QCM : Toxicologie et pharmacodépendance — 41 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet principal de la toxicologie ?

Mesurer uniquement l’efficacité thérapeutique des médicaments
Étudier les substances toxiques, leurs effets sur l’organisme et leur identification
Analyser exclusivement les maladies infectieuses humaines
Déterminer seulement la composition chimique des aliments

Étudier les substances toxiques, leurs effets sur l’organisme et leur identification

Explication

La toxicologie étudie les substances toxiques, leurs effets sur l’organisme et leur identification. Elle ne se limite donc ni aux médicaments ni à l’analyse alimentaire.

2. Quelle définition correspond le mieux à un toxique ou poison ?

Un médicament qui exerce uniquement une action thérapeutique bénéfique
Un xénobiotique qui provoque des troubles après avoir pénétré dans l’organisme
Une substance étrangère qui est toujours rapidement éliminée sans effet
Une substance physiologique produite naturellement par l’organisme

Un xénobiotique qui provoque des troubles après avoir pénétré dans l’organisme

Explication

Un toxique est un xénobiotique, c’est-à-dire une substance étrangère à la vie humaine, capable de provoquer des troubles plus ou moins graves et durables ou transitoires.

3. Quelle voie d’exposition implique généralement une injection ?

La voie respiratoire
La voie parentérale
La voie per os
La voie transcutanée

La voie parentérale

Explication

La voie parentérale comprend les voies intraveineuse, intramusculaire et sous-cutanée, qui impliquent une injection. Les voies per os et transcutanée n’en impliquent pas.

4. Quelle distinction décrit correctement les notions de dose thérapeutique et de dose maximale ?

Les deux doses désignent toujours exactement la même quantité
La dose thérapeutique constitue une limite, tandis que la dose maximale sert à traiter
La dose thérapeutique traite, tandis que la dose maximale constitue une limite à ne pas dépasser
La dose maximale correspond à la plus faible dose produisant un effet

La dose thérapeutique traite, tandis que la dose maximale constitue une limite à ne pas dépasser

Explication

La dose usuelle ou thérapeutique est utilisée pour traiter, alors que la dose maximale encadre la sécurité et représente une limite à ne pas dépasser.

5. Quel facteur peut notamment modifier le métabolisme hépatique d’un médicament ?

Le nom commercial du médicament
Les facteurs génétiques du patient
La forme de la notice
La couleur du conditionnement

Les facteurs génétiques du patient

Explication

Les facteurs génétiques du patient peuvent influencer le métabolisme hépatique. L’âge, le sexe, le poids et l’état physiologique ou pathologique font également partie des facteurs liés au patient.

6. Selon l’ordre de risque indiqué, quelle voie d’administration présente le risque le plus élevé ?

La voie intraveineuse
La voie intramusculaire
La voie per os
La voie cutanée

La voie intraveineuse

Explication

L’ordre indiqué est IV > IP > IM > per os > cutanée. La voie intraveineuse se situe donc au niveau de risque le plus élevé dans cette hiérarchie.

7. Quelle situation correspond à une toxicité aiguë ?

Une faible dose absorbée chaque jour pendant plusieurs mois
Une exposition répétée à faible dose pendant 18 mois
Une dose massive absorbée en une fois ou en prises rapprochées en moins de 24 heures
Une accumulation progressive d’un toxique sur plusieurs années

Une dose massive absorbée en une fois ou en prises rapprochées en moins de 24 heures

Explication

La toxicité aiguë résulte d’une dose massive absorbée en une fois ou en plusieurs prises très rapprochées, sur une période de moins de 24 heures.

8. Que mesure la DL50 ?

La dose provoquant des effets chez 50 % des animaux sans entraîner de décès
La dose thérapeutique efficace chez la moitié des animaux étudiés
La dose létale entraînant la mort de 50 % d’un lot d’animaux d’expérience
La dose provoquant la mort de la totalité des animaux étudiés

La dose létale entraînant la mort de 50 % d’un lot d’animaux d’expérience

Explication

La DL50 est la dose létale qui entraîne la mort de 50 % d’un lot d’animaux d’expérience. Elle ne correspond ni à une mortalité totale ni à une dose thérapeutique.

