QCM : U3C Pathos cornée (44 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un nourrisson présente un diamètre cornéen de 12,4 mm. Quel diagnostic correspond au seuil décrit pour cet âge ?

Une sclérocornée
Une microcornée
Une mégalocornée
Une microphtalmie

Une mégalocornée

Explication

Chez le nourrisson, la mégalocornée est définie par un diamètre cornéen supérieur à 12 mm. La microcornée correspond à un diamètre inférieur, la microphtalmie concerne la longueur axiale du globe, et la sclérocornée se caractérise par une opacification et une vascularisation.

2. Quelle anomalie réfractive est fréquemment associée à la microcornée ?

Une presbytie
Un astigmatisme
Une myopie
Une hypermétropie

Une hypermétropie

Explication

La microcornée est souvent associée à une hypermétropie. La myopie est plutôt rapportée avec la mégalocornée, tandis que l’astigmatisme n’est pas l’association réfractive caractéristique visée ici.

3. Quel élément anatomique est épaissi dans l’embryotoxon postérieur, à l’origine du tissu blanchâtre parallèle au limbe ?

La ligne de Schwalbe
La membrane de Bowman
Le stroma cornéen
La membrane de Descemet

La ligne de Schwalbe

Explication

L’embryotoxon postérieur correspond à un épaississement de la ligne de Schwalbe, qui forme un tissu blanchâtre parallèle au limbe. La membrane de Bowman et le stroma ne sont pas la structure épaissie décrite; une vascularisation évoquerait une autre anomalie.

4. Une inflammation atteint à la fois la cornée et les conjonctives. Quel terme désigne cette atteinte combinée ?

Une kératite
Une sclérite
Une kératopathie sèche
Une kératoconjonctivite

Une kératoconjonctivite

Explication

L’inflammation conjointe de la cornée et des conjonctives est une kératoconjonctivite. Le terme kératite désigne une inflammation limitée à la cornée; la sclérite et la kératopathie sèche ne désignent pas cette atteinte combinée.

5. Une personne souffre d’hyposécrétion lacrymale et les larmes artificielles ne suffisent pas. Quelle mesure peut compléter le traitement avant le recours aux bouchons lacrymaux ?

Adapter des lentilles sclérales
Ajouter une pommade de vitamine A
Fermer mécaniquement les paupières
Traiter une méibomite

Ajouter une pommade de vitamine A

Explication

En cas d’hyposécrétion, si les larmes artificielles sont insuffisantes, une pommade de vitamine A peut être ajoutée avant les bouchons lacrymaux; les lentilles sclérales sont envisagées en cas d’échec ou de sécheresse sévère. Le traitement d’une méibomite concerne l’hyperévaporation, et la fermeture mécanique des paupières est une autre prise en charge.

6. Après une exposition à une source d’UVB de longueur d’onde inférieure à 300 nm, un patient présente des lésions épithéliales ponctuées. Quelle affection explique le tableau ?

Une kératite bactérienne
Une conjonctivite
Une kératite par hyperévaporation
Une photokératite

Une photokératite

Explication

La photokératite est une inflammation cornéenne provoquée par l’exposition aux UV, notamment aux UVB de longueur d’onde inférieure à 300 nm, et entraîne des lésions épithéliales ponctuées. Une kératite bactérienne est infectieuse, l’hyperévaporation est liée à une insuffisance de méibum, et une conjonctivite isolée n’explique pas les lésions cornéennes.

7. Une personne exposée aux UV à 14 h commence à ressentir les symptômes de sa photokératite entre 20 h et minuit. Quelle évolution est attendue ensuite ?

Ils durent plusieurs semaines
Ils apparaissent après 24 à 48 heures
Ils durent environ 6 à 10 heures
Ils peuvent durer environ 24 à 48 heures

Ils peuvent durer environ 24 à 48 heures

Explication

Les symptômes de photokératite apparaissent généralement 6 à 10 heures après l’exposition et durent environ 24 à 48 heures, le temps de la réorganisation épithéliale. La durée de 6 à 10 heures correspond au délai d’apparition, et une évolution de plusieurs semaines ne correspond pas à la durée habituelle.

