QCM : Classifications et psychologie clinique — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet central de la psychologie clinique ?

Étudier les mécanismes biologiques des maladies psychiatriques
Mesurer la fréquence des troubles dans une population donnée
Décrire et classer les troubles mentaux selon leur évolution
Intervenir et aider des personnes en demande ou en souffrance

Intervenir et aider des personnes en demande ou en souffrance

Explication

La psychologie clinique est une discipline et une profession centrées sur l’intervention et l’aide auprès de personnes en demande ou en souffrance. La description et la classification des troubles relèvent plutôt de la psychopathologie.

2. Quelle activité caractérise principalement la psychopathologie ?

Accompagner une personne dans une demande d’aide individuelle
Adapter une intervention aux habitudes de vie d’un patient
Organiser des entretiens pour soutenir une décision thérapeutique
Étudier les troubles mentaux, leurs mécanismes et leur évolution

Étudier les troubles mentaux, leurs mécanismes et leur évolution

Explication

La psychopathologie étudie les troubles mentaux sous l’angle de leur description, de leur classification, de leurs mécanismes et de leur évolution. L’accompagnement direct d’une personne en souffrance correspond davantage à la psychologie clinique.

3. Dans quel ordre général s’enchaînent les étapes de la démarche du psychologue clinicien ?

Intervention, diagnostic, puis demande et analyse de la situation
Évaluation, traitement, puis formulation de la demande initiale
Demande, évaluation ou investigation, puis intervention ou traitement
Classification, demande, puis investigation avant toute évaluation

Demande, évaluation ou investigation, puis intervention ou traitement

Explication

La démarche commence par la demande, se poursuit par l’évaluation ou l’investigation, puis conduit à une intervention ou à un traitement approprié. L’intervention ne précède donc pas l’évaluation de la situation.

4. Quelle différence distingue le diagnostic psychiatrique du diagnostic psychologique ?

Le premier classe le trouble, tandis que le second le resitue dans la singularité du sujet
Le premier décrit l’histoire du sujet, tandis que le second mesure la prévalence du trouble
Le premier analyse le fonctionnement psychologique, tandis que le second repère les symptômes généraux
Le premier propose une thérapie, tandis que le second établit une classification médicale

Le premier classe le trouble, tandis que le second le resitue dans la singularité du sujet

Explication

Le diagnostic psychiatrique identifie le trouble à partir de classifications, tandis que le diagnostic psychologique l’interprète dans l’histoire, le mode de vie et le fonctionnement singulier du sujet. La mesure de la prévalence appartient à une autre fonction des classifications.

5. Pourquoi l’évaluation occupe-t-elle une place centrale dans la démarche clinique ?

Parce qu’elle rassemble les informations nécessaires à une intervention appropriée
Parce qu’elle remplace l’intervention lorsque la souffrance est identifiée
Parce qu’elle établit des indicateurs de morbidité pour la santé publique
Parce qu’elle attribue chaque personne à une classe diagnostique déterminée

Parce qu’elle rassemble les informations nécessaires à une intervention appropriée

Explication

L’évaluation rassemble les informations nécessaires pour mettre en place une intervention adaptée à la situation. Elle prépare donc l’intervention, mais ne la remplace pas et ne se réduit pas à une classification.

6. Qu’est-ce qu’une classification dans le domaine psychiatrique ?

Une mesure statistique de la fréquence des troubles dans une population
Une interprétation individuelle des troubles à partir de l’histoire personnelle
Une organisation de phénomènes en classes regroupant des caractéristiques communes
Une procédure d’intervention destinée à réduire la souffrance psychique

Une organisation de phénomènes en classes regroupant des caractéristiques communes

Explication

Une classification met en ordre une multiplicité de phénomènes en les rangeant dans des classes qui regroupent des éléments ayant des caractéristiques communes. La fréquence des troubles relève plutôt de la mesure de la prévalence.

