au tissu d’origine, tandis que le suffixe indique généralement si la tumeur est bénigne ou maligne.

3. Quelle interprétation des termes « adénocarcinome » et « chondrosarcome » respecte la nomenclature tumorale ?

Le premier est une tumeur embryonnaire glandulaire et le second une tumeur bénigne conjonctive
Le premier est une tumeur bénigne glandulaire et le second une tumeur bénigne cartilagineuse
Le premier est une tumeur maligne épithéliale d’origine glandulaire et le second une tumeur maligne conjonctive d’origine cartilagineuse
Le premier est une tumeur maligne cartilagineuse et le second une tumeur maligne glandulaire

Le premier est une tumeur maligne épithéliale d’origine glandulaire et le second une tumeur maligne conjonctive d’origine cartilagineuse

Explication

La racine adéno- désigne le tissu glandulaire et chondro- le tissu cartilagineux. Les suffixes carcinome et sarcome indiquent respectivement une tumeur maligne épithéliale et une tumeur maligne conjonctive.

4. Quel ensemble de caractéristiques correspond le mieux à une tumeur bénigne ?

Une croissance lente, une forte activité mitotique, une invasion locale et des métastases
Une croissance lente, une tumeur encapsulée, non invasive et rarement récidivante
Une croissance rapide, une forte activité mitotique, une invasion locale et des métastases
Une faible différenciation, une absence de capsule, une invasion et des récidives fréquentes

Une croissance lente, une tumeur encapsulée, non invasive et rarement récidivante

Explication

Une tumeur bénigne est généralement différenciée, à croissance lente, peu mitotique, encapsulée, non invasive et non métastatique. Elle récidive rarement, contrairement à la tumeur maligne.

5. Une tumeur présente une faible différenciation, de nombreuses mitoses, une absence de capsule et une infiltration des tissus voisins. Comment la caractériser ?

Comme une tumeur bénigne généralement encapsulée et non métastatique
Comme une tumeur maligne susceptible de métastaser et de récidiver
Comme une tumeur intermédiaire nécessairement dépourvue de potentiel invasif
Comme une tumeur bénigne à croissance lente et faiblement mitotique

Comme une tumeur maligne susceptible de métastaser et de récidiver

Explication

La faible différenciation, la richesse en mitoses, l’absence de capsule et l’invasion tissulaire sont des caractéristiques d’une tumeur maligne, qui peut également métastaser et récidiver.

6. Quel mécanisme décrit le mieux la cancérogenèse ?

La modification isolée et réversible d’une cellule sans altération génomique durable
L’augmentation de la différenciation cellulaire sans changement du génome
La disparition progressive des mutations grâce au contrôle de l’apoptose
L’accumulation successive d’altérations du génome jusqu’au développement d’une cellule maligne

L’accumulation successive d’altérations du génome jusqu’au développement d’une cellule maligne

Explication

La cancérogenèse résulte de l’accumulation d’altérations successives du génome, notamment de mutations ponctuelles, jusqu’à l’apparition d’une cellule maligne.

7. Quelle succession décrit correctement les trois étapes de la cancérogenèse ?

Progression réversible et indétectable, promotion irréversible et dépistable, puis initiation du clone malin
Initiation réversible et dépistable, promotion irréversible et indétectable, puis stabilisation du tissu normal
Initiation irréversible et indétectable, promotion réversible et dépistable, puis progression du clone malin
Promotion irréversible et indétectable, initiation réversible et dépistable, puis disparition du clone malin

Initiation irréversible et indétectable, promotion réversible et dépistable, puis progression du clone malin

Explication

La cancérogenèse comprend l’initiation, irréversible et indétectable, puis la promotion, réversible et détectable par dépistage, avant la progression avec accumulation des divisions et développement du clone malin.