9. Entre deux substances, laquelle est la plus toxique si leurs DL50 sont respectivement de 10 mg/kg et de 100 mg/kg ?

Celle dont la DL50 est de 100 mg/kg
Celle dont la DL50 est de 10 mg/kg
La comparaison est impossible à partir de la DL50
Les deux substances ont nécessairement la même toxicité

Celle dont la DL50 est de 10 mg/kg

Explication

Une DL50 plus faible signifie qu’une dose moindre suffit à entraîner la mort de 50 % du lot expérimental. La substance ayant une DL50 de 10 mg/kg est donc la plus toxique.

10. Quelle proposition distingue correctement les toxicités subaiguë et chronique ?

La toxicité subaiguë résulte de doses relativement élevées pendant une durée limitée, tandis que la chronique implique de faibles doses répétées sur une période prolongée
La toxicité subaiguë correspond à une dose unique massive, tandis que la chronique correspond à une injection unique
La toxicité subaiguë et la toxicité chronique désignent deux termes interchangeables
La toxicité subaiguë implique de faibles doses pendant 18 mois, tandis que la chronique survient en moins de 24 heures

La toxicité subaiguë résulte de doses relativement élevées pendant une durée limitée, tandis que la chronique implique de faibles doses répétées sur une période prolongée

Explication

La toxicité subaiguë résulte d’absorptions répétées à doses relativement élevées pendant une durée limitée, jusqu’à 90 jours chez l’animal. La toxicité chronique résulte de faibles doses répétées pendant 90 jours à 18 mois.

11. Quelle modification caractérise la mutagénèse ?

Une variation du nombre de cellules immunitaires uniquement
Une modification soudaine, permanente et transmissible du génotype
Une prolifération de cellules malignes avec formation de métastases
Une apparition de malformations congénitales chez l’embryon

Une modification soudaine, permanente et transmissible du génotype

Explication

La mutagénèse correspond à une modification soudaine, permanente et transmissible du génotype. Les malformations embryonnaires relèvent de la tératogénèse, tandis que les métastases caractérisent la cancérogénèse.

12. Quel phénomène définit la cancérogénèse ?

L’apparition de malformations congénitales après une exposition pendant la grossesse
La modification transmissible du génotype sans transformation cellulaire maligne
La diminution du nombre de cellules participant aux défenses immunitaires
La formation de cellules malignes capables d’envahir les tissus et de former des métastases

La formation de cellules malignes capables d’envahir les tissus et de former des métastases

Explication

La cancérogénèse est un processus pathologique qui produit des cellules malignes capables d’envahir les tissus et de migrer pour former des métastases.

13. Chez une femme enceinte exposée à un facteur exogène, l’apparition de malformations congénitales chez l’embryon relève de quelle toxicité ?

La tératogénèse
L’immunotoxicité
La cancérogénèse
La mutagénèse

La tératogénèse

Explication

La tératogénèse désigne l’apparition de malformations congénitales pendant le développement embryonnaire après exposition à des facteurs exogènes d’altération.

14. Quel événement est associé à l’histoire du thalidomide ?

Une apparition de métastases chez plus de 10 000 patients avant son retrait en 1960
Une interdiction dès 1956 après la découverte de malformations embryonnaires
Plus de 10 000 naissances d’enfants malformés avant son retrait fin 1961
Une immunostimulation massive observée immédiatement après sa commercialisation en 1956

Plus de 10 000 naissances d’enfants malformés avant son retrait fin 1961

Explication

Commercialisé en 1956 comme sédatif, le thalidomide a été associé en 1960 à plus de 10 000 naissances d’enfants malformés, puis retiré du marché fin 1961.