7. Quelle distinction oppose la systématisation au diagnostic dans un système de classification ?

La systématisation mesure la prévalence, tandis que le diagnostic calcule la mortalité
La systématisation organise les phénomènes, tandis que le diagnostic les attribue à des classes
La systématisation explique l’origine des troubles, tandis que le diagnostic prévoit leur évolution
La systématisation traite les patients, tandis que le diagnostic décrit leurs conditions de vie

La systématisation organise les phénomènes, tandis que le diagnostic les attribue à des classes

Explication

La systématisation met en ordre les phénomènes psychiques, alors que le diagnostic attribue les phénomènes ou les individus aux classes correspondantes. Les autres propositions confondent ces fonctions avec des objectifs statistiques ou cliniques.

8. À quoi peut servir le diagnostic psychiatrique dans le domaine de la santé publique ?

À déterminer les mécanismes psychiques propres à chaque individu
À fournir des données sur la morbidité et la mortalité liées aux troubles
À décrire la singularité d’un sujet dans son histoire personnelle
À remplacer l’évaluation avant la mise en place d’un traitement

À fournir des données sur la morbidité et la mortalité liées aux troubles

Explication

Le diagnostic psychiatrique contribue à fournir des données de santé publique sur la morbidité et la mortalité, en plus d’orienter les traitements et les recherches. La description de la singularité d’un sujet relève davantage du diagnostic psychologique.

9. Quelle distinction caractérise le mieux les classifications catégorielle et dimensionnelle des troubles ?

La classification catégorielle compare deux évaluateurs, tandis que la classification dimensionnelle compare deux moments.
La classification catégorielle décrit des profils, tandis que la classification dimensionnelle recherche une cause commune.
La classification catégorielle mesure une intensité, tandis que la classification dimensionnelle attribue une classe oui/non.
La classification catégorielle attribue une classe oui/non, tandis que la classification dimensionnelle situe une intensité.

La classification catégorielle attribue une classe oui/non, tandis que la classification dimensionnelle situe une intensité.

Explication

La classification catégorielle répartit les troubles dans des classes présentes ou absentes, alors que la classification dimensionnelle indique leur degré d’intensité. La description par profils correspond à la classification typologique, et non à ces deux approches.

10. Un psychiatre pose un diagnostic, puis un autre psychiatre évalue le même patient au même moment : quelle qualité est principalement mesurée ?

La validité étiologique
La stabilité temporelle
La fidélité inter-juges
La validité prédictive

La fidélité inter-juges

Explication

La fidélité inter-juges mesure l’accord entre plusieurs évaluateurs examinant le même patient. La stabilité temporelle comparerait le diagnostic obtenu à deux moments différents.

11. Une classification regroupe des patients parce qu’ils partagent la même cause de leur trouble : quelle validité est principalement recherchée ?

La validité prédictive
La fidélité inter-juges
La validité étiologique
La validité concourante

La validité étiologique

Explication

La validité étiologique suppose que les malades d’une même classe aient une étiologie commune. La validité prédictive porte sur les prévisions issues du diagnostic, tandis que la validité concourante concerne des traits caractéristiques extérieurs au diagnostic.

12. Quelle organisation élabore et coordonne la Classification internationale des maladies ?

L’Organisation internationale du travail
La Fédération mondiale de neurologie
L’Organisation mondiale de la santé
L’American Psychiatric Association

L’Organisation mondiale de la santé

Explication

La Classification internationale des maladies est élaborée sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé, qui coordonne ses adaptations et son usage. L’American Psychiatric Association publie plutôt le DSM.

13. En quelle année la sixième édition de la Classification internationale des maladies a-t-elle introduit une section consacrée aux troubles psychiques ?

En 1980
En 2018
En 1952
En 1948

En 1948

Explication

La CIM-6, publiée en 1948, a introduit la section F consacrée aux troubles psychiques. Le chapitre 6 consacré aux troubles mentaux appartient à une évolution beaucoup plus récente de la classification.

