QCM : Transmission et prévention des infections — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Qu’appelle-t-on un mode de transmission en infectiologie ?

La capacité d’un micro-organisme à survivre dans un milieu extérieur
Le mécanisme par lequel un micro-organisme passe d’une source à un individu réceptif
La réaction immunitaire déclenchée après l’entrée d’un agent infectieux
La multiplication d’un micro-organisme dans l’organisme d’un hôte

Le mécanisme par lequel un micro-organisme passe d’une source à un individu réceptif

Explication

Un mode de transmission décrit le mécanisme qui permet le passage d’un micro-organisme depuis une source vers un individu réceptif. La survie dans l’environnement concerne sa persistance, et non le mécanisme de passage entre les deux personnes ou milieux.

2. Quelle distinction oppose correctement la transmission interhumaine à la transmission vectorielle ?

La première implique directement des personnes, tandis que la seconde nécessite un animal ou un insecte vecteur
La première exige un insecte vecteur, tandis que la seconde relie directement deux individus
La première concerne l’air inspiré, tandis que la seconde concerne l’eau ou les aliments contaminés
La première passe par un objet contaminé, tandis que la seconde résulte d’un contact cutané

La première implique directement des personnes, tandis que la seconde nécessite un animal ou un insecte vecteur

Explication

La transmission interhumaine se déroule entre individus ou de la mère à l’enfant, alors que la transmission vectorielle fait intervenir un animal ou un insecte. Un objet contaminé correspond plutôt au contact indirect, et un insecte n’est pas requis pour la transmission interhumaine.

3. Lequel de ces ensembles regroupe les principaux modes de transmission étudiés ?

La fièvre, l’inflammation, la douleur, la toux, la fatigue et les éruptions cutanées
La peau, les muqueuses, les poumons, le foie, les reins et le système nerveux
La vaccination, l’isolement, le dépistage, le traitement, la désinfection et la surveillance
L’air, le contact, la voie sexuelle, le sang, l’eau ou l’alimentation et les vecteurs

L’air, le contact, la voie sexuelle, le sang, l’eau ou l’alimentation et les vecteurs

Explication

Les principaux modes étudiés comprennent l’air, le contact, la voie sexuelle, le sang, l’eau ou l’alimentation et les vecteurs. Les autres ensembles décrivent des symptômes, des organes ou des mesures de prévention plutôt que des modes de transmission.

4. Quelle caractéristique correspond aux gouttelettes respiratoires ?

Elles mesurent moins de 10 microns et se déposent près de la source après plusieurs heures
Elles mesurent moins de 10 microns et restent en suspension dans l’air pendant plusieurs heures
Elles mesurent de 10 à 100 microns et se déposent généralement à environ 1 mètre après quelques minutes
Elles mesurent de 10 à 100 microns et se dispersent habituellement à plus de 2 mètres

Elles mesurent de 10 à 100 microns et se déposent généralement à environ 1 mètre après quelques minutes

Explication

Les gouttelettes sont des particules de 10 à 100 microns qui se déposent généralement à environ 1 mètre après quelques minutes dans l’air. Les particules de moins de 10 microns, capables de rester plusieurs heures en suspension, sont des aérosols.

5. Une particule respiratoire reste en suspension plusieurs heures et se disperse à plus de 2 mètres : de quelle catégorie relève-t-elle ?

D’une gouttelette de 10 à 100 microns
D’un vecteur biologique transportant un micro-organisme
D’une particule déposée par contact cutané
D’un aérosol de moins de 10 microns

D’un aérosol de moins de 10 microns

Explication

Les aérosols sont de fines particules de moins de 10 microns qui peuvent rester dans l’air plusieurs heures et dépasser 2 mètres. Les gouttelettes sont plus grandes et se déposent généralement après quelques minutes autour d’un mètre.

6. Lequel de ces groupes contient des exemples de maladies ou d’infections à transmission aéroportée ?

La tuberculose, la varicelle, la rougeole et l’aspergillose par inhalation de spores
Les infections transmises par le sang, les maladies hydriques et les infections alimentaires
Les gastro-entérites virales, les infections respiratoires et les surinfections bactériennes
Les infections liées aux poignées de porte, aux jouets et aux téléphones contaminés

La tuberculose, la varicelle, la rougeole et l’aspergillose par inhalation de spores

Explication

La tuberculose, la varicelle, la rougeole, le SRAS-CoV-2 et l’aspergillose par inhalation de spores sont citées comme exemples de transmission aéroportée. Les autres groupes renvoient notamment au contact ou à d’autres voies de transmission.

7. Quelle situation illustre une transmission par contact direct plutôt qu’indirect ?

Une personne utilise une vaisselle contaminée par un précédent utilisateur
Une personne touche une poignée de porte contaminée puis porte la main à son visage
Un enfant manipule un jouet contaminé avant de toucher sa bouche
La peau d’une personne infectée entre directement en contact avec celle d’une autre personne

La peau d’une personne infectée entre directement en contact avec celle d’une autre personne

Explication

Le contact direct résulte d’un contact cutané entre personnes, sans intermédiaire matériel. Les poignées de porte, la vaisselle et les jouets sont des objets contaminés qui caractérisent le contact indirect.

