QCM : Anesthésiques volatils et halogénés (14 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que mesure la CAM d’un anesthésique volatil ?

La concentration inspirée nécessaire pour empêcher toute réponse cardiovasculaire à l’incision
La concentration sanguine moyenne qui supprime la conscience chez la moitié des sujets
La concentration alvéolaire maximale qui bloque la réponse motrice chez tous les sujets
La concentration alvéolaire minimale, en pourcentage, qui bloque la réponse motrice à l’incision chez la moitié des sujets

La concentration alvéolaire minimale, en pourcentage, qui bloque la réponse motrice à l’incision chez la moitié des sujets

Explication

La CAM est la concentration alvéolaire minimale, exprimée en pourcentage, qui bloque la réponse motrice à l’incision chez 50 % des sujets et représente la puissance de l’agent volatil. Elle ne mesure pas la concentration sanguine ni l’absence de réponse cardiovasculaire.

2. Deux agents anesthésiques liquides sont comparés à la même température : lequel s’évapore le plus facilement ?

Celui dont la température d’ébullition est la plus élevée
Celui dont la phase liquide est la plus dense
Celui dont la pression de vapeur solvante est la plus faible
Celui dont la pression de vapeur solvante est la plus élevée

Celui dont la pression de vapeur solvante est la plus élevée

Explication

Une pression de vapeur solvante plus élevée indique une volatilité plus grande et une évaporation plus facile. Une pression de vapeur plus faible correspond au contraire à un liquide moins volatil.

3. Que désigne la pression de vapeur solvante d’une substance à une température donnée ?

La pression nécessaire pour faire bouillir le liquide à cette température
La pression totale du gaz au-dessus du liquide, quelle que soit sa composition
La pression exercée par le liquide sur les parois de son récipient
La pression partielle de sa vapeur à l’équilibre avec sa phase liquide

La pression partielle de sa vapeur à l’équilibre avec sa phase liquide

Explication

La pression de vapeur solvante correspond à la pression partielle de la vapeur en équilibre avec la phase liquide, à une température donnée. La pression totale au-dessus du liquide peut inclure d’autres gaz et ne définit donc pas cette propriété.

4. Deux anesthésiques volatils ont des CAM différentes : lequel est le plus puissant ?

Celui dont la CAM est la plus faible
Celui dont la CAM est la plus proche de 50 %
Celui dont la CAM varie le moins selon les sujets
Celui dont la CAM est la plus élevée

Celui dont la CAM est la plus faible

Explication

Une CAM faible indique qu’une concentration alvéolaire moindre suffit à bloquer la réponse motrice chez la moitié des sujets, ce qui correspond à une puissance supérieure. Une CAM élevée indique au contraire une puissance plus faible.

5. Que représente la variation du rapport FA/FI au cours de l’induction anesthésique ?

La capacité de l’agent à provoquer une bronchodilatation
La quantité totale d’agent anesthésique stockée dans les tissus
La proportion d’agent anesthésique éliminée par les reins
La rapidité avec laquelle l’induction anesthésique progresse

La rapidité avec laquelle l’induction anesthésique progresse

Explication

Le rapport FA/FI compare la pression partielle alvéolaire à celle du circuit inspiratoire, et son évolution décrit la rapidité de l’induction. La quantité stockée dans les tissus dépend de leur captation, mais ce n’est pas ce que mesure la variation de ce rapport.

6. Quelle combinaison décrit les effets respiratoires et neuromusculaires des anesthésiques halogénés ?

Ils diminuent la fréquence respiratoire, provoquent une bronchodilatation et potentialisent les curares non dépolarisants.
Ils diminuent la fréquence respiratoire, provoquent une bronchoconstriction et potentialisent les curares dépolarisants.
Ils augmentent la fréquence respiratoire, provoquent une bronchoconstriction et réduisent l’action des curares non dépolarisants.
Ils augmentent la fréquence respiratoire, provoquent une bronchodilatation et prolongent l’action des curares dépolarisants.

Ils diminuent la fréquence respiratoire, provoquent une bronchodilatation et potentialisent les curares non dépolarisants.

Explication

Les anesthésiques halogénés dépriment la respiration en réduisant la fréquence respiratoire, exercent un effet bronchodilatateur et renforcent l’action des curares non dépolarisants. La diminution de l’action des curares non dépolarisants est un distracteur plausible, mais l’interaction décrite est une potentialisation.

7. Quel est le rôle de la pression artérielle moyenne dans la relation hémodynamique exprimée par PAM=DC×RVSPAM = DC \times RVS ?

Elle exprime la fréquence cardiaque multipliée par le volume d’éjection systolique.
Elle correspond au rapport des résistances vasculaires systémiques sur le débit cardiaque.
Elle mesure le débit sanguin cérébral en fonction de la pression intracrânienne.
Elle représente le produit du débit cardiaque par les résistances vasculaires systémiques.

Elle représente le produit du débit cardiaque par les résistances vasculaires systémiques.

Explication

Cette relation indique que la pression artérielle moyenne dépend du débit cardiaque et des résistances vasculaires systémiques. Le débit sanguin cérébral est une autre variable et ne constitue pas le produit défini par cette formule.

8. Lorsqu’un patient présente un pneumothorax, pourquoi faut-il tenir compte de l’administration de protoxyde d’azote ?

Il peut diminuer la production de liquide pleural et gêner la réexpansion.
Il peut diffuser dans la cavité pleurale et y augmenter la pression.
Il peut réduire la pression pleurale en se dissolvant dans le sang.
Il peut provoquer une bronchodilatation qui aggrave l’obstruction pleurale.

