★ À maîtriser
Compléments
L’innervation motrice de la cavité buccale dépend du nerf facial VII et sa sensibilité du nerf trijumeau V.
La dysphagie est rapportée chez 30–40 % des patients après AVC, jusqu’à 75 % après investigation, chez 50 % des personnes âgées, chez 60–90 % des personnes âgées atteintes de démence, chez 15 % des personnes avec RGO et chez 50 % des patients atteints d’un cancer des VADS.
La bouche est volontaire ; après l’isthme, la déglutition devient réflexe.
★ À maîtriser
Les muscles extrinsèques de la langue sont :
Les muscles intrinsèques de la langue sont :
Le nerf hypoglosse XII commande les muscles de la langue, sauf le palatoglosse, innervé par les nerfs glossopharyngien IX et vague X.
La sensibilité des deux tiers antérieurs de la langue dépend du trijumeau V et celle du tiers postérieur du glossopharyngien IX ; le goût antérieur emprunte le lingual, branche du VII, et le goût postérieur le IX.
Compléments
Les mouvements de diduction mandibulaire résultent d’une contraction unilatérale des muscles masticateurs, tandis que l’élévation résulte d’une contraction bilatérale.
Les muscles masticateurs sont innervés par la branche mandibulaire V3 du trijumeau.
★ À maîtriser
L’hypopharynx entoure le larynx ; les sinus piriformes y guident les aliments et le muscle cricopharyngien forme le sphincter supérieur de l’œsophage (SSO).
Le voile du palais sépare le nasopharynx de l’oropharynx ; son élévation et son recul pendant la déglutition empêchent le passage des aliments vers les fosses nasales.
Compléments
Les muscles du voile du palais sont :
Une insuffisance de cloisonnement vélopharyngé peut causer une rhinolalie ouverte ou des fausses routes nasales.
★ À maîtriser
La déglutition comprend une phase orale volontaire d’environ 1 seconde, une phase pharyngée réflexe d’environ 1 seconde et une phase œsophagienne réflexe de 4 à 20 secondes selon la texture.
La phase préparatoire labio-buccale rassemble mastication, formation d’un bolus homogène et hydratation par la salive.
La phase orale comprime le bolus sur le dos de la langue, puis la langue se creuse, se soulève contre le palais et recule pour propulser le bolus vers l’oropharynx.
L’isthme du gosier est la zone de passage entre cavité buccale et oropharynx où la déglutition passe du contrôle volontaire au réflexe.
Compléments
Préparer, propulser, protéger, faire progresser.
★ À maîtriser
L’occlusion laryngée mobilise trois actions :
L’ascension et l’avancée du larynx mobilisent l’os hyoïde, le cartilage thyroïde et le larynx sous la base de langue, contribuant à protéger la trachée et à libérer le passage du bolus.
La pression de la base de langue, l’ascension du larynx et la pression du bolus font basculer l’épiglotte et dirigent les aliments vers les sinus piriformes plutôt que dans le larynx.
Le péristaltisme pharyngé fait progresser le bolus de l’oropharynx vers l’hypopharynx par la contraction séquentielle des constricteurs supérieur, moyen et inférieur, innervés par le vague X.
Compléments
★ À maîtriser
L’examen clinique évalue notamment : les antécédents médicaux, ORL et neurologiques, l’état dentaire et muqueux, l’état général, la perte de poids et les infections pulmonaires, la stase salivaire dans les sinus piriformes
Le nasofibroscope permet d’examiner avant la déglutition la motricité vélaire, la motricité et la sensibilité laryngées, la motricité pharyngée, les stases, l’asymétrie des sinus piriformes et la base de langue.
La nasofibroscopie permet de repérer l’insuffisance vélaire, une fuite buccale postérieure et une stase dans les sinus piriformes, mais visualise difficilement le temps pharyngé, les fausses routes et l’ouverture du SSO.
Compléments
Les symptômes recherchés comprennent :
L’eau pétillante peut être utilisée lors de l’évaluation de la déglutition car elle stimule davantage la muqueuse.