8. Quelle modification de l’équilibre cellulaire caractérise le passage vers l’état cancéreux ?

Une prolifération et une apoptose toutes deux augmentées, sans modification de l’homéostasie
Une prolifération augmentée associée à une apoptose diminuée, entraînant une perte de l’homéostasie
Une prolifération diminuée associée à une apoptose augmentée, maintenant l’homéostasie
Une prolifération et une apoptose toutes deux diminuées, avec maintien de l’équilibre cellulaire

Une prolifération augmentée associée à une apoptose diminuée, entraînant une perte de l’homéostasie

Explication

L’état normal équilibre la prolifération et l’apoptose. Dans l’état cancéreux, la prolifération augmente tandis que l’apoptose diminue, ce qui rompt l’homéostasie cellulaire.

9. Quelle caractéristique distingue principalement un cancer sporadique d’un cancer héréditaire ?

Les deux cancers résultent toujours d’une mutation somatique limitée aux cellules tumorales
Les deux cancers résultent toujours d’une mutation constitutionnelle transmissible à la descendance
Le cancer sporadique implique une mutation constitutionnelle, tandis que le cancer héréditaire résulte d’une mutation somatique acquise
Le cancer sporadique résulte d’une mutation somatique acquise, tandis que le cancer héréditaire implique une mutation constitutionnelle présente dès la naissance

Le cancer sporadique résulte d’une mutation somatique acquise, tandis que le cancer héréditaire implique une mutation constitutionnelle présente dès la naissance

Explication

Dans un cancer sporadique, la mutation est acquise dans une cellule somatique et n’est pas transmissible. Dans un cancer héréditaire, la mutation constitutionnelle est présente dès la naissance dans toutes les cellules et peut être transmise à la descendance.

10. Quel ensemble de signes oriente le plus vers un cancer héréditaire ?

Une tumeur toujours localisée, sans mutation supplémentaire et sans agrégation familiale
Une apparition exclusivement après une exposition environnementale récente
Un âge avancé, une tumeur unique et l’absence d’intérêt pour le dépistage familial
Un âge jeune, des cancers multiples ou bilatéraux et un dépistage familial spécifique

Un âge jeune, des cancers multiples ou bilatéraux et un dépistage familial spécifique

Explication

Les cancers héréditaires surviennent typiquement à un âge jeune et peuvent se manifester par des cancers multiples ou bilatéraux. Ils justifient également un dépistage familial particulier.

11. Que se passe-t-il lorsqu’un agent agresseur endommage l’ADN mais que les mécanismes de réparation fonctionnent correctement ?

Les lésions sont généralement réparées et le développement du cancer est empêché
La cellule devient automatiquement métastatique sans accumulation de mutations
Les mutations s’accumulent nécessairement et déclenchent immédiatement un cancer
La réparation transforme systématiquement la cellule normale en cellule tumorale

Les lésions sont généralement réparées et le développement du cancer est empêché

Explication

Une réparation efficace corrige généralement la mutation ou la cassure de l’ADN, ce qui empêche le développement du cancer. À l’inverse, une réparation défaillante favorise l’accumulation de mutations.

12. Quelle association entre catégorie de gènes et conséquence de son altération est correcte ?

Déficience d’un gène de réparation : freinage direct de la prolifération
Altération d’un gène suppresseur : réparation accrue de l’ADN
Activation d’un oncogène : renforcement du contrôle négatif de la division
Activation d’un oncogène : stimulation de la prolifération cellulaire

Activation d’un oncogène : stimulation de la prolifération cellulaire

Explication

Les oncogènes stimulent la prolifération lorsqu’ils sont activés. Les gènes suppresseurs contrôlent normalement négativement la division, tandis que la déficience des gènes de réparation favorise l’accumulation de mutations.

13. Une tumeur reste confinée au-dessus de la membrane basale. Comment la classe-t-on et quel est son risque de dissémination ?

Comme un carcinome in situ, traité localement sans risque métastatique tant que la membrane basale n’est pas franchie
Comme une tumeur invasive, déjà capable de dissémination sanguine
Comme une métastase, car toute tumeur épithéliale franchit immédiatement la membrane basale
Comme une tumeur systémique nécessitant d’emblée un traitement des ganglions

Comme un carcinome in situ, traité localement sans risque métastatique tant que la membrane basale n’est pas franchie

Explication

Une tumeur qui n’a pas franchi la membrane basale est un carcinome in situ. Elle est traitée localement et ne présente pas encore de risque métastatique ; ce risque apparaît après le franchissement de cette membrane.

