Qu'est-ce que l'humeur ou thymie ?
La disposition affective fondamentale donnant une tonalité agréable ou désagréable.
Quelle différence principale existe entre émotions et troubles de l'humeur ?
Les émotions sont passagères, les troubles de l'humeur sont des fixations extrêmes.
Quels sont les deux types de troubles de l'humeur ?
Le trouble unipolaire et le trouble bipolaire.
Comment doit-on présenter la dépression au patient et son entourage ?
Comme une maladie, pas une faiblesse ou un défaut de caractère.
Quel est l'objectif principal de l'éducation thérapeutique dans la dépression ?
Viser la rémission complète.
Que doit expliquer l'éducation du patient concernant la dépression ?
Les options thérapeutiques disponibles.
Quel rôle joue l'éducation du patient dans la prévention des rechutes ?
Faire connaître les signes de rechute.
Quelle est la prévalence de la dépression au cours de la vie ?
Elle est de 10 à 15 %.
Quel est le ratio hommes/femmes dans la prévalence de la dépression ?
Le ratio est de 1 à 3 en faveur des femmes.
Quel rang occupe la dépression en termes de coût mondial des maladies ?
Elle est au deuxième rang mondial.
Quel pourcentage des épisodes dépressifs caractérisés ne sont pas traités par antidépresseur ?
Entre 33 et 50 % ne sont pas traités.
Quel est le taux de récurrence des épisodes dépressifs ?
Entre 50 et 85 % des personnes présentent plus d’un épisode.
Quels sont les trois types d’évolution des épisodes dépressifs ?
Guérison, récurrence et chronicité.
Quelle proportion des épisodes dépressifs évolue vers la guérison ?
50 % des épisodes évoluent vers la guérison.
Quelle proportion des épisodes dépressifs évolue vers la chronicité ?
15 % des épisodes évoluent vers la chronicité.
Qu'associe un épisode dépressif caractérisé ?
Des symptômes émotionnels, physiques et cognitifs.
Quels symptômes émotionnels inclut la dépression ?
La culpabilité, l'irritabilité, l'anxiété, l'aboulie, l'anhédonie, la tristesse et la douleur morale.
Quels symptômes physiques sont présents dans la dépression ?
Les troubles de l'appétit, la douleur, les troubles du sommeil, la fatigue et les troubles de la libido.
Quels symptômes cognitifs caractérisent la dépression ?
Les troubles de la mémoire et de la concentration, les ruminations obsessionnelles, la perte d'intérêt, le repli social et l'idéation suicidaire.
Comment se distingue un épisode dépressif léger d'un sévère ?
Le léger a peu de symptômes et peu de retentissement, le sévère presque tous les symptômes et un retentissement majeur.
Quel est le risque associé aux ruminations nocturnes ?
Un risque suicidaire accru à l'aube.
Qu'est-ce que la catalepsie dans les formes catatoniques ?
Une hypertonie avec maintien des attitudes imposées.
Que caractérise le négativisme dans les formes catatoniques ?
Une opposition active aux sollicitations et aux consignes.
Que désignent les hyperkinésies dans les formes catatoniques ?
Des impulsions verbales ou motrices éventuellement clastiques.
Comment se manifeste la dépression chez l’enfant ?
Par irritabilité, troubles de l’attention, isolement et réduction du discours.
Comment la dépression de l’adolescent diffère-t-elle de celle de l’enfant ?
Elle ressemble à celle de l’adulte avec plus de conflits ouverts ou conduites à risque.
Quelles sont les conséquences fréquentes de la dépression chez le sujet âgé ?
Des répercussions importantes sur l’autonomie.
Quelle difficulté diagnostique pose la dépression chez le sujet âgé ?
Elle peut être secondaire à une pathologie somatique et confondue avec des pathologies démentielles.
Quels signes orientent vers une pseudo-démence dépressive ?
Une installation rapide des troubles et un rythme nycthéméral avec diminution des symptômes dans la journée.
Quelles sont les causes toxiques à considérer en diagnostic différentiel ?
Les causes toxiques font partie des diagnostics différentiels.
Quelles causes endocriniennes sont incluses dans les diagnostics différentiels ?
Les causes endocriniennes incluent notamment les troubles thyroïdiens.
Quels troubles psychiatriques sont inclus dans les diagnostics différentiels ?
Les troubles bipolaires, de la personnalité, anxieux, obsessionnels compulsifs et délirants sont inclus.
Qu'impose la recherche d’antécédents maniaques devant un épisode dépressif ?
Elle doit être systématique pour dépister un trouble bipolaire.
Quelles sont les principales comorbidités psychiatriques associées ?
Les troubles anxieux, addictifs, des conduites alimentaires, du contrôle des impulsions et de la personnalité.
Quelles comorbidités non psychiatriques sont fréquentes ?
Les comorbidités non psychiatriques sont aussi fréquentes.
Quelles échelles peut-on utiliser pour évaluer la dépression ?
L'échelle MADRS et le questionnaire de Beck.
Quelles situations indiquent une hospitalisation en cas de dépression ?
Risque suicidaire élevé, caractéristiques psychotiques, résistance aux traitements, épisode sévère, comorbidités ou isolement.
À quels jours doit être revu un patient après la prise en charge initiale ?
À J7, J14 et J28.
Dans quels épisodes les antidépresseurs sont-ils indiqués ?
Dans les épisodes dépressifs modérés à sévères.
Quand débute habituellement l'amélioration sous antidépresseur ?
En 1 à 3 semaines après l'instauration.
Quand survient la réponse complète au traitement antidépresseur ?
En 2 à 8 semaines après l'instauration.
Quelle est la conduite à tenir pour la posologie du traitement antidépresseur ?
Atteindre rapidement la posologie efficace.
Faut-il associer systématiquement des benzodiazépines au traitement antidépresseur ?
Non, l'association n'est pas systématique.
Quels examens inclut le bilan préthérapeutique avant antidépresseur ?
Poids, IMC, périmètre abdominal, pression artérielle, température, fréquence cardiaque, ECG, NFS, plaquettes, ionogramme, glycémie, EAL, fonctions rénale et hépatique, TSHus, β-HCG.
Quand évalue-t-on l'efficacité du traitement antidépresseur ?
À 4 semaines de traitement.
Quelle durée de traitement est généralement recommandée après évaluation ?
6 mois à un an, avec maintien dès le troisième épisode.
Quel pourcentage de patients a une réponse insuffisante après 4 à 8 semaines d'antidépresseur ?
Environ un tiers des patients.
Que faut-il vérifier en cas de réponse insuffisante au traitement antidépresseur ?
Le diagnostic, l’observance et la cinétique.
Quelles sont les étapes possibles après vérification en cas de réponse insuffisante ?
Augmenter la posologie, changer d’antidépresseur, ajouter une TCC, potentialiser ou recourir à l’ECT.
Quelles substances sont utilisées pour potentialiser un traitement antidépresseur ?
Le lithium, les hormones thyroïdiennes T3 et l’association d’antidépresseurs.
Quelle est la place des psychothérapies dans le traitement antidépresseur ?
Elles doivent être systématiques.
Quel est le taux possible de prise en charge en ALD pour la réhabilitation ?
De 30 à 100 %.
Quand la rTMS est-elle possible chez un patient dépressif ?
En l’absence de symptômes psychotiques.
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1. Comment définit-on l’humeur ou thymie en psychopathologie ?
2. Quelle distinction décrit correctement les émotions et les troubles de l’humeur ?
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