★ À maîtriser
Le transit pharyngo-œsophagien utilise un produit de contraste iodé opaque aux rayons X, administré sous forme liquide ou épaissie, pour repérer notamment fausses routes, rétrécissements et obstacles.
La vidéofluoroscopie de déglutition est le gold standard pour observer la propulsion linguale, l’occlusion vélaire, l’ouverture du SSO, les stases, les régurgitations et les fausses routes.
La manométrie du SSO, du pharynx et de l’œsophage mesure le tonus au repos et en activité, le péristaltisme et la coordination entre contraction pharyngée et relaxation sphinctérienne.
Compléments
La scintigraphie au technétium 99 utilise un produit radioactif avalé pour détecter et quantifier les fausses routes vers les poumons.
L’IRM dynamique en déglutition sèche visualise les déplacements des tissus mous, tandis que l’EMG étudie le fonctionnement nerveux et musculaire de la langue, du voile, des constricteurs et des muscles laryngés.
La vidéofluoroscopie observe le transit ; la manométrie mesure les pressions.
★ À maîtriser
📌 La dysphagie haute ou oropharyngée concerne les temps buccal et pharyngé jusqu’au SSO, tandis que la dysphagie basse ou œsophagienne concerne le temps œsophagien entre le SSO et le cardia.
Les fausses routes primaires surviennent avant le réflexe de déglutition, tandis que les fausses routes secondaires résultent du débordement de résidus accumulés dans le pharynx après le réflexe.
Le diverticule de Zenker résulte d’une faiblesse du SSO au point faible de Killian, où la muqueuse forme une poche dans laquelle les aliments s’accumulent.
Compléments
La dysphagie haute peut entraîner une sensation de blocage alimentaire, des déglutitions répétées, des régurgitations nasales, des fausses routes, une toux, un nasonnement, une dysphonie ou une dyspnée.
Les complications des troubles de déglutition comprennent la perte de poids, les pneumopathies, les épisodes fébriles ou asphyxiques et le retentissement social ; la trachéotomie, la xérostomie et l’absence de dents sont des facteurs favorisants.
Le diverticule de Zenker peut provoquer une dysphagie surtout aux solides, des fausses routes secondaires, des pneumopathies d’inhalation, une perte de poids et des régurgitations tardives appelées ruminations.
Dysphagie haute : bouche-pharynx ; dysphagie basse : œsophage.
★ À maîtriser
Les principaux facteurs de risque des cancers ORL sont le tabac, l’alcool et les virus tels que le papillomavirus HPV.
L’association tabac-alcool est synergique : l’alcool facilite la pénétration des substances carcinogènes du tabac, et le risque lié au tabagisme augmente avec le nombre de paquets-années.
Les carcinomes épidermoïdes représentent 90 % des carcinomes des VADS.
Compléments
Les cancers des sinus nasaux et nasosinusiens incluent des adénocarcinomes associés aux poussières de bois et aux tanins du cuir ; leur localisation dans une cavité cachée peut retarder le diagnostic.
Les carcinomes indifférenciés du nasopharynx sont associés au virus Epstein-Barr, à certains facteurs nutritionnels comme les nitrosamines et à des profils génétiques, mais l’alcool et le tabac ne sont pas incriminés dans le cours.
Tabac, alcool ou HPV favorisent des cancers des VADS.
★ À maîtriser
📌 Un carcinome in situ n’a pas franchi la membrane basale, tandis qu’un carcinome infiltrant l’a franchie et peut métastaser.
La gradation des dysplasies distingue :
La classification TNM évalue T de 0 à 4 pour l’invasion locale, N de 0 à 3 pour l’atteinte ganglionnaire et M de 0 à 1 pour les métastases à distance.
Compléments
Dysplasie, franchissement de la membrane basale, invasion.
★ À maîtriser
Un ganglion cervical de moins de 10 mm est considéré comme normal, une taille de 10 à 20 mm justifie une surveillance et une taille supérieure à 20 mm est pathologique.
Les causes des adénopathies cervicales chroniques comprennent les affections inflammatoires, infectieuses et tumorales locales ou générales, notamment VIH, lymphome et maladie de Hodgkin.