14. Quelle séquence décrit le mieux les étapes de la dissémination métastatique ?

Dissémination sanguine vers les ganglions, puis dissémination lymphatique vers les os
Migration cellulaire, destruction de toutes les cellules immunitaires, puis dissémination exclusivement nerveuse
Angiogenèse, migration cellulaire, dissémination lymphatique vers les ganglions et dissémination hématogène par les vaisseaux sanguins
Angiogenèse, encapsulation tumorale, puis élimination des cellules par les vaisseaux lymphatiques

Angiogenèse, migration cellulaire, dissémination lymphatique vers les ganglions et dissémination hématogène par les vaisseaux sanguins

Explication

La dissémination métastatique comprend notamment l’angiogenèse et la migration cellulaire, puis deux voies de transport : la voie lymphatique vers les ganglions et la voie hématogène par les vaisseaux sanguins.

15. Quel énoncé décrit correctement la détection clinique et les sites fréquents des métastases ?

La détection clinique nécessite environ 10³ cellules, avec une localisation surtout musculaire
La détection clinique survient uniquement après une atteinte cérébrale, quelle que soit la taille tumorale
La détection clinique survient dès une cellule, avec une atteinte principalement limitée à la peau
La détection clinique survient vers 10⁹ cellules, avec des sites fréquents comme le poumon, le foie, les os et le cerveau

La détection clinique survient vers 10⁹ cellules, avec des sites fréquents comme le poumon, le foie, les os et le cerveau

Explication

Une tumeur devient cliniquement détectable à partir d’environ 10⁹ cellules. Les principaux sites métastatiques sont le poumon, le foie, les os et le cerveau.

16. Quelle grandeur épidémiologique correspond au nombre de nouveaux cas de cancer survenant chaque année, établi à partir des registres ?

L’incidence
La létalité
La mortalité
La prévalence

L’incidence

Explication

L’incidence mesure le nombre de nouveaux cas apparaissant pendant une période donnée, notamment une année. La prévalence inclut les personnes déjà atteintes, qu’il s’agisse de cas nouveaux ou anciens.

17. Quel indicateur comptabilise toutes les personnes atteintes d’un cancer pendant une période donnée, quel que soit le stade de la maladie ?

La mortalité
Le taux d’attaque
L’incidence
La prévalence

La prévalence

Explication

La prévalence correspond au nombre de personnes vivant avec un cancer sur une période déterminée, indépendamment du stade. Elle se distingue donc de l’incidence, limitée aux nouveaux cas.

18. Quelle estimation correspond à l’incidence annuelle des cancers en France en 2018 ?

Environ 382 000 nouveaux cas
Environ 41 000 nouveaux cas
Environ 3,8 millions de nouveaux cas
Environ 157 400 nouveaux cas

Environ 382 000 nouveaux cas

Explication

L’incidence des cancers en France était d’environ 382 000 nouveaux cas en 2018. Les 157 400 correspondent aux décès et les 3,8 millions à la prévalence estimée en 2017.

19. Quel cancer constitue la première cause de décès par cancer chez l’homme, tout en figurant parmi les cancers les plus incidents chez les deux sexes ?

Le cancer du sein
Le cancer de la prostate
Le cancer du poumon
Le cancer colorectal

Le cancer du poumon

Explication

Le cancer du poumon est la première cause de décès par cancer chez l’homme. Il figure aussi parmi les cancers les plus incidents chez les hommes et chez les femmes.

20. Quelle définition correspond à un cancérigène ?

Un facteur capable d’induire des cancers dans certaines conditions d’exposition
Un facteur présent uniquement dans les cellules tumorales
Un facteur qui provoque nécessairement un cancer après une exposition unique
Un facteur qui accélère la guérison d’une tumeur

Un facteur capable d’induire des cancers dans certaines conditions d’exposition

Explication

Un cancérigène est un facteur pouvant induire des cancers chez l’animal ou l’homme dans certaines conditions d’exposition ou de consommation. Son effet dépend donc du contexte et n’est pas nécessairement immédiat ou systématique.

