QCM : Dépression : diagnostic et prise en charge — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment définit-on l’humeur ou thymie en psychopathologie ?

Une alternance régulière entre des épisodes d’excitation et des épisodes de tristesse
Une fixation durable de l’affect dans un état pathologique particulièrement intense
Une réaction émotionnelle brève accompagnée de modifications physiologiques et comportementales
Une disposition affective fondamentale donnant une tonalité agréable ou désagréable aux états d’âme

Une disposition affective fondamentale donnant une tonalité agréable ou désagréable aux états d’âme

Explication

L’humeur est la disposition affective fondamentale qui colore chaque état d’âme entre plaisir et douleur. Une réaction brève correspond plutôt à une émotion, tandis qu’une fixation extrême renvoie à un trouble de l’humeur.

2. Quelle distinction décrit correctement les émotions et les troubles de l’humeur ?

Les émotions sont habituellement passagères, tandis que les troubles de l’humeur fixent l’humeur dans un état extrême
Les émotions apparaissent sans modification comportementale, tandis que les troubles de l’humeur associent plusieurs réactions corporelles
Les émotions fixent l’humeur dans un état extrême, tandis que les troubles de l’humeur restent habituellement passagers
Les émotions concernent les pensées, tandis que les troubles de l’humeur concernent principalement les réactions physiologiques

Les émotions sont habituellement passagères, tandis que les troubles de l’humeur fixent l’humeur dans un état extrême

Explication

Les émotions sont des variations importantes mais généralement transitoires de l’éprouvé thymique, alors qu’un trouble de l’humeur correspond à une fixation dans un état extrême. La durée et la fixation de l’humeur constituent donc la distinction centrale.

3. Quelle caractéristique distingue le trouble bipolaire du trouble unipolaire ?

La survenue de plusieurs épisodes dépressifs dans le trouble bipolaire
La présence de symptômes physiques dans le trouble bipolaire
La présence d’épisodes maniaques ou hypomaniaques dans le trouble bipolaire
La diminution de l’intensité des symptômes dans le trouble bipolaire

La présence d’épisodes maniaques ou hypomaniaques dans le trouble bipolaire

Explication

Le trouble bipolaire se distingue par l’existence d’épisodes maniaques ou hypomaniaques, contrairement au trouble unipolaire. La répétition d’épisodes dépressifs ou la présence de symptômes physiques ne suffit pas à établir cette distinction.

4. Quel objectif doit guider l’éducation du patient dépressif et de son entourage ?

Présenter la dépression comme un défaut de caractère et limiter les informations aux symptômes
Présenter la dépression comme une maladie, expliquer les traitements et repérer les signes de rechute
Viser une amélioration partielle et éviter de discuter des risques d’une nouvelle décompensation
Insister sur la volonté personnelle et différer les explications concernant les traitements possibles

Présenter la dépression comme une maladie, expliquer les traitements et repérer les signes de rechute

Explication

L’éducation doit déstigmatiser la dépression en la présentant comme une maladie, expliquer les options thérapeutiques, viser la rémission complète et faire connaître les signes de rechute. La réduire à un défaut de caractère contredit directement cet objectif.

5. Quelle estimation correspond à la prévalence de la dépression au cours de la vie et au ratio hommes-femmes ?

Une prévalence de 1 à 3 %, avec un ratio hommes-femmes de 10 à 15
Une prévalence de 35 %, avec un ratio hommes-femmes proche de 1 à 1
Une prévalence de 10 à 15 %, avec un ratio hommes-femmes de 1 à 3
Une prévalence de 50 à 85 %, avec un ratio hommes-femmes de 3 à 1

Une prévalence de 10 à 15 %, avec un ratio hommes-femmes de 1 à 3

Explication

La dépression touche 10 à 15 % des personnes au cours de leur vie, avec un ratio hommes-femmes de 1 à 3. Le pourcentage de prévalence concerne la vie entière, tandis que le ratio décrit la différence entre les sexes.

6. Que traduit le fait que 50 à 85 % des personnes déprimées présentent plus d’un épisode ?

Une faible fréquence des épisodes, généralement limitée à une seule manifestation
Une chronicité élevée, correspondant à une évolution persistante sans épisodes distincts
Un taux de récurrence élevé, correspondant à la survenue de plusieurs épisodes
Une guérison fréquente, caractérisée par une disparition durable après le premier épisode

Un taux de récurrence élevé, correspondant à la survenue de plusieurs épisodes

Explication

La survenue de plus d’un épisode chez 50 à 85 % des personnes déprimées traduit une récurrence élevée. La chronicité désigne plutôt une évolution persistante, et non la répétition d’épisodes séparés.

