Fiche de révision : Cours sur l'activité physique en santé

📋 Plan du Cours

  1. APA dans le système de santé français
  2. Recommandations HAS et preuves scientifiques
  3. Prescription de l’activité physique par les médecins
  4. Évolution des lois 2017 à 2022
  5. Stratégies nationales sport santé 2018 à 2024
  6. Sédentarité et inactivité physique : définitions
  7. Recommandations d’activité physique et échelle Borg
  8. Définition de l’activité physique et FITT
  9. Sport santé versus sport : enjeux de vocabulaire
  10. Impact sanitaire et coût économique de l’inactivité
  11. Niveaux d’activité physique par âge et pas
  12. Motivation, freins et observance des patients

📖 1. APA dans le système de santé français

🔑 Notions clés & Définitions

  • Haute Autorité de Santé : Institution française chargée de produire des recommandations en s’appuyant sur la littérature scientifique et des données de résultats concrets.
  • Prescription d’activité physique adaptée : Acte médical consistant à indiquer une activité physique adaptée comme thérapeutique non médicamenteuse.
  • Affection de longue durée : Catégorie de maladies chroniques ouvrant droit à une prise en charge prolongée, utilisée comme critère initial de prescription.
  • Loi de modernisation de notre système de santé : Cadre législatif ayant permis la prescription d’activité physique par le médecin généraliste, avec un financement non automatique.
  • Maladie chronique : Catégorie plus large que l’ALD, utilisée dans l’évolution législative pour élargir l’accès à la prescription.

📝 Points essentiels

  • En avril 2011, la HAS évoque pour la première fois l’activité physique dans le cadre du développement de thérapeutiques non médicamenteuses validées.
  • La HAS synthétise les preuves issues de la littérature et examine aussi les résultats concrets ainsi que les risques possibles, pour formuler des recommandations de pratiques.
  • En décembre 2015, la HAS s’appuie sur des preuves scientifiques et des éléments concrets pour aboutir à des recommandations.
  • En mars 2017, un décret encadre la prescription de l’activité physique par les médecins, avec une expérimentation à Strasbourg dite « sport sur ordonnance ».
  • La loi de modernisation (2017) autorise un médecin généraliste à prescrire l’APA à des personnes en ALD, mais sans remboursement direct de l’APA par le système de base.
  • Le financement de l’APA prescrite repose alors sur des acteurs complémentaires (mutuelles, régions, ARS) pour organiser un modèle économique de prise en charge.

💡 Astuce mémo

HAS = « preuves + risques + résultats » avant de recommander.

📖 2. Recommandations HAS et preuves scientifiques

🔑 Notions clés & Définitions

  • HAS : La HAS est l’organisme français qui évalue les données scientifiques et formule des recommandations de santé, notamment sur l’activité physique.
  • Activité physique : L’activité physique regroupe des pratiques corporelles dont l’efficacité est étayée par des preuves scientifiques dans le champ sport-santé.
  • Stratégie nationale sport-santé : La stratégie nationale sport-santé fixe des orientations et des objectifs pour développer le sport-santé sur une période donnée.
  • Maisons sport-santé : Les maisons sport-santé sont des structures créées pour orienter les patients vers des offres adaptées au sport-santé.
  • Réseau sport santé : Le réseau sport santé est un dispositif régional qui fait l’interface entre les médecins et les offres locales de sport-santé.

📝 Points essentiels

  • La loi de 2022 élargit l’accès à la prescription d’activité physique (AP) à tous les médecins, alors qu’auparavant la prescription était plus limitée.
  • Avant la loi de 2022, la prescription d’AP concernait surtout les personnes porteuses d’ALD, alors qu’elle vise désormais les personnes ayant une maladie chronique.
  • L’ALD correspond à un ensemble de maladies chroniques ouvrant droit à un remboursement à vie, alors que la logique post-2022 englobe plus largement les maladies chroniques.
  • Entre 2018 et 2022, la stratégie nationale de santé s’appuie sur l’idée que la preuve scientifique est suffisante pour recommander l’activité physique, ce qui pousse les structures hospitalières à s’organiser.
  • La HAS recommande l’activité physique et les structures sont encouragées à mettre en place des enseignants APA, des lieux de pratique et des actions d’éducation thérapeutique pour favoriser la poursuite.
  • Entre 2019 et 2024, la première version de la stratégie nationale sport-santé formalise des objectifs et des actions pour développer le sport-santé sur la période.