Il peut diffuser dans la cavité pleurale et y augmenter la pression.

Explication

Le protoxyde d’azote diffuse dans les cavités closes et peut en augmenter la pression, ce qui concerne notamment un pneumothorax. Son risque dans cette situation tient à l’expansion du gaz, et non à une modification de la production de liquide pleural.

9. Quel agent figure en tête de l’ordre de rapidité d’induction anesthésique indiqué ?

Le desflurane
Le sévoflurane
L’enflurane
L’isoflurane

Le desflurane

Explication

Le desflurane est placé en tête de l’ordre de rapidité d’induction présenté. Le sévoflurane vient ensuite, et non avant le desflurane.

10. Après inhalation d’un agent anesthésique, quels tissus le captent d’abord en raison de leur riche vascularisation ?

Le cœur, les muscles, les os et les glandes endocrines
Les muscles, la peau, le tissu adipeux et les os
Le cerveau, le cœur, les reins et les glandes endocrines
La peau, les reins, les muscles et le tissu adipeux

Le cerveau, le cœur, les reins et les glandes endocrines

Explication

Les tissus richement vascularisés, notamment le cerveau, le cœur, les reins et les glandes endocrines, captent l’agent en premier. Les muscles, la peau et la graisse sont plutôt des tissus moins vascularisés vers lesquels l’agent est redistribué ensuite.

11. Quelle conséquence une anesthésie prolongée peut-elle avoir chez un patient ayant reçu des curares non dépolarisants avant l’intervention ?

Elle réduit l’interaction avec les anesthésiques halogénés et permet d’alléger le monitorage.
Elle favorise les contractions spontanées du muscle utérin pendant toute la durée de l’anesthésie.
Elle accélère la récupération neuromusculaire en diminuant l’effet des curares non dépolarisants.
Elle renforce l’interaction avec les anesthésiques halogénés et nécessite un monitorage accru.

Elle renforce l’interaction avec les anesthésiques halogénés et nécessite un monitorage accru.

Explication

Une anesthésie plus longue renforce l’interaction entre les anesthésiques halogénés et les curares non dépolarisants, ce qui justifie un monitorage accru. La diminution de cette interaction est incorrecte, car sa force augmente avec la durée de l’anesthésie.

12. Quelle comparaison distingue correctement les effets hémodynamiques de l’halothane et d’une augmentation rapide de la fraction inspirée de desflurane ?

L’halothane peut provoquer hypertension et tachycardie par libération de catécholamines, tandis que le desflurane abaisse la pression artérielle moyenne en diminuant le débit cardiaque.
L’halothane peut abaisser la pression artérielle moyenne en diminuant le débit cardiaque, tandis que le desflurane peut provoquer hypertension et tachycardie par libération de catécholamines.
L’halothane réduit la pression intracrânienne en augmentant le débit cardiaque, tandis que le desflurane réduit la pression artérielle moyenne en ralentissant le cœur.
L’halothane et le desflurane augmentent le débit sanguin cérébral, mais seul l’halothane provoque une tachycardie par libération de catécholamines.

L’halothane peut abaisser la pression artérielle moyenne en diminuant le débit cardiaque, tandis que le desflurane peut provoquer hypertension et tachycardie par libération de catécholamines.

Explication

L’halothane peut diminuer la pression artérielle moyenne notamment en réduisant le débit cardiaque, alors qu’une hausse de la fraction inspirée de desflurane peut stimuler les catécholamines et entraîner hypertension et tachycardie. Confondre ces effets inverse les réponses cardiovasculaires décrites pour les deux agents.

13. Quelle composition définit le MEOPA utilisé pour les gestes douloureux de courte durée ?

Un mélange contenant 70 % d’oxygène et 30 % de protoxyde d’azote
Un mélange contenant 30 % d’oxygène et 70 % de protoxyde d’azote
Un mélange contenant 50 % d’oxygène et 50 % d’air médical
Un mélange contenant 50 % d’oxygène et 50 % de protoxyde d’azote

Un mélange contenant 50 % d’oxygène et 50 % de protoxyde d’azote

Explication

Le MEOPA associe à parts égales l’oxygène et le protoxyde d’azote, et sert notamment aux gestes douloureux de courte durée. Un mélange plus riche en protoxyde d’azote ne correspond pas à la composition indiquée pour le MEOPA.

14. Quelle caractéristique décrit correctement le desflurane parmi les agents halogénés étudiés ?

Il a le coefficient sang/gaz le plus élevé.
Il est administré dans un vaporisateur commun aux autres agents.
Il possède la CAM la plus faible du groupe.
Il présente le débit alvéolaire le plus constant.

Il présente le débit alvéolaire le plus constant.

Explication

Le desflurane est indiqué comme l’agent ayant le débit alvéolaire le plus constant. Une CAM plus faible caractérise plutôt un agent plus puissant, et le desflurane n’est pas celui dont la CAM est la plus faible.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 14 flashcards sur Anesthésiques volatils et halogénés.

Pression de vapeur solvante — définition ?

Pression partielle à l’équilibre liquide-vapeur.

PVS élevée — conséquence ?

Volatilité et évaporation accrues.

CAM — définition ?

Concentration bloquant la réponse à l’incision chez 50 %.

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