15. Quelle distinction permet de différencier une intoxication par drogue d’une intoxication médicamenteuse ?

Les drogues provoquent uniquement des troubles neurologiques, tandis que les médicaments provoquent uniquement des troubles digestifs
Les drogues sont exclusivement injectées, tandis que les médicaments sont exclusivement administrés par voie orale
Les drogues sont identifiées par des dosages biologiques, tandis que les médicaments sont toujours d’origine illicite
Les drogues sont des substances psychoactives, tandis que les médicaments peuvent être identifiés par des dosages biologiques

Les drogues sont des substances psychoactives, tandis que les médicaments peuvent être identifiés par des dosages biologiques

Explication

Les intoxications par drogues concernent des substances psychoactives comme l’héroïne ou la cocaïne. Les intoxications médicamenteuses concernent des médicaments identifiables notamment par des dosages sanguins ou urinaires.

16. Laquelle de ces substances fait partie des médicaments fréquemment impliqués dans les intoxications ?

Le paracétamol
La cocaïne
Le cannabis
Le crack

Le paracétamol

Explication

Le paracétamol figure parmi les médicaments fréquemment impliqués dans les intoxications, avec notamment l’aspirine, les anticoagulants et les benzodiazépines.

17. Lors de l’évaluation initiale d’une intoxication médicamenteuse, quel ensemble de paramètres doit être examiné en priorité ?

La douleur, l’appétit, le sommeil, la mobilité articulaire et la couleur des cheveux
La fonction rénale, la densité osseuse, la taille, le périmètre crânien et la vision
La vision, l’audition, la force musculaire, le poids et la glycémie uniquement
La conscience, la respiration, le rythme cardiaque, la tension artérielle et la température

La conscience, la respiration, le rythme cardiaque, la tension artérielle et la température

Explication

L’évaluation initiale repose sur l’examen de l’état de conscience, de la respiration, du rythme cardiaque, de la tension artérielle et de la température corporelle.

18. Dans quelle situation l’administration de charbon activé est-elle appropriée ?

Immédiatement, même si le médicament n’est pas adsorbable et si le patient vomit
Le plus tôt possible, idéalement dans les deux heures, si le produit est adsorbable et si le patient conscient ne risque pas de fausse route
Uniquement après une dialyse, lorsque l’intoxication concerne une substance hydrosoluble
Après 24 heures, quel que soit le médicament, chez tout patient présentant une baisse de conscience

Le plus tôt possible, idéalement dans les deux heures, si le produit est adsorbable et si le patient conscient ne risque pas de fausse route

Explication

Le charbon activé doit être administré précocement, idéalement dans les deux heures, lorsque le médicament peut être adsorbé et que l’état de conscience ne fait pas craindre une fausse route.

19. Pourquoi un surdosage en paracétamol peut-il provoquer une nécrose hépatique ?

Le paracétamol bloque la production de bile, ce qui détruit immédiatement les hépatocytes
L’alcool neutralise le métabolite toxique et provoque secondairement son accumulation
L’excès de glutathion transforme directement le paracétamol en produit nécrosant
Le manque de glutathion empêche l’inactivation du métabolite cytotoxique, qui s’accumule

Le manque de glutathion empêche l’inactivation du métabolite cytotoxique, qui s’accumule

Explication

En cas de surdosage, l’insuffisance de glutathion empêche l’inactivation du métabolite cytotoxique. Celui-ci s’accumule alors et provoque une nécrose hépatique.

20. Quelle évolution caractérise généralement les signes d’une intoxication au paracétamol ?

Ils apparaissent immédiatement, avec une nécrose hépatique maximale dans la première heure
Ils restent limités à des troubles cutanés sans risque d’insuffisance hépatique
Ils sont tardifs, avec une nécrose hépatique maximale vers le troisième ou le quatrième jour
Ils commencent tardivement mais disparaissent toujours avant toute atteinte neurologique

Ils sont tardifs, avec une nécrose hépatique maximale vers le troisième ou le quatrième jour

Explication

Les signes sont tardifs et la nécrose hépatique atteint généralement son maximum en trois à quatre jours. L’évolution peut comporter une insuffisance hépatique, une encéphalopathie et des hémorragies.

21. Chez un adulte, quelle prise unique de paracétamol justifie une hospitalisation selon le seuil indiqué ?

Une dose supérieure à 150 mg/kg
Une dose comprise entre 50 et 75 mg/kg
Une dose exactement égale à 100 mg/kg
Une dose inférieure à 50 mg/kg

Une dose supérieure à 150 mg/kg

Explication

Chez l’adulte et l’enfant de plus de six ans, une hospitalisation est nécessaire après une prise unique supérieure à 150 mg/kg.