💡 Astuce mémo

HAS = preuves → recommandations ; loi 2022 = médecins + chronicité (pas seulement ALD).

📖 3. Prescription de l’activité physique par les médecins

🔑 Notions clés & Définitions

  • Maison Sport Santé : Dispositif qui évalue les capacités et incapacités, co-construit le projet d’activité avec la personne, puis l’oriente vers une offre adaptée.
  • Réseaux Sport Santé : Réseaux présents dans toutes les régions, organisés pour orienter les patients vers des activités correspondant à leurs besoins.
  • ARS : Agence Régionale de Santé qui copilote les réseaux et contribue à la structuration régionale des actions Sport Santé.
  • Stratégie Nationale Sport Santé 2025-2030 : Cadre national fixant des objectifs sur 5 ans et des actions associées pour développer l’activité physique dans différents publics.
  • ONAPS : Observatoire National de l’activité physique et de la sédentarité qui produit des données de référence sur ces thématiques.

📝 Points essentiels

  • Les médecins orientent vers des Maisons Sport Santé ou dispositifs équivalents où une évaluation des capacités et des limites est réalisée avant l’orientation vers une offre adaptée.
  • Les réseaux Sport Santé existent dans toutes les régions et sont décrits comme une obligation, avec une gouvernance copilote par les ARS.
  • La Stratégie Nationale Sport Santé 2025-2030 fixe des objectifs (ex. augmenter l’activité physique des jeunes à l’école, sensibiliser les acteurs en milieu professionnel) et des actions pour les atteindre.
  • Les rapports cités pour le suivi incluent un rapport SS « Delandre » (avril 2025) sur l’état des Maisons Sport Santé et un rapport IGAS (octobre 2025) sur l’efficacité et l’usage des financements.
  • La littérature scientifique et les recommandations (ex. HAS, Inserm, veille scientifique) servent de base aux politiques de santé et à la justification des dispositifs comme le sport sur ordonnance.
  • La sédentarité n’est pas l’inactivité physique : la sédentarité correspond au temps passé assis ou allongé pendant l’éveil, alors que l’inactivité renvoie à un niveau insuffisant d’activité physique.

💡 Astuce mémo

Maison Sport Santé = Évaluer → Co-construire → Orienter ; Sédentarité ≠ Inactivité (Assis ≠ Pas assez actif).

📖 4. Évolution des lois 2017 à 2022

🔑 Notions clés & Définitions

  • ONAPS : ONAPS désigne l’Observatoire National de l’activité physique et de la sédentarité, qui produit des repères sur les comportements d’activité.
  • Sédentarité : La sédentarité correspond à un niveau bas d’activité au cours de la journée, souvent mesuré par le temps passé assis.
  • Inactivité physique : L’inactivité physique renvoie au fait de ne pas atteindre les recommandations d’activité physique, indépendamment du temps assis.
  • Échelle de Borg : L’échelle de Borg est une échelle subjective de perception de l’effort allant d’environ 6 à 20.
  • F.I.T.T : F.I.T.T est un cadre pour structurer une prescription d’activité physique selon fréquence, intensité, temps et type.