8. Quelle description correspond à une kératite bactérienne et explique son rôle dans la formation des abcès cornéens ?

Une infiltration de la cornée par un champignon
Une atteinte épithéliale de la cornée par un virus
Une inflammation de la conjonctive par une bactérie
Une infiltration de la cornée par une bactérie

Une infiltration de la cornée par une bactérie

Explication

La kératite bactérienne est une infiltration cornéenne provoquée par une bactérie et constitue la cause de la majorité des abcès cornéens. L’infection fongique relève de la kératite fongique, tandis que les atteintes conjonctivale et virale ne définissent pas cette affection.

9. Un laboratoire identifie Pseudomonas dans un prélèvement cornéen et compare cette bactérie aux staphylocoques, entérocoques et streptocoques impliqués dans les kératites bactériennes. Quelle classification est correcte ?

Les quatre genres sont à Gram négatif
Pseudomonas est à Gram positif, les trois genres de cocci sont à Gram négatif
Les quatre genres sont à Gram positif
Pseudomonas est à Gram négatif, les trois genres de cocci sont à Gram positif

Pseudomonas est à Gram négatif, les trois genres de cocci sont à Gram positif

Explication

Dans les principaux agents bactériens cornéens, Pseudomonas est à Gram négatif, tandis que staphylocoques, entérocoques et streptocoques sont à Gram positif. Inverser ces groupes ou attribuer le même Gram à tous les genres confond leur classification.

10. Une kératite bactérienne est suspectée chez une personne dont le diagnostic reste incertain, sans signe de gravité identifié. Quelle conduite initiale est appropriée ?

Surveiller sans traitement et attendre les résultats avant toute prise en charge
Prendre rapidement un prélèvement bactériologique et instaurer un antibiotique topique
Instaurer un antiviral topique sans prélèvement bactériologique
Prendre rapidement un prélèvement fongique et instaurer un antifongique topique

Prendre rapidement un prélèvement bactériologique et instaurer un antibiotique topique

Explication

La kératite bactérienne est une urgence nécessitant une prise en charge rapide et un antibiotique topique ; un prélèvement bactériologique est indiqué en cas de doute diagnostique ou de facteur de gravité. Omettre le prélèvement malgré le doute, substituer un traitement antifongique ou antiviral, ou attendre sans traiter ne respecte pas ces principes.

11. Un abcès bactérien mesure 2,5 mm, se trouve à 2,5 mm de l’axe optique et ne s’accompagne pas de cellules inflammatoires. Comment le classer au regard des critères de gravité ?

Il est grave car il se trouve à moins de 3 mm de l’axe optique
Il est grave du seul fait qu’il s’agit d’un abcès bactérien
Il ne satisfait aucun des critères de gravité indiqués
Il est grave car sa taille dépasse le seuil de 2 mm

Il ne satisfait aucun des critères de gravité indiqués

Explication

Les critères indiqués sont une taille supérieure à 3 mm, une localisation à moins de 2 mm de l’axe optique ou la présence de cellules inflammatoires. Ici, la taille et la distance ne franchissent pas ces seuils et il n’y a pas de cellules inflammatoires ; confondre les seuils ou tenir tout abcès pour grave conduit à une classification erronée.

12. Une personne présente une cornée hypoesthésique et une cicatrisation épithéliale ralentie. Quel mécanisme relie ces signes à une kératite neurotrophique ?

La baisse de sensibilité accélère la multiplication des cellules épithéliales
L’augmentation de sensibilité réduit la multiplication des cellules épithéliales
La baisse de sensibilité réduit la multiplication des cellules épithéliales
Une infection microbienne détruit directement les cellules épithéliales

La baisse de sensibilité réduit la multiplication des cellules épithéliales

Explication

Dans la kératite neurotrophique, l’hypoesthésie cornéenne réduit la multiplication des cellules épithéliales et retarde ainsi la cicatrisation. Une prolifération accrue inverse le mécanisme, tandis que l’hypersensibilité et l’infection microbienne directe ne décrivent pas ce lien.

13. Une personne diabétique développe une kératite neurotrophique, tandis qu’une autre présente une kératite provoquée directement par un agent microbien. Quelle interprétation distingue correctement ces situations ?

Le diabète n’est pas une cause neurotrophique, contrairement à une brûlure
Le diabète provoque une infection microbienne directe, contrairement à la lésion nerveuse
Les deux atteintes résultent nécessairement d’une infection microbienne directe
Le diabète peut être une cause neurotrophique, contrairement à l’infection microbienne directe

Le diabète peut être une cause neurotrophique, contrairement à l’infection microbienne directe

Explication

Le diabète figure parmi les causes possibles de kératite neurotrophique, qui est liée à une lésion du trajet du nerf trijumeau. Assimiler cette cause à une infection directe, exclure le diabète ou ramener les deux situations à un agent microbien confond mécanisme nerveux et mécanisme infectieux.