22. Pourquoi l’acétylcystéine est-elle utilisée dans le traitement du surdosage en paracétamol ?

Parce qu’elle bloque l’absorption digestive du paracétamol et n’est utile que dans la première heure
Parce qu’elle remplace directement la fonction hépatique et perd toute activité après dix heures
Parce qu’elle est un précurseur du glutathion et qu’elle est particulièrement efficace lorsqu’elle est administrée dans les huit à dix premières heures
Parce qu’elle augmente la production du métabolite cytotoxique afin de faciliter son élimination rénale

Parce qu’elle est un précurseur du glutathion et qu’elle est particulièrement efficace lorsqu’elle est administrée dans les huit à dix premières heures

Explication

L’acétylcystéine est un précurseur du glutathion. Son efficacité est maximale lorsqu’elle est administrée dans les huit à dix premières heures, mais elle conserve une action après vingt-quatre heures.

23. Quelle manifestation caractérise le plus souvent une intoxication par benzodiazépines prises seules ?

Une hyperactivité avec myoclonies et diarrhée
Une rigidité musculaire avec hyperthermie supérieure à 39 °C
Une dépression respiratoire grave dans la plupart des cas
Une dépression du système nerveux central avec somnolence ou coma

Une dépression du système nerveux central avec somnolence ou coma

Explication

Les benzodiazépines provoquent principalement une dépression du système nerveux central, avec somnolence pouvant aller jusqu’au coma. Une dépression respiratoire grave reste rare en l’absence d’un autre toxique associé.

24. Chez un adulte intoxiqué par une benzodiazépine, quelle est la posologie initiale du flumazénil administré par voie intraveineuse directe ?

2 mg
0,1 mg
0,2 mg
0,3 mg

0,3 mg

Explication

Le flumazénil peut être administré en injection intraveineuse directe à la dose initiale de 0,3 mg chez l’adulte, puis répété par doses de 0,2 mg toutes les 60 secondes, sans dépasser 2 mg.

25. Quel ensemble de signes évoque le syndrome malin des neuroleptiques ?

Prurit, œdème facial, bronchospasme et hypotension
Troubles de la conscience, hyperthermie grave et rigidité musculaire
Somnolence, hypothermie et relâchement musculaire
Euphorie, mydriase, diarrhée et hyperréflexie isolée

Troubles de la conscience, hyperthermie grave et rigidité musculaire

Explication

Le syndrome malin des neuroleptiques associe notamment troubles de la conscience, hyperthermie supérieure à 39 °C, tachycardie, pression artérielle variable et rigidité musculaire.

26. Quelle situation est la plus caractéristique d’un syndrome sérotoninergique ?

L’arrêt progressif d’un traitement substitutif des opiacés
L’administration d’un antagoniste des récepteurs opioïdes
L’association de deux médicaments ayant chacun un effet sérotoninergique
La prise isolée d’une benzodiazépine à dose thérapeutique

L’association de deux médicaments ayant chacun un effet sérotoninergique

Explication

Le syndrome sérotoninergique est le plus souvent déclenché par l’association de deux médicaments ayant chacun un effet sérotoninergique, en particulier des psychotropes.

27. Quelle définition correspond à la pharmacodépendance selon l’OMS en 1969 ?

Un état psychique et parfois physique avec compulsion à prendre une substance
Une diminution de l’effet d’une substance nécessitant une hausse des doses
Une modification temporaire de l’activité mentale sans recherche répétée d’effets
Une réaction physiologique apparaissant uniquement après l’arrêt d’une substance

Un état psychique et parfois physique avec compulsion à prendre une substance

Explication

Selon l’OMS, la pharmacodépendance est un état psychique et parfois physique résultant de l’interaction entre un organisme et une substance, avec compulsion à la prendre pour en ressentir les effets ou éviter l’inconfort du manque.