8. Quelle association entre support et type de transmission est correcte ?

Les mains sales transmettent par le sang, tandis que les jouets contaminés transmettent par voie alimentaire
Les mains sales peuvent transmettre directement, tandis que la vaisselle et les poignées de porte transmettent indirectement
Les mains sales relèvent de la transmission aéroportée, tandis que les téléphones relèvent de la transmission vectorielle
Les mains sales transmettent indirectement, tandis que la vaisselle et les poignées de porte transmettent directement

Les mains sales peuvent transmettre directement, tandis que la vaisselle et les poignées de porte transmettent indirectement

Explication

Les mains sales peuvent assurer une transmission manuportée directe, alors que la vaisselle, les poignées de porte, les jouets, les téléphones et les tablettes sont des supports de transmission indirecte. La présence d’un objet contaminé distingue ici le contact indirect du contact direct.

9. Laquelle de ces associations entre une infection et sa voie de transmission est correcte ?

La maladie de Lyme peut être transmise par voie sexuelle
Le paludisme peut être transmis par voie sexuelle
Le choléra peut être transmis par voie sexuelle
La syphilis peut être transmise par voie sexuelle

La syphilis peut être transmise par voie sexuelle

Explication

La syphilis, due à Treponema pallidum, fait partie des infections pouvant se transmettre par voie sexuelle. Le choléra, la maladie de Lyme et le paludisme relèvent respectivement d’autres modes de transmission.

10. Quel scénario illustre une transmission d’un agent infectieux par le sang liée à une aiguille contaminée ?

Une consommation de viande correctement cuite
Une piqûre de moustique infecté
Un tatouage réalisé avec une aiguille mal stérilisée
Une inhalation de gouttelettes respiratoires

Un tatouage réalisé avec une aiguille mal stérilisée

Explication

Un tatouage effectué avec une aiguille non ou mal stérilisée peut permettre une transmission par le sang. La consommation d’aliments, la piqûre de moustique et l’inhalation de gouttelettes correspondent à d’autres voies d’exposition.

11. Quelle situation correspond à la définition d’un accident d’exposition au sang ?

Une coupure avec un objet tranchant souillé de sang
Une ingestion d’eau contaminée par des excréments
Une inhalation de particules présentes dans l’air
Un contact cutané intact avec une surface propre

Une coupure avec un objet tranchant souillé de sang

Explication

Un accident d’exposition au sang comprend une coupure par un objet tranchant contaminé ou une piqûre par une aiguille. Un contact sans effraction cutanée ne correspond pas à cette définition, tandis que les autres situations relèvent d’autres voies d’exposition.

12. Quels agents infectieux peuvent être transmis par le sang ?

Les virus de la fièvre jaune et de la dengue
Le VIH et les virus des hépatites B et C
Les parasites responsables du paludisme et de la toxoplasmose
Les bactéries responsables du choléra et de la salmonellose

Le VIH et les virus des hépatites B et C

Explication

Le VIH ainsi que les virus des hépatites B et C figurent parmi les agents transmissibles par le sang. Les autres groupes proposés sont associés à des voies hydriques, alimentaires ou vectorielles dans ce cadre.

13. Dans quelle situation une infection hydrique ou alimentaire peut-elle survenir ?

Après une piqûre de tique dans une zone boisée
Après une inhalation de particules respiratoires infectieuses
Après la consommation de viande mal cuite souillée par des excréments
Après une transfusion réalisée avec un produit sanguin contaminé

Après la consommation de viande mal cuite souillée par des excréments

Explication

Les infections hydriques et alimentaires surviennent lorsque l’eau ou les aliments sont souillés par des excréments, notamment lorsque la viande est insuffisamment cuite. Une piqûre de tique, une transfusion et l’inhalation correspondent à d’autres modes de transmission.

14. Lequel de ces ensembles regroupe uniquement des infections hydriques ou alimentaires citées ?

Hépatite A, choléra et infection à salmonelle
VIH, hépatite B et infection à E. coli
Maladie de Lyme, paludisme et fièvre jaune
Herpès, syphilis et hépatite C

Hépatite A, choléra et infection à salmonelle

Explication

L’hépatite A, le choléra et les infections à salmonelle font partie des exemples d’infections hydriques et alimentaires. Le VIH, l’herpès, la syphilis et l’hépatite C sont notamment associés à une transmission sexuelle ou sanguine, tandis que la maladie de Lyme, le paludisme et la fièvre jaune sont vectoriels.

15. Quelle association entre une maladie et son vecteur est exacte ?

La fièvre jaune est transmise par une puce
La maladie de Lyme est transmise par un moustique
Le paludisme est transmis par une punaise
La maladie de Lyme est transmise par une tique

La maladie de Lyme est transmise par une tique

Explication

La maladie de Lyme est associée à la transmission par une tique. La fièvre jaune et le paludisme sont transmis par des moustiques, et non par une puce ou une punaise.