21. Quelle démarche épidémiologique cherche principalement à tester le lien entre une exposition et la survenue d’un cancer ?

L’épidémiologie descriptive
L’épidémiologie expérimentale
L’épidémiologie analytique
L’épidémiologie diagnostique

L’épidémiologie analytique

Explication

L’épidémiologie analytique recherche l’association entre une exposition et un cancer afin d’évaluer un lien causal. L’épidémiologie descriptive mesure surtout la fréquence des maladies selon les populations.

22. Quelle proportion approximative des nouveaux cas de cancer pourrait être évitée si l’exposition aux facteurs de risque modifiables était optimale ?

Environ 41 %
Environ 75 %
Environ 18 %
Environ 4 %

Environ 41 %

Explication

Environ 41 % des nouveaux cas de cancers pourraient être évités grâce à une réduction optimale des facteurs de risque modifiables, notamment l’alcool, le tabac et certains risques alimentaires.

23. Quelle caractéristique décrit généralement l’action d’un cancérigène ?

Une action indépendante de l’espèce, de l’âge et de l’organe
Une absence d’effet lorsque l’exposition est prolongée
Une exposition répétée, un temps de latence et un effet dépendant de la dose
Une exposition unique sans délai ni variation selon la dose

Une exposition répétée, un temps de latence et un effet dépendant de la dose

Explication

Les cancérigènes nécessitent généralement des expositions répétées, présentent une période de latence et ont un effet dose-dépendant. Leur pouvoir peut toutefois varier selon l’espèce, le sexe, l’âge et l’organe.

24. Par quel mécanisme certains composés carcinogènes de la fumée de tabac peuvent-ils provoquer des lésions génétiques ?

Ils bloquent exclusivement la synthèse des protéines membranaires
Ils empêchent directement toute division des cellules épithéliales
Ils remplacent les globules rouges dans la moelle osseuse
Ils sont métaboliquement activés puis se lient à l’ADN

Ils sont métaboliquement activés puis se lient à l’ADN

Explication

La fumée de tabac contient environ 40 composés carcinogènes qui peuvent être métaboliquement activés. Ces composés peuvent ensuite se lier à l’ADN et provoquer des cassures.

25. Pourquoi l’association de l’alcool et du tabac augmente-t-elle fortement le risque de cancer de l’œsophage ?

Parce que l’alcool neutralise les carcinogènes du tabac
Parce que leurs effets sont totalement indépendants
Parce que leurs effets sont synergiques et augmentent le risque de façon quasi exponentielle
Parce que le tabac empêche la production d’acétaldéhyde

Parce que leurs effets sont synergiques et augmentent le risque de façon quasi exponentielle

Explication

L’alcool produit notamment de l’acétaldéhyde et des radicaux libres qui agressent l’ADN. Avec le tabac, ces effets sont synergiques, ce qui entraîne une augmentation quasi exponentielle du risque de cancer de l’œsophage.

26. Quelle évolution tumorale est typiquement observée après une exposition aux radiations ionisantes ?

Une apparition immédiate de tumeurs solides sans leucémies
Une diminution précoce des leucémies suivie d’une disparition des tumeurs solides
Un excès initial de leucémies suivi plus tard de tumeurs solides
Une augmentation exclusive des cancers du foie

Un excès initial de leucémies suivi plus tard de tumeurs solides

Explication

Les radiations ionisantes peuvent provoquer des cassures simple ou double brin de l’ADN. Après l’exposition, un excès de leucémies apparaît d’abord, puis les tumeurs solides surviennent plus tard.

27. Quelle association entre virus et cancer est correcte ?

Le virus de l’hépatite C est associé au lymphome de Burkitt
Le HPV est associé au cancer du col de l’utérus
Le virus de l’hépatite B est associé au cancer du nasopharynx
L’EBV est associé principalement au cancer du pancréas

Le HPV est associé au cancer du col de l’utérus

Explication

Le HPV est associé au cancer du col de l’utérus. L’EBV est notamment associé au lymphome de Burkitt et au cancer du nasopharynx, tandis que les hépatites B et C sont associées au cancer du foie.

