QCM : Communication nerveuse et motricité (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle succession de phénomènes constitue un potentiel d’action après une stimulation efficace ?

Une dépolarisation suivie d’un maintien permanent de cette polarisation
Une hyperpolarisation suivie d’une absence de variation membranaire
Une dépolarisation suivie d’une repolarisation
Une repolarisation suivie d’une dépolarisation

Une dépolarisation suivie d’une repolarisation

Explication

Après une stimulation d’intensité efficace, le potentiel d’action comprend une dépolarisation puis une repolarisation. Une repolarisation initiale inverse l’ordre de ces phases.

2. Après la transmission à la plaque motrice, quel événement déclenche la contraction musculaire ?

Le potentiel d’action musculaire ferme les canaux calciques du réticulum sarcoplasmique, qui capte des ions Ca²⁺.
Le potentiel d’action musculaire ouvre les canaux calciques du réticulum sarcoplasmique, qui libère des ions Ca²⁺.
Le potentiel d’action musculaire ouvre les canaux sodiques du réticulum sarcoplasmique, qui libère des ions Na⁺.
L’acétylcholine ouvre les canaux calciques de la membrane nerveuse, qui libère des ions Ca²⁺ dans le muscle.

Le potentiel d’action musculaire ouvre les canaux calciques du réticulum sarcoplasmique, qui libère des ions Ca²⁺.

Explication

Le potentiel d’action musculaire ouvre les canaux calciques du réticulum sarcoplasmique, entraînant la libération de Ca²⁺ et la contraction. La fermeture de ces canaux et la capture du calcium décrivent le sens opposé au mécanisme indiqué.

3. Pourquoi un réflexe myotatique est-il généralement plus rapide qu’un mouvement volontaire ?

Il est contrôlé par le cerveau, tandis que le mouvement volontaire dépend de la moelle épinière.
Il ne mobilise aucun neurone sensoriel, contrairement au mouvement volontaire.
Il est déclenché par les muscles, tandis que le mouvement volontaire est déclenché par la moelle épinière.
Il est contrôlé par la moelle épinière, tandis que le mouvement volontaire dépend du cerveau.

Il est contrôlé par la moelle épinière, tandis que le mouvement volontaire dépend du cerveau.

Explication

Le réflexe myotatique est pris en charge par la moelle épinière, ce qui le rend plus rapide qu’une contraction volontaire contrôlée par le cerveau. Inverser les rôles du cerveau et de la moelle épinière constitue une confusion entre les deux voies de contrôle.

4. Quelle réponse caractérise un réflexe myotatique ?

La contraction involontaire d’un muscle en réponse à une stimulation visuelle
Le relâchement volontaire d’un muscle en réponse à sa contraction
Le déplacement volontaire d’un membre après une stimulation cutanée
La contraction involontaire d’un muscle en réponse à son étirement

La contraction involontaire d’un muscle en réponse à son étirement

Explication

Le réflexe myotatique correspond à la contraction involontaire du muscle étiré. Une réponse volontaire à une stimulation sensorielle relève d’un autre mécanisme.

5. Comment l’entraînement régulier d’un même geste peut-il améliorer sa réalisation ?

Il transforme les signaux successifs d’une fibre en signaux simultanés de fibres différentes
Il sollicite régulièrement les mêmes fibres, renforçant l’importance de la zone concernée
Il réduit l’activité de la zone sollicitée, ce qui diminue progressivement les erreurs du geste
Il remplace les motoneurones par des fibres musculaires capables de produire le message

Il sollicite régulièrement les mêmes fibres, renforçant l’importance de la zone concernée

Explication

La sollicitation régulière des mêmes fibres nerveuses par l’entraînement ou l’apprentissage renforce l’importance de la zone sollicitée et améliore le geste. Une réduction de l’activité de cette zone n’est pas le mécanisme décrit.

6. Pourquoi une lésion de la moelle épinière peut-elle entraîner une paralysie ?

Elle peut déplacer les corps cellulaires des neurones vers la substance blanche
Elle peut transformer les signaux moteurs en messages sensoriels dans le cervelet
Elle peut bloquer la transmission de l’information motrice vers les motoneurones concernés
Elle peut accélérer la transmission motrice et provoquer une contraction musculaire prolongée

Elle peut bloquer la transmission de l’information motrice vers les motoneurones concernés

Explication

Une lésion de la moelle épinière peut interrompre le trajet de l’information motrice et empêcher la commande d’atteindre les motoneurones, ce qui peut causer une paralysie. Une accélération de la transmission n’est pas le mécanisme décrit pour expliquer cette conséquence.

