QCM : Déglutition et pathologies ORL (43 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue le fonctionnement de la cavité buccale des phases de déglutition qui suivent l’isthme ?

La cavité buccale fonctionne volontairement, tandis que les phases après l’isthme sont réflexes.
La cavité buccale et les phases après l’isthme fonctionnent volontairement.
La cavité buccale fonctionne par réflexe, tandis que les phases après l’isthme sont volontaires.
La cavité buccale et les phases après l’isthme fonctionnent par réflexe.

La cavité buccale fonctionne volontairement, tandis que les phases après l’isthme sont réflexes.

Explication

Le fonctionnement de la cavité buccale est volontaire, alors que les phases déclenchées après l’isthme sont réflexes. Confondre ces deux modes revient à attribuer à la cavité buccale le caractère réflexe des phases suivantes.

2. Lorsqu’on distingue la commande motrice et la sensibilité de la cavité buccale, quels nerfs leur sont associés respectivement ?

Le trijumeau V pour la motricité et le nerf facial VII pour la sensibilité.
Le nerf facial VII pour la motricité et le trijumeau V pour la sensibilité.
Le vague X pour la motricité et le glossopharyngien IX pour la sensibilité.
Le glossopharyngien IX pour la motricité et le vague X pour la sensibilité.

Le nerf facial VII pour la motricité et le trijumeau V pour la sensibilité.

Explication

La motricité de la cavité buccale dépend du nerf facial VII, tandis que sa sensibilité dépend du trijumeau V. Inverser ces rôles attribue à chacun le type d’innervation de l’autre.

3. Quels muscles appartiennent au groupe des muscles extrinsèques de la langue ?

Les longitudinaux supérieur et inférieur, le transverse et le vertical.
Le masséter, le temporal, le ptérygoïdien médial et le ptérygoïdien latéral.
L’hyoglosse, le génioglosse, le palatoglosse et le styloglosse.
Le tenseur du voile, l’élévateur du voile, l’uvulaire et le palatopharyngien.

L’hyoglosse, le génioglosse, le palatoglosse et le styloglosse.

Explication

Les quatre muscles extrinsèques sont l’hyoglosse, le génioglosse, le palatoglosse et le styloglosse. Les longitudinaux, le transverse et le vertical sont plutôt les muscles intrinsèques de la langue.

4. Quel groupe de muscles intrinsèques permet de modifier la forme et le volume de la langue ?

Les longitudinaux supérieur et inférieur, le transverse et le vertical.
Le tenseur du voile, l’élévateur du voile, l’uvulaire et le palatoglosse.
Le masséter, le temporal, le styloglosse et le génioglosse.
L’hyoglosse, le génioglosse, le palatoglosse et le styloglosse.

Les longitudinaux supérieur et inférieur, le transverse et le vertical.

Explication

Les muscles intrinsèques comprennent les deux longitudinaux, le transverse et le vertical, qui modifient la forme et le volume de la langue. Le groupe comprenant l’hyoglosse et le styloglosse correspond aux muscles extrinsèques.

5. Quel muscle de la langue échappe à l’innervation par l’hypoglosse XII, et quels nerfs l’innervent ?

Le génioglosse, innervé par les nerfs facial VII et trijumeau V.
L’hyoglosse, innervé par les nerfs facial VII et glossopharyngien IX.
Le styloglosse, innervé par les nerfs glossopharyngien IX et vague X.
Le palatoglosse, innervé par les nerfs glossopharyngien IX et vague X.

Le palatoglosse, innervé par les nerfs glossopharyngien IX et vague X.

Explication

Le palatoglosse constitue l’exception à l’innervation hypoglossale des muscles de la langue et reçoit une innervation des nerfs IX et X. Attribuer cette exception au styloglosse confond deux muscles extrinsèques.

6. Comment se répartissent la sensibilité et le goût entre les deux tiers antérieurs et le tiers postérieur de la langue ?

La sensibilité antérieure dépend du V et le goût antérieur du lingual, branche du VII ; sensibilité et goût postérieurs dépendent du IX.
La sensibilité antérieure dépend du IX et le goût antérieur du lingual, branche du V ; sensibilité et goût postérieurs dépendent du X.
La sensibilité antérieure dépend du VII et le goût antérieur du V ; sensibilité et goût postérieurs dépendent du X.
La sensibilité antérieure dépend du V et le goût antérieur du IX ; sensibilité et goût postérieurs dépendent du VII.