7. Quelle répartition décrit l’évolution des épisodes dépressifs ?

50 % de guérisons, 35 % de récurrences et 15 % de chronicités
50 % de guérisons, 15 % de récurrences et 35 % de chronicités
35 % de guérisons, 50 % de récurrences et 15 % de chronicités
15 % de guérisons, 35 % de récurrences et 50 % de chronicités

50 % de guérisons, 35 % de récurrences et 15 % de chronicités

Explication

L’évolution se répartit en 50 % de guérisons, 35 % de récurrences et 15 % de chronicités. Inverser les proportions de récurrence et de chronicité modifie la distinction entre épisodes répétés et évolution persistante.

8. Sur quoi repose la détermination de la sévérité clinique d’un épisode dépressif caractérisé ?

Sur la présence d’un épisode maniaque ou hypomaniaque antérieur
Sur la durée du traitement antidépresseur choisi pour chaque patient
Sur l’intensité des symptômes émotionnels, physiques et cognitifs associés
Sur la proportion de personnes présentant plusieurs épisodes dépressifs

Sur l’intensité des symptômes émotionnels, physiques et cognitifs associés

Explication

Un épisode dépressif caractérisé associe des symptômes émotionnels, physiques et cognitifs, dont l’intensité détermine la sévérité clinique. Les antécédents maniaques concernent plutôt la distinction avec le trouble bipolaire.

9. Quelle association entre l’anhédonie et l’aboulie est correcte ?

L’anhédonie désigne une difficulté de concentration, tandis que l’aboulie correspond à une douleur physique
L’anhédonie correspond à une diminution de la volonté, tandis que l’aboulie désigne une perte de plaisir
L’anhédonie correspond à une perte de plaisir, tandis que l’aboulie désigne une diminution de la volonté
L’anhédonie correspond à une culpabilité excessive, tandis que l’aboulie désigne une anxiété persistante

L’anhédonie correspond à une perte de plaisir, tandis que l’aboulie désigne une diminution de la volonté

Explication

L’anhédonie est la perte de plaisir et l’aboulie une diminution de la volonté. Les difficultés de concentration, la douleur, la culpabilité et l’anxiété appartiennent à d’autres dimensions symptomatiques.

10. Lequel de ces éléments appartient aux symptômes cognitifs de la dépression ?

Les troubles de l’appétit et les perturbations du sommeil
La fatigue et les troubles de la libido
La tristesse et la douleur morale
Les ruminations obsessionnelles et les troubles de la concentration

Les ruminations obsessionnelles et les troubles de la concentration

Explication

Les ruminations obsessionnelles et les troubles de la concentration font partie des symptômes cognitifs, avec notamment la perte d’intérêt et l’idéation suicidaire. Les troubles de l’appétit, du sommeil et de la libido relèvent des symptômes physiques.

11. Quelle description correspond à un épisode dépressif modéré ?

Juste assez de symptômes pour poser le diagnostic, avec peu de retentissement dans la vie quotidienne
Presque tous les symptômes dépressifs, avec un retentissement majeur sur le fonctionnement
Quelques symptômes isolés, sans retentissement notable sur les activités habituelles
Davantage de symptômes que dans la forme légère, avec un retentissement fonctionnel modéré

Davantage de symptômes que dans la forme légère, avec un retentissement fonctionnel modéré

Explication

Un épisode modéré comporte davantage de symptômes que la forme légère et entraîne un retentissement modéré. La forme légère a peu de retentissement, tandis que la forme sévère associe presque tous les symptômes à un retentissement majeur.

12. Quelle distinction décrit correctement la catalepsie et le négativisme dans une forme catatonique ?

La catalepsie provoque une opposition active, tandis que le négativisme maintient une attitude imposée
La catalepsie maintient une attitude imposée, tandis que le négativisme s’y oppose activement
La catalepsie correspond à des impulsions motrices, tandis que le négativisme entraîne une hypertonie
La catalepsie réduit le discours, tandis que le négativisme provoque des conduites à risque

La catalepsie maintient une attitude imposée, tandis que le négativisme s’y oppose activement

Explication

La catalepsie associe une hypertonie au maintien des attitudes imposées, alors que le négativisme consiste en une opposition active aux sollicitations. Les impulsions motrices relèvent plutôt des hyperkinésies, et les autres propositions confondent des signes appartenant à d’autres formes cliniques.

13. Quelle présentation évoque davantage une dépression chez l’enfant que chez l’adolescent ?

Une installation rapide avec amélioration habituelle des symptômes durant la journée
Des conflits ouverts avec conduites à risque et expression proche de celle de l’adulte
Une perte d’autonomie associée à une possible affection somatique sous-jacente
Une irritabilité avec troubles de l’attention, isolement et réduction du discours

Une irritabilité avec troubles de l’attention, isolement et réduction du discours

Explication

Chez l’enfant, la dépression se manifeste notamment par l’irritabilité, les troubles de l’attention, l’isolement et la réduction du discours. Les conflits ouverts et les conduites à risque caractérisent davantage la présentation adolescente, tandis que les autres réponses concernent le sujet âgé ou la pseudo-démence dépressive.

