QCM : Vieillissement et parcours gériatrique — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel principe éthique vise principalement à éviter de causer un préjudice au patient ?

La justice
Le respect de l’autonomie
La bienfaisance
La non-malfaisance

La non-malfaisance

Explication

La non-malfaisance consiste à éviter de causer un préjudice au patient. La bienfaisance, qui lui est proche, recherche plutôt ce qui contribue à son bien-être.

2. Selon la HAS, à partir de quel nombre de médicaments réguliers parle-t-on de polymédication ?

Au moins cinq médicaments
Au moins sept médicaments
Au moins dix médicaments
Au moins trois médicaments

Au moins cinq médicaments

Explication

Selon la HAS, la polymédication est définie par la prise régulière d’au moins cinq médicaments. Elle ne se confond pas avec la polypathologie, qui concerne plusieurs maladies.

3. Par quel mécanisme le vieillissement normal augmente-t-il le risque de perte d’autonomie ?

Il transforme directement toute limitation fonctionnelle en maladie aiguë
Il augmente les réserves de l’organisme tout en réduisant les besoins de soins
Il supprime les maladies chroniques et améliore la récupération fonctionnelle
Il réduit les réserves et les capacités d’adaptation des organes

Il réduit les réserves et les capacités d’adaptation des organes

Explication

Le vieillissement normal diminue les réserves de l’organisme et la capacité d’adaptation des organes, ce qui favorise les maladies, la fragilité et la perte d’autonomie. Il ne supprime donc pas les risques liés à la diminution des capacités.

4. Dans quelle situation le consentement de la personne aux soins peut-il ne pas être recueilli selon l’article L1111-4 du Code de la santé publique ?

En cas de traitement présentant un risque modéré
En cas de désaccord entre deux professionnels de santé
En cas d’urgence ou d’incapacité à s’exprimer
En cas d’absence d’un membre de la famille

En cas d’urgence ou d’incapacité à s’exprimer

Explication

La personne donne son accord aux soins, sauf lorsqu’une urgence ou une incapacité à s’exprimer empêche ce recueil. Un désaccord professionnel ou l’absence d’un proche ne supprime pas en soi ce droit.

5. Quelle situation illustre l’autonomie plutôt que l’indépendance ?

Une personne réalise sa toilette sans l’aide d’un professionnel
Une personne choisit son traitement après avoir reçu les informations nécessaires
Une personne prépare son repas sans assistance
Une personne marche seule jusqu’à la salle à manger

Une personne choisit son traitement après avoir reçu les informations nécessaires

Explication

L’autonomie désigne la capacité à prendre des décisions concernant sa propre vie et à agir selon ces décisions. Réaliser une activité sans aide relève davantage de l’indépendance fonctionnelle.

6. Quelle conséquence organisationnelle est associée à la polypathologie ?

Elle permet de traiter chaque maladie séparément sans modifier la prise en charge
Elle réduit le besoin de coordination entre les professionnels intervenants
Elle impose un accompagnement global et un parcours de soins coordonné
Elle conduit à privilégier une consultation unique centrée sur le symptôme dominant

Elle impose un accompagnement global et un parcours de soins coordonné

Explication

La polypathologie complexifie la prise en charge et nécessite une approche globale ainsi qu’un parcours de soins coordonné. Traiter chaque maladie sans coordination peut au contraire accroître les difficultés et les risques.

7. Pourquoi le lien entre la ville et l’hôpital doit-il être maintenu ?

Pour assurer la continuité des soins et prévenir les ruptures dans le parcours
Pour remplacer les professionnels de proximité par une équipe hospitalière
Pour transférer toute décision médicale vers l’établissement hospitalier
Pour limiter les échanges aux seules périodes d’hospitalisation

Pour assurer la continuité des soins et prévenir les ruptures dans le parcours

Explication

Le maintien du lien entre la ville et l’hôpital favorise la continuité des soins et réduit le risque de rupture dans le parcours. Il ne signifie pas que l’hôpital remplace les professionnels de proximité ni que les échanges cessent hors hospitalisation.

8. Quelle séquence correspond à la démarche d’évaluation gériatrique standardisée ?

Synthèse du projet de soins, anamnèse, puis examen des traitements
Anamnèse, environnement et mode de vie, puis fonctions et risques gériatriques
Examen spécialisé, prescription médicamenteuse, puis recueil des antécédents
Évaluation cognitive, sortie de l’établissement, puis étude de l’environnement social

Anamnèse, environnement et mode de vie, puis fonctions et risques gériatriques

Explication

La démarche commence par l’anamnèse, les antécédents et les traitements, puis examine l’environnement social et le mode de vie avant d’évaluer les fonctions et les risques. L’anamnèse recueille les informations, tandis que l’examen apprécie les fonctions et les risques.

9. Quelle disposition relève des lois Leonetti et Claeys-Leonetti ?

L’obligation de poursuivre tout traitement destiné à prolonger la vie
Le droit de refuser un traitement et l’accès à une sédation profonde et continue jusqu’au décès
La suppression des directives anticipées dans les situations de fin de vie
La priorité donnée aux décisions familiales sur la volonté de la personne

Le droit de refuser un traitement et l’accès à une sédation profonde et continue jusqu’au décès

Explication

Ces lois visent notamment à éviter l’obstination déraisonnable, à reconnaître le refus de traitement et à permettre certaines sédations profondes et continues jusqu’au décès. Elles ne consacrent pas une obligation générale de poursuivre les traitements ni une primauté automatique de la famille.

10. Quel élément relève principalement d’une perte des capacités associée à la fragilité ?

L’épuisement de l’aidant et la diminution des liens sociaux
L’isolement et la précarité
Les troubles neurocognitifs et les syndromes psycho-comportementaux
Les chutes et la dénutrition

Les chutes et la dénutrition

Explication

Les chutes et la dénutrition font partie des pertes de capacités associées à la fragilité. L’isolement et la précarité concernent plutôt la perte de l’environnement, tandis que les troubles neurocognitifs concernent les repères.

11. Quelle action appartient à la synthèse gériatrique ?

Mesurer la douleur avec une échelle adaptée puis classer le risque cutané
Réviser les médicaments et fixer des objectifs avec réévaluation du projet de soins
Recueillir les antécédents avant toute analyse des fonctions
Décrire le mode de vie sans proposer d’orientation ni d’objectifs

Réviser les médicaments et fixer des objectifs avec réévaluation du projet de soins

Explication

La synthèse gériatrique recherche les syndromes gériatriques, réalise une révision médicamenteuse, examine notamment la contention et fixe des objectifs réévaluables. Le recueil des antécédents appartient à l’anamnèse, qui constitue une étape antérieure.

12. Quelle action contribue à prévenir le risque iatrogène chez une personne âgée polymédiquée ?

Rechercher l’automédication et surveiller les effets indésirables
Attendre l’apparition d’un événement grave avant de signaler un doute
Écraser les médicaments pour faciliter la prise sans précaution particulière
Modifier les traitements sans vérifier l’identité ni informer la personne

Rechercher l’automédication et surveiller les effets indésirables

Explication

La prévention du risque iatrogène comprend la recherche d’une automédication et la surveillance des effets indésirables ou des changements de comportement. Écraser les médicaments sans précaution et retarder l’alerte peuvent au contraire exposer à des risques.

13. Dans quelle situation parle-t-on de vieillissement pathologique ?

Lorsqu'une ou plusieurs maladies accélèrent le processus de vieillissement
Lorsque l’organisme conserve ses réserves malgré une adaptation moins efficace
Lorsque les capacités diminuent progressivement avec l’avancée naturelle en âge
Lorsque des changements biologiques apparaissent sans conséquence médicale associée

Lorsqu'une ou plusieurs maladies accélèrent le processus de vieillissement

Explication

Le vieillissement pathologique est lié à une ou plusieurs pathologies et correspond à une accélération du vieillissement. Une diminution progressive sans maladie causale relève plutôt du vieillissement normal.

14. Quelle caractéristique distingue le vieillissement normal du vieillissement pathologique ?

Il se définit par une perte brutale des capacités physiques et mentales
Il apparaît après une complication aiguë touchant plusieurs organes
Il correspond à des changements naturels et progressifs sans maladie causale
Il résulte d’une maladie qui accélère la dégradation de l’organisme

Il correspond à des changements naturels et progressifs sans maladie causale

Explication

Le vieillissement normal désigne une diminution progressive des capacités liée aux changements naturels de l’organisme, sans caractère pathologique. Le vieillissement pathologique, en revanche, est associé à une ou plusieurs maladies.

15. Avec quelles questions le projet de vie est-il notamment coconstruit ?

« Quel est votre diagnostic ? » et « Quel médicament prenez-vous ? »
« Qui vous soigne ? » et « Quel budget est disponible ? »
« Qui êtes-vous ? » et « Que souhaitez-vous ? »
« Où serez-vous hospitalisé ? » et « Quand sortirez-vous ? »

« Qui êtes-vous ? » et « Que souhaitez-vous ? »

Explication

La coconstruction du projet de vie s’appuie sur l’identité, l’histoire et les souhaits de la personne, notamment à travers ces deux questions. Les autres formulations concernent davantage l’organisation médicale, administrative ou institutionnelle.

16. Que définit le projet de soins en fonction de la situation de la personne ?

Les souhaits de vie, les habitudes sociales et les activités préférées
Les diagnostics antérieurs, les visites et les relations avec l’entourage
Les objectifs de soins, les actions à mener et leur coordination
Les conditions d’admission, les tarifs et les modalités d’hébergement

Les objectifs de soins, les actions à mener et leur coordination

Explication

Le projet de soins organise les objectifs, les actions et leur coordination selon l’état de santé, les capacités, les besoins et les souhaits de la personne. Les préférences de vie et les habitudes sociales relèvent principalement du projet de vie.

17. Lors d’un examen clinique et gériatrique, quel ensemble d’éléments doit être pris en compte ?

La prescription, le financement, le régime alimentaire et le statut administratif
La température, la taille, le groupe sanguin et les antécédents familiaux
La nutrition, la douleur, les fonctions cognitives, la motricité et les troubles sensoriels
La mobilité, les loisirs, les visites familiales et les préférences de logement

La nutrition, la douleur, les fonctions cognitives, la motricité et les troubles sensoriels

Explication

L’examen gériatrique explore notamment la nutrition, la douleur, plusieurs systèmes organiques, le moral, le sommeil, la cognition, la motricité, l’autonomie et les troubles sensoriels. Les autres ensembles ne couvrent pas les dimensions cliniques prévues par cette évaluation.

18. Que signifie la fragilité chez une personne âgée ?

Elle correspond à une maladie précise responsable d’une incapacité fonctionnelle durable
Elle expose à perdre des réserves, des repères, des capacités et l’environnement
Elle désigne une capacité accrue à décider et à agir selon ses propres choix
Elle traduit une diminution isolée de la mémoire sans conséquence sur la vie quotidienne

Elle expose à perdre des réserves, des repères, des capacités et l’environnement

Explication

La fragilité correspond à une vulnérabilité pouvant toucher les réserves, les repères, les capacités et l’environnement de la personne âgée. Elle ne doit pas être confondue avec l’autonomie, qui désigne la capacité à décider pour soi-même.