La sensibilité antérieure dépend du V et le goût antérieur du lingual, branche du VII ; sensibilité et goût postérieurs dépendent du IX.

Explication

La sensibilité des deux tiers antérieurs relève du trijumeau V, tandis que le goût de cette région emprunte le lingual, branche du VII ; le IX assure les modalités indiquées pour le tiers postérieur. Confondre la sensibilité et le goût antérieurs conduit notamment à attribuer le goût au V.

7. Quel est le rôle du muscle cricopharyngien dans la région de l’hypopharynx ?

Il forme le sphincter inférieur de l’œsophage, tandis que les sinus piriformes guident les aliments.
Il forme le sphincter inférieur de l’œsophage, tandis que les sinus piriformes entourent le larynx.
Il forme le sphincter supérieur de l’œsophage, tandis que les sinus piriformes ferment le nasopharynx.
Il forme le sphincter supérieur de l’œsophage, tandis que les sinus piriformes guident les aliments.

Il forme le sphincter supérieur de l’œsophage, tandis que les sinus piriformes guident les aliments.

Explication

Le cricopharyngien forme le sphincter supérieur de l’œsophage, et les sinus piriformes de l’hypopharynx guident les aliments. Le sphincter inférieur se situe entre l’œsophage et l’estomac, et non au niveau du cricopharyngien.

8. Pendant la déglutition, comment le voile du palais contribue-t-il à séparer les voies nasale et orale ?

Il s’abaisse et recule, empêchant les aliments de passer vers l’œsophage.
Il s’élève et recule, empêchant les aliments de passer vers les fosses nasales.
Il s’abaisse et avance, empêchant les aliments de passer vers le larynx.
Il s’élève et recule, dirigeant les aliments vers les fosses nasales.

Il s’élève et recule, empêchant les aliments de passer vers les fosses nasales.

Explication

Le voile sépare le nasopharynx de l’oropharynx et son élévation avec recul limite le passage des aliments vers les fosses nasales. Un abaissement ne décrit pas le mouvement qui assure ce cloisonnement pendant la déglutition.

9. Quelle conséquence peut résulter d’une insuffisance de cloisonnement vélopharyngé ?

Une aphasie ou une fermeture du sphincter supérieur de l’œsophage.
Une rhinolalie ouverte ou des fausses routes nasales.
Une rhinolalie fermée ou une obstruction de l’œsophage.
Une dysphonie ou des fausses routes vers les sinus piriformes.

Une rhinolalie ouverte ou des fausses routes nasales.

Explication

Une insuffisance de cloisonnement vélopharyngé peut entraîner une rhinolalie ouverte ou des fausses routes nasales. Une obstruction de l’œsophage relève d’un autre problème anatomique et ne constitue pas la conséquence indiquée ici.

10. Quelle description associe correctement le type de contrôle et la durée approximative des phases de la déglutition ?

La phase orale est réflexe et dure environ une seconde, tandis que les phases pharyngée et œsophagienne sont volontaires.
La phase orale est volontaire et dure de quatre à vingt secondes, tandis que les phases pharyngée et œsophagienne durent environ une seconde.
Les phases orale et pharyngée sont volontaires et durent chacune environ une seconde, tandis que la phase œsophagienne est réflexe.
La phase orale est volontaire et dure environ une seconde, tandis que les phases pharyngée et œsophagienne sont réflexes.

La phase orale est volontaire et dure environ une seconde, tandis que les phases pharyngée et œsophagienne sont réflexes.

Explication

La phase orale est volontaire et dure environ une seconde ; les phases pharyngée et œsophagienne sont réflexes, cette dernière prenant environ quatre à vingt secondes selon la texture. La confusion la plus plausible consiste à attribuer un contrôle volontaire à la phase pharyngée.

11. Lors de la préparation d’une bouchée avant sa propulsion, quelles actions caractérisent la phase préparatoire labio-buccale ?

La contraction des constricteurs pharyngés, la fermeture du nasopharynx et l’ouverture du sphincter supérieur de l’œsophage.
La mastication, la formation d’un bolus homogène et son hydratation par la salive.
La bascule de l’épiglotte, l’ascension du larynx et le passage du bolus dans l’œsophage.
La propulsion du bolus vers l’oropharynx, la fermeture du larynx et le péristaltisme pharyngé.

