QCM : Cardiopathies congénitales chez l’adulte — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la prévalence approximative des cardiopathies congénitales chez le nouveau-né ?

Près de 5 %
Près de 1 %
Près de 10 %
Près de 15 %

Près de 1 %

Explication

Les cardiopathies congénitales concernent environ un nouveau-né sur cent. Une prévalence de 5 % surestimerait nettement la fréquence rapportée.

2. Dans le registre CONCOR, comment se comparait le taux d’hospitalisation des adultes atteints de cardiopathie congénitale à celui de la population générale ?

Il était environ deux fois plus faible
Il était cinq à six fois plus élevé
Il était deux à trois fois plus élevé
Il était comparable à celui de la population générale

Il était deux à trois fois plus élevé

Explication

Les adultes du registre CONCOR présentaient un taux d’hospitalisation deux à trois fois supérieur à celui de la population générale. Un taux comparable ne reflète donc pas l’excès d’hospitalisations observé.

3. Dans le registre CONCOR, quelle caractéristique décrivait les admissions hospitalières liées à une cause cardiovasculaire ?

Elles représentaient 20 % des admissions et concernaient surtout les traumatismes
Elles représentaient 61 % des admissions et concernaient surtout les maladies rénales
Elles représentaient 39 % des admissions et concernaient surtout les infections
Elles représentaient 61 % des admissions et étaient surtout liées aux arythmies

Elles représentaient 61 % des admissions et étaient surtout liées aux arythmies

Explication

Les causes cardiovasculaires représentaient 61 % des admissions, avec une prédominance des arythmies. La confusion fréquente consiste à considérer les admissions non cardiovasculaires comme majoritaires.

4. Laquelle de ces associations correspond à des complications reconnues des cardiopathies congénitales ?

Insuffisance rénale, cataracte, migraine et ulcère gastrique
Insuffisance cardiaque, arythmies, endocardite infectieuse et hypertension pulmonaire
Pancréatite, dermatite, otite chronique et maladie veineuse
Diabète, arthrose, rhinite allergique et anémie ferriprive

Insuffisance cardiaque, arythmies, endocardite infectieuse et hypertension pulmonaire

Explication

Les complications cardiovasculaires comprennent notamment l’insuffisance cardiaque, les arythmies, l’endocardite infectieuse et l’hypertension pulmonaire, dont le syndrome d’Eisenmenger. Les autres associations regroupent des affections qui ne constituent pas la liste caractéristique demandée.

5. Quels organes ou systèmes peuvent être concernés par la morbidité extracardiaque associée aux cardiopathies congénitales ?

Le rein, le foie, la thyroïde, le poumon et les systèmes hématologique ou neurologique
Le pancréas, la rate, les muscles, les os et les glandes salivaires
La vessie, les sinus, les dents, les tendons et le tissu adipeux
L’estomac, la peau, l’œil, l’oreille et les articulations

Le rein, le foie, la thyroïde, le poumon et les systèmes hématologique ou neurologique

Explication

La morbidité extracardiaque peut toucher le rein, le foie, la thyroïde, le poumon ainsi que les systèmes hématologique et neurologique. Les autres propositions ne reprennent pas les principaux territoires décrits.

6. Quelle proposition distingue correctement les arythmies supraventriculaires des arythmies ventriculaires ?

Les supraventriculaires incluent la tachycardie ventriculaire soutenue, tandis que les ventriculaires incluent la fibrillation atriale
Les supraventriculaires incluent la fibrillation atriale, tandis que les ventriculaires incluent la tachycardie ventriculaire soutenue
Les supraventriculaires concernent la réentrée intra-atriale, tandis que les ventriculaires correspondent aux tachycardies atrioventriculaires
Les supraventriculaires correspondent à la mort subite, tandis que les ventriculaires incluent la tachycardie atriale

Les supraventriculaires incluent la fibrillation atriale, tandis que les ventriculaires incluent la tachycardie ventriculaire soutenue

Explication

La fibrillation atriale et les tachycardies atriales ou atrioventriculaires sont supraventriculaires, alors que la tachycardie ventriculaire soutenue et la mort subite sont ventriculaires. La tachycardie ventriculaire soutenue ne relève donc pas du groupe supraventriculaire.

