QCM : Corticothérapie et surveillance infirmière — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant les propriétés générales des corticoïdes, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les corticoïdes diminuent notamment la production de prostaglandines inflammatoires.
Les corticoïdes sont des hormones stéroïdes naturelles produites par l’organisme.
Les corticoïdes augmentent l’infiltration des cellules inflammatoires dans les tissus.
Les corticoïdes sont des hormones stéroïdes de synthèse à effet immunomodulateur.
Les corticoïdes réduisent la production de cytokines pro-inflammatoires.

Les corticoïdes diminuent notamment la production de prostaglandines inflammatoires. · Les corticoïdes sont des hormones stéroïdes de synthèse à effet immunomodulateur. · Les corticoïdes réduisent la production de cytokines pro-inflammatoires.

Explication

Les corticoïdes sont des hormones stéroïdes de synthèse utilisées pour leurs effets anti-inflammatoires et immunomodulateurs. Ils diminuent notamment les cytokines, les prostaglandines et l’infiltration des cellules inflammatoires ; leur nature n’est pas celle d’hormones stéroïdes naturelles.

2. Le mécanisme cellulaire d’action des corticoïdes comprend :

Une liaison initiale au récepteur glucocorticoïde cytoplasmique.
Une migration du complexe récepteur-corticoïde vers le noyau.
Une fixation du complexe sur l’ADN entraînant une modification génique.
Une modification de l’expression génique directement déclenchée dans le cytoplasme.
Une diffusion du corticoïde à travers la membrane cellulaire.

Une liaison initiale au récepteur glucocorticoïde cytoplasmique. · Une migration du complexe récepteur-corticoïde vers le noyau. · Une fixation du complexe sur l’ADN entraînant une modification génique. · Une diffusion du corticoïde à travers la membrane cellulaire.

Explication

Le corticoïde traverse la membrane, se lie au récepteur cytoplasmique, puis le complexe gagne le noyau et agit sur l’ADN. La modification de l’expression génique se déroule donc au niveau nucléaire, après la liaison initiale dans le cytoplasme.

3. Parmi les effets anti-inflammatoires des corticoïdes, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une réduction de la production de prostaglandines inflammatoires.
Une stimulation de la production des principaux médiateurs pro-inflammatoires.
Une limitation de l’infiltration des cellules inflammatoires.
Une diminution de la production de cytokines pro-inflammatoires.
Une augmentation de l’infiltration des cellules inflammatoires dans les tissus.

Une réduction de la production de prostaglandines inflammatoires. · Une limitation de l’infiltration des cellules inflammatoires. · Une diminution de la production de cytokines pro-inflammatoires.

Explication

Les corticoïdes exercent une action anti-inflammatoire en réduisant les cytokines, les prostaglandines et l’infiltration cellulaire. Ils ne stimulent pas ces phénomènes et n’augmentent pas la production des médiateurs pro-inflammatoires.

4. Concernant la puissance anti-inflammatoire relative des principales molécules, quelles sont les réponses exactes ?

La méthylprednisolone présente une puissance relative égale à 5.
L’hydrocortisone possède une puissance anti-inflammatoire relative égale à 1.
La puissance anti-inflammatoire relative correspond à l’activité minéralocorticoïde.
La prednisone et la prednisolone ont une puissance relative égale à 4.
La dexaméthasone et la bétaméthasone ont une puissance relative comprise entre 25 et 30.

La méthylprednisolone présente une puissance relative égale à 5. · L’hydrocortisone possède une puissance anti-inflammatoire relative égale à 1. · La prednisone et la prednisolone ont une puissance relative égale à 4. · La dexaméthasone et la bétaméthasone ont une puissance relative comprise entre 25 et 30.

Explication

La puissance relative vaut 1 pour l’hydrocortisone, 4 pour la prednisone ou prednisolone, 5 pour la méthylprednisolone et 25–30 pour la dexaméthasone ou la bétaméthasone. L’activité minéralocorticoïde constitue une propriété distincte de cette puissance anti-inflammatoire.

