QCM : Circuit du médicament et sécurisation — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel critère caractérise le bon usage d’un médicament ?

Il garantit la prévention des erreurs lors de chaque étape du circuit
Il associe conformité scientifique, rapport bénéfice/risque favorable et coût maîtrisé
Il dépend principalement de la conservation correcte des médicaments
Il repose sur l’administration du traitement dans les délais prévus

Il associe conformité scientifique, rapport bénéfice/risque favorable et coût maîtrisé

Explication

Le bon usage évalue la conformité aux données scientifiques, le rapport bénéfice/risque et le coût du traitement. La prévention des erreurs relève plutôt de l’utilisation sécurisée du médicament.

2. Quelle situation relève de l’utilisation sécurisée du médicament ?

Réévaluer la pertinence scientifique du traitement prescrit
Choisir un traitement conforme aux indications et aux contre-indications
Réaliser prescription, dispensation et administration selon la règle des 5B
Retenir le traitement présentant le meilleur rapport coût-efficacité

Réaliser prescription, dispensation et administration selon la règle des 5B

Explication

L’utilisation sécurisée concerne le déroulement fiable de la prescription, de la dispensation et de l’administration selon la règle des 5B. Le choix pertinent du traitement et son coût relèvent du bon usage.

3. Dans quel ordre les quatre étapes du circuit clinique du médicament se succèdent-elles ?

Prescription, dispensation, gestion des stocks, administration
Dispensation, prescription, administration, gestion des stocks
Prescription, gestion des stocks, dispensation, administration
Gestion des stocks, prescription, dispensation, administration

Prescription, dispensation, gestion des stocks, administration

Explication

Le circuit clinique suit l’enchaînement prescription, dispensation, gestion des stocks dans l’unité de soins, puis administration. La gestion des stocks intervient donc avant l’administration, mais après la dispensation.

4. Dans quelles circonstances une prescription orale peut-elle être acceptée ?

Pour un traitement habituel, si l’infirmier l’inscrit dans le dossier
Lors d’une situation courante, avec une validation orale du pharmacien
En urgence, avec une confirmation écrite dès que possible
Lorsque le patient connaît déjà la dose et le nom du médicament

En urgence, avec une confirmation écrite dès que possible

Explication

La prescription orale constitue une exception réservée à l’urgence et doit être confirmée par écrit dès que possible. Une habitude de traitement ou une retranscription par un professionnel ne remplace pas cette exigence.

5. Quelle activité appartient à la dispensation pharmaceutique ?

Vérifier le patient, administrer le traitement et surveiller les effets
Ranger les médicaments, contrôler les armoires et gérer les péremptions
Analyser l’ordonnance, préparer les doses, délivrer et conseiller
Examiner le patient, poser le diagnostic, prescrire et réévaluer

Analyser l’ordonnance, préparer les doses, délivrer et conseiller

Explication

La dispensation associe l’analyse pharmaceutique, la préparation, la délivrance et les conseils aux professionnels et au patient. L’examen clinique appartient au prescripteur, tandis que l’administration et la surveillance relèvent notamment de l’infirmier.

6. Pourquoi l’administration est-elle une étape particulièrement importante du circuit du médicament ?

Elle est très exposée aux erreurs et constitue la dernière barrière d’interception
Elle correspond à l’analyse pharmaceutique réalisée avant la préparation
Elle permet de décider du traitement et d’établir le diagnostic du patient
Elle consiste principalement à organiser les stocks avant leur délivrance

Elle est très exposée aux erreurs et constitue la dernière barrière d’interception

Explication

L’administration est l’étape la plus à risque, mais elle offre aussi une dernière possibilité de détecter une erreur avant l’exposition du patient. La décision thérapeutique et l’analyse pharmaceutique interviennent à d’autres étapes.

7. Quelle responsabilité appartient au prescripteur ?

Comparer le patient, le médicament et la prescription avant l’administration
Valider pharmaceutiquement l’ordonnance, préparer les doses et les délivrer
Prendre la décision thérapeutique, informer le patient et réévaluer le traitement
Aider le patient à prendre le médicament sous la responsabilité de l’infirmier

Prendre la décision thérapeutique, informer le patient et réévaluer le traitement

Explication

Le prescripteur décide du traitement, rédige l’ordonnance, informe le patient et réévalue le rapport bénéfice/risque. La validation pharmaceutique relève du pharmacien, tandis que le contrôle avant administration relève de l’infirmier.

