QCM : Maladie de Paget osseuse (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle description caractérise la maladie de Paget osseuse ?

Un remaniement focal excessif qui désorganise et déforme l’os
Une diminution diffuse du remodelage qui amincit progressivement l’os
Une inflammation généralisée qui détruit les articulations sans remodelage
Une perte de densité osseuse sans modification de la structure

Un remaniement focal excessif qui désorganise et déforme l’os

Explication

La maladie de Paget est un remaniement focal progressif et excessif, associant résorption et formation accrues, désorganisation structurelle et déformation. La diminution du remodelage, l’inflammation diffuse et la simple perte de densité ne correspondent pas à cette définition.

2. Un patient présente une atteinte pagétique de trois os distincts : comment qualifier cette distribution ?

Ostéoporotique
Monostotique
Multifocale juvénile
Polyostotique

Polyostotique

Explication

Une atteinte de plusieurs os est dite polyostotique, tandis qu’une atteinte d’un seul os est monostotique. La gravité et l’âge ne définissent pas ces termes, et l’ostéoporose désigne une autre affection.

3. Chez une personne atteinte de maladie de Paget, les remaniements osseux sont suivis dans le temps : quel ordre de phases doit-on attendre ?

Ostéoblastique, mixte, puis ostéolytique
Ostéolytique, mixte, puis ostéosclérotique
Ostéolytique, ostéosclérotique, puis mixte
Ostéosclérotique, mixte, puis ostéolytique

Ostéolytique, mixte, puis ostéosclérotique

Explication

L’évolution suit trois phases successives : ostéolytique, mixte, puis ostéosclérotique. Commencer par la phase scléreuse inverse la séquence, tandis que la phase ostéoblastique ne fait pas partie de cette classification.

4. Dans un foyer pagétique, quelle combinaison d’activité cellulaire explique directement l’intensification du remodelage osseux ?

Diminution des ostéoclastes avec augmentation des ostéoblastes
Diminution de l’activité des deux types de cellules
Augmentation de l’activité des ostéoclastes et des ostéoblastes
Augmentation des ostéoclastes avec diminution des ostéoblastes

Augmentation de l’activité des ostéoclastes et des ostéoblastes

Explication

La maladie associe une augmentation du nombre et de l’activité des ostéoclastes à une augmentation de l’activité des ostéoblastes. Les réponses qui diminuent l’activité de l’un des deux types cellulaires ne rendent pas compte de cette association.

5. Un os pagétique contient une formation anarchique d’os tissé : quelle conséquence mécanique est la plus probable ?

Un renforcement réduisant le risque de déformation
Une fragilité favorisant déformations et fractures
Une atteinte articulaire sans fragilité de l’os
Une densité accrue protégeant contre les fractures

Une fragilité favorisant déformations et fractures

Explication

L’os tissé formé de manière anarchique est mécaniquement fragile, ce qui favorise les déformations et les fractures. Une densité ou un renforcement supposés protecteurs ne tiennent pas compte de cette faiblesse structurelle.

6. Lorsqu’une maladie de Paget osseuse est découverte, quelle situation clinique est la plus fréquente ?

Une découverte après douleurs, avec 70 à 90 % de cas symptomatiques
Une découverte fortuite, avec 10 à 30 % de cas asymptomatiques
Une découverte fortuite, avec 70 à 90 % de cas asymptomatiques
Une découverte après déformations visibles, avec une majorité de cas symptomatiques

Une découverte fortuite, avec 70 à 90 % de cas asymptomatiques

Explication

La maladie est souvent découverte fortuitement et 70 à 90 % des cas sont asymptomatiques. L’option sur les douleurs surestime les symptômes, celle sur le dépistage ciblé confond les modalités de découverte, et celle qui inverse les proportions sous-estime les cas asymptomatiques.

7. Quel ensemble de douleurs peut orienter vers une maladie de Paget osseuse chez une personne examinée pour des symptômes persistants ?

Des douleurs osseuses nocturnes et pulsatiles, articulaires ou abdominales, ou des céphalées pulsatiles
Des douleurs osseuses diurnes et non pulsatiles, articulaires ou rachidiennes, ou des céphalées pulsatiles
Des douleurs osseuses nocturnes et pulsatiles, articulaires ou rachidiennes, ou des céphalées pulsatiles
Des douleurs osseuses mécaniques, articulaires ou rachidiennes, ou des céphalées non pulsatiles

Des douleurs osseuses nocturnes et pulsatiles, articulaires ou rachidiennes, ou des céphalées pulsatiles

Explication

Les douleurs évocatrices peuvent être osseuses, nocturnes et pulsatiles, articulaires ou rachidiennes, ainsi que des céphalées pulsatiles. Les douleurs mécaniques et les céphalées non pulsatiles modifient le caractère décrit, les douleurs abdominales remplacent à tort la localisation rachidienne, et les douleurs diurnes non pulsatiles altèrent le profil osseux.