Compléments
Une adénopathie immobile est un signe défavorable pouvant indiquer qu’une tumeur a rompu la capsule ganglionnaire.
Le bilan peut recourir à :
★ À maîtriser
Le bilan des cancers des VADS associe examen clinique local et ganglionnaire, panendoscopie avec biopsie, bilan dentaire et imagerie par scanner, IRM ou PET-scan selon l’extension.
La prise en charge des cancers des VADS est discutée en réunion de concertation pluridisciplinaire et peut associer chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie et immunothérapie.
Compléments
La radiothérapie externe des tumeurs est exprimée en gray et peut délivrer 60 à 75 gray pendant 6 semaines.
La surveillance post-thérapeutique recherche les incidents carcinologiques, récidives locales ou ganglionnaires, métastases et seconds cancers ; le calendrier indiqué est tous les 2 mois pendant les 18 premiers mois, puis tous les 4 mois pendant 3 ans, tous les 6 mois pendant 5 ans, puis annuellement pendant 10 ans.
Les complications décrites comprennent :
★ À maîtriser
Les chirurgies tumorales peuvent altérer les zones de déglutition ou les nerfs XII et X, entraînant défaut de propulsion linguale, hyposensibilité réflexe, défaut de fermeture glottique, défaut d’élévation laryngée ou altération du péristaltisme pharyngé.
Une laryngectomie partielle préserve le cricoïde, socle du larynx nécessaire au sphincter laryngé et à une déglutition correcte.
La laryngectomie totale retire le larynx et sépare les voies respiratoire et digestive ; elle crée un trachéostome permanent et supprime les fausses routes vers les poumons par la voie naturelle.
Compléments
Plus une cordectomie retire de tissus des cordes vocales, plus les troubles de phonation et de déglutition peuvent être importants.
La chirurgie d’élargissement postérieur des cordes vocales et la pose d’un stent peuvent soulager une dyspnée laryngée liée à une paralysie bilatérale des cordes vocales.
La laryngectomie totale sépare durablement respiration et déglutition.
★ À maîtriser
📌 La trachéotomie ouvre temporairement la trachée et peut se refermer après retrait, tandis que la trachéostomie relie définitivement la trachée à la peau, notamment après laryngectomie totale.
Compléments
📌 La gastrostomie permet une nutrition entérale sans empêcher l’alimentation orale, tandis que la sonde nasogastrique est provisoire, gêne la rééducation orthophonique et peut constituer un obstacle à la déglutition.
La voix trachéo-œsophagienne utilise un implant à valve anti-retour qui conduit l’air pulmonaire vers la néoglotte pharyngo-œsophagienne pour la faire vibrer.
Une canule trachéale peut comporter une canule interne amovible, une canule externe, un ballonnet assurant l’étanchéité lorsqu’il est gonflé, un nez artificiel filtrant et humidifiant l’air, ou une fenêtre permettant la phonation.
Trachéotomie provisoire ; trachéostomie définitive après laryngectomie totale.
| Phase | Contrôle | Trajet ou durée |
|---|---|---|
| Orale | Volontaire | Cavité buccale vers oropharynx ; environ 1 s |
| Pharyngée | Réflexe | Oropharynx vers œsophage ; environ 1 s |
| Œsophagienne | Réflexe | Environ 4 à 20 s selon la texture |
| Dispositif | Durée | Particularité |
|---|---|---|
| Trachéotomie | Provisoire ou définitive | L’orifice peut se refermer après retrait |
| Trachéostomie | Définitive | Trachée reliée à la peau, notamment après laryngectomie totale |
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1. Quelle caractéristique distingue le fonctionnement de la cavité buccale des phases de déglutition qui suivent l’isthme ?
2. Lorsqu’on distingue la commande motrice et la sensibilité de la cavité buccale, quels nerfs leur sont associés respectivement ?
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Entre quelles limites s’étend la cavité buccale ?
Des lèvres au V lingual, en passant par la face interne des joues.
Quel est le mode de fonctionnement de la cavité buccale ?
Il est volontaire.
Quels sont les quatre muscles extrinsèques de la langue ?
L’hyoglosse, le génioglosse, le palatoglosse et le styloglosse.
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