28. Quelle distinction entre dépendance psychique et dépendance physique est correcte ?

La dépendance psychique est exclusivement physiologique, tandis que la dépendance physique est exclusivement comportementale
La dépendance psychique correspond à une tolérance, tandis que la dépendance physique correspond à une intoxication aiguë
La dépendance psychique entraîne un sevrage, tandis que la dépendance physique recherche principalement le plaisir
La dépendance psychique recherche le plaisir, tandis que la dépendance physique entraîne un sevrage à l’arrêt

La dépendance psychique recherche le plaisir, tandis que la dépendance physique entraîne un sevrage à l’arrêt

Explication

La dépendance psychique correspond au besoin irrésistible de reprendre la substance pour ressentir du plaisir ou éviter le déplaisir. La dépendance physique se manifeste par une réaction physiologique et un syndrome de sevrage lors de l’arrêt.

29. Un patient doit augmenter progressivement les doses d’une substance pour obtenir le même effet pharmacologique. Quel phénomène cela illustre-t-il ?

La dépendance physique
Le syndrome de sevrage
La soumission chimique
La tolérance

La tolérance

Explication

La tolérance est la diminution de l’activité pharmacologique d’une substance, qui conduit à augmenter les doses pour maintenir les mêmes effets.

30. Quelle substance correspond à la définition d’une substance psychoactive ?

Une substance dont l’action se limite à la croissance musculaire
Une substance qui ne modifie que l’absorption digestive
Une substance qui modifie l’activité mentale, les sensations ou le comportement
Une substance qui agit uniquement sur la température corporelle

Une substance qui modifie l’activité mentale, les sensations ou le comportement

Explication

Une substance psychoactive, naturelle ou synthétique, modifie une ou plusieurs fonctions de l’organisme humain, notamment l’activité mentale, les sensations ou le comportement.

31. Quelle situation relève spécifiquement du dopage plutôt que du simple mésusage ?

Utiliser volontairement une dose excessive avec des conséquences préjudiciables
Utiliser un médicament d’une manière non conforme à son RCP
Utiliser un médicament en respectant son indication et sa posologie
Utiliser un médicament pour améliorer une performance physique ou intellectuelle

Utiliser un médicament pour améliorer une performance physique ou intellectuelle

Explication

Le dopage est une utilisation destinée à améliorer une performance physique ou intellectuelle. Le mésusage désigne plus largement une utilisation non conforme au RCP, tandis que l’abus implique une utilisation excessive et volontaire préjudiciable.

32. Quel était l’usage autorisé du benfluorex avant son détournement comme coupe-faim ?

Un antidiabétique de type 2
Un antidote des intoxications aux benzodiazépines
Un neuroleptique contre les troubles psychotiques
Un traitement substitutif des opiacés

Un antidiabétique de type 2

Explication

Le benfluorex a été commercialisé de 1976 à 2009 comme antidiabétique de type 2. Son utilisation comme coupe-faim était hors AMM et a été associée à des valvulopathies et à plus de 2 000 décès en France.

33. Quelle caractéristique est requise pour un traitement de substitution ?

Une administration injectable favorisant un effet immédiat
Une cinétique lente avec une prise quotidienne et une absence de caractère injectable
Une action très rapide avec plusieurs injections quotidiennes
Une possibilité de mésusage permettant d’adapter librement les doses

Une cinétique lente avec une prise quotidienne et une absence de caractère injectable

Explication

Un traitement de substitution doit avoir une cinétique lente, être pris quotidiennement, ne pas être injectable ou injecté, ne pas donner lieu à un mésusage et disposer d’une AMM.

34. Quels médicaments constituent les traitements substitutifs des opiacés ?

Le benfluorex et la méthadone
La méthadone et la buprénorphine
Les benzodiazépines et les neuroleptiques
Le flumazénil et la naloxone

La méthadone et la buprénorphine

Explication

Les traitements substitutifs des opiacés sont la méthadone et la buprénorphine. Ils doivent être associés à une prise en charge psychologique et sociale.