📝 Points essentiels

  • Les 15-24 ans sont ceux qui passent en moyenne le plus de temps assis sur une journée habituelle.
  • La sédentarité n’est pas l’inactivité physique : la première décrit surtout le temps assis, la seconde le non-respect des recommandations.
  • Une activité est dite suffisante si elle atteint au moins 150 à 300 minutes par semaine d’intensité modérée.
  • L’intensité modérée correspond à un petit essoufflement et à une sensation de chaleur, avec environ 110 pas par minute comme repère.
  • Sur l’échelle de Borg, la personne doit se situer entre 6 et 13 pour une activité modérée, et l’échelle va de 6 à 20.
  • Un repère de conversion est donné : Borg × 10 correspond grossièrement à la fréquence cardiaque en BPM (ex. 7/20 ≈ 70 BPM, 16/20 ≈ 160 BPM).

💡 Astuce mémo

Borg ×10 = BPM (6→60, 13→130, 16→160).

📖 5. Stratégies nationales sport santé 2018 à 2024

🔑 Notions clés & Définitions

  • Agences régionales de santé : Organismes publics qui pilotent la politique sport santé à l’échelle régionale.
  • Direction régionale jeunesse et sport : Service déconcentré qui contribue au pilotage régional des actions sport santé.
  • Sport santé : Démarche de prévention visant à améliorer la santé par l’activité physique et la réduction des comportements sédentaires.
  • PNNS 3 : Version du Programme national nutrition santé qui formulait des repères d’activité physique avant l’accent mis sur la sédentarité.
  • PNNS 4 : Version du Programme national nutrition santé qui insiste sur l’activité physique et surtout sur la limitation du temps assis.

📝 Points essentiels

  • Le sport santé est piloté au niveau régional par les agences régionales de santé et par la direction régionale jeunesse et sport.
  • Augmenter l’activité physique ne suffit pas à compenser les effets délétères de la sédentarité sur la mortalité.
  • Étude sur environ 4000 personnes de plus de 60 ans : le risque de mortalité diminue quand le temps passé assis diminue.
  • Dans cette étude, la sédentarité augmente la mortalité même chez les personnes qui pratiquent une activité physique inférieure aux recommandations.
  • Quand l’activité physique est supérieure aux recommandations, le risque reste encore lié au temps assis : diminuer la sédentarité réduit encore les risques.
  • Constat global : la sédentarité augmente la mortalité indépendamment du niveau d’activité physique.

💡 Astuce mémo

Sédentarité = “assise” qui pèse : bouger aide, mais réduire le temps assis baisse le risque encore.

📖 6. Sédentarité et inactivité physique : définitions

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sédentarité : La sédentarité correspond au fait de passer beaucoup de temps assis ou en position peu active au cours de la journée.
  • Inactivité physique : L’inactivité physique désigne le fait de ne pas atteindre les niveaux recommandés d’activité physique sur une base quotidienne ou régulière.
  • PNNS 3 : Le PNNS 3 fixe des repères d’activité physique centrés sur une durée quotidienne (marche rapide) et des équivalents pour les enfants.
  • PNNS 4 : Le PNNS 4 élargit les repères en intégrant à la fois l’activité physique et la nécessité de limiter le temps assis.
  • F.I.T.T : Le principe F.I.T.T décrit l’activité physique via fréquence, intensité, temps et type pour construire une pratique structurée.

📝 Points essentiels

  • Sédentarité et inactivité physique sont indépendantes : on peut avoir un niveau d’activité correct tout en restant très assis, ou l’inverse.
  • Une étude (2016, Lancet) montre que le risque se stabilise à un niveau très bas au-delà d’environ 75 min/j d’activité physique, sans différence significative entre les niveaux de sédentarité.
  • Le PNNS a modifié ses politiques après ces résultats : promouvoir plus d’activité, mais surtout réduire le temps assis car les deux effets ne se recouvrent pas.
  • Repère PNNS 3 : équivalent de 30 min de marche rapide par jour pour les adultes, et 1 h par jour pour les enfants.
  • Repère PNNS 4 : au moins 30 min d’activité physique dynamique par jour et limitation du temps assis.
  • F.I.T.T (exemple adulte) : fréquence 1 fois/j, intensité rapide, temps 30 min, type marche ; (enfants) minimum 1 h/j à intensité au moins modérée.