8. Quel ensemble d’activités relève du pharmacien ?

Analyser et valider la prescription, délivrer les médicaments et conseiller
Administrer les doses, enregistrer les actes et surveiller les effets
Décider du traitement, rédiger l’ordonnance et réévaluer le patient
Contrôler les stocks, prescrire les médicaments et informer le patient

Analyser et valider la prescription, délivrer les médicaments et conseiller

Explication

Le pharmacien analyse et valide la prescription, prépare et délivre les médicaments, puis conseille les professionnels et le patient. La décision thérapeutique appartient au prescripteur et l’administration surveillée relève de l’infirmier.

9. Quelle séquence correspond aux principales responsabilités de l’infirmier lors de l’administration d’un médicament ?

Ranger les stocks, choisir le traitement, rédiger l’ordonnance et surveiller
Vérifier, préparer, contrôler la concordance, administrer, enregistrer et surveiller
Diagnostiquer, prescrire, délivrer, administrer, facturer et réévaluer
Valider l’ordonnance, préparer la délivrance, conseiller, administrer et prescrire

Vérifier, préparer, contrôler la concordance, administrer, enregistrer et surveiller

Explication

L’infirmier vérifie la prescription, prépare les doses, contrôle la concordance entre patient, médicament et prescription, puis administre, enregistre et surveille. La prescription et la validation pharmaceutique relèvent d’autres professionnels.

10. Dans quelle situation l’infirmier doit-il refuser une prescription ?

Lorsqu’elle est orale en dehors d’une situation d’urgence
Lorsqu’elle concerne un traitement habituel déjà connu du patient
Lorsqu’elle nécessite une surveillance après l’administration
Lorsqu’elle est écrite et signée par le prescripteur compétent

Lorsqu’elle est orale en dehors d’une situation d’urgence

Explication

L’infirmier doit refuser une prescription orale hors urgence, ainsi que celles qui ne répondent pas aux besoins du patient ou qui dépassent sa compétence. Une prescription écrite et signée peut au contraire être exécutée dans son champ professionnel.

11. Quelle situation augmente le risque de surdosage ou d’intolérance médicamenteuse par des mécanismes pharmacocinétiques et pharmacodynamiques ?

Une myopie corrigée par des lunettes
Une insuffisance rénale ou hépatique
Une vaccination réalisée plusieurs mois auparavant
Une fracture ancienne stabilisée

Une insuffisance rénale ou hépatique

Explication

L’insuffisance rénale ou hépatique peut modifier l’élimination et les effets des médicaments, comme l’enfance, le grand âge ou la grossesse. Le risque ne dépend donc pas d’une maladie unique, mais de plusieurs situations physiologiques ou pathologiques.

12. Lequel de ces médicaments appartient à la catégorie des médicaments à marge thérapeutique étroite nécessitant une sécurisation renforcée ?

Un antiacide local
L’insuline
Une solution antiseptique cutanée
Un émollient dermatologique

L’insuline

Explication

L’insuline possède une marge thérapeutique étroite, de sorte qu’une variation de dose peut entraîner des conséquences importantes. Un émollient dermatologique n’expose généralement pas au même type de risque pharmacologique systémique.

13. Une erreur de dosage due à une prescription mal rédigée relève principalement de quel type de facteur de risque médicamenteux ?

D’un facteur lié à la couleur du conditionnement
D’un facteur lié à son âge administratif
D’un facteur lié à la température du patient
D’un facteur lié aux pratiques et à l’organisation

D’un facteur lié aux pratiques et à l’organisation

Explication

Les erreurs de prescription appartiennent aux risques liés aux pratiques et à l’organisation des soins. Le conditionnement peut aussi contribuer à un risque, mais il ne correspond pas ici à la cause décrite.

14. Dans le modèle de Reason, lequel de ces domaines fait partie des huit domaines de causes potentielles d’une erreur médicamenteuse ?

La popularité du médicament
La spécialité commerciale préférée
La durée de conservation domestique
L’environnement de travail

L’environnement de travail

Explication

Le modèle de Reason inclut notamment l’environnement de travail, avec l’institution, l’organisation, l’équipe, le professionnel, le patient et les produits de santé. La popularité commerciale d’un médicament ne constitue pas l’un de ces domaines.

15. Quel enchaînement correspond aux cinq temps de l’administration d’un médicament ?

Diagnostiquer, programmer, observer, nettoyer, ranger
Prescrire, acheter, transporter, facturer, archiver
Informer, vacciner, réévaluer, facturer, supprimer
Préparer, contrôler, administrer, enregistrer, surveiller

Préparer, contrôler, administrer, enregistrer, surveiller

Explication

Les cinq temps sont la préparation extemporanée, le contrôle préalable, l’administration, l’enregistrement et la surveillance. La prescription ou l’achat peuvent appartenir au circuit du médicament, mais ne constituent pas ces cinq temps de l’administration.