14. Quelle proposition décrit correctement l’évolution liée à la CIM-11 ?

Publiée en 1948, elle est entrée en vigueur en 1952 et a créé la section F des troubles psychiques.
Publiée en 1980, elle est entrée en vigueur en 1990 et a remplacé le chapitre 6 par une section F.
Publiée en 2022, elle est entrée en vigueur en 2018 et a conservé la section F pour les troubles mentaux.
Publiée en 2018, elle est entrée en vigueur en 2022 et a remplacé la section F par le chapitre 6.

Publiée en 2018, elle est entrée en vigueur en 2022 et a remplacé la section F par le chapitre 6.

Explication

La CIM-11 a été publiée le 18 juin 2018, puis est officiellement entrée en vigueur en 2022; elle utilise le chapitre 6 pour les troubles mentaux, comportementaux et neurodéveloppementaux. La section F appartient à une organisation antérieure de la CIM.

15. En quelle année le DSM I a-t-il été publié ?

En 1980
En 1948
En 1844
En 1952

En 1952

Explication

Le DSM I a été publié en 1952, après la transformation du Medical 203 en système de classification diagnostique destiné aux professionnels de la santé mentale. L’année 1844 renvoie à un prédécesseur statistique de l’American Psychiatric Association, et non au DSM I.

16. Quelle caractéristique appartenait au DSM II ?

Il introduisait cinq axes et une évaluation globale du fonctionnement de 0 à 100.
Il abandonnait l’inspiration psychanalytique et adoptait une approche descriptive a-théorique.
Il incluait la névrose et classait l’homosexualité comme un trouble psychique.
Il rapprochait sa structure de la CIM grâce à une organisation multiaxiale.

Il incluait la névrose et classait l’homosexualité comme un trouble psychique.

Explication

Le DSM II restait d’inspiration psychanalytique, incluait la névrose et considérait alors l’homosexualité comme un trouble psychique. L’approche descriptive et multiaxiale est associée au DSM III, publié plus tard.

17. Quelle innovation majeure le DSM III, publié en 1980, a-t-il introduite ?

Une approche descriptive et a-théorique accompagnée d’une organisation multiaxiale.
Une classification des maladies physiques et mentales réparties en vingt-six chapitres.
Une approche psychanalytique centrée sur la névrose comme structure psychique.
Une section F consacrée aux troubles psychiques dans une classification internationale.

Une approche descriptive et a-théorique accompagnée d’une organisation multiaxiale.

Explication

Le DSM III a introduit en 1980 une approche descriptive et a-théorique ainsi qu’une organisation multiaxiale, afin d’améliorer la validité diagnostique et la recherche. La section F et les vingt-six chapitres relèvent de la CIM, tandis que la névrose caractérisait davantage les éditions antérieures du DSM.

18. Quelle caractéristique définit le mieux un trouble mental selon le DSM-5 ?

Une réaction émotionnelle intense considérée comme normale dans un contexte culturel donné
Un désaccord persistant avec les règles collectives ou les attentes de l’entourage
Un syndrome marqué par une perturbation cliniquement significative liée à un dysfonctionnement individuel
Un comportement inhabituel qui s’écarte des habitudes sociales sans autre conséquence

Un syndrome marqué par une perturbation cliniquement significative liée à un dysfonctionnement individuel

Explication

Le DSM-5 définit le trouble mental comme un syndrome impliquant une perturbation cliniquement significative de la cognition, de la régulation émotionnelle ou du comportement et reflétant un dysfonctionnement. Une réaction culturelle attendue à un stress ne constitue pas, à elle seule, un trouble mental.

19. Dans quelle situation le DSM-5 peut-il considérer une déviation sociale comme relevant d’un trouble mental ?

Lorsqu’elle provoque un désaccord avec les normes du groupe
Lorsqu’elle exprime une réponse culturellement approuvée à une perte
Lorsqu’elle résulte d’un dysfonctionnement individuel identifié
Lorsqu’elle est perçue comme inhabituelle par plusieurs proches

Lorsqu’elle résulte d’un dysfonctionnement individuel identifié

Explication

Le DSM-5 peut retenir un trouble lorsque le comportement socialement déviant découle d’un dysfonctionnement individuel. Une réponse culturellement approuvée à un stress ou à une perte n’est pas assimilée à un trouble mental en tant que telle.