16. Quelle situation répond à la définition d’une infection nosocomiale ?

Une infection diagnostiquée avant toute hospitalisation
Une infection apparue pendant l’hospitalisation, absente à l’admission
Une infection présente dès l’arrivée du patient à l’hôpital
Une infection déjà en incubation au moment de l’admission

Une infection apparue pendant l’hospitalisation, absente à l’admission

Explication

Une infection nosocomiale n’est ni présente ni en incubation lors de l’admission et apparaît pendant ou après l’hospitalisation. Une infection déjà présente ou en incubation à l’arrivée ne répond pas à cette définition.

17. Quelle affirmation décrit correctement le terme « infection associée aux soins » ?

Il peut concerner un patient ou un professionnel dans son activité
Il correspond exclusivement aux infections survenues à l’hôpital
Il s’applique aux professionnels sans concerner les patients
Il désigne une infection acquise avant toute prise en charge

Il peut concerner un patient ou un professionnel dans son activité

Explication

Le terme « infection associée aux soins » remplace progressivement « infection nosocomiale » et peut concerner les patients comme les professionnels dans l’exercice de leur fonction. Il possède donc une portée plus large que la seule infection liée à l’hospitalisation d’un patient.

18. À partir de quel délai une infection apparue après l’admission en secteur hospitalier peut-elle être caractérisée comme une infection associée aux soins ?

Au moins 48 heures après l’admission
Au moins 24 heures après l’admission
Au moins 12 heures après l’admission
Au moins 72 heures après l’admission

Au moins 48 heures après l’admission

Explication

Le délai de référence est d’au moins 48 heures après l’admission en secteur hospitalier. Les autres délais proposés ne correspondent pas à la règle indiquée pour caractériser une infection associée aux soins.

19. Lors de la pose d’un cathéter, quelle mesure correspond à l’asepsie requise pour prévenir une infection associée aux soins ?

Désinfecter ses mains lors des activités quotidiennes
Appliquer une technique aseptique pendant le geste invasif
Encourager les visiteurs à porter un masque
Éviter de toucher la sonde urinaire après le soin

Appliquer une technique aseptique pendant le geste invasif

Explication

L’asepsie est nécessaire lors d’un geste chirurgical ou invasif afin d’empêcher l’introduction de micro-organismes. La désinfection des mains relève de l’hygiène courante, tandis que les autres mesures concernent surtout le patient ou les visiteurs.

20. Quelle conduite est attendue d’un patient pour limiter le risque d’infection associée aux soins ?

Désinfecter les locaux de soins après le passage des visiteurs
Réaliser l’asepsie lors de la pose d’un dispositif invasif
Nettoyer et désinfecter le matériel après chaque utilisation
Éviter de manipuler son cathéter ou sa sonde urinaire

Éviter de manipuler son cathéter ou sa sonde urinaire

Explication

Le patient contribue à la prévention en évitant de toucher aux cathéters et aux sondes urinaires, qui peuvent constituer une porte d’entrée infectieuse. Le nettoyage du matériel, l’asepsie et la désinfection des locaux relèvent principalement des professionnels.

21. Quelle comparaison entre une infection localisée et une infection généralisée est généralement correcte ?

Une infection localisée est souvent plus facile à traiter qu’une bactériémie
Une infection localisée entraîne habituellement une atteinte systémique plus étendue
Une bactériémie reste généralement limitée à l’organe initialement infecté
Une infection généralisée répond habituellement mieux au traitement qu’une infection urinaire

Une infection localisée est souvent plus facile à traiter qu’une bactériémie

Explication

Une infection limitée à un organe, comme une infection urinaire, est généralement plus facile à traiter qu’une infection généralisée telle qu’une bactériémie. La bactériémie correspond au contraire à une diffusion dans le sang, ce qui peut rendre la prise en charge plus complexe.

22. Dans quelle situation la gravité d’une infection associée aux soins risque-t-elle d’augmenter ?

Chez un patient immunodéprimé infecté par une bactérie résistante
Chez un patient jeune présentant une infection localisée rapidement traitée
Chez une personne sans facteur de risque recevant un traitement adapté
Chez un adulte sans comorbidité atteint par une bactérie sensible

Chez un patient immunodéprimé infecté par une bactérie résistante

Explication

L’immunodépression et la résistance bactérienne aux antibiotiques font partie des facteurs qui augmentent la gravité d’une infection associée aux soins, comme peuvent aussi le faire les comorbidités et les âges extrêmes. Les autres situations décrivent des facteurs de risque moins importants ou absents.

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Qu'est-ce qu'un mode de transmission ?

Le mécanisme par lequel un micro-organisme passe d'une source à un individu réceptif.

Quelle différence y a-t-il entre transmission interhumaine et vectorielle ?

La transmission interhumaine se fait entre individus ou mère-enfant, la vectorielle par un animal ou insecte vecteur.

Quels sont les principaux modes de transmission étudiés ?

L'air, le contact, la voie sexuelle, le sang, l'eau ou l'alimentation et les vecteurs.

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