Entre quelles limites s’étend la cavité buccale ?
Des lèvres au V lingual, en passant par la face interne des joues.
Quel est le mode de fonctionnement de la cavité buccale ?
Il est volontaire.
Quels sont les quatre muscles extrinsèques de la langue ?
L’hyoglosse, le génioglosse, le palatoglosse et le styloglosse.
Quels sont les quatre muscles intrinsèques de la langue ?
Les longitudinaux supérieur et inférieur, le transverse et le vertical.
Quel est le rôle des muscles intrinsèques de la langue ?
Ils modifient sa forme et son volume.
Quel nerf commande les muscles de la langue, sauf le palatoglosse ?
Le nerf hypoglosse XII.
Quels nerfs innervent le palatoglosse ?
Les nerfs glossopharyngien IX et vague X.
Quel nerf assure la sensibilité des deux tiers antérieurs de la langue ?
Le trijumeau V.
Quels éléments bordent latéralement les amygdales dans l’oropharynx ?
Les piliers palatoglosses et palatopharyngés.
Quelle structure forme la paroi pharyngée postérieure dans l’oropharynx ?
Un tube musculaire se prolongeant vers l’œsophage.
Quelle région entoure le larynx ?
L’hypopharynx.
Quel muscle forme le sphincter supérieur de l’œsophage ?
Le muscle cricopharyngien.
Quelles régions le voile du palais sépare-t-il ?
Le nasopharynx et l’oropharynx.
Comment le voile du palais empêche-t-il les aliments d’atteindre les fosses nasales ?
Il s’élève et recule pendant la déglutition.
Combien de temps dure la phase orale de la déglutition ?
Environ une seconde.
Combien de temps dure la phase pharyngée de la déglutition ?
Environ une seconde.
Combien de temps dure la phase œsophagienne selon la texture ?
De 4 à 20 secondes.
Que rassemble la phase préparatoire labio-buccale ?
La mastication, la formation d’un bolus homogène et son hydratation par la salive.
Comment la langue propulse-t-elle le bolus durant la phase orale ?
Elle se creuse, se soulève contre le palais et recule.
Où se situe l’isthme du gosier ?
Entre la cavité buccale et l’oropharynx.
Qu’est-ce qui déclenche le réflexe pharyngé de déglutition ?
Le contact du bolus avec les zones réceptrices.
Quelle fonction de protection assure le réflexe pharyngé de déglutition ?
La prévention des fausses routes.
Quels mouvements assurent l’occlusion laryngée ?
Le rapprochement des cordes vocales et des bandes ventriculaires, avec la bascule antérieure des aryténoïdes.
Quels éléments anatomiques sont mobilisés par l’ascension et l’avancée du larynx ?
L’os hyoïde, le cartilage thyroïde et le larynx sous la base de langue.
Quelles forces font basculer l’épiglotte pendant la déglutition ?
La pression de la base de langue, l’ascension du larynx et la pression du bolus.
Comment le péristaltisme pharyngé fait-il progresser le bolus vers l’hypopharynx ?
Par la contraction séquentielle des constricteurs pharyngés supérieur, moyen et inférieur, innervés par le vague X.
Quels éléments médicaux, ORL et neurologiques l’examen clinique recherche-t-il ?
Les antécédents médicaux, ORL et neurologiques.
Quel état général l’examen clinique évalue-t-il, notamment concernant le poids ?
L’état général et une éventuelle perte de poids.
Quels signes pulmonaires ou salivaires l’examen clinique recherche-t-il ?
Une infection pulmonaire et une stase salivaire dans les sinus piriformes.
Quelles structures buccales l’examen clinique évalue-t-il ?
L’état dentaire et muqueux.
Quelles fonctions le nasofibroscope examine-t-il avant la déglutition ?
Les motricités vélaire, laryngée et pharyngée, la sensibilité laryngée, les stases, l’asymétrie des sinus piriformes et la base de langue.
Quelles anomalies la nasofibroscopie permet-elle de repérer ?
L’insuffisance vélaire, une fuite buccale postérieure et une stase dans les sinus piriformes.
Quel produit le transit pharyngo-œsophagien utilise-t-il pour repérer des anomalies ?