5. Concernant la durée d’action et l’activité minéralocorticoïde des corticoïdes, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La dexaméthasone et la bétaméthasone ont une activité minéralocorticoïde nulle.
La dexaméthasone et la bétaméthasone ont une durée d’action de 36 à 72 heures.
L’hydrocortisone possède une activité minéralocorticoïde forte.
L’hydrocortisone exerce une action durant environ 8 à 12 heures.
La dexaméthasone et la bétaméthasone ont une durée d’action de 8 à 12 heures.

La dexaméthasone et la bétaméthasone ont une activité minéralocorticoïde nulle. · La dexaméthasone et la bétaméthasone ont une durée d’action de 36 à 72 heures. · L’hydrocortisone possède une activité minéralocorticoïde forte. · L’hydrocortisone exerce une action durant environ 8 à 12 heures.

Explication

L’hydrocortisone a une durée courte de 8–12 heures et une activité minéralocorticoïde forte. La dexaméthasone et la bétaméthasone ont une durée longue de 36–72 heures et une activité minéralocorticoïde nulle.

6. Les équivalences anti-inflammatoires entre les principales molécules comprennent :

20mg20\,\text{mg} d’hydrocortisone équivalent à 4mg4\,\text{mg} de méthylprednisolone.
20mg20\,\text{mg} d’hydrocortisone équivalent à 5mg5\,\text{mg} de prednisone.
100mg100\,\text{mg} d’hydrocortisone équivalent à 20mg20\,\text{mg} de méthylprednisolone.
200mg200\,\text{mg} d’hydrocortisone équivalent à 25mg25\,\text{mg} de prednisone.
20mg20\,\text{mg} d’hydrocortisone équivalent à 0,75mg0{,}75\,\text{mg} de dexaméthasone.

$$20\,\text{mg}$$ d’hydrocortisone équivalent à $$4\,\text{mg}$$ de méthylprednisolone. · $$20\,\text{mg}$$ d’hydrocortisone équivalent à $$5\,\text{mg}$$ de prednisone. · $$100\,\text{mg}$$ d’hydrocortisone équivalent à $$20\,\text{mg}$$ de méthylprednisolone. · $$20\,\text{mg}$$ d’hydrocortisone équivalent à $$0{,}75\,\text{mg}$$ de dexaméthasone.

Explication

Les équivalences anti-inflammatoires associent respectivement l’hydrocortisone, la prednisone ou prednisolone, la méthylprednisolone et la dexaméthasone. Ainsi, 20 mg d’hydrocortisone correspondent à 5 mg de prednisone, 4 mg de méthylprednisolone et 0,75 mg de dexaméthasone.

7. Concernant le choix de la voie d’administration des corticoïdes :

La voie injectable permet un effet rapide et puissant en situation aiguë.
Les voies locales sont privilégiées pour obtenir l’effet systémique le plus intense.
Les voies locales ciblent le site inflammatoire avec moins d’effets systémiques.
La voie orale convient aux traitements administrés au long cours.
La voie injectable est adaptée aux situations sévères nécessitant une action rapide.

La voie injectable permet un effet rapide et puissant en situation aiguë. · Les voies locales ciblent le site inflammatoire avec moins d’effets systémiques. · La voie orale convient aux traitements administrés au long cours. · La voie injectable est adaptée aux situations sévères nécessitant une action rapide.

Explication

La voie orale convient aux traitements prolongés, la voie injectable est privilégiée pour obtenir un effet rapide et puissant dans les situations aiguës ou sévères, et les voies locales ciblent le site inflammatoire. Les voies locales sont associées à moins d’effets systémiques.

8. Concernant les modalités pratiques d’administration des corticoïdes, quelles sont les réponses exactes ?

La prise orale peut être effectuée au cours ou juste après un repas.
Les formes orales à libération prolongée ne doivent pas être écrasées.
La prise orale est préférentiellement réalisée le matin.
Le rinçage de la bouche est recommandé après une inhalation de corticoïde.
Les formes orales à libération prolongée doivent être écrasées avant la prise.

La prise orale peut être effectuée au cours ou juste après un repas. · Les formes orales à libération prolongée ne doivent pas être écrasées. · La prise orale est préférentiellement réalisée le matin. · Le rinçage de la bouche est recommandé après une inhalation de corticoïde.