💡 Astuce mémo

Indépendance = Assis ≠ Inactif : sédentarité = beaucoup d’assis, inactivité = pas assez d’activité (F.I.T.T = Fréquence-Intensité-Temps-Type).

📖 7. Recommandations d’activité physique et échelle Borg

🔑 Notions clés & Définitions

  • Activité physique quotidienne : L’activité physique quotidienne regroupe les mouvements réalisés au cours de la journée, notamment via la marche et les déplacements.
  • Recommandations internationales : Les recommandations internationales fixent des niveaux d’activité à atteindre pour préserver la santé, utilisés comme référence pour comparer les populations.
  • Recommandation 10 000 pas par jour : La recommandation de 10 000 pas par jour est présentée comme un repère visant à conserver un potentiel santé.
  • AVQ : Les AVQ correspondent aux activités de la vie quotidienne, dont la marche est un indicateur de niveau d’activité.
  • Échelle Borg : L’échelle Borg sert à estimer l’intensité ressentie de l’effort pendant l’activité physique.

📝 Points essentiels

  • Chez les 15-17 ans, 43% pratiquent au moins 30 minutes d’activité physique, alors que la proportion d’adultes suffisamment actifs est inférieure à 37%.
  • Chez les +65 ans, moins de 32% atteignent un niveau d’activité suffisant pour la santé.
  • Quelle que soit la tranche d’âge, l’activité physique de la population est jugée insuffisante au regard des recommandations internationales.
  • Le repère de 10 000 pas/jour est associé à la conservation du potentiel santé, avec un seuil d’AVQ autour de 6000 à 7000 pas/jour.
  • Atteindre environ 3000 à 4000 pas/jour est présenté comme équivalent à 30 minutes d’activité physique.
  • En France, 75% des personnes font moins de 10 000 pas par jour, ce qui traduit un déficit d’activité par rapport au repère santé.

💡 Astuce mémo

10 000 pas = potentiel santé ; 6000-7000 = AVQ ; 3000-4000 = ~30 min.

📖 8. Définition de l’activité physique et FITT

🔑 Notions clés & Définitions

  • Activité physique : Activité physique : ensemble des mouvements corporels qui augmentent la dépense énergétique et participent au contrôle du surpoids et de la santé.
  • FITT : FITT : cadre d’organisation de l’activité physique par la fréquence, l’intensité, le type et la durée.
  • Sédentarité : Sédentarité : temps passé en position assise ou allongée avec une dépense énergétique faible, associée à des risques accrus pour la santé.
  • Déconditionnement de la fonction motrice : Déconditionnement de la fonction motrice : baisse des capacités motrices liée à l’inactivité, avec une perte de performance et d’efficacité des mouvements.
  • Maladie chronique : Maladie chronique : affection qui persiste dans le temps et ne se résout pas sur une courte période, ou peut réapparaître.

📝 Points essentiels

  • L’activité physique est associée à une diminution du risque de surpoids, ce qui aide à contrôler la surcharge énergétique.
  • L’inactivité physique augmente le risque de décès chez les personnes physiquement inactives, quel que soit l’âge.
  • La sédentarité favorise le déconditionnement de la fonction motrice et l’augmentation des maladies chroniques.
  • Une augmentation de 2 h/j de sédentarité est associée à une hausse de 8% du risque de cancer du colon.
  • La même augmentation de 2 h/j de sédentarité n’est pas associée à une hausse du risque de cancer de l’endomètre.
  • L’activité physique n’est pas présentée comme ayant d’effets indésirables ou de contre-indications, sauf en soins palliatifs et pour les grands brûlés.

💡 Astuce mémo

FITT = Fréquence-Intensité-Type-Durée (comme une fiche de réglages).