La mastication, la formation d’un bolus homogène et son hydratation par la salive.

Explication

La phase préparatoire labio-buccale regroupe la mastication, la constitution d’un bolus homogène et son hydratation salivaire. La propulsion vers l’oropharynx relève de la phase orale, et non de cette préparation.

12. Quel mouvement de la langue propulse le bolus de la cavité buccale vers l’oropharynx ?

La langue plaque le bolus contre le palais mou, se relâche puis le pousse vers le nasopharynx.
La langue comprime le bolus contre son dos, se creuse, se soulève contre le palais puis recule.
La langue maintient le bolus sous sa pointe, s’abaisse contre le plancher buccal puis l’attire vers l’avant.
La langue comprime le bolus entre les joues, s’aplatit sur le plancher buccal puis le dirige vers les sinus piriformes.

La langue comprime le bolus contre son dos, se creuse, se soulève contre le palais puis recule.

Explication

La langue comprime d’abord le bolus sur son dos, puis se creuse, s’élève contre le palais et recule pour l’envoyer vers l’oropharynx. Une direction vers le nasopharynx confond cette propulsion orale avec le trajet des aliments à travers le pharynx.

13. Où se situe la transition entre le contrôle volontaire et le contrôle réflexe de la déglutition ?

À l’ouverture du sphincter supérieur de l’œsophage, entre le pharynx et l’œsophage.
À l’isthme du gosier, entre la cavité buccale et l’oropharynx.
À l’entrée du larynx, entre l’oropharynx et les voies respiratoires.
À la base de la langue, entre la cavité buccale et le nasopharynx.

À l’isthme du gosier, entre la cavité buccale et l’oropharynx.

Explication

L’isthme du gosier est le passage entre la cavité buccale et l’oropharynx où le contrôle volontaire cède la place au réflexe. L’ouverture du sphincter supérieur de l’œsophage se situe plus bas et ne marque pas cette transition de contrôle.

14. Quel événement déclenche le réflexe pharyngé de déglutition, qui contribue à protéger contre les fausses routes ?

Le passage du bolus dans l’œsophage après son entrée dans le larynx.
Le contact du bolus avec les zones réceptrices du pharynx.
L’arrivée de la salive dans la cavité buccale avant la formation du bolus.
La contraction des muscles de la langue avant que le bolus ne quitte la bouche.

Le contact du bolus avec les zones réceptrices du pharynx.

Explication

Le contact du bolus avec les zones réceptrices déclenche le réflexe pharyngé, mécanisme de protection contre les fausses routes. La contraction linguale participe à la propulsion orale, mais ne constitue pas le déclencheur pharyngé décrit ici.

15. Quels mouvements contribuent directement à l’occlusion du larynx pendant la déglutition ?

Le rapprochement des cordes vocales et des bandes ventriculaires, ainsi que la bascule antérieure des aryténoïdes.
L’écartement des cordes vocales et des bandes ventriculaires, ainsi que la bascule postérieure des aryténoïdes.
L’élévation des cordes vocales, l’écartement des bandes ventriculaires et l’avancée de l’épiglotte.
Le rapprochement des cordes vocales, l’abaissement des bandes ventriculaires et le recul des aryténoïdes.

Le rapprochement des cordes vocales et des bandes ventriculaires, ainsi que la bascule antérieure des aryténoïdes.

Explication

L’occlusion laryngée implique le rapprochement des cordes vocales et des bandes ventriculaires, accompagné d’une bascule antérieure des aryténoïdes. L’écartement des plis vocaux irait à l’encontre de cette fermeture protectrice.

16. Comment l’épiglotte contribue-t-elle à orienter le bolus loin du larynx pendant la déglutition ?

La pression de la base de langue et la descente du larynx maintiennent l’épiglotte dressée, orientant les aliments vers la trachée.
La pression du bolus et l’abaissement de la langue font basculer l’épiglotte vers l’avant, dirigeant les aliments vers l’œsophage sans passer par les sinus piriformes.
La pression de la base de langue, l’ascension du larynx et la pression du bolus provoquent sa bascule, orientant les aliments vers les sinus piriformes.
La contraction des cordes vocales et l’ouverture du nasopharynx font pivoter l’épiglotte, dirigeant le bolus vers la cavité nasale.

La pression de la base de langue, l’ascension du larynx et la pression du bolus provoquent sa bascule, orientant les aliments vers les sinus piriformes.