20. Quelle modification caractérise la présentation des troubles dans le DSM-5 ?

La suppression des considérations développementales et culturelles du diagnostic
Le remplacement de la présentation axiale par une présentation non axiale
Le remplacement des facteurs contextuels par une classification fondée sur le genre
Le regroupement du degré d’incapacité avec les critères diagnostiques principaux

Le remplacement de la présentation axiale par une présentation non axiale

Explication

Le DSM-5 a abandonné la présentation axiale au profit d’une présentation non axiale et distingue les facteurs psychosociaux, contextuels et le degré d’incapacité. Il conserve aussi des considérations développementales, culturelles et de genre.

21. Quelle différence méthodologique oppose le DSM-5 à la CIM-11 ?

Le DSM-5 décrit principalement les incapacités, tandis que la CIM-11 mesure surtout les symptômes cognitifs
Le DSM-5 privilégie une description globale souple, tandis que la CIM-11 impose des critères diagnostiques plus stricts
Le DSM-5 classe les troubles selon leur contexte culturel, tandis que la CIM-11 les classe selon leur fréquence
Le DSM-5 privilégie des critères diagnostiques stricts, tandis que la CIM-11 adopte une description globale plus souple

Le DSM-5 privilégie des critères diagnostiques stricts, tandis que la CIM-11 adopte une description globale plus souple

Explication

Les deux classifications ont souvent des contenus et des catégories proches, mais le DSM-5 s’appuie sur des critères diagnostiques stricts. La CIM-11 adopte une approche descriptive globale et plus souple, plutôt qu’un ensemble de critères aussi strictement délimités.

22. Quel élément distingue la frénésie alimentaire décrite dans le DSM-5 de la boulimie nerveuse ?

La présence d’une restriction alimentaire régulière destinée à contrôler les épisodes
L’absence de perte de contrôle pendant l’absorption d’une grande quantité de nourriture
L’apparition d’épisodes uniquement en réaction à une pression sociale importante
L’absence de comportements compensatoires réguliers visant à prévenir la prise de poids

L’absence de comportements compensatoires réguliers visant à prévenir la prise de poids

Explication

Dans le DSM-5, la frénésie alimentaire comprend une perte de contrôle et une détresse marquée, sans comportements compensatoires réguliers. La présence de tels comportements oriente plutôt vers la boulimie nerveuse, tandis que la perte de contrôle fait partie de la frénésie alimentaire.

23. Comment la CIM-11 caractérise-t-elle la frénésie alimentaire ?

Par des épisodes accompagnés de comportements compensatoires réguliers destinés à empêcher la prise de poids
Par une prise alimentaire importante sans détresse ni conséquence notable sur le fonctionnement
Par une absorption rapide sans perte de contrôle, mais avec une forte préoccupation corporelle
Par des épisodes récurrents avec perte subjective de contrôle, émotions négatives et détresse significative, sans compensation régulière

Par des épisodes récurrents avec perte subjective de contrôle, émotions négatives et détresse significative, sans compensation régulière

Explication

La CIM-11 associe la frénésie alimentaire à une perte subjective de contrôle, à des émotions négatives et à une détresse ou une déficience significative, sans comportements compensatoires réguliers. Les comportements destinés à prévenir la prise de poids ne correspondent donc pas à cette définition.

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Qu'est-ce que la psychologie clinique ?

Une discipline et profession d'intervention et d'aide auprès de personnes en demande ou souffrance.

Comment la psychologie clinique se distingue-t-elle de la psychiatrie ?

Elle se distingue notamment de la psychiatrie.

Que décrit la psychopathologie ?

Les troubles mentaux sous l’angle de leur description, classification, mécanismes et évolution.

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Consultez la fiche de révision complète sur Classifications et psychologie clinique.

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