QCM : Dermatoses faciales inflammatoires — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle structure constitue le siège anatomique de l’acné, considérée comme une dermatose inflammatoire chronique ?

La glande sudoripare eccrine
Le réseau lymphatique cutané
La jonction dermo-épidermique
Le follicule pilo-sébacé

Le follicule pilo-sébacé

Explication

L’acné est une dermatose inflammatoire chronique qui touche le follicule pilo-sébacé. Les autres structures cutanées proposées ne constituent pas son siège caractéristique.

2. Quel ensemble de mécanismes participe à la physiopathologie de l’acné ?

Hyperséborrhée, hypersensibilité androgénique, hyperkératinisation et implication de Cutibacterium acnes
Sécheresse cutanée, déficit androgénique, atrophie folliculaire et prolifération de Candida
Vasodilatation persistante, déficit kératinocytaire, fibrose dermique et allergie alimentaire
Hypersudation, obstruction lymphatique, destruction mélanocytaire et infection virale

Hyperséborrhée, hypersensibilité androgénique, hyperkératinisation et implication de Cutibacterium acnes

Explication

La physiopathologie associe une hyperséborrhée, une hypersensibilité périphérique aux androgènes, une hyperprolifération anormale des kératinocytes de l’infundibulum et l’implication de Cutibacterium acnes. Les autres ensembles ne regroupent pas les mécanismes décrits pour l’acné.

3. Quel élément clinique est indispensable pour poser le diagnostic d’acné ?

La présence de pustules superficielles avec une peau brillante
La présence de cicatrices atrophiques après une poussée
La présence de nodules douloureux évoluant vers des abcès
La présence de lésions rétentionnelles comme des comédons

La présence de lésions rétentionnelles comme des comédons

Explication

Le diagnostic clinique de l’acné repose obligatoirement sur des lésions rétentionnelles, notamment des comédons ouverts ou fermés. Les pustules, les nodules et les cicatrices peuvent accompagner l’acné, mais ne suffisent pas à établir ce diagnostic.

4. Quelle description distingue correctement un comédon fermé d’un comédon ouvert ?

Le comédon fermé est blanchâtre et clos, tandis que le comédon ouvert est noir par oxydation de la kératine
Le comédon fermé est une pustule purulente, tandis que le comédon ouvert est un nodule profondément inflammatoire
Le comédon fermé correspond à une cicatrice, tandis que le comédon ouvert désigne une papule érythémateuse
Le comédon fermé est noir par oxydation, tandis que le comédon ouvert reste blanchâtre sous une peau intacte

Le comédon fermé est blanchâtre et clos, tandis que le comédon ouvert est noir par oxydation de la kératine

Explication

Le comédon fermé, ou microkyste, est une petite papule normale ou blanchâtre dont le canal reste fermé. Le comédon ouvert devient noir après ouverture du canal et oxydation de la kératine; il ne s’agit pas d’une pustule.

5. Quelle orientation diagnostique est la plus appropriée lorsqu’aucune lésion rétentionnelle n’est observée ?

Évoquer principalement une dermatite allergique liée aux cosmétiques
Évoquer une folliculite ou une rosacée plutôt qu’une acné
Conclure à une forme nodulaire d’acné en raison de l’inflammation
Retenir une acné certaine malgré l’absence de comédons

Évoquer une folliculite ou une rosacée plutôt qu’une acné

Explication

L’absence de lésions rétentionnelles doit faire rechercher une folliculite bactérienne, parasitaire ou mycosique, ainsi qu’une rosacée. Les comédons étant indispensables au diagnostic clinique de l’acné, leur absence rend les autres hypothèses plus pertinentes.

6. Quelle association caractérise l’acné mixte, forme habituelle débutant généralement à la puberté ?

Des lésions rétentionnelles et des lésions inflammatoires
Des papules transitoires liées aux androgènes maternels
Des nodules profonds avec un risque cicatriciel élevé
Des lésions rétentionnelles avec peu ou pas d’inflammation

Des lésions rétentionnelles et des lésions inflammatoires

Explication

L’acné mixte associe des lésions rétentionnelles et inflammatoires et constitue la forme habituelle de l’acné débutant généralement à la puberté. La faible inflammation correspond plutôt à l’acné rétentionnelle, tandis que les nodules caractérisent l’acné nodulaire.