7. Que décrit le potentiel de repos d’une membrane nerveuse ?

Une différence de potentiel maintenant l’intérieur de la cellule positif par rapport à l’extérieur
Une égalité de potentiel entre les milieux intracellulaire et extracellulaire
Une différence de potentiel maintenant l’intérieur de la cellule négatif par rapport à l’extérieur
Une inversion transitoire de polarité provoquée par une stimulation efficace

Une différence de potentiel maintenant l’intérieur de la cellule négatif par rapport à l’extérieur

Explication

Au repos, la différence de potentiel membranaire maintient le milieu intracellulaire polarisé négativement par rapport au milieu extracellulaire. L’inversion de polarité correspond à une phase transitoire associée au potentiel d’action, et non au potentiel de repos.

8. Plusieurs fibres excitatrices et inhibitrices transmettent des signaux au même instant à un motoneurone : quel mécanisme les combine ?

La sommation temporelle, qui combine des signaux successifs d’une même fibre
La plasticité cérébrale, qui crée de nouvelles connexions entre les fibres
La commande volontaire, qui transmet un signal moteur par la moelle épinière
La sommation spatiale, qui combine des informations issues de fibres différentes

La sommation spatiale, qui combine des informations issues de fibres différentes

Explication

La sommation spatiale additionne des informations provenant de fibres différentes reçues au même instant afin d’estimer la réponse du motoneurone. La sommation temporelle concerne plutôt des signaux successifs transmis par une même fibre.

9. Deux stimulations dépassent le seuil d’excitation, mais l’une est plus intense : que prévoit la loi du tout ou rien pour l’amplitude des potentiels d’action ?

L’amplitude est plus grande pour la stimulation la plus intense.
Un potentiel d’action apparaît seulement avec la stimulation la plus intense.
L’amplitude est plus faible pour la stimulation la plus intense.
L’amplitude reste constante pour les deux stimulations.

L’amplitude reste constante pour les deux stimulations.

Explication

Dès que le seuil est atteint, le potentiel d’action apparaît avec une amplitude constante, même si la stimulation devient plus intense. L’intensité supérieure se traduit par une fréquence accrue des potentiels d’action, et non par une amplitude plus grande.

10. Quelle distinction décrit correctement la substance blanche et la substance grise ?

La substance blanche contient des motoneurones, tandis que la substance grise contient des cellules immunitaires
La substance blanche contient des prolongements neuronaux, tandis que la substance grise contient les corps cellulaires
La substance blanche contient des cellules de soutien, tandis que la substance grise contient des gaines de myéline
La substance blanche contient des corps cellulaires, tandis que la substance grise contient les prolongements neuronaux

La substance blanche contient des prolongements neuronaux, tandis que la substance grise contient les corps cellulaires

Explication

La substance blanche est constituée des prolongements cytoplasmiques des neurones, alors que la substance grise contient leurs corps cellulaires. L’idée inverse correspond à une confusion fréquente entre les deux tissus.

11. Une substance se fixe sur les récepteurs d’un neurotransmetteur et produit une action similaire à la sienne : comment la classe-t-on ?

Comme un antagoniste, qui produit une action similaire à celle du neurotransmetteur
Comme un inhibiteur de recapture, qui bloque nécessairement l’activité du récepteur
Comme un agoniste, dont l’action ressemble à celle du neurotransmetteur
Comme un neurotransmetteur naturel, produit par l’élément postsynaptique

Comme un agoniste, dont l’action ressemble à celle du neurotransmetteur

Explication

Un agoniste a une structure proche de celle d’un neurotransmetteur et produit une action similaire en se fixant sur ses récepteurs. Un antagoniste se distingue précisément par le fait qu’il ne produit pas cette action similaire.

12. Des signaux successifs arrivent rapidement par une même fibre nerveuse : quel type de sommation permet d’estimer la réponse adaptée du motoneurone ?

La sommation spatiale, qui additionne au même instant les signaux de fibres différentes
La transmission motrice, qui conduit un message de l’aire cérébrale au muscle
La plasticité cérébrale, qui renforce une zone activée par l’apprentissage
La sommation temporelle, qui additionne les signaux d’une même fibre sur une courte durée

La sommation temporelle, qui additionne les signaux d’une même fibre sur une courte durée

Explication

La sommation temporelle additionne les informations provenant d’une même fibre sur une courte durée pour estimer une réponse d’activation ou d’inhibition. La sommation spatiale combine, elle, des informations provenant de fibres différentes.