Explication

La prise orale est préférentiellement réalisée le matin, pendant ou juste après un repas selon la prescription. Les formes à libération prolongée ne doivent pas être écrasées, tandis que le rinçage buccal concerne l’inhalation et non la prise orale.

9. Concernant les indications et situations cliniques des corticoïdes, quelles sont les réponses exactes ?

Une cure courte s’étend habituellement sur plusieurs mois.
Une cure courte de quelques jours à deux semaines nécessite généralement une surveillance biologique mensuelle.
Les corticoïdes sont utilisés en rhumatologie et en pneumologie.
Une corticothérapie prolongée dépassant deux à trois semaines nécessite un sevrage progressif.
L’objectif thérapeutique associe contrôle optimal, dose efficace minimale et durée la plus courte possible.

Les corticoïdes sont utilisés en rhumatologie et en pneumologie. · Une corticothérapie prolongée dépassant deux à trois semaines nécessite un sevrage progressif. · L’objectif thérapeutique associe contrôle optimal, dose efficace minimale et durée la plus courte possible.

Explication

Les corticoïdes trouvent des indications dans ces dix spécialités, notamment en rhumatologie, pneumologie et neurologie. La durée et l’objectif thérapeutiques sont définis par la distinction entre cure courte, traitement prolongé et dose minimale efficace.

10. Une corticothérapie est prescrite pendant dix jours puis pendant six semaines : quelles propositions caractérisent correctement ces situations ?

La prescription de six semaines permet un arrêt immédiat sans diminution progressive.
La prescription de dix jours correspond généralement à une cure courte.
La prescription de dix jours impose habituellement un sevrage prolongé.
La prescription de six semaines relève d’une corticothérapie prolongée.
La corticothérapie prolongée nécessite une surveillance régulière du traitement.

La prescription de dix jours correspond généralement à une cure courte. · La prescription de six semaines relève d’une corticothérapie prolongée.

Explication

Une cure courte dure de quelques jours à deux semaines et ne nécessite généralement pas de sevrage. Au-delà de deux à trois semaines, la corticothérapie impose une surveillance régulière et une diminution progressive.

11. Les principes de recherche de la dose minimale efficace lors d’une corticothérapie comprennent :

L’adaptation du traitement selon l’équilibre entre efficacité et risques.
La recherche d’une dose efficace minimale adaptée au patient.
La réduction ou l’arrêt du traitement sans avis médical dès amélioration.
La limitation de la durée d’exposition lorsque la situation clinique le permet.
Le maintien du meilleur contrôle possible de la maladie.

L’adaptation du traitement selon l’équilibre entre efficacité et risques. · La recherche d’une dose efficace minimale adaptée au patient. · La limitation de la durée d’exposition lorsque la situation clinique le permet. · Le maintien du meilleur contrôle possible de la maladie.

Explication

La corticothérapie vise le meilleur contrôle de la maladie avec la dose efficace minimale et la durée la plus courte possible. Une réduction ou un arrêt ne doit pas être décidé sans avis médical, même lorsque la dose minimale est recherchée.

12. Concernant les contre-indications des corticoïdes, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Un ulcère gastro-duodénal évolutif constitue une contre-indication.
Un vaccin vivant atténué sous dose immunosuppressive constitue une contre-indication.
Une ostéoporose connue constitue une contre-indication absolue au traitement.
Une hypersensibilité à un excipient du médicament constitue une contre-indication.
Une infection sévère non contrôlée constitue une contre-indication.

Un ulcère gastro-duodénal évolutif constitue une contre-indication. · Un vaccin vivant atténué sous dose immunosuppressive constitue une contre-indication. · Une hypersensibilité à un excipient du médicament constitue une contre-indication. · Une infection sévère non contrôlée constitue une contre-indication.

Explication

Les infections sévères non contrôlées, l’ulcère évolutif, certains troubles psychiatriques sévères, l’hypersensibilité et les vaccins vivants sous dose immunosuppressive sont des contre-indications. Les autres situations proposées ne figurent pas dans cette liste précise.

