QCM : Troubles neurocognitifs du sujet âgé — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux la cognition ?

La capacité du cerveau à produire exclusivement des souvenirs anciens
L’ensemble des fonctions cérébrales permettant d’interagir avec l’environnement
L’ensemble des mouvements automatiques contrôlant uniquement la posture
L’activité des organes sensoriels indépendamment du fonctionnement cérébral

L’ensemble des fonctions cérébrales permettant d’interagir avec l’environnement

Explication

La cognition regroupe plusieurs fonctions cérébrales permettant notamment de percevoir, se concentrer, apprendre, raisonner, s’adapter et interagir socialement.

2. Lequel des éléments suivants appartient aux principaux domaines cognitifs ?

La filtration rénale
La régulation hormonale
La contraction musculaire
La mémoire épisodique

La mémoire épisodique

Explication

Les principaux domaines cognitifs comprennent notamment l’attention, le langage, les fonctions exécutives et les mémoires épisodique, procédurale et sémantique.

3. Quelle distinction caractérise le vieillissement cérébral physiologique par rapport à un trouble neurocognitif ?

Il correspond à un déclin cognitif significatif dans tous les domaines
Il entraîne systématiquement une perte d’autonomie dans les activités quotidiennes
Il peut modifier certaines fonctions de manière hétérogène sans constituer nécessairement un déclin cognitif significatif
Il se définit par un contexte confusionnel persistant

Il peut modifier certaines fonctions de manière hétérogène sans constituer nécessairement un déclin cognitif significatif

Explication

Le vieillissement cérébral physiologique peut réduire les ressources attentionnelles et certaines fonctions exécutives, avec une expression hétérogène. Un trouble neurocognitif correspond, lui, à un déclin cognitif significatif.

4. De quoi dépend notamment la réserve cognitive ?

De la taille des muscles et de la fréquence cardiaque
Du niveau socio-éducatif, des études et du parcours professionnel
Du groupe sanguin et de la capacité pulmonaire
De la température corporelle et de la force osseuse

Du niveau socio-éducatif, des études et du parcours professionnel

Explication

La réserve cognitive désigne la capacité de résistance ou de compensation du cerveau face à un processus neurodégénératif et dépend notamment du parcours socio-éducatif et professionnel.

5. Comment une atteinte anatomique, tissulaire ou cellulaire peut-elle perturber les fonctions cognitives ?

En touchant un lobe, les vaisseaux, les neurones ou la neurotransmission
En affectant exclusivement les muscles responsables des mouvements
En interrompant seulement la digestion et l’absorption intestinale
En modifiant uniquement la structure des os du crâne

En touchant un lobe, les vaisseaux, les neurones ou la neurotransmission

Explication

Une atteinte peut perturber la cognition par lésion d’un lobe, atteinte vasculaire ou neuronale, ou perturbation de la neurotransmission.

6. Quelle proposition correspond à la définition d’un trouble neurocognitif ?

Une variation passagère de l’attention exclusivement liée à la fatigue
Un déclin cognitif significatif par rapport au niveau antérieur, hors contexte confusionnel et non expliqué par une autre affection mentale
Une perte d’autonomie apparaissant nécessairement sans déclin cognitif mesurable
Un état confusionnel aigu expliqué par une affection psychiatrique

Un déclin cognitif significatif par rapport au niveau antérieur, hors contexte confusionnel et non expliqué par une autre affection mentale

Explication

Un trouble neurocognitif implique un déclin significatif dans au moins un domaine cognitif, sans contexte confusionnel et sans meilleure explication par une autre affection mentale.

7. Quel élément distingue principalement un trouble neurocognitif majeur d’un trouble neurocognitif mineur ?

L’existence exclusive d’une atteinte de la mémoire
Le retentissement sur les actes de la vie quotidienne
L’âge auquel apparaissent les premières difficultés
La présence obligatoire d’un état confusionnel

Le retentissement sur les actes de la vie quotidienne

Explication

Le trouble neurocognitif majeur entraîne un retentissement sur les actes de la vie quotidienne, tandis que le trouble mineur n’entraîne pas de retentissement fonctionnel significatif.

8. Quelle proportion de personnes de plus de 80 ans est concernée par un trouble neurocognitif majeur ?

Environ 9 %
Environ 1 %
Environ 50 %
Environ 25 %

Environ 25 %

Explication

Les troubles neurocognitifs majeurs concernent environ 25 % des personnes de plus de 80 ans, contre 9 % des personnes de plus de 65 ans.