13. Qu’est-ce qui caractérise un psychotrope au niveau cérébral ?

C’est une fibre qui conduit les messages cérébraux jusqu’aux muscles
C’est une cellule nerveuse qui transmet les neurotransmetteurs d’un neurone à un autre
C’est une substance qui agit sur le fonctionnement du cerveau en se fixant sur des récepteurs spécifiques
C’est une substance qui produit des neurotransmetteurs avant leur libération dans la synapse

C’est une substance qui agit sur le fonctionnement du cerveau en se fixant sur des récepteurs spécifiques

Explication

Un psychotrope est une substance qui peut intervenir dans le fonctionnement du cerveau en se fixant sur des récepteurs spécifiques aux neurotransmetteurs cérébraux. Une cellule nerveuse transmet des messages, mais elle n’est pas une substance psychotrope.

14. Comment une fibre nerveuse code-t-elle une stimulation plus intense ?

En diminuant la fréquence des potentiels d’action
En augmentant la fréquence des potentiels d’action
En augmentant l’amplitude de chaque potentiel d’action
En allongeant la durée de chaque potentiel d’action

En augmentant la fréquence des potentiels d’action

Explication

L’intensité de la stimulation est codée par la fréquence : une stimulation plus intense entraîne davantage de potentiels d’action par unité de temps. L’amplitude de chaque potentiel d’action reste constante au-delà du seuil.

15. Quelle conséquence peut résulter d’une prise répétée de psychotropes, en plus de perturbations comme les hallucinations ?

Une augmentation de la myéline, tandis que les hallucinations proviennent de la création de nouvelles connexions
Une accoutumance ou une addiction, tandis que les hallucinations relèvent d’une perturbation de l’activité cérébrale
Une disparition de l’activité des circuits de récompense, tandis que les hallucinations résultent de leur renforcement
Une paralysie due à la destruction des motoneurones, tandis que les hallucinations résultent d’une lésion médullaire

Une accoutumance ou une addiction, tandis que les hallucinations relèvent d’une perturbation de l’activité cérébrale

Explication

La prise répétée de psychotropes peut entraîner une accoutumance ou une addiction, alors que les hallucinations résultent d’une perturbation de l’activité cérébrale. La paralysie liée à une lésion du trajet moteur est un phénomène distinct.

16. Dans l’arc réflexe myotatique, où se trouvent respectivement le neurone sensoriel et le neurone moteur ?

Le neurone sensoriel se trouve dans le ganglion rachidien et le neurone moteur dans la substance grise médullaire.
Les deux neurones se trouvent dans la substance grise médullaire, avec des prolongements vers le muscle.
Les deux neurones se trouvent dans le ganglion rachidien, avec des prolongements vers la moelle épinière.
Le neurone sensoriel se trouve dans la substance grise médullaire et le neurone moteur dans le ganglion rachidien.

Le neurone sensoriel se trouve dans le ganglion rachidien et le neurone moteur dans la substance grise médullaire.

Explication

Dans cet arc réflexe, le neurone sensoriel est situé dans le ganglion rachidien et le neurone moteur dans la substance grise de la moelle épinière. L’option qui échange leurs localisations attribue à chaque neurone le lieu de l’autre.

17. Lors d’un mouvement volontaire, quel trajet suit l’information motrice vers les motoneurones concernés ?

Elle part du tronc cérébral et remonte vers les neurones pyramidaux avant d’atteindre les motoneurones
Elle part des neurones pyramidaux de l’aire motrice primaire et descend par la moelle épinière
Elle part du cervelet et rejoint directement les fibres musculaires sans passer par la moelle
Elle part des motoneurones et remonte par la moelle épinière vers l’aire motrice primaire

Elle part des neurones pyramidaux de l’aire motrice primaire et descend par la moelle épinière

Explication

La commande volontaire part des neurones pyramidaux de l’aire motrice primaire et descend par la moelle épinière jusqu’aux motoneurones concernés. Le trajet proposé depuis les motoneurones inverse le sens de cette commande.

18. Quel rôle joue l’acétylcholine à la synapse neuromusculaire ?

Elle est libérée par la membrane musculaire et se fixe à des récepteurs de la terminaison nerveuse.
Elle est libérée dans la fente synaptique et se fixe à des récepteurs du réticulum sarcoplasmique.
Elle est libérée dans la fente synaptique et se fixe à des récepteurs spécifiques de la membrane musculaire.
Elle est libérée dans la fente synaptique et se fixe à des récepteurs spécifiques de la membrane du neurone moteur.

Elle est libérée dans la fente synaptique et se fixe à des récepteurs spécifiques de la membrane musculaire.