Explication

La pression de la base de langue et du bolus, avec l’ascension laryngée, fait basculer l’épiglotte et dirige les aliments vers les sinus piriformes plutôt que dans le larynx. Une épiglotte maintenue dressée n’assure pas cette déviation protectrice.

17. Dans quel ordre les constricteurs pharyngés se contractent-ils pour faire progresser le bolus vers l’hypopharynx ?

Ils se contractent simultanément afin de comprimer uniformément l’ensemble du pharynx.
Ils se contractent alternativement de part et d’autre du pharynx, sans progression de haut en bas.
Ils se contractent successivement du constricteur inférieur au moyen, puis au supérieur.
Ils se contractent successivement du constricteur supérieur au moyen, puis à l’inférieur.

Ils se contractent successivement du constricteur supérieur au moyen, puis à l’inférieur.

Explication

Le péristaltisme pharyngé fait avancer le bolus par une contraction séquentielle des constricteurs supérieur, moyen et inférieur, innervés par le nerf vague. Une contraction simultanée ne correspond pas à cette progression séquentielle de haut en bas.

18. Lors de l’examen clinique d’une personne présentant une dysphagie, quel ensemble d’éléments doit être recherché ?

Les antécédents médicaux, ORL et neurologiques, l’état bucco-dentaire et général, la perte de poids, l’infection pulmonaire et la stase salivaire.
La motricité vélaire et laryngée, la sensibilité pharyngée, l’asymétrie des sinus piriformes et la base de langue par endoscopie.
La durée des phases de déglutition, la texture de chaque bolus, l’occlusion laryngée et la contraction des constricteurs.
La mobilité des cordes vocales pendant la phonation, l’audition, la ventilation nasale et la sensibilité cutanée du visage.

Les antécédents médicaux, ORL et neurologiques, l’état bucco-dentaire et général, la perte de poids, l’infection pulmonaire et la stase salivaire.

Explication

L’examen clinique prend en compte les antécédents, l’état dentaire et muqueux, l’état général, une éventuelle perte de poids ou infection pulmonaire, ainsi qu’une stase salivaire dans les sinus piriformes. L’examen endoscopique décrit des éléments utiles, mais il ne remplace pas cette recherche clinique générale.

19. Avant la déglutition, quelles structures ou fonctions le nasofibroscope permet-il d’examiner ?

La durée exacte du temps pharyngé, l’ouverture du sphincter supérieur de l’œsophage et le trajet complet du bolus dans l’œsophage.
La motricité vélaire, la motricité et la sensibilité laryngées, la motricité pharyngée, les stases, les sinus piriformes et la base de langue.
La contraction des muscles masticateurs, l’hydratation salivaire du bolus et la force de propulsion de la langue pendant la phase orale.
La fermeture des cordes vocales pendant la déglutition, la bascule de l’épiglotte et le passage du bolus dans la trachée.

La motricité vélaire, la motricité et la sensibilité laryngées, la motricité pharyngée, les stases, les sinus piriformes et la base de langue.

Explication

Avant la déglutition, le nasofibroscope permet d’observer la motricité vélaire, les fonctions motrices et sensitives laryngées, la motricité pharyngée, les stases, les sinus piriformes et la base de langue. L’ouverture du sphincter supérieur de l’œsophage et le déroulement complet du temps pharyngé sont difficiles à visualiser par cette méthode.

20. Quelle limite de la nasofibroscopie est importante lors de l’évaluation des troubles de la déglutition ?

Elle permet d’observer les fausses routes et la propulsion orale, mais ne permet pas d’évaluer la motricité vélaire ou la base de langue.
Elle montre aisément le temps pharyngé et l’ouverture du sphincter supérieur de l’œsophage, mais détecte difficilement les stases des sinus piriformes.
Elle repère certains signes comme une insuffisance vélaire ou une stase, mais visualise difficilement le temps pharyngé, les fausses routes et l’ouverture du sphincter supérieur de l’œsophage.
Elle identifie la motricité laryngée et les fuites buccales, mais ne permet pas de repérer une insuffisance vélaire ni une stase pharyngée.

Elle repère certains signes comme une insuffisance vélaire ou une stase, mais visualise difficilement le temps pharyngé, les fausses routes et l’ouverture du sphincter supérieur de l’œsophage.