13. À propos des facteurs et manifestations des effets indésirables des corticoïdes :

Le diabète et l’obésité peuvent favoriser la survenue d’effets indésirables.
La rétention hydro-sodée peut provoquer des œdèmes et une prise de poids.
Le risque augmente avec la dose et la durée du traitement.
L’âge avancé peut majorer le risque d’effets indésirables.
Une myopathie proximale peut survenir sous corticothérapie.

Le diabète et l’obésité peuvent favoriser la survenue d’effets indésirables. · La rétention hydro-sodée peut provoquer des œdèmes et une prise de poids. · Le risque augmente avec la dose et la durée du traitement. · L’âge avancé peut majorer le risque d’effets indésirables. · Une myopathie proximale peut survenir sous corticothérapie.

Explication

Le risque d’effets indésirables croît avec la dose, la durée et certains facteurs individuels comme l’âge avancé, le diabète ou l’obésité. La rétention hydro-sodée, l’hyperglycémie et la myopathie proximale font partie des effets décrits.

14. Concernant les principaux effets indésirables somatiques des corticoïdes, quelles sont les réponses exactes ?

Une ostéoporose avec fractures peut compliquer la corticothérapie.
La rétention hydro-sodée peut entraîner des œdèmes et une prise de poids.
Les corticoïdes peuvent favoriser une hypertension artérielle.
Une hyperglycémie peut survenir au cours du traitement.
Les corticoïdes provoquent principalement une insomnie par rétention hydro-sodée.

Une ostéoporose avec fractures peut compliquer la corticothérapie. · La rétention hydro-sodée peut entraîner des œdèmes et une prise de poids. · Les corticoïdes peuvent favoriser une hypertension artérielle. · Une hyperglycémie peut survenir au cours du traitement.

Explication

Les corticoïdes peuvent provoquer une rétention hydro-sodée avec œdèmes et prise de poids, ainsi qu’une hypertension, une hyperglycémie, une ostéoporose fracturaire et une myopathie proximale. L’insomnie et l’agitation relèvent des effets neuropsychiatriques, tandis que les troubles visuels ne sont pas des manifestations métaboliques ou musculaires listées ici.

15. Concernant les complications infectieuses et neuropsychiatriques des corticoïdes, quelles sont les propositions exactes ?

Les troubles visuels constituent l’effet neuropsychiatrique le plus caractéristique.
Une tuberculose latente peut être réactivée sous corticothérapie.
Les corticoïdes augmentent le risque d’infections bactériennes.
Les infections virales peuvent devenir plus sévères ou atypiques.
Les troubles de l’humeur font partie des effets neuropsychiatriques possibles.

Une tuberculose latente peut être réactivée sous corticothérapie. · Les corticoïdes augmentent le risque d’infections bactériennes. · Les infections virales peuvent devenir plus sévères ou atypiques. · Les troubles de l’humeur font partie des effets neuropsychiatriques possibles.

Explication

Les corticoïdes augmentent le risque d’infections bactériennes, virales et fongiques, qui peuvent devenir plus sévères ou atypiques. Ils peuvent aussi réactiver des germes latents, notamment la tuberculose; les troubles de l’humeur et l’insomnie relèvent d’un autre groupe d’effets indésirables.

16. Concernant la surveillance infirmière quotidienne, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle comprend notamment la surveillance de la peau et des yeux.
Elle inclut l’évaluation de la diurèse et de la tolérance globale.
Elle exclut l’observation de l’appareil musculo-squelettique.
Elle repose principalement sur des examens biologiques prescrits.
Elle apprécie l’état général et neuropsychique du patient au quotidien.

Elle comprend notamment la surveillance de la peau et des yeux. · Elle inclut l’évaluation de la diurèse et de la tolérance globale. · Elle apprécie l’état général et neuropsychique du patient au quotidien.

Explication

La surveillance clinique quotidienne couvre l’état général, les systèmes cardiovasculaire, digestif et musculosquelettique, ainsi que la peau, les yeux, le métabolisme, la diurèse et la tolérance. La glycémie et la CRP relèvent de la surveillance biologique prescrite, tandis que les troubles visuels doivent être signalés rapidement.