7. Quel objectif résume la prise en charge des arythmies chez l’adulte atteint de cardiopathie congénitale ?

Réduire les contrôles cliniques et privilégier une surveillance ponctuelle
Favoriser une fréquence élevée et différer les traitements invasifs
Maintenir le rythme sinusal et envisager une ablation précoce
Maintenir une fibrillation atriale stable et multiplier les médicaments

Maintenir le rythme sinusal et envisager une ablation précoce

Explication

La prise en charge cherche à maintenir le rythme sinusal et à réaliser une ablation précoce, notamment en raison de la mauvaise tolérance hémodynamique et des risques médicamenteux. Une stratégie consistant à laisser persister une fibrillation atriale ne correspond pas à cet objectif.

8. Quelle est l’incidence globale de l’insuffisance cardiaque chez les adultes atteints de cardiopathie congénitale ?

35 %
5 %
46,7 %
20 %

20 %

Explication

L’incidence globale de l’insuffisance cardiaque dans cette population est de 20 %. Le chiffre de 35 % correspond à une mortalité à trois ans après une première hospitalisation, tandis que 46,7 ans est un âge médian.

9. Après une première hospitalisation pour insuffisance cardiaque chez un adulte atteint de cardiopathie congénitale, quels sont la mortalité à trois ans et l’âge médian rapportés ?

61 % et 35 ans
35 % et 46,7 ans
20 % et 39 ans
2 à 3 % et 86 ans

35 % et 46,7 ans

Explication

La mortalité à trois ans après cette première hospitalisation est de 35 %, avec un âge médian de 46,7 ans. Il s’agit d’un résultat à moyen terme, et non d’une mortalité immédiate au moment de l’hospitalisation.

10. Quelle valeur de pression artérielle pulmonaire moyenne définit l’hypertension pulmonaire ?

Une valeur supérieure à 15 mmHg
Une valeur comprise entre 10 et 15 mmHg
Une valeur inférieure à 20 mmHg
Une valeur supérieure à 20 mmHg

Une valeur supérieure à 20 mmHg

Explication

L’hypertension pulmonaire est définie par une pression artérielle pulmonaire moyenne supérieure à 20 mmHg. Une pression supérieure à 15 mmHg ne constitue pas le seuil diagnostique retenu ici.

11. Quel profil hémodynamique correspond à une hypertension pulmonaire précapillaire ?

Pression moyenne inférieure à 20 mmHg, occlusion inférieure ou égale à 15 mmHg et résistances d’au moins 3 unités Wood
Pression moyenne supérieure à 20 mmHg, occlusion inférieure ou égale à 15 mmHg et résistances d’au moins 3 unités Wood
Pression moyenne supérieure à 20 mmHg, occlusion égale à 20 mmHg et résistances d’au moins 3 unités Wood
Pression moyenne supérieure à 20 mmHg, occlusion supérieure à 15 mmHg et résistances inférieures à 3 unités Wood

Pression moyenne supérieure à 20 mmHg, occlusion inférieure ou égale à 15 mmHg et résistances d’au moins 3 unités Wood

Explication

La forme précapillaire associe une pression moyenne supérieure à 20 mmHg, une pression d’occlusion au plus égale à 15 mmHg et des résistances d’au moins 3 unités Wood. Une pression d’occlusion supérieure à 15 mmHg oriente plutôt vers une hypertension postcapillaire.

12. Chez une personne ayant une cardiopathie congénitale et une hypertension artérielle pulmonaire, quelle conduite concernant la grossesse est appropriée ?

Réserver l’évaluation du risque aux patients symptomatiques et discuter la grossesse selon l’âge
Évaluer le risque après une grossesse et conseiller la grossesse en cas de forme précapillaire confirmée
Déconseiller la grossesse chez tous les patients et évaluer le risque en cas de forme postcapillaire
Évaluer le risque chez tous les patients et déconseiller la grossesse en cas d’hypertension précapillaire confirmée

Évaluer le risque chez tous les patients et déconseiller la grossesse en cas d’hypertension précapillaire confirmée

Explication

L’évaluation du risque est recommandée pour tous les patients concernés, tandis que le conseil contre la grossesse vise ceux dont l’hypertension précapillaire est confirmée. La forme postcapillaire ne correspond donc pas au critère précisé pour ce conseil.

13. Comment l’incidence de l’endocardite infectieuse se compare-t-elle chez les adultes ayant une cardiopathie congénitale ?

Elle est plus faible que dans la population générale et varie selon le traitement
Elle est comparable à celle de la population générale et varie selon l’âge
Elle est identique entre les différentes cardiopathies et supérieure chez l’enfant
Elle est plus élevée que dans la population générale et varie selon la cardiopathie

Elle est plus élevée que dans la population générale et varie selon la cardiopathie

Explication

Les adultes ayant une cardiopathie congénitale présentent une incidence plus élevée d’endocardite infectieuse que la population générale. Le niveau de risque varie toutefois selon le type de cardiopathie.