Explication

La nasofibroscopie peut repérer une insuffisance vélaire, une fuite buccale postérieure ou une stase, mais montre difficilement le temps pharyngé, les fausses routes et l’ouverture du sphincter supérieur de l’œsophage. La détection des stases, notamment dans les sinus piriformes, fait au contraire partie de ses apports.

21. Quel examen utilise un produit de contraste iodé opaque aux rayons X pour repérer notamment les fausses routes et les rétrécissements ?

La scintigraphie au technétium 99, avec un produit radioactif avalé
La vidéofluoroscopie, avec l’observation des contractions musculaires seules
Le transit pharyngo-œsophagien, avec un produit liquide ou épaissi
La manométrie, avec des mesures de pression pendant la déglutition

Le transit pharyngo-œsophagien, avec un produit liquide ou épaissi

Explication

Le transit pharyngo-œsophagien utilise un contraste iodé visible aux rayons X, sous forme liquide ou épaissie, pour repérer notamment fausses routes et obstacles. La scintigraphie utilise un produit radioactif et répond à un autre objectif d’exploration.

22. Pour observer le mouvement du bolus et analyser la propulsion linguale ainsi que l’ouverture du SSO, quel examen constitue le gold standard ?

La manométrie pharyngo-œsophagienne
La scintigraphie au technétium 99
Le transit avec contraste iodé
La vidéofluoroscopie de déglutition

La vidéofluoroscopie de déglutition

Explication

La vidéofluoroscopie est le gold standard pour observer le bolus et des étapes telles que la propulsion linguale, l’occlusion vélaire et l’ouverture du SSO. La manométrie mesure plutôt le tonus et les pressions.

23. Chez un patient dont on veut évaluer le péristaltisme et la coordination entre contraction pharyngée et relaxation sphinctérienne, quel examen est adapté ?

La manométrie du SSO, du pharynx et de l’œsophage
La scintigraphie pulmonaire au technétium 99
Le transit pharyngo-œsophagien avec contraste iodé
La vidéofluoroscopie de déglutition

La manométrie du SSO, du pharynx et de l’œsophage

Explication

La manométrie évalue le tonus au repos et en activité, le péristaltisme et la coordination entre contraction pharyngée et relaxation sphinctérienne. La vidéofluoroscopie visualise les mouvements du bolus plutôt que de mesurer directement les pressions.

24. Une personne ressent un blocage pendant le passage des aliments dans l’œsophage, entre le SSO et le cardia : de quel type de dysphagie s’agit-il ?

D’une fausse route secondaire
D’une fausse route primaire
D’une dysphagie haute ou oropharyngée
D’une dysphagie basse ou œsophagienne

D’une dysphagie basse ou œsophagienne

Explication

La dysphagie basse concerne le temps œsophagien entre le SSO et le cardia. La dysphagie haute concerne les temps buccal et pharyngé jusqu’au SSO.

25. Des résidus accumulés dans le pharynx débordent après le réflexe de déglutition et pénètrent dans les voies respiratoires : comment nomme-t-on cette fausse route ?

Une fausse route primaire
Une fausse route secondaire
Une régurgitation nasale
Une dysphagie basse

Une fausse route secondaire

Explication

Une fausse route secondaire résulte du débordement de résidus pharyngés après le réflexe de déglutition. Une fausse route primaire survient avant ce réflexe.

26. Quelle structure et quel mécanisme sont à l’origine du diverticule de Zenker ?

Un défaut de contraction du pharynx, provoquant une poche dans l’œsophage inférieur
Une faiblesse du SSO au point de Killian, formant une poche où les aliments s’accumulent
Une obstruction du SSO, entraînant le reflux des aliments vers les fosses nasales
Une faiblesse du cardia, formant une poche où les aliments s’accumulent

Une faiblesse du SSO au point de Killian, formant une poche où les aliments s’accumulent

Explication

Le diverticule de Zenker se forme au point faible de Killian lorsque la faiblesse du SSO permet à la muqueuse de créer une poche où les aliments s’accumulent. Une faiblesse du cardia ne correspond pas au mécanisme décrit.