7. Quelle situation justifie la recherche d’une endocrinopathie chez une personne présentant une acné ?

Une acné rétentionnelle légère limitée à quelques comédons faciaux
Une acné sévère résistante associée à un hirsutisme, une alopécie ou des troubles du cycle
Une acné néonatale isolée évoluant spontanément vers une amélioration
Une acné mixte débutant à la puberté sans signe d’hyperandrogénie

Une acné sévère résistante associée à un hirsutisme, une alopécie ou des troubles du cycle

Explication

Une acné sévère résistante accompagnée de signes d’hyperandrogénie, comme l’hirsutisme, l’alopécie ou des troubles du cycle, impose un bilan hormonal et une échographie abdomino-pelvienne. L’acné néonatale est plutôt transitoire et auto-involutive, tandis que les formes légères sans signes associés n’orientent pas vers cette recherche.

8. Quel élément détermine principalement le choix du traitement de l’acné et le moment habituel de son évaluation ?

La gravité, l’extension faciale et le nombre de nodules, avec une évaluation vers trois mois
La durée des poussées, la saison et le type de peau, avec une évaluation après deux semaines
L’âge, les antécédents familiaux et la couleur des lésions, avec une évaluation après six mois
La localisation thoracique, le prurit et la sécheresse cutanée, avec une évaluation après un an

La gravité, l’extension faciale et le nombre de nodules, avec une évaluation vers trois mois

Explication

La stratégie thérapeutique dépend de la gravité, de l’extension faciale et du nombre de nodules, puis son efficacité est généralement jugée après trois mois. La durée des poussées et la saison ne constituent pas les critères principaux indiqués pour cette évaluation.

9. Quelle association décrit correctement les principaux traitements topiques de l’acné ?

Les rétinoïdes sont réservés aux nodules, le peroxyde de benzoyle est photosensibilisant sans effet inflammatoire, et les antibiotiques locaux traitent les comédons
Les rétinoïdes ciblent surtout les lésions rétentionnelles, le peroxyde de benzoyle est anti-inflammatoire, et les antibiotiques locaux s’emploient brièvement avec un autre topique
Les rétinoïdes sont principalement antibiotiques, le peroxyde de benzoyle hydrate la peau, et les antibiotiques locaux remplacent les autres traitements
Les rétinoïdes réduisent surtout l’inflammation, le peroxyde de benzoyle est kératolytique non irritant, et les antibiotiques locaux s’utilisent sans association

Les rétinoïdes ciblent surtout les lésions rétentionnelles, le peroxyde de benzoyle est anti-inflammatoire, et les antibiotiques locaux s’emploient brièvement avec un autre topique

Explication

Les rétinoïdes agissent notamment sur les lésions rétentionnelles, le peroxyde de benzoyle possède une activité anti-inflammatoire et légèrement comédolytique, et les antibiotiques locaux doivent être associés brièvement à un rétinoïde ou au peroxyde de benzoyle. Dire que les antibiotiques locaux remplacent ces associations ou qu’ils sont dépourvus d’activité propre déforme leur utilisation.

10. Quelle précaution est indispensable chez une femme en âge de procréer traitée par isotrétinoïne ?

Une contraception facultative pendant le traitement, avec un dosage de β-hCG réalisé trois mois après son arrêt
Une contraception efficace uniquement pendant le traitement, avec un dosage de β-hCG à la fin de la première semaine
Une contraception efficace un mois avant, pendant et un mois après le traitement, avec des dosages mensuels de β-hCG
Une contraception efficace deux mois après le traitement, avec un dosage de β-hCG effectué seulement en cas de symptômes

Une contraception efficace un mois avant, pendant et un mois après le traitement, avec des dosages mensuels de β-hCG

Explication

L’isotrétinoïne impose une contraception efficace avant, pendant et après le traitement, ainsi qu’une surveillance mensuelle de la β-hCG. Limiter la contraception à la période de prise ou espacer les dosages ne respecte pas les mesures de prévention prévues.

11. Quel conseil accompagne correctement le traitement topique de l’acné ?

Limiter le traitement aux zones très inflammatoires, manipuler les lésions pour les vider et supprimer toute exposition extérieure
Masser les lésions pour favoriser la pénétration, choisir des cosmétiques gras et suivre un régime alimentaire strict
Appliquer le traitement uniquement sur chaque bouton, associer systématiquement un antiseptique et éviter les produits hydratants
Appliquer le traitement sur l’ensemble du visage, utiliser un émollient, éviter les cosmétiques comédogènes et assurer une photoprotection lorsque nécessaire

Appliquer le traitement sur l’ensemble du visage, utiliser un émollient, éviter les cosmétiques comédogènes et assurer une photoprotection lorsque nécessaire

Explication

Le traitement topique s’applique sur tout le visage et peut être accompagné d’un émollient, tandis qu’il faut éviter les cosmétiques comédogènes et la manipulation des lésions. Les antiseptiques et les régimes alimentaires ne sont pas à imposer systématiquement, et le massage des lésions peut les aggraver.