Explication

À la synapse neuromusculaire, l’acétylcholine est libérée dans la fente et se fixe sur des récepteurs spécifiques de la membrane musculaire. La membrane du neurone moteur est du côté présynaptique, et non la membrane cible de cette fixation.

19. Quel type de communication distingue une synapse neuro-neuronique d’une synapse neuro-musculaire ?

La première transmet d’un neurone à un muscle, tandis que la seconde transmet entre deux neurones.
La première transmet entre deux neurones, tandis que la seconde transmet entre deux muscles.
La première transmet entre deux neurones, tandis que la seconde transmet d’un neurone à un muscle.
La première transmet entre deux muscles, tandis que la seconde transmet d’un muscle à un neurone.

La première transmet entre deux neurones, tandis que la seconde transmet d’un neurone à un muscle.

Explication

Une synapse neuro-neuronique relie deux neurones, alors qu’une synapse neuro-musculaire transmet l’information d’un neurone à un muscle. La confusion la plus plausible consiste à intervertir ces deux types de connexion.

20. Quel enchaînement décrit le passage du signal à travers une synapse chimique ?

Les vésicules libèrent des neurotransmetteurs par exocytose dans la fente, puis ceux-ci se fixent à des récepteurs postsynaptiques spécifiques.
Les vésicules libèrent des neurotransmetteurs dans la cellule postsynaptique, puis ceux-ci se fixent aux récepteurs présynaptiques.
Les récepteurs libèrent des neurotransmetteurs par exocytose dans la fente, puis les vésicules les captent du côté postsynaptique.
Les neurotransmetteurs traversent la fente sans être libérés par les vésicules, puis déclenchent l’ouverture des récepteurs présynaptiques.

Les vésicules libèrent des neurotransmetteurs par exocytose dans la fente, puis ceux-ci se fixent à des récepteurs postsynaptiques spécifiques.

Explication

Les vésicules présynaptiques libèrent les neurotransmetteurs par exocytose dans la fente, et ceux-ci se lient ensuite à des récepteurs spécifiques de l’élément postsynaptique. L’option qui attribue la libération aux récepteurs inverse les rôles des éléments présynaptiques et postsynaptiques.

21. Quel effet synaptique peut produire un psychotrope qui empêche la recapture ou la destruction des neurotransmetteurs ?

Il interrompt la stimulation postsynaptique en accélérant l’élimination des neurotransmetteurs
Il empêche les neurotransmetteurs de se fixer sur leurs récepteurs avant leur libération
Il transforme les récepteurs postsynaptiques en cellules qui produisent des neurotransmetteurs
Il prolonge la stimulation de l’élément postsynaptique dans la fente synaptique

Il prolonge la stimulation de l’élément postsynaptique dans la fente synaptique

Explication

En empêchant la recapture ou la destruction des neurotransmetteurs, certains psychotropes prolongent la stimulation de l’élément postsynaptique. Une élimination accélérée aurait l’effet opposé et ne correspond pas à ce mécanisme.

22. Que désigne la plasticité cérébrale ?

La capacité du cerveau à transmettre les messages moteurs par la moelle épinière
La capacité du cerveau à créer de nouvelles connexions nerveuses
La capacité d’une synapse à détruire les neurotransmetteurs après leur libération
La capacité d’un motoneurone à commander plusieurs fibres musculaires

La capacité du cerveau à créer de nouvelles connexions nerveuses

Explication

La plasticité cérébrale désigne la capacité du cerveau à créer de nouvelles connexions nerveuses. La transmission motrice par la moelle relève d’un autre mécanisme et ne définit pas cette capacité.

23. Quelles sont les trois grandes parties de l’encéphale, et quel rôle joue principalement le tronc cérébral ?

Le cerveau, le cortex et les motoneurones, qui coordonne principalement les réflexes
Le cerveau, la moelle épinière et le cervelet, qui produit principalement les mouvements
Le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral, qui transmet principalement l’information
Le cervelet, le tronc cérébral et la moelle épinière, qui élabore principalement les perceptions

Le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral, qui transmet principalement l’information

Explication

L’encéphale comprend le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral, qui sert majoritairement à transmettre l’information. La moelle épinière participe aux voies nerveuses, mais elle ne fait pas partie des trois grandes parties de l’encéphale.

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Qu’est-ce que le réflexe myotatique ?

La contraction involontaire d’un muscle en réponse à son étirement.

Quel contrôle et quelle rapidité caractérisent le réflexe myotatique par rapport à la contraction volontaire ?

Il est contrôlé par la moelle épinière et plus rapide.

Où se trouve le neurone sensoriel du réflexe myotatique ?

Dans le ganglion rachidien.

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