28. Par quels mécanismes principaux le surpoids peut-il augmenter le risque de certains cancers hormono-dépendants ?

Par une inflammation chronique, une dérégulation insulinique et une hausse des œstrogènes libres
Par une réduction de la masse grasse, une hausse de la SHBG et une meilleure régulation insulinique
Par une diminution de l’inflammation, une baisse de l’insuline et une réduction des œstrogènes libres
Par une activation immunitaire, une hausse de la SHBG et une diminution des œstrogènes libres

Par une inflammation chronique, une dérégulation insulinique et une hausse des œstrogènes libres

Explication

Le surpoids favorise l’inflammation chronique et la dérégulation insulinique, tout en diminuant la SHBG, ce qui augmente les œstrogènes libres. Ces mécanismes contribuent notamment au risque de cancers du sein après la ménopause et de cancers utérins.

29. Quelle association entre les habitudes alimentaires et le risque de cancer est correcte ?

Les graisses animales protègent certains organes, tandis que les fruits et légumes augmentent le risque tumoral
Les graisses animales augmentent certains risques, tandis que les fruits et légumes ont un effet protecteur
Les fruits et légumes ne sont protecteurs qu’en l’absence totale de consommation de graisses animales
Les graisses animales et les fruits et légumes ont des effets comparables sur le risque de cancer

Les graisses animales augmentent certains risques, tandis que les fruits et légumes ont un effet protecteur

Explication

Les graisses d’origine animale augmentent notamment le risque de cancers du sein, du côlon et de la prostate. À l’inverse, cinq portions quotidiennes de fruits et légumes ont un effet protecteur associé aux fibres, aux caroténoïdes et à la vitamine C.

30. Une personne souhaite réduire son risque de cancer du sein hormono-dépendant par l’activité physique. Quel mécanisme explique principalement cet effet ?

La réduction de la masse grasse, l’augmentation de la SHBG et la diminution des œstrogènes circulants
L’augmentation de la masse grasse, la diminution de la SHBG et la hausse des œstrogènes circulants
La stimulation de la masse grasse, l’augmentation des œstrogènes et la réduction des fibres alimentaires
La diminution de la SHBG, l’augmentation des œstrogènes circulants et la dérégulation insulinique

La réduction de la masse grasse, l’augmentation de la SHBG et la diminution des œstrogènes circulants

Explication

L’activité physique réduit la masse grasse, augmente la SHBG et diminue les œstrogènes circulants. Elle contribue ainsi à réduire le risque de cancers hormono-dépendants, notamment celui du sein.

31. Quelle distinction entre prévention primaire et prévention secondaire est exacte ?

La prévention primaire recherche une lésion précancéreuse, tandis que la prévention secondaire évite toute exposition aux facteurs de risque
La prévention primaire traite les cancers invasifs, tandis que la prévention secondaire vise uniquement la réadaptation après traitement
La prévention primaire concerne les patients symptomatiques, tandis que la prévention secondaire concerne exclusivement les patients guéris
La prévention primaire évite l’apparition du cancer, tandis que la prévention secondaire recherche une lésion précancéreuse ou un cancer précoce

La prévention primaire évite l’apparition du cancer, tandis que la prévention secondaire recherche une lésion précancéreuse ou un cancer précoce

Explication

La prévention primaire cherche à empêcher l’apparition du cancer. La prévention secondaire vise à repérer une lésion précancéreuse ou un cancer à un stade précoce afin d’éviter son évolution invasive.

32. Quelle situation correspond à un dépistage plutôt qu’à un diagnostic ?

Identifier la cause d’un symptôme chez un patient qui consulte
Rechercher une affection chez une personne asymptomatique appartenant à une population ciblée
Évaluer l’extension d’une tumeur chez une personne présentant des symptômes
Confirmer une maladie déjà suspectée par des signes cliniques

Rechercher une affection chez une personne asymptomatique appartenant à une population ciblée

Explication

Le dépistage identifie une affection chez des sujets asymptomatiques sélectionnés selon leur niveau de risque. Le diagnostic intervient généralement chez une personne présentant des symptômes ou une suspicion clinique.