19. Comment l’OMS décrit-elle le vieillissement biologique ?

Comme une conséquence directe d’une perte d’autonomie déjà installée
Comme une maladie unique responsable d’une dégradation rapide des organes
Comme l’accumulation de dommages moléculaires et cellulaires au fil du temps
Comme une adaptation progressive qui augmente les capacités physiques et mentales

Comme l’accumulation de dommages moléculaires et cellulaires au fil du temps

Explication

L’OMS relie le vieillissement biologique à l’accumulation progressive de dommages moléculaires et cellulaires, qui dégrade les capacités et augmente le risque de maladie. Cette évolution constitue un processus biologique et non une maladie en elle-même.

20. Quel est l’objectif principal du repérage de la fragilité ?

Déterminer l’admission en institution à partir d’un seul symptôme clinique
Confirmer la présence d’une maladie unique nécessitant un traitement spécialisé
Prévenir et prédire les risques de perte d’autonomie, de chute et d’hospitalisation
Mesurer la capacité de décision sans examiner les risques fonctionnels futurs

Prévenir et prédire les risques de perte d’autonomie, de chute et d’hospitalisation

Explication

Le repérage de la fragilité vise à anticiper plusieurs risques, notamment la perte d’autonomie, les chutes, l’institutionnalisation, le décès et l’hospitalisation. Il ne repose pas sur la confirmation d’une maladie unique ni sur un seul symptôme.

21. Comment la HAS définit-elle le projet de vie ?

Un document administratif organisant les admissions et les sorties
Un bilan clinique destiné à rechercher les syndromes gériatriques
Un outil de coordination répondant à long terme aux besoins et attentes de la personne accueillie
Un programme médical fixant les traitements à administrer pendant une hospitalisation

Un outil de coordination répondant à long terme aux besoins et attentes de la personne accueillie

Explication

Le projet de vie est un outil de coordination centré sur les besoins et les attentes à long terme de la personne accueillie. Le projet de soins porte, lui, sur les objectifs et les actions de santé.

22. Quel est l’objectif principal de l’évaluation gériatrique standardisée ?

Mesurer la dépendance physique sans explorer les autres dimensions
Repérer les fragilités et contribuer à élaborer un projet de soins
Remplacer la synthèse gériatrique par une liste de diagnostics
Prescrire un traitement spécialisé après un examen médical unique

Repérer les fragilités et contribuer à élaborer un projet de soins

Explication

Cette évaluation apprécie l’état de santé, repère les fragilités, aide à prévenir la perte d’autonomie et contribue au projet de soins. La synthèse gériatrique intervient ensuite pour proposer des orientations et préciser le projet.

23. Quelles dimensions composent l’approche globale en gériatrie ?

Les dimensions biologique, fonctionnelle, psychologique, cognitive et sociale
Les dimensions médicale, chirurgicale, administrative, financière et juridique
Les dimensions musculaire, respiratoire, digestive, cutanée et infectieuse
Les dimensions familiale, professionnelle, scolaire, économique et culturelle

Les dimensions biologique, fonctionnelle, psychologique, cognitive et sociale

Explication

L’approche globale en gériatrie associe les dimensions biologique, fonctionnelle, psychologique, cognitive et sociale. Cette combinaison permet d’apprécier la situation de la personne au-delà de sa seule maladie.

24. Que désigne la polypathologie ?

La prescription de traitements par plusieurs médecins différents
La prise régulière d’au moins cinq médicaments chez un patient
La présence de plusieurs maladies chez une même personne
La survenue de plusieurs effets indésirables après un traitement

La présence de plusieurs maladies chez une même personne

Explication

La polypathologie correspond à la coexistence de plusieurs maladies chez une même personne. La prise d’au moins cinq médicaments relève de la polymédication, qui est une notion différente.

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Qu'est-ce que le vieillissement normal ou physiologique ?

L'ensemble des changements naturels et progressifs réduisant les capacités sans être pathologiques.

Selon l'OMS, qu'entraîne le vieillissement biologique ?

Une dégradation progressive des capacités physiques et mentales.

Quelle est la cause principale du vieillissement biologique selon l'OMS ?

L'accumulation de dommages moléculaires et cellulaires au fil du temps.

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