📖 9. Sport santé versus sport : enjeux de vocabulaire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Sport santé : Approche centrée sur la santé, où l’activité physique vise surtout la prévention et l’amélioration des paramètres cliniques plutôt que la performance.
  • Sport : Pratique orientée vers la compétition, la performance ou l’entraînement, avec des objectifs qui peuvent différer de ceux du sport santé.
  • APA : Activité Physique Adaptée, encadrée pour des personnes ayant des besoins de santé spécifiques, notamment en contexte de perte de poids.
  • IMC : Indice de masse corporelle calculé à partir du poids et de la taille, utilisé pour estimer le risque associé à la mortalité.
  • BMI : Terme anglais de l’IMC, utilisé dans les tableaux internationaux (Body Mass Index).

📝 Points essentiels

  • En APA pour la perte de poids, l’objectif premier est de développer la masse maigre (muscle) pour augmenter les dépenses énergétiques au repos, pas de viser uniquement la baisse du poids.
  • Le poids seul ne reflète pas ce qui se passe à l’intérieur : la composition corporelle (masse maigre vs masse grasse) compte pour l’effet santé.
  • La mortalité globale diminue quand le niveau d’activité augmente, avec des gradients d’IMC (18,5–24,9 normal ; 25–29,9 surcharge ; >30 obésité) utilisés comme indicateurs.
  • L’IMC se calcule avec la formule IMC=poids(kg)taille(m)2IMC=\frac{poids(kg)}{taille(m)^2}, et les catégories de risque sont présentées en tranches d’IMC.
  • Repère d’activité pour la mortalité : environ 20 min d’activité physique modérée par jour sont associées à une baisse de mortalité globale de l’ordre de 24 à 35%.
  • Des bénéfices existent dès des durées plus courtes (ex. 10 minutes), mais les recommandations fixent souvent une barrière plus haute pour maximiser les chances d’atteindre un effet même si l’objectif n’est pas totalement

💡 Astuce mémo

APA = « muscle d’abord » : plus de masse maigre → métabolisme de base ↑ → dépenses au repos ↑ ; le poids seul trompe.

📖 10. Impact sanitaire et coût économique de l’inactivité

🔑 Notions clés & Définitions

  • Inactivité physique : L’inactivité physique correspond à un niveau d’activité trop faible, favorisant l’apparition et l’aggravation de problèmes de santé.
  • Fatigue AP : La fatigue liée à l’activité physique est un facteur pouvant rendre l’activité difficile, notamment quand l’état de santé limite l’effort et augmente le risque d’aggravation.
  • Prévention primaire : La prévention primaire regroupe les actions visant à empêcher l’apparition de maladies chroniques.
  • Prévention secondaire : La prévention secondaire vise à traiter sans médicaments et à réduire l’évolution d’une maladie ou l’apparition de complications.
  • Prévention tertiaire : La prévention tertiaire concerne les actions contre la récidive et les complications chez des personnes déjà malades.

📝 Points essentiels

  • La fatigue et l’état de santé peuvent rendre l’activité physique difficile, voire contre-indiquée, car l’effort peut aggraver la situation.
  • La croyance ancienne (années 1980) disait qu’un asthmatique devait éviter le sport, alors que les recommandations actuelles encouragent au contraire l’entraînement à l’effort.
  • L’activité physique sert de prévention primaire pour prévenir l’apparition de maladies chroniques (exemples cités : vaccination, hygiène dentaire).
  • L’activité physique est aussi présentée comme prévention secondaire quand elle agit comme traitement non-médicamenteux (exemple cité : opération).
  • La prévention tertiaire vise la limitation de la récidive et des complications, et une prévention quaternaire est associée aux soins palliatifs.
  • La plasticité du corps humain n’est pas seulement locale : les adaptations peuvent aussi se produire à distance, ce qui contredit l’idée d’adaptations uniquement au niveau sollicité.

💡 Astuce mémo

Inactivité = “moins de stress utile” → moins d’adaptations (corps et cerveau).