27. Quels facteurs sont identifiés comme principaux risques de cancers ORL ?

Le tabac, l’alcool et des virus comme le papillomavirus HPV
Le papillomavirus HPV, la xérostomie et l’absence de dents
L’alcool, les tanins du cuir et les nitrosamines alimentaires
Le tabac, les poussières de bois et le virus Epstein-Barr

Le tabac, l’alcool et des virus comme le papillomavirus HPV

Explication

Les principaux facteurs de risque des cancers ORL comprennent le tabac, l’alcool et des virus tels que le HPV. Les poussières de bois et les tanins du cuir sont associés à certains cancers nasosinusiens, et non à cette liste générale.

28. Comment caractériser l’association entre tabac et alcool dans le risque de cancer ORL, ainsi que l’évolution du risque avec le tabagisme ?

L’association est synergique, et le risque tabagique dépend surtout de la durée d’abstinence
L’association est additive, et le risque tabagique dépend surtout de l’âge
L’association est synergique, et le risque tabagique augmente avec les paquets-années
L’association est antagoniste, et le risque tabagique augmente avec la consommation d’alcool

L’association est synergique, et le risque tabagique augmente avec les paquets-années

Explication

L’alcool facilite la pénétration des substances carcinogènes du tabac, ce qui rend leur association synergique, et le risque lié au tabac augmente avec les paquets-années. Une association simplement additive ne rend pas compte de cette facilitation.

29. Quelle proportion des carcinomes des voies aérodigestives supérieures est représentée par les carcinomes épidermoïdes ?

Environ 30 %
Environ 50 %
Environ 70 %
Environ 90 %

Environ 90 %

Explication

Les carcinomes épidermoïdes représentent 90 % des carcinomes des VADS. Les proportions inférieures proposées ne correspondent pas à cette fréquence.

30. Quelle distinction sépare un carcinome in situ d’un carcinome infiltrant ?

Les deux carcinomes ont franchi la membrane basale, mais seul le carcinome in situ peut métastaser.
Le carcinome in situ n’a pas franchi la membrane basale, contrairement au carcinome infiltrant, qui peut métastaser.
Le carcinome in situ se limite aux ganglions, tandis que le carcinome infiltrant reste dans l’épithélium.
Le carcinome in situ a franchi la membrane basale, contrairement au carcinome infiltrant, qui reste localisé au-dessus.

Le carcinome in situ n’a pas franchi la membrane basale, contrairement au carcinome infiltrant, qui peut métastaser.

Explication

La différence repose sur le franchissement de la membrane basale : le carcinome infiltrant l’a franchie et peut métastaser. Un carcinome in situ reste au-dessus de cette membrane, contrairement à l’idée qu’il serait déjà infiltrant.

31. Quelles caractéristiques définissent la dysplasie ?

Une réaction inflammatoire accompagnée d’une modification isolée de la taille des cellules.
Une prolifération cellulaire régulière sans anomalie de l’architecture ni de la morphologie.
Une invasion tumorale caractérisée par le franchissement de la membrane basale et la dissémination.
Une atypie associant des anomalies de l’architecture tissulaire et de la morphologie cellulaire.

Une atypie associant des anomalies de l’architecture tissulaire et de la morphologie cellulaire.

Explication

La dysplasie est une atypie qui associe des anomalies architecturales et cytologiques. Une invasion avec franchissement de la membrane basale correspond plutôt à un carcinome infiltrant.

32. Une lésion présente une dysplasie sévère : à quel grade correspond-elle dans la classification des dysplasies ?

Au grade 2, qui comprend la dysplasie sévère ou le carcinome in situ.
Au grade 1, qui comprend la dysplasie sévère ou le carcinome in situ.
Au grade 3, qui comprend la dysplasie sévère ou le carcinome in situ.
Au grade 3, qui correspond à une dysplasie modérée ou légère.

Au grade 3, qui comprend la dysplasie sévère ou le carcinome in situ.

Explication

Le grade 3 regroupe la dysplasie sévère et le carcinome in situ. Le grade 2 correspond à une dysplasie modérée, et non sévère.

33. Dans la classification TNM, quelle composante décrit l’atteinte ganglionnaire et quelle plage de valeurs lui est associée ?

N décrit l’atteinte ganglionnaire et varie de 0 à 3.
T décrit l’atteinte ganglionnaire et varie de 0 à 4.
N décrit l’invasion locale et varie de 0 à 3.
M décrit l’atteinte ganglionnaire et varie de 0 à 1.

N décrit l’atteinte ganglionnaire et varie de 0 à 3.

Explication

La composante N évalue l’atteinte ganglionnaire sur une échelle de 0 à 3. T concerne l’invasion locale, tandis que M renseigne sur les métastases à distance.