14. Lequel constitue un facteur de risque reconnu d’endocardite infectieuse chez un patient ayant une cardiopathie congénitale ?

Une chirurgie cardiaque réalisée il y a moins de six mois
Une consultation cardiologique effectuée au cours du mois
Une activité physique régulière sans lésion cardiaque
Une chirurgie cardiaque réalisée il y a plusieurs années

Une chirurgie cardiaque réalisée il y a moins de six mois

Explication

Une chirurgie datant de moins de six mois fait partie des facteurs de risque d’endocardite infectieuse. Une chirurgie ancienne n’est pas le facteur temporel décrit dans cette liste.

15. Que désigne la transition chez un adolescent ou un jeune adulte atteint d’une maladie chronique ?

La préparation progressive à prendre en charge sa vie et sa santé à l’âge adulte
La réalisation d’un bilan médical avant une intervention cardiaque programmée
La transmission du dossier médical entre deux équipes sans préparation particulière
Le changement administratif d’un service pédiatrique vers une structure pour adultes

La préparation progressive à prendre en charge sa vie et sa santé à l’âge adulte

Explication

La transition est un processus de préparation à l’autonomie dans la vie et la santé à l’âge adulte. Le simple changement de structure de soins correspond au transfert, qui ne recouvre pas toute cette préparation.

16. Que peut-il se produire lors de la transition des patients atteints d’une cardiopathie congénitale vers les soins adultes ?

Environ les trois quarts peuvent être perdus de vue, avec une interruption médiane du suivi de cinq ans
Environ la moitié peut être perdue de vue, avec une interruption médiane du suivi de dix ans
Environ la moitié peut être perdue de vue, avec une interruption médiane du suivi de vingt ans
Environ un quart peut être perdu de vue, avec une interruption médiane du suivi de deux ans

Environ la moitié peut être perdue de vue, avec une interruption médiane du suivi de dix ans

Explication

Les données rapportées indiquent qu’environ 50 % des patients sont perdus de vue pendant la transition, avec une perte de suivi médiane de 10 ans. Les autres estimations modifient l’ampleur ou la durée décrite.

17. Quelle organisation des soins est recommandée pour un adulte ayant une cardiopathie congénitale ?

Un suivi alterné sans intervention d’un centre expert
Une prise en charge spécialisée lors des seules hospitalisations
Un suivi dans une structure générale sans recours spécialisé
Une prise en charge dans un centre expert

Une prise en charge dans un centre expert

Explication

La prise en charge dans un centre expert est recommandée pour tous les adultes ayant une cardiopathie congénitale. Limiter l’expertise aux hospitalisations ne répond pas à la recommandation de suivi spécialisé.

18. Quel ensemble correspond à la surveillance annuelle d’un adulte ayant une tétralogie de Fallot réparée ?

Histoire familiale, radiographie thoracique, spirométrie, ECG et épreuve d’effort sans mesure de la consommation d’oxygène
Histoire chirurgicale, évaluation rythmique et hémodynamique, ECG, échocardiographie, IRM et épreuve d’effort avec consommation d’oxygène
Examen clinique général, bilan biologique, scanner coronaire et échographie abdominale avec surveillance rythmique différée
ECG isolé, échocardiographie limitée et consultation en cas de symptômes sans exploration fonctionnelle

Histoire chirurgicale, évaluation rythmique et hémodynamique, ECG, échocardiographie, IRM et épreuve d’effort avec consommation d’oxygène

Explication

La surveillance annuelle associe l’histoire chirurgicale, les évaluations rythmique et hémodynamique, l’ECG, l’échocardiographie, l’IRM et l’épreuve d’effort avec mesure de la consommation d’oxygène. Un suivi réduit à l’ECG et à l’échocardiographie omet plusieurs examens essentiels.

19. Quels sont les quatre éléments anatomiques qui définissent la tétralogie de Fallot ?

Une communication interventriculaire, une dextroposition aortique, une sténose pulmonaire et une hypertrophie ventriculaire droite
Une communication interventriculaire, une position normale de l’aorte, une sténose aortique et une dilatation ventriculaire droite
Une communication interauriculaire, une dextroposition pulmonaire, une sténose mitrale et une hypertrophie ventriculaire droite
Une communication interauriculaire, une transposition aortique, une insuffisance pulmonaire et une hypertrophie ventriculaire gauche

Une communication interventriculaire, une dextroposition aortique, une sténose pulmonaire et une hypertrophie ventriculaire droite

Explication

La tétralogie de Fallot associe une communication interventriculaire, une dextroposition aortique, une sténose de la voie pulmonaire et une hypertrophie du ventricule droit. Une communication interauriculaire ou une atteinte valvulaire gauche ne correspondent pas à cette définition anatomique.