17. Parmi les éléments suivants, lesquels relèvent de la surveillance biologique prescrite ?

La glycémie peut faire partie des examens de surveillance.
L’ionogramme sanguin recherche notamment une rétention hydro-sodée.
La calcémie et la vitamine D peuvent être surveillées.
L’examen ophtalmologique est indiqué pour tout traitement, quelle qu’en soit la durée.
La NFS et la CRP figurent parmi les examens possibles.

La glycémie peut faire partie des examens de surveillance. · L’ionogramme sanguin recherche notamment une rétention hydro-sodée. · La calcémie et la vitamine D peuvent être surveillées. · La NFS et la CRP figurent parmi les examens possibles.

Explication

La surveillance biologique prescrite peut comprendre la glycémie, l’ionogramme, la calcémie, la vitamine D, la NFS, la CRP et un examen ophtalmologique en cas de traitement prolongé. La glycémie ne recherche pas une hypoglycémie dans cette formulation, et l’examen ophtalmologique n’est pas présenté comme systématique.

18. Une alerte médicale sans délai est requise en présence de :

Une douleur thoracique associée ou non à des frissons.
Une fatigue légère isolée sans autre signe associé.
Un œdème brutal apparaissant au cours de la surveillance.
Des vomissements ou une faiblesse marquée.
Des troubles visuels ou une confusion inhabituelle.

Une douleur thoracique associée ou non à des frissons. · Un œdème brutal apparaissant au cours de la surveillance. · Des vomissements ou une faiblesse marquée. · Des troubles visuels ou une confusion inhabituelle.

Explication

La fièvre, les frissons, la douleur thoracique, l’œdème brutal, les troubles visuels, l’agitation, la confusion, les idées noires, les vomissements et la faiblesse nécessitent une alerte médicale sans délai. Une fatigue banale ou une gêne modérée ne sont pas citées comme critères spécifiques dans cette règle.

19. Concernant l’administration et l’éducation du patient, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La voie et les horaires prescrits doivent être respectés.
La traçabilité fait partie d’une administration sûre.
La prescription doit être vérifiée avant l’administration du traitement.
L’éducation du patient intervient après les étapes de sécurisation.
Une modification de dose peut être réalisée sans avis médical.

La voie et les horaires prescrits doivent être respectés. · La traçabilité fait partie d’une administration sûre. · La prescription doit être vérifiée avant l’administration du traitement. · L’éducation du patient intervient après les étapes de sécurisation.

Explication

L’administration sûre commence par la vérification de la prescription et l’évaluation du patient et des traitements associés, puis respecte la voie et les horaires, assure la traçabilité et comprend l’éducation. Modifier la dose ou la durée n’est pas une application fidèle de la prescription, et l’éducation ne précède pas toutes les étapes citées.

20. À propos de la prise orale des corticoïdes, quelles sont les réponses exactes ?

La sécrétion naturelle de cortisol est maximale durant la matinée.
Elle peut être effectuée juste après le petit-déjeuner selon la prescription.
Elle peut être réalisée pendant le petit-déjeuner selon la prescription.
La prise orale est généralement programmée le soir pour reproduire le rythme naturel.
La prise orale est idéalement située entre 6 heures et 9 heures.

La sécrétion naturelle de cortisol est maximale durant la matinée. · Elle peut être effectuée juste après le petit-déjeuner selon la prescription. · Elle peut être réalisée pendant le petit-déjeuner selon la prescription. · La prise orale est idéalement située entre 6 heures et 9 heures.

Explication

La prise orale est idéalement réalisée entre 6 heures et 9 heures, au cours ou juste après le petit-déjeuner selon la prescription, car la sécrétion naturelle de cortisol est maximale le matin. Elle n’est donc pas recommandée préférentiellement le soir ni nécessairement à jeun.

21. Parmi les propositions suivantes concernant l’éducation du patient, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le patient reçoit une information sur les bénéfices attendus du traitement.
L’arrêt brutal est adapté lorsque le traitement a été prolongé.
Les effets indésirables possibles doivent être expliqués au patient.
Le patient est encouragé à respecter régulièrement le traitement.
Le patient doit demander un avis médical avant de modifier la dose.