14. Une anomalie cornéenne bilatérale et avasculaire est observée chez plusieurs membres d’une famille, sans facteur inflammatoire identifié. Quel mécanisme général est le plus compatible avec une dystrophie cornéenne ?

Une néovascularisation acquise modifiant la transparence cornéenne
Une inflammation locale provoquant une atteinte cornéenne bilatérale
Une mutation génétique altérant une ou plusieurs couches cornéennes
Une exposition environnementale prolongée altérant une couche cornéenne

Une mutation génétique altérant une ou plusieurs couches cornéennes

Explication

Les dystrophies cornéennes sont des atteintes génétiques, généralement bilatérales, avasculaires et plus ou moins symétriques. L’exposition environnementale et l’inflammation correspondent à des mécanismes distincts, tandis qu’une néovascularisation ne définit pas une dystrophie.

15. Dans une estimation épidémiologique des dystrophies cornéennes, quelle part serait d’origine endothéliale ?

Environ 9 %
Environ 0,09 %
Environ 40 %
Environ 60 %

Environ 60 %

Explication

Environ 60 % des dystrophies cornéennes seraient d’origine endothéliale. La valeur de 0,09 % correspond à leur prévalence estimée dans la population, et non à la part endothéliale.

16. Chez une personne présentant des motifs cornéens en cartes géographiques, en empreintes digitales et en points microkystiques, quelle anomalie caractérise la dystrophie de Cogan ?

Une prolifération vasculaire perturbant la surface épithéliale
Une accumulation endothéliale entraînant des excroissances postérieures
Un remaniement de la membrane basale épithéliale lié à une adhérence anormale
Un dépôt amyloïde du stroma produisant des lignes ramifiées

Un remaniement de la membrane basale épithéliale lié à une adhérence anormale

Explication

La dystrophie de Cogan touche la membrane basale épithéliale et entraîne des motifs caractéristiques en raison d’une mauvaise adhérence des cellules épithéliales basales. Les dépôts stromaux amyloïdes et les anomalies endothéliales concernent d’autres couches cornéennes.

17. Une personne se réveille la nuit avec une douleur oculaire récidivante; l’examen met en évidence des ruptures répétées de l’épithélium. Quel mécanisme explique le mieux ces épisodes ?

Une adhérence insuffisante entre l’endothélium et la membrane de Descemet
Une adhérence insuffisante entre les cellules basales et la membrane basale
Une prolifération vasculaire qui détache la membrane basale
Des dépôts amyloïdes stromaux qui rompent la surface épithéliale

Une adhérence insuffisante entre les cellules basales et la membrane basale

Explication

Dans l’érosion épithéliale récurrente, la mauvaise adhérence entre les cellules épithéliales basales et la membrane basale provoque des ruptures répétées, souvent douloureuses la nuit ou au réveil. Une anomalie endothéliale ou des dépôts stromaux ne sont pas le mécanisme décrit.

18. À l’examen, une cornée présente de fins cordons amyloïdes centraux et paracentraux, séparés par des zones saines. Quelle dystrophie stromale correspond à ce tableau ?

La dystrophie maculaire
La dystrophie granulaire de type 1
Une dystrophie endothéliale
La dystrophie grillagée de type 1

La dystrophie grillagée de type 1

Explication

La dystrophie grillagée de type 1 se caractérise par des dépôts amyloïdes en fins cordons dans le stroma, notamment au centre et en paracentral, séparés par des zones saines. Les granules blanchâtres évoquent le type 1 granulaire, tandis que la dystrophie maculaire présente des dépôts aux bords flous dans toutes les couches.

19. Une dystrophie stromale présente des opacités granulaires blanchâtres ainsi que des dépôts fusiformes, stellaires ou linéaires. Quel type est le plus probable ?

La dystrophie granulaire de type 1
La dystrophie maculaire
La dystrophie granulaire de type 2
La dystrophie grillagée de type 1

La dystrophie granulaire de type 2

Explication

Le type 2 associe des opacités granulaires à des dépôts amyloïdes fusiformes, stellaires ou linéaires. Le type 1 produit des opacités blanchâtres en flocons ou en mie de pain, et la dystrophie grillagée est caractérisée par des cordons amyloïdes.