9. Quelle est la principale conséquence collective associée aux troubles neurocognitifs majeurs ?

Ils constituent la première cause de handicap, de perte d’autonomie et d’entrée en institution
Ils constituent la première cause de troubles sensoriels isolés sans perte d’autonomie
Ils représentent surtout une cause d’hospitalisation pour maladies infectieuses aiguës
Ils entraînent principalement une amélioration de l’adaptation sociale

Ils constituent la première cause de handicap, de perte d’autonomie et d’entrée en institution

Explication

Les troubles neurocognitifs majeurs constituent la première cause de handicap, de perte d’autonomie et d’entrée en institution.

10. Quelle démarche correspond à l’ordre général du diagnostic d’un trouble neurocognitif ?

Rechercher une plainte mnésique ou des suites confusionnelles, puis évaluer l’installation, les symptômes, le retentissement et les antécédents avant les tests
Réaliser immédiatement un bilan neuropsychologique, puis rechercher les symptômes et les comorbidités
Évaluer d’abord les capacités motrices, puis réaliser un bilan biologique avant d’interroger la personne
Commencer par une IRM, puis rechercher uniquement les antécédents familiaux et les troubles du langage

Rechercher une plainte mnésique ou des suites confusionnelles, puis évaluer l’installation, les symptômes, le retentissement et les antécédents avant les tests

Explication

Le diagnostic commence par la plainte mnésique ou les suites d’un épisode confusionnel, puis explore l’installation, les symptômes, le retentissement fonctionnel, les antécédents et les comorbidités avant les tests spécialisés.

11. Quel est l’objectif principal des examens complémentaires dans l’évaluation d’un trouble neurocognitif ?

Confirmer systématiquement une maladie neurodégénérative déjà suspectée
Mesurer uniquement la sévérité des troubles de la mémoire
Remplacer l’entretien clinique et le bilan neuropsychologique
Identifier l’étiologie et éliminer les causes curables ou réversibles

Identifier l’étiologie et éliminer les causes curables ou réversibles

Explication

Les examens complémentaires servent à rechercher la cause du trouble neurocognitif et à exclure des étiologies curables ou réversibles. Ils complètent l’évaluation clinique plutôt qu’ils ne la remplacent.

12. Quelle distinction décrit correctement les principales étiologies des troubles neurocognitifs chez la personne âgée ?

Les formes neurodégénératives et vasculaires reposent toutes deux principalement sur une infection cérébrale
Les formes neurodégénératives sont liées à des dépôts protéiques anormaux, tandis que les formes vasculaires résultent d’une altération de la perfusion cérébrale
Les formes neurodégénératives résultent d’hémorragies cérébrales, tandis que les formes vasculaires sont liées à des dépôts protéiques
Les formes vasculaires sont toujours isolées, tandis que les formes neurodégénératives sont rarement observées chez les personnes âgées

Les formes neurodégénératives sont liées à des dépôts protéiques anormaux, tandis que les formes vasculaires résultent d’une altération de la perfusion cérébrale

Explication

Les causes neurodégénératives reposent souvent sur des dépôts de protéines anormales, alors que les causes vasculaires sont liées à une altération ischémique ou hémorragique de la perfusion cérébrale. Les formes mixtes sont par ailleurs très fréquentes.

13. Quel profil cognitif évoque principalement une maladie d’Alzheimer ?

Une atteinte exécutive évoluant exclusivement par épisodes après des accidents vasculaires
Des hallucinations visuelles fluctuantes associées à un syndrome parkinsonien
Des troubles précoces du comportement et des fonctions exécutives chez un sujet plus jeune
Une atteinte importante de la mémoire à court terme associée à des troubles du langage et à des difficultés praxiques

Une atteinte importante de la mémoire à court terme associée à des troubles du langage et à des difficultés praxiques

Explication

La maladie d’Alzheimer associe principalement une atteinte mnésique importante, des troubles du langage et des difficultés praxiques. Les autres propositions décrivent surtout des profils à corps de Lewy, frontotemporal ou vasculaire.

14. Quel ensemble de signes est particulièrement caractéristique d’une maladie à corps de Lewy ?

Une évolution par paliers avec une atteinte principalement exécutive
Une désinhibition précoce sans hallucinations ni signes moteurs
Un déclin cognitif fluctuant, des hallucinations visuelles, un syndrome parkinsonien et une dysautonomie
Une atteinte mnésique isolée, stable et sans fluctuation

Un déclin cognitif fluctuant, des hallucinations visuelles, un syndrome parkinsonien et une dysautonomie

Explication

La maladie à corps de Lewy associe notamment fluctuations cognitives, hallucinations visuelles, syndrome parkinsonien, trouble du comportement en sommeil paradoxal et dysautonomie.