35. Quel est le champ de surveillance de l’addictovigilance ?

Les effets indésirables liés uniquement aux médicaments psychotropes
Les usages problématiques de l’alcool et du tabac dans la population générale
Les intoxications aiguës dues exclusivement aux substances illicites
Les abus et dépendances liés à toute substance psychoactive, sauf l’alcool et le tabac

Les abus et dépendances liés à toute substance psychoactive, sauf l’alcool et le tabac

Explication

L’addictovigilance surveille les abus et dépendances liés aux substances psychoactives médicamenteuses ou non, à l’exception de l’alcool et du tabac. Elle ne se limite donc pas aux médicaments.

36. Quelle mesure fait partie de la sécurisation de la prescription et de la dispensation ?

La conservation de l’ordonnance pendant trois ans
L’identification facultative du porteur
Le renouvellement libre sans durée maximale
Le chevauchement systématique des prescriptions

La conservation de l’ordonnance pendant trois ans

Explication

La sécurisation comprend notamment la conservation de l’ordonnance pendant trois ans, ainsi que l’ordonnance sécurisée, la posologie écrite en toutes lettres et l’absence de chevauchement.

37. Quelle durée maximale de prescription l’arrêté du 7 octobre 1991 prévoit-il pour les médicaments hypnotiques ?

Huit semaines
Quatre semaines
Douze semaines
Vingt-quatre semaines

Quatre semaines

Explication

L’arrêté du 7 octobre 1991 limite à quatre semaines la prescription des médicaments hypnotiques et à douze semaines celle des anxiolytiques.

38. Comment définir l’iatrogénie ?

La conséquence d’un acte réalisé exclusivement sans prescription médicale
La maladie présente avant toute intervention d’un professionnel de santé
L’ensemble des effets non voulus d’un acte ou d’une mesure de santé pratiqué ou prescrit par un professionnel habilité
L’ensemble des effets thérapeutiques recherchés après l’administration d’un traitement

L’ensemble des effets non voulus d’un acte ou d’une mesure de santé pratiqué ou prescrit par un professionnel habilité

Explication

L’iatrogénie correspond aux effets non voulus sur la santé d’un acte ou d’une mesure pratiqué ou prescrit par un professionnel habilité. Elle se distingue donc de l’effet thérapeutique recherché.

39. Quelle personne correspond à la définition d’un sujet âgé retenue en iatrogénie médicamenteuse ?

Toute personne âgée de plus de 60 ans, quelle que soit sa situation médicale
Toute personne de plus de 65 ans prenant au moins un médicament
Une personne de plus de 75 ans, ou de plus de 65 ans présentant plusieurs pathologies
Une personne de plus de 80 ans sans tenir compte de ses comorbidités

Une personne de plus de 75 ans, ou de plus de 65 ans présentant plusieurs pathologies

Explication

Un sujet âgé est défini comme une personne de plus de 75 ans ou de plus de 65 ans lorsqu’elle présente plusieurs pathologies. Les effets indésirables médicamenteux sont par ailleurs deux fois plus fréquents après 65 ans.

40. Chez le sujet âgé, quelle proportion des effets indésirables médicamenteux conduit à une hospitalisation ?

80 à 90 %
30 à 60 %
10 à 20 %
60 à 80 %

10 à 20 %

Explication

Entre 10 et 20 % des effets indésirables médicamenteux conduisent à une hospitalisation chez le sujet âgé. La proportion de ceux qui sont prévisibles et évitables est plus élevée, de 30 à 60 %.

41. Quelle modification liée au vieillissement peut altérer la pharmacocinétique des médicaments ?

Une stabilisation de la barrière hémato-encéphalique
Une augmentation uniforme de la masse ostéo-musculaire
Une altération de la fonction rénale
Une disparition de la composante adipeuse corporelle

Une altération de la fonction rénale

Explication

Le vieillissement modifie la pharmacocinétique notamment par l’altération rénale, la dénutrition, la perte ostéo-musculaire avec gain adipeux et la modification de la barrière hémato-encéphalique.

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Qu'est-ce que la toxicologie étudie ?

La science des substances toxiques, leurs effets et leur identification.

Qu'est-ce qu'un toxique ou poison ?

Un xénobiotique provoquant des troubles vitaux après pénétration.

Quelles sont les principales voies d'exposition aux toxiques ?

Voie respiratoire, transcutanée, per os et parentérale.

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