Un produit de contraste iodé opaque aux rayons X.
Sous quelles formes le produit de contraste du transit pharyngo-œsophagien est-il administré ?
Sous forme liquide ou épaissie.
Quel examen est le gold standard pour observer la déglutition ?
La vidéofluoroscopie de déglutition.
Que mesure la manométrie du SSO, du pharynx et de l’œsophage ?
Le tonus, le péristaltisme et la coordination entre contraction pharyngée et relaxation sphinctérienne.
Quels temps concerne la dysphagie haute, ou oropharyngée ?
Les temps buccal et pharyngé jusqu’au SSO.
Quand surviennent les fausses routes primaires ?
Avant le réflexe de déglutition.
De quelle faiblesse résulte le diverticule de Zenker ?
D’une faiblesse du SSO au point faible de Killian.
Quels sont les principaux facteurs de risque des cancers ORL ?
Le tabac, l’alcool et des virus comme le HPV.
Comment l’alcool favorise-t-il les effets carcinogènes du tabac dans les cancers ORL ?
Il facilite la pénétration des substances carcinogènes du tabac.
Comment le risque lié au tabagisme évolue-t-il avec les paquets-années ?
Il augmente avec le nombre de paquets-années.
Quelle proportion des carcinomes des VADS est représentée par les carcinomes épidermoïdes ?
90 %.
Qu’est-ce qui distingue le carcinome in situ du carcinome infiltrant ?
Le carcinome infiltrant a franchi la membrane basale, contrairement au carcinome in situ.
Qu’est-ce que la dysplasie ?
Une atypie associant des anomalies architecturales et cytologiques.
Quels sont les trois grades de dysplasie et leurs caractéristiques ?
Grade 1 : hyperplasie et/ou kératose avec ou sans dysplasie légère ; grade 2 : dysplasie modérée ; grade 3 : dysplasie sévère ou carcinome in situ.
Qu’évalue la classification TNM avec les catégories T, N et M ?
T évalue l’invasion locale, N l’atteinte ganglionnaire et M les métastases à distance.
Quelles plages de valeurs la classification TNM attribue-t-elle à T, N et M ?
T va de 0 à 4, N de 0 à 3 et M de 0 à 1.
Qu’est-ce qu’une adénopathie ?
Un ganglion lymphatique dont la taille ou la consistance diffère de la normale.
Quelle taille caractérise un ganglion cervical normal ?
Moins de 10 mm.
Quelle conduite justifie un ganglion cervical de 10 à 20 mm ?
Une surveillance.
À partir de quelle taille un ganglion cervical est-il pathologique ?
Au-dessus de 20 mm.
Quelles causes peuvent provoquer des adénopathies cervicales chroniques ?
Des affections inflammatoires, infectieuses ou tumorales, locales ou générales.
Quels examens associe le bilan des cancers des VADS ?
L’examen clinique local et ganglionnaire, la panendoscopie avec biopsie, le bilan dentaire et l’imagerie adaptée à l’extension.
Où discute-t-on la prise en charge des cancers des VADS ?
En réunion de concertation pluridisciplinaire.
Quels traitements peuvent être associés pour les cancers des VADS ?
La chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie et l’immunothérapie.
Quels nerfs assurent l’innervation motrice et sensitive de la cavité buccale ?
Le facial VII assure la motricité et le trijumeau V la sensibilité.
Quelle proportion de patients rapporte une dysphagie après un AVC ?
30 à 40 % des patients.
Jusqu’à quelle proportion la dysphagie est-elle relevée après investigation post-AVC ?
Jusqu’à 75 %.
Quelle proportion de personnes âgées rapporte une dysphagie ?
50 % des personnes âgées.
Quelle proportion de personnes âgées atteintes de démence rapporte une dysphagie ?
60 à 90 % des personnes âgées atteintes de démence.
Quelle proportion de patients atteints d’un cancer des VADS rapporte une dysphagie ?
50 % des patients.
Quelle contraction des muscles masticateurs produit la diduction mandibulaire ?
Une contraction unilatérale.
Quelle branche du trijumeau innerve les muscles masticateurs ?
La branche mandibulaire V3.
Quels muscles composent le voile du palais ?