15. Quel mode d’évolution et quelle atteinte cognitive sont typiques d’un trouble neurocognitif vasculaire ?

Une évolution principalement mnésique avec difficultés praxiques
Une évolution progressive ou par paliers avec une atteinte des fonctions exécutives
Une évolution précoce dominée par les troubles du comportement chez un sujet plus jeune
Une évolution fluctuante avec hallucinations visuelles et syndrome parkinsonien

Une évolution progressive ou par paliers avec une atteinte des fonctions exécutives

Explication

Le trouble neurocognitif vasculaire peut évoluer progressivement ou par paliers et comporte une atteinte exécutive. Les autres profils correspondent davantage aux maladies à corps de Lewy, d’Alzheimer ou frontotemporale.

16. Quelle intervention fait partie de la prise en charge globale des troubles neurocognitifs ?

Traiter uniquement les troubles cognitifs sans rechercher les complications ni les problèmes nutritionnels
Limiter la prise en charge aux médicaments améliorant la mémoire et éviter les interventions sociales
Privilégier l’hospitalisation prolongée et interrompre les activités de remédiation cognitive
Prévenir la iatrogénie et la confusion, traiter les comorbidités, surveiller la nutrition et organiser les aides médico-sociales

Prévenir la iatrogénie et la confusion, traiter les comorbidités, surveiller la nutrition et organiser les aides médico-sociales

Explication

La prise en charge est multidimensionnelle : elle comprend la prévention de la iatrogénie et de la confusion, le traitement des complications et comorbidités, la surveillance nutritionnelle, la remédiation cognitive et l’organisation des aides.

17. Que faut-il rechercher en priorité lors de l’apparition récente ou de l’aggravation récente d’un trouble du comportement ?

Une diminution systématique des stimulations cognitives
Une maladie neurodégénérative nouvelle sans rechercher d’autre cause
Une cause somatique ou une pathologie intercurrente
Une progression comportementale habituelle qui ne nécessite pas d’évaluation

Une cause somatique ou une pathologie intercurrente

Explication

Une modification récente du comportement impose de rechercher une cause somatique ou une pathologie intercurrente. Elle ne doit pas être attribuée d’emblée à l’évolution habituelle du trouble neurocognitif.

18. Quelle attitude correspond à une approche non médicamenteuse adaptée lors d’une difficulté comportementale ou d’un soin ?

Supprimer les choix de la personne afin d’accélérer systématiquement le soin
Adopter une attitude calme, employer un langage simple et différer le soin si nécessaire
Multiplier les distractions et donner plusieurs consignes simultanées
Insister rapidement jusqu’à obtenir l’exécution du soin demandé

Adopter une attitude calme, employer un langage simple et différer le soin si nécessaire

Explication

Les approches non médicamenteuses privilégient une communication calme et simple, la préservation des capacités et des choix, ainsi que le report d’un soin lorsque cela est nécessaire. L’insistance peut aggraver la difficulté.

19. Dans quelle situation un traitement médicamenteux psychocomportemental peut-il être envisagé ?

À titre préventif pour éviter toute future agitation
De façon systématique dès l’apparition d’un trouble neurocognitif
Pour remplacer les approches non médicamenteuses dans toutes les situations
Lorsqu’un trouble perturbateur ou une situation de mise en danger le justifie, après une décision au cas par cas

Lorsqu’un trouble perturbateur ou une situation de mise en danger le justifie, après une décision au cas par cas

Explication

Ces traitements ne sont pas systématiques et n’ont pas d’effet préventif. Ils peuvent être prescrits au cas par cas, généralement en présence d’un trouble perturbateur ou d’une mise en danger.

20. Quel ensemble de mesures est requis lors de la prescription d’un traitement médicamenteux psychocomportemental ?

Réévaluer régulièrement l’indication, rechercher la dose minimale efficace, surveiller les effets indésirables et prévoir un sevrage
Augmenter rapidement la dose en cas de fluctuation et éviter toute réévaluation
Poursuivre le traitement préventivement sans rechercher d’effets indésirables
Maintenir indéfiniment la dose initiale et interrompre le suivi dès l’amélioration

Réévaluer régulièrement l’indication, rechercher la dose minimale efficace, surveiller les effets indésirables et prévoir un sevrage

Explication

Tout traitement psychocomportemental nécessite une réévaluation régulière, la recherche de la dose minimale efficace, le dépistage des effets indésirables et un sevrage.

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Qu'est-ce que la cognition ?

L'ensemble des fonctions cérébrales permettant l'interaction avec l'environnement.

Quels sont les principaux domaines cognitifs ?

L'attention, le langage, les gnosies, les capacités visuospatiales, les praxies, les fonctions exécutives et les mémoires épisodique, procédurale et sémantique.

Quelles fonctions sont altérées par le vieillissement cérébral physiologique ?

Les ressources attentionnelles et les fonctions exécutives.

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