20. Quel geste caractérise la réparation curative d’une tétralogie de Fallot ?

Poser un shunt temporaire entre une artère systémique et une artère pulmonaire
Fermer la communication interventriculaire et ouvrir la voie entre le ventricule droit et l’artère pulmonaire
Réduire le débit pulmonaire et maintenir la communication interventriculaire
Remplacer la valve aortique et dériver le sang vers les cavités gauches

Fermer la communication interventriculaire et ouvrir la voie entre le ventricule droit et l’artère pulmonaire

Explication

La réparation curative ferme la communication interventriculaire et libère la voie ventricule droit-artère pulmonaire, parfois à l’aide d’un patch transannulaire. Un simple shunt correspond à une approche palliative et ne corrige pas les deux lésions principales.

21. Chez les adultes ayant une tétralogie de Fallot réparée, quelle survie cumulée est rapportée 40 ans après l’intervention ?

Environ 40 %
Environ 75 %
Environ 86 %
Environ 1 à 2 %

Environ 86 %

Explication

La survie cumulée à 40 ans après la réparation est d’environ 86 %. Le chiffre de 1 à 2 % correspond à la mortalité postopératoire immédiate, tandis que 75 % concerne la proportion d’adultes présentant des complications au cours de leur vie.

22. Quelle proportion d’adultes ayant une tétralogie de Fallot réparée présente des complications au cours de sa vie ?

Environ 86 %
Environ 3 %
Environ 50 %
Environ 75 %

Environ 75 %

Explication

Environ 75 % des adultes concernés présentent des complications au cours de leur vie, notamment des troubles rythmiques ou des problèmes de la voie pulmonaire. Le taux de 3 % correspond au risque de récurrence familiale, et 86 % à la survie cumulée à 40 ans.

23. Comment définit-on la coarctation de l’aorte ?

Comme une hypertension artérielle essentielle apparue chez l’adulte
Comme un rétrécissement congénital de l’aorte
Comme une obstruction fonctionnelle isolée de l’artère pulmonaire
Comme une dilatation acquise de l’aorte thoracique

Comme un rétrécissement congénital de l’aorte

Explication

La coarctation de l’aorte est une malformation congénitale caractérisée par un rétrécissement de l’aorte. Elle ne se réduit pas à une hypertension artérielle essentielle, même si l’hypertension peut être une manifestation de sa forme adulte.

24. Dans l’histoire naturelle de la coarctation de l’aorte, quelle proportion des patients décède avant l’âge de 32 ans ?

50 %
5,1 à 8,1 %
75 %
32 %

50 %

Explication

Sans prise en charge adaptée, environ 50 % des patients décèdent avant l’âge de 32 ans. La valeur de 5,1 à 8,1 % désigne la proportion de cardiopathies congénitales représentée par cette affection, et non sa mortalité précoce.

25. Quelle démarche est appropriée devant une hypertension sévère chez un sujet jeune pour rechercher une coarctation de l’aorte ?

Mesurer la pression artérielle sur un seul bras afin de confirmer une hypertension essentielle
Rechercher une différence de température entre les deux oreilles pour évaluer le débit aortique
Réaliser une mesure de la pression veineuse centrale pour dépister une obstruction pulmonaire
Mesurer la pression artérielle aux membres supérieurs et inférieurs afin de rechercher un gradient

Mesurer la pression artérielle aux membres supérieurs et inférieurs afin de rechercher un gradient

Explication

La comparaison des pressions artérielles aux membres supérieurs et inférieurs permet de mettre en évidence un gradient tensionnel évocateur d’une coarctation. Une mesure sur un seul bras ne permet pas de comparer les territoires situés en amont et en aval du rétrécissement.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 57 flashcards sur Cardiopathies congénitales chez l’adulte.

Quelle est la prévalence des cardiopathies congénitales chez le nouveau-né ?

Elle est proche de 1 %.

Quel registre montre un taux d’hospitalisation 2 à 3 fois supérieur chez les adultes avec cardiopathie congénitale ?

Le registre CONCOR.

Quel est le taux d’hospitalisation des adultes atteints de cardiopathie congénitale comparé à la population générale ?

Il est 2 à 3 fois supérieur.

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