16. Lors d’une administration, que vérifie la « bonne voie » dans la règle des 5B ?

L’heure planifiée pour donner le médicament
L’identité de la personne recevant le médicament
Le trajet prévu pour administrer le médicament
La quantité exacte de médicament à administrer

Le trajet prévu pour administrer le médicament

Explication

La bonne voie concerne le trajet d’administration, par exemple la voie orale, intraveineuse ou sous-cutanée. Elle se distingue de la bonne dose, qui correspond à la quantité administrée.

17. À quels moments le médicament doit-il être lu et contrôlé avant son administration ?

Au début du service, après le repas et avant la relève
À la commande, après la prise et lors du rangement du dossier
Au prélèvement, pendant la préparation et juste avant l’administration
Lors de la prescription, au transport et après la surveillance

Au prélèvement, pendant la préparation et juste avant l’administration

Explication

La lecture à trois moments réduit le risque d’erreur en permettant de vérifier plusieurs fois le nom, le dosage, la forme, l’aspect, la péremption et la voie. La lecture après la prise ne permettrait pas de prévenir une erreur déjà commise.

18. Une infirmière prépare un médicament qu’un collègue administrera ensuite : quelle règle est transgressée ?

La règle du renouvellement annuel des prescriptions
La règle de conservation à température ambiante
La règle de séparation des médicaments oraux
La règle d’or « Je prépare, j’administre »

La règle d’or « Je prépare, j’administre »

Explication

La règle d’or exige que le professionnel qui prépare le médicament soit celui qui l’administre. Cette exigence vise à assurer la continuité du contrôle et la responsabilité de l’administration.

19. Quelle situation correspond à la définition d’une erreur médicamenteuse ?

Une dose incorrecte donnée involontairement pendant les soins
Un refus délibéré de suivre une prescription après information
Une adaptation planifiée validée par le prescripteur
Une dose volontairement modifiée pour atteindre un objectif thérapeutique

Une dose incorrecte donnée involontairement pendant les soins

Explication

Une erreur médicamenteuse est non intentionnelle et peut survenir lors de la prescription, de la dispensation ou de l’administration. Une modification volontaire et validée relève d’une décision thérapeutique plutôt que d’une erreur.

20. À quel rang les erreurs médicamenteuses se situent-elles parmi les causes d’événements indésirables graves ?

Au troisième rang, après les actes invasifs et les infections liées aux soins
Au premier rang, avant les actes invasifs et les infections liées aux soins
Au quatrième rang, après les complications chirurgicales et les chutes
Au deuxième rang, après les infections liées aux soins et avant les actes invasifs

Au troisième rang, après les actes invasifs et les infections liées aux soins

Explication

Les erreurs médicamenteuses constituent la troisième cause d’événements indésirables graves, après les actes invasifs et les infections liées aux soins. Elles ne sont donc classées ni au premier ni au deuxième rang.

21. Selon la deuxième enquête ENEIS, quelle estimation concerne les événements indésirables graves associés aux erreurs médicamenteuses par an ?

60 000 à 130 000, dont 15 000 à 60 000 évitables
600 000 à 1 300 000, dont 150 000 à 600 000 évitables
6 000 à 13 000, dont 1 500 à 6 000 évitables
160 000 à 230 000, dont 50 000 à 90 000 évitables

60 000 à 130 000, dont 15 000 à 60 000 évitables

Explication

La deuxième enquête ENEIS estime à 60 000–130 000 le nombre annuel d’événements indésirables graves associés aux erreurs médicamenteuses, dont 15 000–60 000 évitables. Les autres fourchettes modifient l’ordre de grandeur rapporté par l’enquête.

22. Quel est l’objectif principal d’une REMED ?

Analyser collectivement une erreur pour définir des actions concrètes de sécurisation
Comparer les dépenses de médicaments entre plusieurs unités de soins
Désigner individuellement le professionnel responsable afin de prononcer une sanction
Remplacer la déclaration d’un événement par une décision médicale immédiate

Analyser collectivement une erreur pour définir des actions concrètes de sécurisation

Explication

La REMED est une revue collective, rétrospective, systémique, structurée et non culpabilisante qui vise des actions concrètes de sécurisation. Elle cherche donc à comprendre les facteurs contributifs plutôt qu’à organiser une mise en cause individuelle.

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Qu'est-ce que le bon usage d'un médicament ?

Un usage conforme aux données scientifiques avec le meilleur rapport bénéfice/risque au moindre coût.

Qu'impose le bon usage concernant les indications et contre-indications ?

Il doit respecter les indications et contre-indications.

Qu'est-ce que l'utilisation sécurisée d'un médicament ?

Réaliser prescription, dispensation et administration selon la règle des 5B.

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