20. Un adulte de 24 ans présente une baisse visuelle sévère, un haze stromal diffus et des dépôts cornéens aux bords flous qui s’étendent du centre au limbe dans toutes les couches. Quel profil diagnostique correspond le mieux à ces éléments ?

Une dystrophie granulaire de type 1 autosomique dominante
Une dystrophie grillagée de type 1 autosomique dominante
Une dystrophie maculaire autosomique récessive
Une dystrophie maculaire autosomique dominante

Une dystrophie maculaire autosomique récessive

Explication

La dystrophie maculaire est autosomique récessive et peut provoquer entre 10 et 30 ans des dépôts flous dans toutes les couches, du centre au limbe, associés à un haze stromal diffus et à une baisse visuelle sévère. Les cordons amyloïdes et les opacités granulaires correspondent à d’autres profils, et le mode de transmission indiqué pour la dystrophie maculaire est récessif.

21. Chez une personne atteinte de dystrophie de Fuchs, l’œdème cornéen progresse et des bulles apparaissent sous l’épithélium. Quel enchaînement explique le mieux cette évolution ?

Les excroissances de Descemet deviennent des bulles sous-épithéliales avant l’apparition de l’œdème stromal
La fibrose débute dans le stroma antérieur, puis provoque un remaniement des cellules endothéliales
L’œdème débute dans le stroma antérieur, gagne le stroma postérieur et entraîne des bulles sous-épithéliales
L’œdème débute dans le stroma postérieur, gagne le stroma antérieur et peut entraîner des bulles sous-épithéliales

L’œdème débute dans le stroma postérieur, gagne le stroma antérieur et peut entraîner des bulles sous-épithéliales

Explication

Dans la dystrophie de Fuchs, l’œdème commence au stroma postérieur et peut s’étendre vers l’avant, provoquant notamment des bulles sous-épithéliales. Le départ antérieur inverse la progression, les excroissances de Descemet sont la cornea guttata et la fibrose n’est pas le déclencheur décrit.

22. À l’examen d’une cornée atteinte de dystrophie de Fuchs, on observe des excroissances de la membrane de Descemet et un œdème. Quelle interprétation distingue correctement ces deux signes ?

La cornea guttata correspond aux excroissances, tandis que l’œdème traduit l’insuffisance fonctionnelle de l’endothélium
La cornea guttata traduit l’insuffisance fonctionnelle, tandis que l’œdème correspond aux excroissances de Descemet
La cornea guttata correspond à des dépôts pigmentés, tandis que l’œdème traduit une inflammation de Descemet
La cornea guttata correspond à une fibrose stromale, tandis que l’œdème traduit une anomalie épithéliale

La cornea guttata correspond aux excroissances, tandis que l’œdème traduit l’insuffisance fonctionnelle de l’endothélium

Explication

La cornea guttata désigne les excroissances de la membrane de Descemet, alors que l’œdème résulte de l’incompétence fonctionnelle de l’endothélium. L’interprétation inverse confond une anomalie structurale avec la conséquence de la défaillance endothéliale.

23. Une microscopie spéculaire mesure une densité endothéliale de 480 cellules/mm² chez une personne présentant un œdème cornéen. Comment situer cette mesure par rapport au seuil de décompensation ?

Elle se situe dans la densité adulte moyenne, estimée entre 2 000 et 2 500 cellules/mm²
Elle se situe au-dessus du seuil de décompensation, estimé autour de 2 000 cellules/mm²
Elle correspond à la densité adulte moyenne, estimée autour de 500 cellules/mm²
Elle se situe sous le seuil de décompensation, estimé autour de 500 cellules/mm²

Elle se situe sous le seuil de décompensation, estimé autour de 500 cellules/mm²

Explication

Le seuil de décompensation endothéliale se situe autour de 500 cellules/mm² ; une mesure de 480 cellules/mm² est donc en dessous. La moyenne adulte est bien plus élevée, entre 2 000 et 2 500 cellules/mm².

24. Une atteinte cornéenne apparaît après un traumatisme chez un adulte et semble liée à une inflammation locale. Quelle interprétation la distingue d’une dystrophie cornéenne ?