📖 11. Niveaux d’activité physique par âge et pas

🔑 Notions clés & Définitions

  • Mobilité douce : La mobilité douce regroupe des déplacements réalisés avec l’énergie humaine, comme marcher ou pédaler, pour limiter la sédentarité.
  • Lutte contre la sédentarité : La lutte contre la sédentarité vise à réduire le temps passé assis et à interrompre régulièrement les périodes immobiles.
  • Plan vélo : Le plan vélo promeut des mobilités actives en développant les déplacements à vélo et autres modes actifs.
  • PNNS 3 : Le PNNS 3 est un programme de santé publique qui s’appuie sur des repères d’activité physique réactualisés par l’ANSES.
  • Effet dose-réponse : L’effet dose-réponse décrit que les bénéfices de l’activité physique augmentent avec la quantité, même si le passage de zéro à un peu apporte déjà beaucoup.

📝 Points essentiels

  • Les mobilités actives reposent sur l’énergie humaine (marche, vélo, trottinette) et s’opposent aux déplacements motorisés comme le bus.
  • Pour lutter contre la sédentarité, l’objectif est de diminuer le temps d’activités sédentaires et de rompre les temps immobiles par des pauses mini d’1 min toutes les heures ou de 5–10 min toutes les 90 min.
  • Des exemples d’interruptions concrètes consistent à se lever, marcher, ranger un livre ou aller voir quelqu’un plutôt que d’envoyer un message.
  • Les recommandations ANSES/PNNS 3 utilisent un axe vertical (bénéfices physiques, mentaux, sociétaux) et un axe horizontal (quantité d’activité physique).
  • Le passage de “rien” à “un tout petit peu” apporte surtout des gains sur l’axe vertical, tandis que “ne rien faire” limite fortement les bénéfices.
  • L’OMS souligne que l’activité passée ne protège pas durablement si l’activité est ensuite arrêtée, car le bénéfice se perd avec la cessation et la plasticité diminue en l’absence de sollicitation.

💡 Astuce mémo

Passer de 0 → un peu = gros gains verticaux (bénéfices), arrêter = perte du bénéfice (dose→effet).

📖 12. Motivation, freins et observance des patients

🔑 Notions clés & Définitions

  • Observance thérapeutique : L’observance correspond au degré avec lequel un patient suit les traitements prescrits, notamment sur la durée.
  • Traitements non médicamenteux : Les traitements non médicamenteux regroupent les prescriptions comme l’activité physique, le sevrage tabagique et le régime alimentaire.
  • Efficacité perçue du traitement : L’efficacité perçue est la conviction du patient que le traitement améliore réellement son état, ce qui influence sa pratique.
  • Adhésion au traitement : L’adhésion désigne l’engagement du patient à suivre le traitement, qui augmente quand les symptômes sont soulagés.
  • Motivation à pratiquer l’activité physique : La motivation à pratiquer dépend du profil du patient et de son contexte, et conditionne la régularité de l’activité.

📝 Points essentiels

  • Chez les patients chroniques, environ 50 à 80% ne suivent pas suffisamment leurs thérapeutiques.
  • Les prescriptions non médicamenteuses sont souvent mal observées car elles exigent un changement durable du mode de vie.
  • Un traitement court est associé à une meilleure observance que des traitements au long cours.
  • Dans les maladies chroniques, la persistance de la maladie tend à réduire l’observance au fil du temps.
  • L’observance diminue quand le professionnel répond peu aux questions du patient ou n’est pas convaincu des bénéfices du traitement.
  • L’observance augmente quand l’information est simple et de bonne qualité, et quand le patient perçoit le traitement comme efficace; elle augmente aussi si le traitement soulage les symptômes.

💡 Astuce mémo

Chronique = persistance = baisse; pro convaincu + infos simples + efficacité perçue + symptômes soulagés = hausse.