34. Qu’appelle-t-on une adénopathie ?

Un ganglion lymphatique normal dont la taille varie temporairement avec l’activité physique.
Une augmentation du nombre de ganglions sans changement de leur taille ni de leur consistance.
Une inflammation des tissus voisins sans modification du ganglion lymphatique.
Un ganglion lymphatique pathologique dont la taille ou la consistance diffère de la normale.

Un ganglion lymphatique pathologique dont la taille ou la consistance diffère de la normale.

Explication

Une adénopathie est un ganglion pathologique, reconnaissable à une taille ou une consistance différente de la normale. Une inflammation des tissus voisins sans modification ganglionnaire ne répond pas à cette définition.

35. À l’examen d’un ganglion cervical mesurant 15 mm, quelle conduite correspond au seuil de taille indiqué ?

Une qualification de ganglion pathologique, car la taille dépasse 10 mm.
Une surveillance, car la taille se situe entre 10 et 20 mm.
Une surveillance renforcée, car toute taille inférieure à 10 mm est suspecte.
Une conclusion de normalité, car la taille reste inférieure à 20 mm.

Une surveillance, car la taille se situe entre 10 et 20 mm.

Explication

Une taille de 10 à 20 mm justifie une surveillance, ce qui inclut un ganglion de 15 mm. Le seuil indiqué pour considérer la taille comme pathologique est supérieur à 20 mm.

36. Quel ensemble regroupe des causes possibles d’adénopathies cervicales chroniques ?

Des affections inflammatoires, infectieuses ou tumorales, locales ou générales, comme le VIH ou un lymphome.
Des affections inflammatoires et infectieuses locales, à l’exclusion des causes tumorales générales.
Des infections virales aiguës et des traumatismes, sans maladie inflammatoire ou tumorale.
Des maladies tumorales locales, sans affection infectieuse ni maladie générale associée.

Des affections inflammatoires, infectieuses ou tumorales, locales ou générales, comme le VIH ou un lymphome.

Explication

Les causes chroniques comprennent des affections inflammatoires, infectieuses et tumorales, locales ou générales, notamment le VIH et les lymphomes. Réduire les causes aux affections locales écarterait à tort des maladies générales et tumorales.

37. Quels éléments constituent le bilan des cancers des voies aérodigestives supérieures ?

Une panendoscopie avec biopsie et une imagerie, sans examen clinique local ni bilan dentaire.
Un examen clinique ganglionnaire, une biopsie isolée, un bilan dentaire et une imagerie sans évaluation de l’extension.
Un examen clinique local et ganglionnaire, une panendoscopie avec biopsie, un bilan dentaire et une imagerie adaptée à l’extension.
Un examen clinique local, une panendoscopie sans biopsie, un bilan dentaire et une imagerie adaptée à l’extension.

Un examen clinique local et ganglionnaire, une panendoscopie avec biopsie, un bilan dentaire et une imagerie adaptée à l’extension.

Explication

Le bilan associe l’examen clinique local et ganglionnaire, la panendoscopie avec biopsie, le bilan dentaire et une imagerie choisie selon l’extension. Une panendoscopie dépourvue de biopsie ne reprend pas l’ensemble indiqué.

38. Comment la prise en charge des cancers des voies aérodigestives supérieures est-elle organisée ?

Elle est discutée en réunion pluridisciplinaire et repose sur la chirurgie, la radiothérapie ou la chimiothérapie, sans immunothérapie.
Elle est discutée en réunion pluridisciplinaire et peut associer chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie et immunothérapie.
Elle est discutée en réunion pluridisciplinaire et associe nécessairement les quatre modalités thérapeutiques.
Elle est décidée par une seule spécialité et peut associer chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie et immunothérapie.

Elle est discutée en réunion pluridisciplinaire et peut associer chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie et immunothérapie.

Explication

La prise en charge est discutée en réunion de concertation pluridisciplinaire et peut combiner plusieurs modalités, dont l’immunothérapie. Cette discussion ne signifie pas que les quatre traitements sont systématiquement associés.

39. Après une chirurgie tumorale, un patient présente une propulsion linguale réduite et une fermeture glottique insuffisante. Quelle explication correspond à ces troubles possibles ?