Elle évoque une dystrophie généralement acquise, alors qu’une dégénérescence est primaire et héréditaire
Elle évoque une dystrophie secondaire au traumatisme, alors qu’une dégénérescence est liée à une anomalie congénitale
Elle évoque une dégénérescence héréditaire, alors qu’une dystrophie résulte généralement d’une inflammation locale
Elle évoque une dégénérescence généralement acquise, alors qu’une dystrophie est primaire et héréditaire

Elle évoque une dégénérescence généralement acquise, alors qu’une dystrophie est primaire et héréditaire

Explication

Les dégénérescences sont généralement acquises et peuvent être secondaires à un traumatisme ou à une inflammation, tandis que les dystrophies sont primaires et héréditaires. L’option qui inverse ces origines confond les deux catégories.

25. Une cornée présente de minuscules dépôts dans le stroma central profond, près de la membrane de Descemet. Le patient est asymptomatique. Quelle conduite correspond à une cornea farinata ?

Réaliser une kératectomie superficielle, car les dépôts forment des nodules sous-épithéliaux
Ne pas instaurer de traitement, car cette atteinte asymptomatique ne le nécessite pas
Retirer les dépôts de cuivre, car ils signalent une maladie de Wilson
Traiter par lubrifiants, car les dépôts provoquent typiquement une sensation de corps étranger

Ne pas instaurer de traitement, car cette atteinte asymptomatique ne le nécessite pas

Explication

La cornea farinata correspond à de minuscules dépôts de lipofuscine dans le stroma central profond et reste asymptomatique ; aucun traitement n’est nécessaire. Les nodules sous-épithéliaux évoquent plutôt Salzmann, tandis que le dépôt de cuivre dans Descemet correspond à l’anneau de Kayser-Fleischer.

26. Lors d’un examen, une personne de 85 ans présente un anneau lipidique périphérique de la cornée. Quelle fréquence est associée au gérontoxon après 80 ans ?

Une faible minorité des personnes de plus de 80 ans
100 % des personnes de plus de 80 ans
60 % des personnes de 50 à 60 ans
60 % des personnes de plus de 80 ans

100 % des personnes de plus de 80 ans

Explication

Le gérontoxon est présent chez 100 % des personnes de plus de 80 ans, tandis que sa fréquence est de 60 % entre 50 et 60 ans. La valeur de 60 % transpose la fréquence d’un groupe d’âge plus jeune, et l’idée d’une faible minorité contredit l’augmentation avec l’âge.

27. Une opacité cornéenne commence à la périphérie et progresse vers le centre dans la fissure interpalpébrale. Quelle composition et quelle localisation tissulaire caractérisent cette atteinte ?

Des dépôts calciques sous-épithéliaux au niveau de la couche de Bowman
Des dépôts lipidiques stromaux dans la périphérie cornéenne
Des dépôts lipidiques épithéliaux au centre de la cornée
Des dépôts calciques endothéliaux au niveau de Descemet

Des dépôts calciques sous-épithéliaux au niveau de la couche de Bowman

Explication

La kératopathie en bandelettes correspond à des dépôts calciques sous-épithéliaux situés au niveau de la couche de Bowman, souvent progressifs de la périphérie vers le centre. Les dépôts lipidiques stromaux relèvent du gérontoxon, tandis que les localisations endothéliale et centrale épithéliale ne correspondent pas à cette définition.

28. Une personne présente un amincissement cornéen périphérique qui progresse, sans signe inflammatoire; l’épithélium reste intact et un pannus vasculaire est visible. Quelle affection correspond le mieux à ce tableau ?

Le gérontoxon
Une kératite inflammatoire périphérique
La dégénérescence marginale de Terrien
La kératopathie en bandelettes

La dégénérescence marginale de Terrien

Explication

La dégénérescence marginale de Terrien entraîne un amincissement périphérique progressif sans inflammation, avec un épithélium intact et parfois un pannus vasculaire. La kératopathie en bandelettes se définit par des dépôts calciques, tandis qu’une kératite inflammatoire contredit l’absence d’inflammation et que le gérontoxon est un anneau lipidique.