8. Sur une radiographie standard réalisée devant une suspicion de maladie de Paget, quel ensemble d’anomalies faut-il rechercher ?

Une hypertrophie ou déformation, une structure fibrillaire anarchique, un épaississement cortical et des condensations sans plages d’ostéolyse
Une hypertrophie ou déformation, une structure fibrillaire anarchique, un épaississement cortical et des anomalies de densité
Une hypertrophie ou déformation, une structure fibrillaire anarchique, une architecture corticotrabéculaire préservée et des anomalies de densité
Une hypertrophie ou déformation, une structure laminaire régulière, un épaississement cortical et des anomalies de densité

Une hypertrophie ou déformation, une structure fibrillaire anarchique, un épaississement cortical et des anomalies de densité

Explication

Les radiographies peuvent montrer une hypertrophie ou une déformation, une structure fibrillaire non laminaire et anarchique, un épaississement cortical, une dédifférenciation corticotrabéculaire et des anomalies de densité. La structure laminaire, l’architecture préservée et l’absence d’ostéolyse contredisent respectivement les anomalies caractéristiques recherchées.

9. Chez une personne ayant une atteinte pagétique peu étendue, comment interpréter des phosphatases alcalines totales normales ?

Elles restent compatibles avec une atteinte peu étendue, malgré leur utilité pour le suivi
Elles indiquent une atteinte très étendue, malgré leur utilité pour le suivi
Elles rendent le diagnostic incompatible, car elles sont élevées dans chaque cas
Elles sont sans utilité pour le suivi, même si elles sont généralement élevées

Elles restent compatibles avec une atteinte peu étendue, malgré leur utilité pour le suivi

Explication

Les phosphatases alcalines totales sont généralement élevées et servent au suivi, mais elles peuvent rester normales lorsque l’atteinte est peu étendue. Les considérer comme un critère d’exclusion, comme un marqueur de grande étendue ou comme inutile au suivi traduit une mauvaise interprétation de leur portée.

10. Un patient présente des signes cliniques évocateurs et une augmentation des phosphatases alcalines, mais les radiographies ne montrent pas de lésions élémentaires caractéristiques ; quelle conclusion diagnostique convient ?

Le diagnostic positif repose principalement sur les signes cliniques, même sans confirmation radiologique
Le diagnostic positif repose principalement sur l’augmentation biologique, même sans lésions radiologiques caractéristiques
Le diagnostic positif repose principalement sur la scintigraphie, qui remplace les lésions radiologiques élémentaires
Le diagnostic positif s’appuie sur l’association clinique, biologique et radiologique, les lésions radiologiques étant particulièrement déterminantes

Le diagnostic positif s’appuie sur l’association clinique, biologique et radiologique, les lésions radiologiques étant particulièrement déterminantes

Explication

Le diagnostic positif associe les signes cliniques, les données biologiques, notamment les phosphatases alcalines, et surtout les lésions radiologiques élémentaires. Fonder la conclusion sur la biologie ou la clinique seule néglige cette association, tandis que la scintigraphie ne remplace pas les éléments radiologiques caractéristiques.

11. Lors du bilan d’une lésion osseuse condensante suspecte de maladie de Paget, quel diagnostic différentiel doit notamment être envisagé chez un patient ayant des antécédents de cancer de la prostate ?

Un ostéosarcome
Une ostéomalacie
Un myélome multiple
Des métastases osseuses condensantes

Des métastases osseuses condensantes

Explication

Les métastases osseuses condensantes, notamment d’origine prostatique ou mammaire, font partie des principaux diagnostics différentiels. Le myélome, l’ostéosarcome et l’ostéomalacie sont aussi des diagnostics différentiels, mais ne correspondent pas à l’indice des antécédents prostatiques.

12. Deux patients atteints de maladie de Paget présentent des lésions radiologiques comparables, mais un seul a développé une complication. Quel critère permet d’évaluer la gravité de leur maladie ?

L’intensité des douleurs seule
La présence ou l’absence de complications
Le taux des phosphatases alcalines seul
L’étendue des lésions radiologiques seule

La présence ou l’absence de complications

Explication

La gravité est évaluée selon la présence ou l’absence de complications. L’étendue radiologique, les douleurs ou les phosphatases alcalines prises isolément ne constituent pas le critère indiqué.

13. Quel ensemble d’objectifs correspond à la prise en charge thérapeutique de la maladie de Paget ?

Prévenir les complications et améliorer la qualité de vie en évitant toute prise en charge de la douleur
Normaliser le remodelage osseux et supprimer les lésions radiologiques sans prévenir les complications
Lutter contre les douleurs et améliorer la qualité de vie sans viser le remodelage osseux
Lutter contre les douleurs, prévenir les complications, normaliser le remodelage osseux et améliorer la qualité de vie

Lutter contre les douleurs, prévenir les complications, normaliser le remodelage osseux et améliorer la qualité de vie

Explication

Le traitement vise simultanément le soulagement des douleurs, la prévention des complications, la normalisation du remodelage osseux et l’amélioration de la qualité de vie. Les propositions qui écartent l’un de ces objectifs réduisent à tort la prise en charge.