Le patient reçoit une information sur les bénéfices attendus du traitement. · Les effets indésirables possibles doivent être expliqués au patient. · Le patient est encouragé à respecter régulièrement le traitement. · Le patient doit demander un avis médical avant de modifier la dose.

Explication

L’éducation doit présenter les bénéfices et les effets indésirables possibles, favoriser la régularité du traitement et rappeler de ne pas modifier la dose ni arrêter brutalement sans avis médical. Une corticothérapie prolongée nécessite un arrêt progressif, car l’arrêt brutal expose à une insuffisance surrénalienne.

22. Concernant l’insuffisance surrénalienne liée aux corticoïdes, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le traitement prolongé stimule durablement l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien.
Une corticothérapie prolongée freine l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien.
Le freinage repose sur un mécanisme de rétrocontrôle négatif.
Une insuffisance surrénalienne peut survenir lors de l’arrêt du traitement.
Une atrophie des glandes surrénales peut apparaître progressivement.

Une corticothérapie prolongée freine l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien. · Le freinage repose sur un mécanisme de rétrocontrôle négatif. · Une insuffisance surrénalienne peut survenir lors de l’arrêt du traitement. · Une atrophie des glandes surrénales peut apparaître progressivement.

Explication

Un traitement prolongé par corticoïdes exerce un rétrocontrôle négatif sur l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et peut entraîner une atrophie surrénalienne. L’insuffisance surrénalienne peut apparaître lors de l’arrêt, tandis que l’arrêt brutal augmente le risque de forme aiguë mais n’est pas le mécanisme du rétrocontrôle.

23. Quels signes peuvent orienter vers une insuffisance surrénalienne ?

Une hypertension artérielle associée à une hyperglycémie.
Une asthénie majeure accompagnée d’une hypotension artérielle.
Une hypoglycémie observée chez un patient traité.
Des nausées, des vomissements ou des douleurs abdominales.
Une confusion ou des troubles neuropsychiatriques.

Une asthénie majeure accompagnée d’une hypotension artérielle. · Une hypoglycémie observée chez un patient traité. · Des nausées, des vomissements ou des douleurs abdominales. · Une confusion ou des troubles neuropsychiatriques.

Explication

L’asthénie majeure, l’hypotension, les nausées, les vomissements, les douleurs abdominales, l’hypoglycémie, la confusion et les troubles neuropsychiatriques sont des signes d’alerte. L’hypertension et l’hyperglycémie évoquent plutôt des effets indésirables possibles des corticoïdes que l’insuffisance surrénalienne.

24. Les règles de sevrage d’une corticothérapie prolongée comprennent :

Une adaptation du sevrage au cadre médical défini.
L’absence d’interruption brutale du traitement corticoïde.
Un sevrage organisé conformément au protocole médical.
Une diminution progressive des corticoïdes selon la prescription.
Un arrêt immédiat dès que les symptômes initiaux régressent.

Une adaptation du sevrage au cadre médical défini. · L’absence d’interruption brutale du traitement corticoïde. · Un sevrage organisé conformément au protocole médical. · Une diminution progressive des corticoïdes selon la prescription.

Explication

Une corticothérapie prolongée ne doit pas être interrompue brutalement, car le sevrage doit être progressif selon la prescription ou le protocole médical. La diminution progressive permet d’adapter l’arrêt au cadre médical, tandis qu’un arrêt immédiat ou indépendant du protocole est inapproprié.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 47 flashcards sur Corticothérapie et surveillance infirmière.

Que sont les corticoïdes ou glucocorticoïdes ?

Ce sont des hormones stéroïdes de synthèse.

Quelles propriétés principales ont les corticoïdes ?

Ils ont des propriétés anti-inflammatoires et immunomodulatrices puissantes.

Comment le corticoïde agit-il après diffusion dans la cellule ?

Il se lie au récepteur glucocorticoïde cytoplasmique.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Corticothérapie et surveillance infirmière.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM