L’article L.5311-1 du Code de la santé publique établit la liste des catégories de produits de santé.
La qualification d’un produit comme médicament entraîne l’application du monopole pharmaceutique, de l’autorisation de mise sur le marché et d’une publicité réglementée.
Qualification juridique → régime applicable
★ À maîtriser
📌 Pour être qualifié de dispositif médical, un produit doit être destiné à des fins médicales et avoir une action principale obtenue par des moyens autres que pharmacologiques ou immunologiques.
Compléments
Identifier → analyser l’action principale → définir le statut
★ À maîtriser
Les structures de régulation sanitaire sont l’Agence européenne des médicaments et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, tandis que la HAS, l’UNCAM et le CEPS assurent une régulation socio-économique.
L’EMA évalue et surveille les médicaments à usage humain et vétérinaire, notamment au moyen de la pharmacovigilance et de la surveillance des essais cliniques.
L’ANSM évalue le bénéfice-risque, contrôle les produits en laboratoire, diffuse l’information, inspecte les sites et peut prononcer des sanctions administratives et financières.
Compléments
EMA coordonne l’Europe, ANSM contrôle et sanctionne en France
★ À maîtriser
Le développement préclinique étudie la qualité du produit, son intérêt thérapeutique ou sa performance, et sa sécurité avant l’administration à l’être humain.
Les études de stabilité évaluent la variation de la qualité du principe actif ou du produit fini sous l’effet du temps, de la température, de l’humidité et de la lumière afin de fixer les conditions de conservation et la durée de validité.
Les études pharmacologiques recherchent la cible, les effets et le mécanisme d’action du produit, tandis que les études pharmacocinétiques étudient son devenir dans l’organisme.
Les études toxicologiques précliniques recherchent notamment la mutagénicité, la cancérogénicité et les effets sur la reproduction au moyen d’études in vitro et chez l’animal.
Compléments
📐 Formule — La dose initiale chez l’homme peut être fixée à de la plus petite DL50 ou à de la plus haute dose tolérée chez l’espèce la plus sensible.
Qualité → efficacité → sécurité
📌 La marque d’un médicament est protégée pendant 10 ans et sa protection peut être renouvelée indéfiniment.
Les études cliniques évaluent chez l’homme la tolérance, l’efficacité, la sécurité, les effets indésirables, la posologie et la balance bénéfice-risque du produit.
Le développement clinique d’un médicament comprend successivement les phases I, II et III avant l’autorisation de mise sur le marché.
Brevet → marque ; phase I → phase II → phase III
★ À maîtriser
📌 L’AMM est refusée si le rapport bénéfice-risque n’est pas favorable, si la composition déclarée n’est pas respectée, si l’efficacité annoncée fait défaut ou si le dossier fourni n’est pas conforme aux exigences.
📌 La procédure nationale permet de commercialiser un médicament dans un seul État membre, tandis que les procédures européennes permettent une commercialisation dans plusieurs États membres.
Compléments
AMM pour le médicament, marquage CE pour le dispositif médical
★ À maîtriser
📌 L’AMM est accordée si le demandeur justifie l’innocuité du produit dans des conditions normales d’emploi, son intérêt thérapeutique, son analyse qualitative et quantitative, ainsi qu’une méthode de fabrication et des procédures de contrôle garantissant sa qualité.
L’AMM est octroyée pour une durée initiale de 5 ans et précise notamment la posologie, les indications, les contre-indications, les précautions d’emploi, les conditions de conservation et les mentions de la notice et de l’étiquetage.
La procédure nationale concerne un seul État membre, tandis que les procédures européennes concernent plusieurs États membres.
La procédure centralisée est obligatoire pour certains médicaments de haute technologie, certaines nouvelles substances dans des domaines tels que le cancer ou le SIDA, et les médicaments orphelins.
La reconnaissance mutuelle concerne un médicament ayant déjà une AMM dans un État membre, tandis que la procédure décentralisée concerne un médicament n’ayant encore reçu aucune AMM dans l’Union européenne.
Compléments
Nationale = un État ; européennes = plusieurs États
★ À maîtriser
📌 Un dispositif médical ne peut être importé, mis sur le marché, mis en service ou utilisé qu’après obtention d’un certificat attestant ses performances et sa conformité aux exigences essentielles de sécurité et de santé.
📌 Selon la classe du dispositif médical, la certification de conformité est établie soit par le fabricant lui-même, soit par un organisme désigné par l’ANSM ou une autorité compétente européenne.
Compléments
Le règlement (UE) 2017/745 constitue un référentiel européen relatif aux dispositifs médicaux et abroge notamment les directives 90/385/CEE et 93/42/CEE.
L’évaluation de la conformité d’un dispositif médical comprend la gestion des risques réalisée par le fabricant et contrôlée par l’organisme notifié, ainsi que l’évaluation clinique réalisée par le fabricant et contrôlée par l’organisme notifié.
Conformité évaluée → libre circulation dans l’Union européenne
★ À maîtriser
📌 Le niveau de SMR ou de SMA conditionne le taux de prise en charge, et un médicament dont le SMR est insuffisant par rapport aux traitements disponibles n’est pas inscrit sur la liste des médicaments remboursables.
Compléments
📌 Un dispositif médical peut être inscrit sur la LPP sous nom générique si son équivalence avec un dispositif déjà inscrit est démontrée, ou sous nom de marque si un dossier complet est nécessaire.
Commission de Transparence pour les médicaments ; CNEDiMTS pour les dispositifs
★ À maîtriser
📌 Pour fixer le prix public d’un médicament, le CEPS prend en compte son ASMR ou ASMA, les prix des produits ayant la même visée thérapeutique, les volumes de vente prévus ou constatés et ses conditions prévisibles et réelles d’utilisation.
Compléments
📌 Pour les dispositifs médicaux, l’ASA ou l’ASR compare l’amélioration apportée par le produit à celle d’un produit, acte ou prestation comparable servant de référence.
📌 La participation de l’assuré est supprimée pour certains produits irremplaçables et particulièrement coûteux ainsi que, pour les frais liés au traitement, lorsque le bénéficiaire est atteint d’une affection de longue durée comportant un traitement prolongé et particulièrement coûteux.
Évaluer → fixer le prix → déterminer la prise en charge
📌 Un grossiste-répartiteur doit desservir toutes les pharmacies qui en font la demande dans son secteur déclaré, référencer au moins 9/10 des présentations de médicaments exploitées en France, disposer d’un stock couvrant au moins deux semaines de consommation et livrer tout médicament disponible dans les 24 heures suivant la commande.
📌 Chaque établissement de répartition pharmaceutique est placé sous la responsabilité d’un pharmacien responsable, éventuellement assisté de pharmaciens délégués, et doit respecter les bonnes pratiques de distribution.
Grossiste-répartiteur propriétaire du stock ; dépositaire stock non propriétaire
📌 Les médicaments non soumis à prescription peuvent être délivrés sans ordonnance, tandis que les médicaments soumis à prescription médicale doivent être prescrits lorsqu’ils présentent un risque pour la santé, nécessitent une surveillance particulière ou contiennent des substances vénéneuses.
📌 Les médicaments de la liste I ne sont pas renouvelables sans nouvelle prescription, tandis que ceux de la liste II peuvent être renouvelés selon les conditions prévues par la prescription.
La prescription est obligatoire lorsque le produit est listé ou lorsqu’une prise en charge par la sécurité sociale est demandée, mais elle est facultative lorsque le produit n’est pas listé et n’est pas pris en charge.
Pour permettre la prise en charge, l’ordonnance doit comporter l’identification du prescripteur et du malade, la date, le médicament avec sa forme et sa posologie, la durée ou le nombre d’unités, les mentions nécessaires et la signature du prescripteur.
📌 La prescription d’un stupéfiant doit être effectuée sur une ordonnance sécurisée et préciser en toutes lettres le nombre d’unités thérapeutiques par prise, le nombre de prises et le dosage.
Classer → prescrire → délivrer
★ À maîtriser
📌 En France, la vente en gros, la vente au détail, y compris par internet, et toute dispensation au public des médicaments sont réservées aux pharmaciens, sous réserve des dérogations prévues par le Code de la santé publique.
Compléments
Médicaments : monopole officinal ; dispositifs médicaux : accès généralement plus ouvert
★ À maîtriser
🔄 Avant toute dispensation, le pharmacien: valide l’habilitation du prescripteur, valide scientifiquement la prescription pour assurer la sécurité du patient, vérifie la présence des mentions obligatoires
L’analyse pharmaceutique vérifie notamment: les contre-indications en fonction de la physiopathologie du patient, les interactions médicamenteuses, les bonnes posologies, les modes d’administration
📌 Le pharmacien peut et doit refuser la délivrance en cas de non-conformité réglementaire et contacter le prescripteur pour obtenir les modifications nécessaires.
Compléments
📌 La prise en charge d’une ordonnance est possible pendant un an à compter de sa date de prescription, tandis que la dispensation s’effectue généralement pour des périodes d’un à trois mois.
Valider le prescripteur → sécuriser le traitement → vérifier les mentions
★ À maîtriser
Les médicaments de médication officinale peuvent être directement accessibles au public depuis le décret du 30 juin 2008, à condition que leur utilisation soit possible sans prescription avec le conseil particulier du pharmacien.
La vente par internet concerne uniquement les médicaments non soumis à prescription obligatoire et doit s’effectuer depuis un site officinal labellisé et autorisé par l’ARS.
Les dispositifs médicaux ne relèvent généralement pas du monopole pharmaceutique et peuvent être distribués et vendus en dehors des pharmacies, certains pouvant être prescrits par des sages-femmes ou des masseurs-kinésithérapeutes.
Lors de la délivrance d’un dispositif médical, le pharmacien doit: informer le patient du prix, informer le patient du mode d’utilisation, vérifier que le patient pourra utiliser le matériel à domicile, donner le numéro du fournisseur, être responsable de la stérilité du matériel
Compléments
Risque de santé publique → accès, internet et délivrance soumis à autorisation
| Structure | Domaine | Missions principales |
|---|---|---|
| EMA | Régulation sanitaire européenne | Évaluation et surveillance des médicaments humains et vétérinaires |
| ANSM | Régulation sanitaire française | Évaluation, contrôle, inspection, autorisation et sanctions |
| HAS | Régulation socio-économique | Évaluation de l’utilité et recommandations de bonnes pratiques |
| UNCAM et CEPS | Régulation socio-économique | Prise en charge et régulation économique |
| Acteur | Produit concerné | Rôle |
|---|---|---|
| Commission de Transparence | Médicaments | Évalue le SMR ou SMA |
| CNEDiMTS | Dispositifs médicaux | Évalue le SA ou SR |
| CEPS | Médicaments et dispositifs médicaux | Fixe le prix ou le tarif |
| UNCAM | Produits de santé | Fixe la prise en charge |
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1. Quelle caractéristique définit juridiquement un produit de santé ?
2. Quelle loi a introduit le concept générique de produit de santé en France ?
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Qu'est-ce qu'un produit de santé ?
Un ensemble de produits à finalité sanitaire soumis à un contrôle et une réglementation spécifiques.
Quelle loi a créé le concept générique de produit de santé ?
La loi du 1er juillet 1998.
Que précise l'article L.5311-1 du Code de la santé publique ?
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