29. Quelle association de modifications cornéennes et optiques définit le kératocône ?

Un épaississement et un aplatissement, avec puissance réduite et astigmatisme régulier
Un amincissement et une déformation conique, avec puissance accrue et astigmatisme irrégulier
Un amincissement diffus, avec puissance inchangée et astigmatisme régulier
Une déformation conique inflammatoire, avec puissance réduite et astigmatisme irrégulier

Un amincissement et une déformation conique, avec puissance accrue et astigmatisme irrégulier

Explication

Le kératocône est une ectasie non inflammatoire associant amincissement, déformation conique, augmentation de la puissance cornéenne et astigmatisme irrégulier. L’option évoquant une puissance réduite inverse l’effet réfractif, celle proposant un astigmatisme régulier méconnaît l’irrégularité, et la déformation inflammatoire contredit le caractère non inflammatoire.

30. Chez une personne atteinte d’un kératocône avancé, quelle interprétation distingue correctement un anneau brun à la base du cône de lignes verticales postérieures ?

L’anneau de Fleischer est une rupture de Descemet; les stries de Vogt sont des dépôts épithéliaux
L’anneau de Fleischer correspond à la ferritine de Descemet; les stries de Vogt sont stromales et antérieures
L’anneau de Fleischer correspond aux stries stromales; les stries de Vogt sont des dépôts épithéliaux
L’anneau de Fleischer correspond à la ferritine épithéliale; les stries de Vogt sont stromales et postérieures

L’anneau de Fleischer correspond à la ferritine épithéliale; les stries de Vogt sont stromales et postérieures

Explication

L’anneau de Fleischer est un dépôt de ferritine dans les cellules épithéliales à la base du cône, tandis que les stries de Vogt sont des lignes verticales du stroma postérieur. Inverser ces signes confond leurs tissus et leur nature; les situer dans Descemet ou les associer à une rupture décrit mal ces signes.

31. Chez une personne suivie pour kératocône, la kératométrie maximale augmente de 0,8 D0{,}8\,\mathrm{D} en six mois. Ce changement satisfait-il le critère kératométrique de progression ?

Non, car il faudrait atteindre au moins 1 D1\,\mathrm{D} en un an
Non, car il faudrait dépasser 1 D1\,\mathrm{D} en six mois
Oui, car l’augmentation dépasse 0,5 D0{,}5\,\mathrm{D} en six mois
Oui, car toute hausse mesurable en six mois suffit

Oui, car l’augmentation dépasse $$0{,}5\,\mathrm{D}$$ en six mois

Explication

Une progression est retenue si la kératométrie maximale augmente de plus de 0,5 D0{,}5\,\mathrm{D} en six mois ou de plus de 1 D1\,\mathrm{D} en un an; 0,8 D0{,}8\,\mathrm{D} dépasse le seuil semestriel. Le seuil de 1 D1\,\mathrm{D} concerne un an, et une hausse quelconque ne suffit pas.

32. Une topographie montre une ectasie bilatérale avec une bande d’amincissement située en périphérie inférieure, entre 4 heures et 8 heures, et séparée du limbe par une zone cornéenne normale. Quel diagnostic correspond à cette configuration ?

La dégénérescence marginale de Terrien
La dégénérescence marginale pellucide
Le kératocône
Le kératoglobe

La dégénérescence marginale pellucide

Explication

La dégénérescence marginale pellucide se caractérise par une ectasie bilatérale et un amincissement périphérique inférieur de 1 à 2 mm entre 4 heures et 8 heures, séparé du limbe par une zone normale. Le kératocône concerne une déformation conique, le kératoglobe un amincissement diffus et le tableau décrit ne correspond pas à une simple atteinte marginale de Terrien.

33. Pour traiter des érosions épithéliales récurrentes, un chirurgien prévoit de pratiquer plusieurs gestes ponctuels dans la zone atteinte. Quelle intervention consiste à faire pénétrer une aiguille à travers l’épithélium et la couche de Bowman ?

Des microponctions à l’aiguille
Une kératectomie superficielle au diamant
Une photokératectomie thérapeutique
Une kératoplastie lamellaire

Des microponctions à l’aiguille

Explication

Les microponctions consistent à réaliser plusieurs ponctions traversant l’épithélium et la couche de Bowman dans la zone concernée. Le polissage au diamant correspond à la kératectomie superficielle, la photoablation au laser à la PKT, et la kératoplastie est une greffe.

34. Après le débridement épithélial d’un patient atteint d’érosions épithéliales récurrentes, quelle étape chirurgicale polit la membrane basale à l’aide d’un diamant ?

Des microponctions à l’aiguille
Une photokératectomie thérapeutique
Une kératectomie superficielle
Une kératoplastie transfixiante

Une kératectomie superficielle

Explication

La kératectomie superficielle associe un débridement épithélial au polissage de la membrane basale avec un diamant. Les microponctions traversent l’épithélium et Bowman, la PKT utilise le laser excimer et la kératoplastie est une greffe.

35. L’examen d’une cornée globuleuse révèle un amincissement marqué en périphérie. Quelle répartition de l’amincissement est caractéristique du kératoglobe ?

Un amincissement limité à une zone centrale de la cornée
Un amincissement limité à une zone périphérique de la cornée
Un épaississement diffus de la cornée, accentué en périphérie
Un amincissement de toute la cornée, accentué en périphérie

Un amincissement de toute la cornée, accentué en périphérie

Explication

Dans le kératoglobe, toute la cornée est amincie, avec une atteinte particulièrement marquée en périphérie qui favorise la protrusion. Une ectasie localisée ou une atteinte centrale isolée ne décrit pas cette distribution diffuse.

36. Une cornée globuleuse présente un diamètre normal, tandis que la chambre antérieure paraît large. Quelle interprétation distingue le mieux ces signes de la mégalocornée et de la buphtalmie ?

Le diamètre cornéen augmenté avec une chambre antérieure normale est compatible avec un kératoglobe
Le diamètre cornéen normal avec une chambre antérieure large est compatible avec un kératoglobe
Le diamètre cornéen normal avec une chambre antérieure étroite est compatible avec un kératoglobe
Le diamètre cornéen augmenté avec une chambre antérieure large est compatible avec un kératoglobe

Le diamètre cornéen normal avec une chambre antérieure large est compatible avec un kératoglobe

Explication

Le kératoglobe se distingue par un diamètre cornéen normal malgré une chambre antérieure large. Un diamètre augmenté évoque plutôt la mégalocornée ou la buphtalmie, et une chambre étroite ne correspond pas au signe décrit.

37. Une personne atteinte de kératoglobe a besoin d’une correction optique et l’équipe envisage aussi une intervention sur la cornée. Quelle stratégie correspond aux options de prise en charge de cette affection ?

Lentille sclérale, avec microponctions à l’aiguille si nécessaire
Lunettes ou lentille sclérale, avec kératoplastie de grand diamètre si nécessaire
Lentille cornéenne rigide, avec kératectomie superficielle si nécessaire
Lunettes ou lentille souple, avec kératoplastie de petit diamètre si nécessaire

Lunettes ou lentille sclérale, avec kératoplastie de grand diamètre si nécessaire

Explication

La prise en charge optique repose sur les lunettes ou une lentille sclérale, et une kératoplastie transfixiante ou lamellaire de grand diamètre peut être envisagée. La kératectomie et les microponctions sont des techniques de surface, non les options chirurgicales indiquées ici.

38. Quel profil général est associé au kératoglobe concernant sa fréquence, son origine et son pronostic chirurgical ?

Affection rare et d’origine héréditaire établie, avec risque important de rupture et fort succès chirurgical
Affection rare et d’origine inconnue, avec risque important de rupture ou de perforation et faible succès chirurgical
Affection fréquente et d’origine inflammatoire, avec risque important de perforation et fort succès chirurgical
Affection fréquente et d’origine inconnue, avec faible risque de rupture et faible succès chirurgical

Affection rare et d’origine inconnue, avec risque important de rupture ou de perforation et faible succès chirurgical

Explication

Le kératoglobe est rare et d’origine inconnue ; il expose à un risque important de perforation ou de rupture cornéenne, tandis que le succès chirurgical est faible. Une origine héréditaire ou inflammatoire établie et un fort succès opératoire ne correspondent pas à ce profil.

39. Une cornée présente des opacités superficielles et une irrégularité de surface. Quelle technique peut viser à la fois leur élimination, la régularisation cornéenne et l’amélioration de l’adhérence épithéliale ?

Le cross-linking par riboflavine et irradiation UVA
La kératoplastie transfixiante par remplacement cornéen complet
La kératectomie superficielle par polissage au diamant
La photokératectomie thérapeutique au laser excimer argon-fluor

La photokératectomie thérapeutique au laser excimer argon-fluor

Explication

La PKT utilise un laser excimer argon-fluor à 193 nm pour éliminer les opacités superficielles, régulariser la surface et améliorer l’adhérence épithéliale. La greffe remplace du tissu, le cross-linking rigidifie la cornée et le polissage au diamant correspond à la kératectomie superficielle.

40. Pour une atteinte stromale, l’endothélium et la membrane de Descemet du patient sont fonctionnels. Quelle comparaison décrit correctement le choix entre une greffe transfixiante et une greffe lamellaire antérieure ?

Les deux techniques remplacent toute la cornée, mais diffèrent par le diamètre du greffon.
La transfixiante remplace toute la cornée, tandis que la lamellaire antérieure préserve les couches endothélio-descemétiques fonctionnelles.
La transfixiante greffe l’endothélium, tandis que la lamellaire antérieure remplace le stroma postérieur.
La transfixiante préserve l’endothélium, tandis que la lamellaire antérieure remplace toutes les couches cornéennes.

La transfixiante remplace toute la cornée, tandis que la lamellaire antérieure préserve les couches endothélio-descemétiques fonctionnelles.

Explication

La kératoplastie transfixiante remplace la cornée dans toute son épaisseur, alors que la lamellaire antérieure ne remplace qu’une partie de la cornée et préserve l’endothélium et la membrane de Descemet fonctionnels. Inverser les étendues ou confondre la greffe lamellaire antérieure avec une greffe endothéliale décrit mal ces techniques.

41. Un patient doit recevoir une greffe endothéliale et le chirurgien souhaite limiter le tissu greffé à l’endothélium. Quelle technique et quelle épaisseur maximale correspondent à cet objectif ?

La DSAEK, jusqu’à 80 μm
La DMEK, jusqu’à 80 μm
La DSAEK, de 200 à 250 μm
La DMEK, de 200 à 250 μm

La DMEK, jusqu’à 80 μm

Explication

La DMEK greffe l’endothélium seul, avec une épaisseur maximale de 80 μm. La DSAEK inclut aussi du stroma postérieur et mesure 200 à 250 μm ; les propositions qui associent ces épaisseurs aux mauvaises techniques inversent cette distinction.

42. Une cornée biomécaniquement instable doit être rigidifiée en renforçant les liaisons entre les fibrilles de collagène stromal. Quel traitement associe les éléments nécessaires à cet effet ?

Une photoablation au laser excimer après débridement
L’introduction de riboflavine suivie d’une irradiation UVA
Une greffe transfixiante remplaçant toute la cornée
Une greffe lamellaire antérieure préservant l’endothélium

L’introduction de riboflavine suivie d’une irradiation UVA

Explication

Le cross-linking associe riboflavine et irradiation UVA afin de favoriser des liaisons supplémentaires entre les fibrilles de collagène stromal et de rigidifier la cornée. La photoablation traite la surface, tandis que les kératoplasties remplacent du tissu cornéen.

43. Une lésion érode l’épithélium, atteint le stroma et se colore par diffusion de fluorescéine. Quel terme désigne cette lésion ?

Un ulcère cornéen
Une abrasion épithéliale simple
Un abcès cornéen
Un œdème cornéen

Un ulcère cornéen

Explication

Un ulcère associe une érosion épithéliale à une atteinte stromale et diffuse la fluorescéine. L’abcès correspond à une accumulation locale de pus, l’abrasion simple n’implique pas nécessairement le stroma et l’œdème est un gonflement cornéen.

44. Lors d’un examen clinique, quel paramètre est directement évalué par une esthésiométrie ?

L’épaisseur de la cornée
La pression intraoculaire
La sensibilité de la cornée
La transparence de la cornée

La sensibilité de la cornée

Explication

L’esthésiométrie mesure la sensibilité cornéenne. La transparence, l’épaisseur et la pression intraoculaire sont d’autres paramètres cliniques, et non la mesure définie par ce terme.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 24 flashcards sur U3C Pathos cornée.

Microcornée — définition ?

Diamètre < 10 mm chez l’enfant, < 11 mm chez l’adulte.

Mégalocornée — cause ?

Anomalie génétique liée à l’X, plus fréquente chez l’homme.

Embryotoxon postérieur — caractéristique ?

Prolongement blanchâtre parallèle au limbe, épaississement de la ligne de Schwalbe.

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Consultez la fiche de révision complète sur U3C Pathos cornée.

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