14. Une patiente atteinte de maladie de Paget a une clairance de la créatinine de 26 ml/min. Quelle décision est adaptée concernant les bisphosphonates ?

Les déconseiller en raison de la clairance inférieure à 30 ml/min
Les prescrire sans tenir compte de la clairance rénale
Les remplacer par le dénosumab, qui est lui aussi déconseillé à ce seuil
Les privilégier car la clairance est inférieure à 30 ml/min

Les déconseiller en raison de la clairance inférieure à 30 ml/min

Explication

Les bisphosphonates sont déconseillés lorsque la clairance rénale est inférieure à 30 ml/min. Le seuil n’incite donc pas à les privilégier, et l’intérêt du dénosumab en cas d’insuffisance rénale ne signifie pas qu’il soit déconseillé pour la même raison.

15. Une patiente ne présente aucun symptôme de maladie de Paget, mais les lésions touchent le rachis et comportent des foyers lytiques. Quelle conclusion s’impose pour l’indication thérapeutique ?

Un traitement n’est indiqué qu’après l’apparition d’une fracture
Un traitement n’est pas indiqué, car la patiente est asymptomatique
Un traitement est indiqué seulement si une insuffisance cardiaque apparaît
Un traitement est indiqué, car la forme asymptomatique est menaçante

Un traitement est indiqué, car la forme asymptomatique est menaçante

Explication

Un traitement est indiqué dans les formes asymptomatiques menaçantes, notamment lorsque le rachis est atteint ou qu’il existe des lésions lytiques. L’absence de symptômes n’exclut donc pas l’indication, qui n’attend pas nécessairement une fracture ou une insuffisance cardiaque.

16. Après un traitement de la maladie de Paget osseuse, quel suivi permet d’évaluer l’efficacité thérapeutique ?

Doser un marqueur de résorption osseuse et vérifier sa diminution
Suivre les symptômes et vérifier leur diminution
Doser les phosphatases alcalines et vérifier leur diminution
Doser les phosphatases alcalines et vérifier leur augmentation

Doser les phosphatases alcalines et vérifier leur diminution

Explication

L’efficacité est évaluée par la diminution des phosphatases alcalines, dont le dosage constitue la base de la surveillance. Un marqueur de résorption, l’augmentation des phosphatases alcalines ou les symptômes seuls ne correspondent pas au suivi indiqué.

17. Un patient traité par bisphosphonate présente une rechute rapide évoquant un échappement thérapeutique. Quelle conduite est indiquée ?

Réaliser une deuxième cure après trois à six mois
Changer de bisphosphonate
Interrompre le bisphosphonate sans le remplacer
Poursuivre le même bisphosphonate

Changer de bisphosphonate

Explication

En cas de résistance ou d’échappement avec rechute rapide, le bisphosphonate doit être changé. La deuxième cure après trois à six mois concerne l’échec, tandis que poursuivre ou interrompre sans remplacement ne répond pas à la conduite indiquée.

18. Chez une personne atteinte de maladie de Paget du crâne, une compression du nerf crânien I entraîne quelle complication neurosensorielle ?

Une hypoacousie
Une compression radiculaire
Une cécité
Une anosmie

Une anosmie

Explication

La compression du nerf crânien I peut provoquer une anosmie. L’hypoacousie évoque l’atteinte du VIII, la cécité celle du II, tandis qu’une compression radiculaire concerne les racines nerveuses.

19. Pour un patient auquel est prescrit du risédronate parmi les traitements bisphosphonates de la maladie de Paget, quel schéma posologique correspond à ce médicament ?

5 mg/kg par jour par voie orale pendant 6 mois
400 mg par jour pendant 3 mois
30 mg par jour par voie orale pendant 2 mois
180 mg en perfusion sur 3 jours

30 mg par jour par voie orale pendant 2 mois

Explication

Le risédronate se prend à 30 mg par jour par voie orale pendant 2 mois. Le schéma de 180 mg sur 3 jours correspond au pamidronate, celui de 5 mg/kg par jour pendant 6 mois à l’étidronate, et celui de 400 mg par jour pendant 3 mois au tiludronate.

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Qu’est-ce que la maladie de Paget osseuse ?

Une affection focale progressive caractérisée par un remaniement anarchique et excessif de l’os.

Comment évoluent la résorption et la formation osseuses dans la maladie de Paget ?

Elles sont toutes deux augmentées.

Quelles sont les trois phases successives de la maladie ?

Ostéolytique, mixte puis ostéosclérotique.

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