14. Quelle difficulté clinique est particulièrement associée à la dépression chez le sujet âgé ?

Elle est caractérisée par une opposition active aux sollicitations et aux consignes
Elle se manifeste principalement par des conduites à risque et des conflits ouverts
Elle s’améliore habituellement au cours de la journée après une installation rapide
Elle peut altérer fortement l’autonomie et être liée à une pathologie somatique

Elle peut altérer fortement l’autonomie et être liée à une pathologie somatique

Explication

Chez le sujet âgé, la dépression a souvent des conséquences importantes sur l’autonomie et peut être secondaire à une maladie somatique. Les conduites à risque concernent davantage l’adolescent, l’opposition active la catatonie, et l’amélioration diurne décrit plutôt la pseudo-démence dépressive.

15. Quelle démarche doit être réalisée systématiquement devant un épisode dépressif afin de rechercher un trouble bipolaire ?

Rechercher prioritairement des troubles de la personnalité ou obsessionnels compulsifs
Rechercher des antécédents d’épisodes maniaques ou hypomaniaques
Évaluer d’abord la présence d’une pathologie endocrinienne ou neurologique
Rechercher principalement des antécédents de troubles anxieux ou addictifs

Rechercher des antécédents d’épisodes maniaques ou hypomaniaques

Explication

La recherche systématique d’antécédents maniaques ou hypomaniaques permet de dépister un trouble bipolaire chez une personne présentant un épisode dépressif. Les autres éléments peuvent participer au diagnostic différentiel ou à l’évaluation des comorbidités, mais ne constituent pas le dépistage spécifique du trouble bipolaire.

16. Laquelle des situations suivantes correspond à une comorbidité fréquente de la dépression plutôt qu’à un diagnostic différentiel ?

La présence d’une affection endocrinienne, notamment thyroïdienne
La présence d’un trouble anxieux ou addictif associé
La présence d’une cause neurologique ou iatrogénique
La présence d’un épisode maniaque ou hypomaniaque antérieur

La présence d’un trouble anxieux ou addictif associé

Explication

Les troubles anxieux et addictifs font partie des principales comorbidités pouvant accompagner la dépression. Un épisode maniaque ou hypomaniaque, une affection endocrinienne ou une cause neurologique orientent plutôt vers un diagnostic différentiel ou une autre origine des symptômes.

17. Laquelle de ces situations constitue une indication d’hospitalisation dans un épisode dépressif ?

Une réponse rapide et complète au traitement instauré
Une amélioration régulière des symptômes avec un entourage disponible
Un risque suicidaire élevé associé à une mise en danger
Une anxiété modérée sans retentissement fonctionnel notable

Un risque suicidaire élevé associé à une mise en danger

Explication

Un risque suicidaire élevé ou une mise en danger justifie une hospitalisation, au même titre que certaines formes sévères, psychotiques ou mélancoliques. Une amélioration clinique, une anxiété modérée ou une bonne réponse thérapeutique ne constituent pas en elles-mêmes des indications d’hospitalisation.

18. Après la prise en charge initiale d’une dépression, à quels moments le patient doit-il être revu ?

À J3, J10 et J21
À J1, J7 et J30
À J7, J14 et J28
À J14, J28 et J42

À J7, J14 et J28

Explication

Le suivi initial est planifié à J7, J14 et J28 afin de réévaluer régulièrement l’évolution du patient. Les autres calendriers proposés ne correspondent pas aux échéances de suivi définies pour cette prise en charge.

19. Dans quelle situation les antidépresseurs sont-ils généralement indiqués en première intention pharmacologique ?

Lors d’un épisode maniaque, afin de stabiliser l’humeur
Lors d’un épisode anxieux isolé, afin de réduire l’insomnie
Lors d’un épisode dépressif léger, afin de prévenir une rechute
Lors d’un épisode dépressif modéré à sévère, afin d’obtenir une rémission

Lors d’un épisode dépressif modéré à sévère, afin d’obtenir une rémission

Explication

Les antidépresseurs sont indiqués dans les épisodes dépressifs modérés à sévères, avec pour objectifs la rémission et la disparition du retentissement. Dans un épisode léger, leur indication n’est pas systématique, ce qui distingue cette situation de la réponse correcte.

20. Quel délai correspond habituellement au début de l’amélioration puis à l’apparition d’une réponse complète après l’instauration d’un antidépresseur ?

