QCM : ECBU et infections urinaires (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Chez une patiente, une infection urinaire est due à des bactéries présentes au méat qui remontent l’urètre. Quelle voie d’infection cela décrit-il ?

La voie descendante hématogène
La voie iatrogène instrumentale
La voie sanguine endogène
La voie ascendante urétrale

La voie ascendante urétrale

Explication

La voie ascendante correspond à la remontée de bactéries du méat le long de l’urètre. La voie descendante implique une contamination rénale par le sang, tandis que la voie iatrogène est liée à un geste ou à un matériel médical.

2. Une contamination bactérienne atteint le rein en passant par le sang. Comment cette infection est-elle qualifiée ?

Une infection iatrogène, instrumentale
Une infection ascendante, fréquente
Une infection descendante, rare
Une infection endogène, urétrale

Une infection descendante, rare

Explication

La contamination du rein par voie sanguine est une infection descendante et elle est rare. La voie ascendante correspond à la remontée par l’urètre, et la voie iatrogène est associée à un geste médical.

3. Une personne présente une diminution de la diurèse qui entraîne une stagnation des urines. Quel mécanisme favorise alors l’infection urinaire ?

L’alcalinisation urinaire
La stase urinaire
L’adhésion par les fimbriae
La protection par le LPS

La stase urinaire

Explication

Une diminution de la diurèse peut provoquer une stase urinaire, qui favorise l’infection. L’augmentation du pH et l’adhésion par les fimbriae sont d’autres facteurs, tandis que le LPS contribue à la protection bactérienne contre les IgA.

4. Une bactérie urinaire se fixe aux cellules grâce à des fimbriae et se protège des IgA par sa capsule. Quels facteurs sont illustrés ?

L’adhésion et la protection contre les IgA
La captation des nutriments et la stase urinaire
L’adhésion et la diminution de la diurèse
La protection par le LPS et l’alcalinisation urinaire

L’adhésion et la protection contre les IgA

Explication

Les fimbriae sont des facteurs d’adhésion et la capsule (Ag K) peut protéger la bactérie contre les IgA. La captation des nutriments est un autre facteur de virulence, tandis que la stase et le pH sont des facteurs liés au terrain urinaire.

5. Qu’est-ce qu’une cystite ?

Une infection urinaire haute qui atteint le parenchyme rénal et le bassinet
Une inflammation des voies urinaires liée à une leucocyturie sans atteinte de la vessie
Une infection urinaire basse qui atteint la vessie
Une infection rénale chronique aux signes cliniques peu marqués

Une infection urinaire basse qui atteint la vessie

Explication

La cystite est une infection urinaire basse localisée à la vessie. L’atteinte du parenchyme rénal et du bassinet définit plutôt une pyélonéphrite.

6. Quelle bactérie est très majoritairement responsable des infections urinaires en contexte communautaire ?

Enterococcus
Klebsiella
Proteus
Escherichia coli

Escherichia coli

Explication

Escherichia coli est présentée comme la bactérie très majoritairement responsable des infections urinaires communautaires. Proteus fait aussi partie des bactéries communautaires, mais n’est pas désignée comme la cause dominante.

7. Quel est le rôle de l’acide borique dans un tube destiné à conserver un prélèvement urinaire ?

Il exerce un effet bactériostatique permettant une conservation jusqu’à 48 heures à 4 °C.
Il stimule la multiplication bactérienne afin de faciliter l’identification après conservation.
Il remplace la réfrigération et permet une conservation prolongée à température ambiante.
Il neutralise les leucocytes pour préserver la valeur de la numération urinaire.

Il exerce un effet bactériostatique permettant une conservation jusqu’à 48 heures à 4 °C.

Explication

L’acide borique freine la croissance bactérienne et permet de conserver les urines jusqu’à 48 heures à 4 °C dans un tube adapté. La réfrigération seule permet une conservation de 24 heures à 4 °C, tandis que la température ambiante ne convient que pour 2 heures.

8. Pour analyser les leucocytes, les hématies, les cylindres et les cristaux, comment l’urine doit-elle être préparée et examinée ?

Elle est centrifugée, puis le surnageant est observé avec une cellule de comptage ou un automate.
Elle est homogénéisée, puis observée entière avec une cellule de comptage ou un automate.
Elle est diluée, puis examinée par culture avant le dénombrement des éléments figurés.
Elle est filtrée, puis le dépôt est observé au microscope sans homogénéisation préalable.

Elle est homogénéisée, puis observée entière avec une cellule de comptage ou un automate.

Explication

L’urine entière doit être bien homogénéisée avant le dénombrement des cellules et l’observation des cylindres et cristaux, à l’aide d’une cellule de comptage ou d’un automate. La centrifugation du prélèvement n’est pas la préparation décrite pour cet examen.

9. En quoi un milieu chromogène diffère-t-il d’un milieu classique pour l’identification bactérienne ?

Il révèle directement la sensibilité des colonies aux antibiotiques sans identification préalable.
Il dénombre les bactéries en mesurant la turbidité de l’urine sans isoler de colonies.
Il produit des colonies colorées lorsqu’une enzyme bactérienne clive un substrat synthétique incolore.
Il inhibe la croissance des bactéries Gram négatif pour isoler les bactéries Gram positif.

Il produit des colonies colorées lorsqu’une enzyme bactérienne clive un substrat synthétique incolore.

Explication

Dans un milieu chromogène, une enzyme bactérienne clive un substrat incolore et forme un précipité coloré, ce qui permet une identification présomptive des colonies. Un milieu sélectif tel que MacConkey vise plutôt à favoriser ou inhiber certains groupes bactériens, sans reposer sur ce mécanisme chromogène.

10. Sur une bandelette urinaire, que suggère une activité nitrate réductase positive ?

La présence de leucocytes, associée à une leucocyturie supérieure à 10⁴ cellules/mL
La présence d’Enterobacteriaceae, associée à une bactériurie supérieure à 10⁵ bactéries/mL
La présence de bactéries, quelle que soit leur famille et leur concentration urinaire
La présence d’hématies, associée à des microlésions des voies urinaires

La présence d’Enterobacteriaceae, associée à une bactériurie supérieure à 10⁵ bactéries/mL

Explication

Une activité nitrate réductase positive met en évidence des bactéries de la famille des Enterobacteriaceae et correspond à une bactériurie supérieure à 10⁵/mL. Une activité leucocyte estérase positive, et non nitrate réductase, signale une leucocyturie dépassant son seuil de détection.

11. Pourquoi les infections urinaires ascendantes sont-elles particulièrement fréquentes chez la femme ?

La longueur de l’urètre ralentit l’évacuation urinaire et favorise la multiplication des bactéries.
La flore vaginale stérilise les voies urinaires et provoque ensuite une contamination rénale.
La brièveté de l’urètre et sa proximité avec les voies vaginale et anale facilitent la remontée bactérienne.
La filtration rénale introduit fréquemment des bactéries intestinales dans la vessie.

La brièveté de l’urètre et sa proximité avec les voies vaginale et anale facilitent la remontée bactérienne.

Explication

L’urètre féminin est court et proche des voies vaginale et anale, ce qui facilite la progression ascendante des bactéries vers les voies urinaires. La longueur urétrale ne constitue pas le facteur décrit comme favorisant ces infections.

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Quel est le statut normal de l’urine et des voies urinaires, sauf l’urètre terminal ?

Ils sont stériles.

Quelle proportion des infections urinaires est due à une remontée bactérienne depuis le méat ?

Environ 95 %.

Quelles situations provoquent une stase urinaire selon le facteur de risque décrit ?

La diminution de la diurèse ou la rétention aiguë des urines.

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