12. Quel signe clinique distingue la rosacée papulo-pustuleuse de l’acné ?

Elle comporte des papules et des pustules sans comédons
Elle se limite à des télangiectasies sans lésion inflammatoire
Elle provoque des nodules profonds sans rougeur faciale persistante
Elle comporte des comédons ouverts et fermés avec une peau grasse

Elle comporte des papules et des pustules sans comédons

Explication

La rosacée papulo-pustuleuse associe des papules et des pustules sans comédons, ce qui aide à la distinguer de l’acné. La présence de comédons oriente plutôt vers l’acné, tandis que les télangiectasies isolées évoquent une autre forme clinique de rosacée.

13. Comment évolue typiquement la forme vasculaire de la rosacée ?

Un érythème permanent apparaît d’emblée sans flushes et reste limité au cuir chevelu
Une dépigmentation progressive précède des papules prurigineuses sur les avant-bras
Des pustules apparaissent après chaque repas puis disparaissent sans laisser de rougeur durable
Des flushes déclenchés par certains facteurs sont suivis d’un érythème facial permanent avec des télangiectasies

Des flushes déclenchés par certains facteurs sont suivis d’un érythème facial permanent avec des télangiectasies

Explication

La forme vasculaire associe d’abord des flushes, notamment déclenchés par la chaleur, l’alcool ou les épices, puis un érythème permanent et des télangiectasies faciales. Les flushes sont paroxystiques, alors que l’érythème et les télangiectasies deviennent persistants.

14. À quel microorganisme la dermatite séborrhéique est-elle principalement associée ?

À des levures du genre Malassezia, notamment Malassezia furfur et Malassezia globosa
À Staphylococcus aureus, habituellement responsable des plaques squameuses des zones séborrhéiques
À Candida albicans, principalement associé aux télangiectasies et aux flushes faciaux
À Cutibacterium acnes, principalement responsable des lésions rétentionnelles de l’acné

À des levures du genre Malassezia, notamment Malassezia furfur et Malassezia globosa

Explication

La dermatite séborrhéique est associée à des levures du genre Malassezia, dont M. furfur et M. globosa. Cutibacterium acnes est plutôt impliqué dans l’acné, ce qui constitue une confusion fréquente entre ces deux dermatoses.

15. Quelle présentation correspond à une dermatite séborrhéique de l’adulte ?

Des nodules inflammatoires profonds du visage associés à de nombreux comédons
Des plaques sèches épaisses des coudes et des genoux avec atteinte symétrique des ongles
Des vésicules groupées prurigineuses du tronc évoluant rapidement vers des croûtes
Des plaques érythémateuses squameuses des sillons nasogéniens, des sourcils, de la glabelle ou de la lisière antérieure du cuir chevelu

Des plaques érythémateuses squameuses des sillons nasogéniens, des sourcils, de la glabelle ou de la lisière antérieure du cuir chevelu

Explication

Chez l’adulte, la dermatite séborrhéique touche les zones séborrhéiques et donne des plaques érythémateuses squameuses, notamment autour du nez, des sourcils et du cuir chevelu. Les plaques des coudes et des genoux évoquent davantage un psoriasis, tandis que les nodules comédoniens orientent vers l’acné.

16. Quelle conduite est indiquée devant une dermatite séborrhéique grave du nourrisson résistante au traitement ?

Traiter par isotrétinoïne pendant plusieurs mois
Prescrire un dépistage du VIH
Réaliser une biopsie cutanée en première intention
Rechercher systématiquement une allergie alimentaire

Prescrire un dépistage du VIH

Explication

Une forme grave et résistante de dermatite séborrhéique chez le nourrisson doit conduire à proposer un dépistage du VIH. Une allergie alimentaire, une biopsie ou l’isotrétinoïne ne constituent pas la conduite indiquée par cette situation clinique.

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Mémorisez les réponses avec 37 flashcards sur Dermatoses faciales inflammatoires.

Qu'est-ce que l'acné en dermatologie ?

Une dermatose inflammatoire chronique du follicule pilo-sébacé.

Quels mécanismes physiopathologiques contribuent à l'acné ?

Hyperséborrhée, hyperandrogénie périphérique, hyperprolifération kératinocytaire, et Cutibacterium acnes.

Sur quoi repose obligatoirement le diagnostic clinique de l’acné ?

La présence de lésions rétentionnelles.

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