📅 Repères chronologiques

DateÉvénement
avril 2011HAS évoque pour la 1ère fois l’activité physique dans le développement de thérapeutiques non médicamenteuses validées
décembre 2015HAS s’appuie sur la littérature scientifique et des preuves concrètes pour formuler des recommandations
mars 2017Décret encadrant la prescription de l’activité physique par les médecins, avec expérimentation à Strasbourg « sport sur ordonnance »

📊 Tableaux de synthèse

Évolution du droit à prescrire l’AP (ALD → maladie chronique)

PériodeQui peut prescrirePublic visé
avant 2022médecins généralistespersonnes porteuses d’ALD
mars 2022tous les médecinstoutes les personnes porteuses d’une maladie chronique

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre sédentarité et inactivité : la sédentarité = temps assis/allongé, l’inactivité = ne pas atteindre les recommandations d’AP.
  2. Croire que « plus d’AP compense toujours » la sédentarité : le cours insiste que réduire le temps assis diminue encore le risque, même chez les actifs.
  3. Penser que la recommandation « 10 000 pas » est une obligation stricte : c’est un repère associé au potentiel santé, avec seuils AVQ et équivalences données.
  4. Assimiler sport et activité physique : le sport est un type d’AP codifié/performance, alors que l’AP est un ensemble de mouvements du quotidien.
  5. Se tromper sur la loi 2017/2022 : avant 2022 c’est ALD et surtout médecins généralistes, après 2022 c’est maladie chronique et tous les médecins.
  6. Croire que l’AP fait « maigrir » uniquement par la balance : le cours dit que l’objectif premier en perte de poids est la masse maigre/muscle et l’équilibre énergétique.
  7. Penser que les adaptations ne sont que locales : le cours rappelle la plasticité systémique (adaptations à distance) et la plasticité cérébrale.

✅ Checklist Examen

  1. Expliquer le rôle de la HAS et la logique « littérature scientifique + preuves concrètes + risques + résultats » avant de recommander.
  2. Citer les étapes HAS : avril 2011, décembre 2015, puis ce que cela change pour la prescription de thérapeutiques non médicamenteuses.
  3. Décrire ce que prévoit le décret de mars 2017 et l’expérimentation de Strasbourg « sport sur ordonnance » (public, séances financées, objectif d’évaluation).
  4. Résumer la loi de modernisation : prescription possible en ALD mais remboursement non automatique, et financement via mutuelles/régions/ARS.
  5. Décrire la loi de mars 2022 : extension à tous les médecins et passage du critère ALD au critère « maladie chronique » (exemple diabète vs obésité).
  6. Expliquer comment la stratégie nationale de santé (2018-2022) pousse les structures hospitalières à s’organiser (enseignants APA, lieux de pratique, éducation thérapeutique, poursuite).
  7. Présenter la stratégie nationale sport-santé : période 2019-2024 (1ère version) puis 2025-2030 (objectifs sur 5 ans et actions).
  8. Décrire le fonctionnement des Maisons sport-santé et des réseaux sport santé : évaluation capacités/incapacités, co-construction du projet, orientation vers une offre adaptée.
  9. Expliquer la différence sédentarité/inactivité avec les repères chiffrés du cours (temps assis vs recommandations 150-300 min/sem, intensité modérée).
  10. Maîtriser l’échelle de Borg : intervalle 6-20, positionnement 6-13 pour activité modérée, et conversion Borg×10 en BPM (exemples 7/20≈70, 16/20≈160).
  11. Donner les repères PNNS 3 et PNNS 4 tels que présentés : équivalent 30 min marche rapide/j (adultes) et 1h/j (enfants) puis 30 min dynamiques/j + limitation du temps assis.
  12. Expliquer les recommandations en AP via FITT et les exemples donnés (fréquence/intensité/temps/type) ainsi que les repères d’AP pour la santé (pas/AVQ, 3000-4000 pas≈30 min, 6000-7000 pas AVQ).

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1. Dans le cadre de la prescription de l’activité physique adaptée, quel est le rôle du médecin généraliste ?

2. Quel rôle la Haute Autorité de Santé joue-t-elle dans la place de l’activité physique adaptée dans le système de santé français ?

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APA dans le système français

Prescription médicale d’activité physique adaptée comme thérapeutique.

Recommandations HAS preuves

Basées sur littérature, risques, résultats concrets.

Prescription médicale AP

Acte médical pour orienter vers activités adaptées.

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