La création d’un trachéostome permanent réduit la sensibilité réflexe et la propulsion linguale.
La préservation du cricoïde empêche l’élévation laryngée et modifie le péristaltisme pharyngé.
La médialisation d’une corde vocale altère les nerfs XII et X et bloque la propulsion linguale.
L’atteinte des zones de déglutition ou des nerfs XII et X peut perturber plusieurs étapes de la déglutition.

L’atteinte des zones de déglutition ou des nerfs XII et X peut perturber plusieurs étapes de la déglutition.

Explication

Une chirurgie tumorale peut toucher les zones de déglutition ou les nerfs XII et X, entraînant notamment des défauts de propulsion, de sensibilité réflexe ou de fermeture glottique. La préservation du cricoïde concerne la laryngectomie partielle et n’explique pas à elle seule ces atteintes multiples.

40. Quel élément anatomique une laryngectomie partielle préserve-t-elle pour contribuer au sphincter laryngé et à une déglutition correcte ?

Le nerf X, qui commande le péristaltisme pharyngé.
Le cricoïde, qui constitue le socle du larynx.
Le trachéostome, qui maintient la séparation des voies.
La corde vocale paralysée, rapprochée de la ligne médiane.

Le cricoïde, qui constitue le socle du larynx.

Explication

La laryngectomie partielle préserve le cricoïde, socle du larynx nécessaire au sphincter laryngé et à une déglutition correcte. Le nerf X peut être concerné par une atteinte chirurgicale, mais il ne s’agit pas de l’élément anatomique préservé caractéristique ici.

41. Quelle conséquence caractérise une laryngectomie totale pour les voies respiratoires et digestives ?

Elle préserve le cricoïde et crée un accès trachéal temporaire pouvant se refermer.
Elle réduit les troubles de déglutition en retirant une partie des cordes vocales.
Elle retire le larynx, sépare les voies et crée un trachéostome permanent.
Elle rapproche une corde vocale paralysée de la ligne médiane sans séparer les voies.

Elle retire le larynx, sépare les voies et crée un trachéostome permanent.

Explication

La laryngectomie totale retire le larynx, sépare les voies respiratoire et digestive et crée un trachéostome permanent, supprimant les fausses routes par la voie naturelle. Un accès temporaire pouvant se refermer correspond plutôt à la trachéotomie.

42. Après une atteinte tumorale, une corde vocale est paralysée et provoque une fermeture glottique insuffisante. Quel est l’objectif de la médialisation ?

Éloigner la corde paralysée de la ligne médiane.
Rétablir le péristaltisme pharyngé par stimulation du nerf X.
Rapprocher la corde paralysée de la ligne médiane.
Créer une communication permanente entre la trachée et la peau.

Rapprocher la corde paralysée de la ligne médiane.

Explication

La médialisation vise à rapprocher de la ligne médiane une corde vocale paralysée, qui peut notamment l’être à la suite d’une atteinte tumorale. La création d’une communication entre la trachée et la peau correspond à une trachéostomie, non à l’objectif de la médialisation.

43. Quelle distinction décrit correctement la trachéotomie et la trachéostomie ?

La trachéotomie relie définitivement la trachée à la peau, tandis que la trachéostomie peut se refermer après retrait.
La trachéotomie sépare les voies après retrait du larynx, tandis que la trachéostomie préserve le cricoïde.
La trachéotomie sert à rapprocher une corde vocale, tandis que la trachéostomie restaure le péristaltisme pharyngé.
La trachéotomie ouvre temporairement la trachée, tandis que la trachéostomie la relie définitivement à la peau.

La trachéotomie ouvre temporairement la trachée, tandis que la trachéostomie la relie définitivement à la peau.

Explication

La trachéotomie ouvre temporairement la trachée et peut se refermer après retrait, alors que la trachéostomie établit une liaison définitive entre la trachée et la peau. L’association de ces deux définitions dans l’autre sens est une confusion fréquente.

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Mémorisez les réponses avec 93 flashcards sur Déglutition et pathologies ORL.

Entre quelles limites s’étend la cavité buccale ?

Des lèvres au V lingual, en passant par la face interne des joues.

Quel est le mode de fonctionnement de la cavité buccale ?

Il est volontaire.

Quels sont les quatre muscles extrinsèques de la langue ?

L’hyoglosse, le génioglosse, le palatoglosse et le styloglosse.

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Consultez la fiche de révision complète sur Déglutition et pathologies ORL.

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