Le tenseur et l’élévateur du voile, le muscle uvulaire, le palatoglosse et le palatopharyngien.
Quelles manifestations peut causer une insuffisance de cloisonnement vélopharyngé ?
Une rhinolalie ouverte ou des fausses routes nasales.
Qu’initie la salive dans la digestion des aliments ?
Leur digestion.
Quel effet la salive a-t-elle sur les aliments dans la bouche ?
Elle les dissout et les agglutine.
Comment la fermeture nasopharyngée mobilise-t-elle l’isthme et la luette ?
Elle rapproche les piliers postérieurs, rétrécit l’isthme et mobilise la luette.
Quels muscles participent à la fermeture nasopharyngée ?
Les muscles palatopharyngien, tenseur et élévateur du voile.
Quels signes de dysphagie peuvent être recherchés ?
Le bavage, la toux, la douleur à la déglutition, la fatigabilité, la xérostomie, le blocage et les régurgitations.
Pourquoi utiliser de l’eau pétillante lors de l’évaluation de la déglutition ?
Elle stimule davantage la muqueuse.
Que détecte et quantifie la scintigraphie au technétium 99 ?
Les fausses routes vers les poumons.
Qu’est-ce que l’achalasie ?
Un trouble de décontraction sphinctérienne entraînant un empilement alimentaire.
Que visualise l’IRM dynamique en déglutition sèche ?
Les déplacements des tissus mous.
Qu’étudie l’EMG des organes impliqués dans la déglutition ?
Le fonctionnement nerveux et musculaire de la langue, du voile, des constricteurs et des muscles laryngés.
Quels signes peuvent accompagner une dysphagie haute ?
Des déglutitions répétées.
Quelles complications peuvent résulter des troubles de déglutition ?
Une perte de poids.
Quels facteurs favorisent les troubles de déglutition ?
La trachéotomie.
Quelle dysphagie le diverticule de Zenker peut-il provoquer surtout ?
Une dysphagie surtout aux solides.
Que peuvent provoquer les fausses routes secondaires du diverticule de Zenker ?
Des pneumopathies d’inhalation.
À quels facteurs sont associés les adénocarcinomes des sinus nasaux et nasosinusiens ?
Aux poussières de bois et aux tanins du cuir.
Pourquoi le diagnostic des cancers des sinus nasaux et nasosinusiens peut-il être retardé ?
Leur localisation dans une cavité cachée peut retarder le diagnostic.
À quels facteurs sont associés les carcinomes indifférenciés du nasopharynx ?
Au virus Epstein-Barr, à certains facteurs nutritionnels et à des profils génétiques.
Quel aspect la kératose, l’hyperkératose et la leucoplasie donnent-elles à la muqueuse ?
Des plaques blanches dues à une kératinisation superficielle.
Quel aspect caractérise l’érythroplasie ?
Une plaque muqueuse rouge.
Que peut indiquer une adénopathie immobile ?
Une tumeur ayant rompu la capsule ganglionnaire.
Quel est le caractère pronostique d’une adénopathie immobile ?
C’est un signe défavorable.
Quels examens peuvent figurer dans le bilan d’une adénopathie ?
Une NFS-VS, une sérologie VIH, des radiographies pulmonaires, une ponction cytologique ou une exérèse avec examen histologique.
En quelle unité exprime-t-on la dose de radiothérapie externe ?
En gray.
Quelle dose et quelle durée peuvent être utilisées en radiothérapie externe des tumeurs ?
60 à 75 gray pendant 6 semaines.
Que recherche la surveillance post-thérapeutique des cancers ?
Les incidents carcinologiques, les récidives, les métastases et les seconds cancers.
Quelles complications peuvent provoquer les traitements des cancers des VADS ?
Des réactions cutanées et muqueuses, des surinfections mycotiques, une ostéoradionécrose, des caries, une candidose, une hyposialie, une sclérose musculaire et une myélite.
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1. Quelle caractéristique distingue le fonctionnement de la cavité buccale des phases de déglutition qui suivent l’isthme ?
2. Lorsqu’on distingue la commande motrice et la sensibilité de la cavité buccale, quels nerfs leur sont associés respectivement ?
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