Une amélioration en 1 à 3 semaines et une réponse complète en 2 à 8 semaines
Une amélioration en quelques heures et une réponse complète en 2 à 3 jours
Une amélioration après 6 mois et une réponse complète après plusieurs années
Une amélioration en 2 à 8 semaines et une réponse complète en 6 à 12 mois

Une amélioration en 1 à 3 semaines et une réponse complète en 2 à 8 semaines

Explication

L’amélioration débute habituellement entre 1 et 3 semaines, tandis que la réponse complète survient généralement entre 2 et 8 semaines. Le délai de 6 à 12 mois correspond plutôt à une durée de poursuite du traitement qu’à l’apparition de son efficacité complète.

21. Quelle conduite est appropriée lors de l’instauration d’un traitement antidépresseur ?

Associer systématiquement une benzodiazépine et limiter la surveillance à la pression artérielle
Commencer par une dose minimale prolongée et attendre une amélioration avant tout suivi clinique
Réserver la surveillance au risque suicidaire et reporter l’évaluation de l’observance à la fin du traitement
Atteindre rapidement la dose efficace et surveiller la tolérance, le risque suicidaire, l’évolution et l’observance

Atteindre rapidement la dose efficace et surveiller la tolérance, le risque suicidaire, l’évolution et l’observance

Explication

Le traitement doit atteindre rapidement la posologie efficace et faire l’objet d’une surveillance clinique comprenant notamment la tolérance, le risque suicidaire, l’évolution et l’observance. L’association avec une benzodiazépine n’est pas systématique, contrairement au suivi clinique.

22. Après l’instauration d’un antidépresseur, quel calendrier de suivi est le plus conforme aux recommandations décrites ?

Évaluer l’efficacité après 6 mois, puis arrêter le traitement dès la première amélioration
Évaluer l’efficacité à 48 heures, puis poursuivre le traitement pendant quelques semaines
Évaluer l’efficacité à 4 semaines, puis poursuivre généralement le traitement 6 mois à un an
Évaluer l’efficacité à 8 semaines, puis instaurer un maintien dès le premier épisode

Évaluer l’efficacité à 4 semaines, puis poursuivre généralement le traitement 6 mois à un an

Explication

L’efficacité doit être évaluée à 4 semaines, puis le traitement est généralement poursuivi pendant 6 mois à un an. Un traitement de maintien est indiqué dès le troisième épisode dépressif, et non dès le premier.

23. Que signifie le fait qu’un patient présente une réponse insuffisante après 4 à 8 semaines de traitement antidépresseur ?

Cette situation concerne une faible minorité et justifie l’arrêt systématique de l’antidépresseur
Cette situation confirme une résistance définitive et impose immédiatement une électroconvulsivothérapie
Cette situation concerne environ un tiers des patients et impose de vérifier le diagnostic et l’observance
Cette situation indique que le traitement est efficace mais que la rémission complète est déjà obtenue

Cette situation concerne environ un tiers des patients et impose de vérifier le diagnostic et l’observance

Explication

Environ un tiers des patients présente une réponse insuffisante après 4 à 8 semaines. Cela ne suffit pas à conclure à une résistance définitive, car le diagnostic et l’observance doivent d’abord être vérifiés.

24. Quelle séquence correspond à la prise en charge d’une réponse insuffisante à un antidépresseur ?

Commencer par une ECT, puis contrôler l’observance et proposer une psychothérapie en cas d’échec
Vérifier le diagnostic, l’observance et la cinétique, puis ajuster le traitement avant d’envisager une potentialisation ou une ECT
Ajouter d’emblée du lithium, puis diminuer la posologie et réévaluer ultérieurement le diagnostic
Changer systématiquement de classe, puis interrompre le suivi clinique si les symptômes persistent

Vérifier le diagnostic, l’observance et la cinétique, puis ajuster le traitement avant d’envisager une potentialisation ou une ECT

Explication

La démarche commence par la vérification du diagnostic, de l’observance et de la cinétique, puis peut inclure une augmentation de posologie, un changement d’antidépresseur ou l’ajout d’une TCC. La potentialisation et l’ECT font partie des options ultérieures, et l’ECT ne constitue pas l’étape initiale.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 53 flashcards sur Dépression : diagnostic et prise en charge.

Qu'est-ce que l'humeur ou thymie ?

La disposition affective fondamentale donnant une tonalité agréable ou désagréable.

Quelle différence principale existe entre émotions et troubles de l'humeur ?

Les émotions sont passagères, les troubles de l'humeur sont des fixations extrêmes.

Quels sont les deux types de troubles de l'humeur ?

Le trouble unipolaire et le trouble bipolaire.

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