33. Quel dispositif correspond au dépistage collectif recommandé pour le cancer du sein et le cancer colorectal ?

Échographie annuelle de 40 à 60 ans pour le sein, et coloscopie systématique pour tous pour le colorectal
Mammographie tous les deux ans de 50 à 74 ans pour le sein, et test immunologique de sang dans les selles pour le colorectal
IRM mammaire annuelle de 50 à 74 ans pour le sein, et dosage sanguin d’un marqueur tumoral pour le colorectal
Mammographie tous les cinq ans de 60 à 80 ans pour le sein, et analyse urinaire pour le colorectal

Mammographie tous les deux ans de 50 à 74 ans pour le sein, et test immunologique de sang dans les selles pour le colorectal

Explication

Le dépistage collectif du cancer du sein repose sur une mammographie tous les deux ans chez les femmes de 50 à 74 ans. Le dépistage colorectal utilise un test immunologique recherchant du sang dans les selles.

34. Lequel des ensembles de critères est nécessaire pour qu’un dépistage organisé soit pertinent ?

Une maladie fréquente, grave et traitable, avec un test simple, accepté, sûr, sensible, spécifique et répétable
Une maladie fréquente, mais sans traitement possible, avec un test sensible mais difficilement accepté
Une maladie incurable, avec un test uniquement destiné aux personnes symptomatiques et peu spécifique
Une maladie rare et bénigne, avec un test complexe, invasif, très coûteux et réalisé une seule fois

Une maladie fréquente, grave et traitable, avec un test simple, accepté, sûr, sensible, spécifique et répétable

Explication

Un dépistage organisé suppose une maladie suffisamment fréquente, grave et traitable. Le test doit également être simple, accepté, sans risque, sensible, spécifique et répétable en fonction de l’histoire naturelle de la maladie.

35. Qui participe à la décision thérapeutique en cancérologie et quels éléments sont pris en compte ?

Une équipe administrative décide selon le stade tumoral, sans recherche du consentement éclairé
Une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire examine le dossier, la tumeur, l’état général et les souhaits du patient
Le patient choisit seul le traitement après étude de la tumeur, sans discussion multidisciplinaire
Un seul médecin choisit le traitement selon la tumeur, sans intégrer l’état général ni les préférences du patient

Une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire examine le dossier, la tumeur, l’état général et les souhaits du patient

Explication

La décision est discutée en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire à partir du dossier, des caractéristiques tumorales, de l’état général et des souhaits du patient. Le consentement éclairé doit être recherché systématiquement.

36. Quelle proposition distingue correctement une stratégie curative d’une stratégie palliative ?

La stratégie curative vise la guérison par un traitement local, tandis que la stratégie palliative vise les symptômes, la survie et la qualité de vie sans guérison possible
La stratégie curative exclut les traitements complémentaires, tandis que la stratégie palliative impose toujours une chirurgie
La stratégie curative vise uniquement le confort, tandis que la stratégie palliative recherche la guérison par chirurgie ou radiothérapie
La stratégie curative concerne les symptômes sans guérison possible, tandis que la stratégie palliative élimine nécessairement la tumeur

La stratégie curative vise la guérison par un traitement local, tandis que la stratégie palliative vise les symptômes, la survie et la qualité de vie sans guérison possible

Explication

La stratégie curative cherche la guérison, notamment par chirurgie et/ou radiothérapie, avec un traitement néoadjuvant ou adjuvant possible. La stratégie palliative se concentre sur les symptômes, la durée de vie et la qualité de vie lorsque la guérison n’est pas possible.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 76 flashcards sur Cancérogenèse et prise en charge des cancers.

Qu'est-ce que le cancer selon la définition médicale ?

Un tissu néoformé avec développement autonome et migration métastatique.

Que combine le nom d'une tumeur en nomenclature tumorale ?

Une racine du tissu d'origine et un suffixe indiquant bénin ou malin.

Que désignent les racines adéno- et chondro- ?

Un tissu glandulaire et un tissu cartilagineux respectivement.

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