★ À maîtriser
L’urine est un liquide biologique stérile et les voies urinaires sont normalement stériles, sauf les derniers centimètres de l’urètre.
Environ 95 % des infections urinaires sont dues à des bactéries présentes au méat urinaire qui remontent l’urètre par voie ascendante.
📌 L’infection ascendante urétrale est d’origine endogène, tandis que l’infection descendante résulte d’une contamination rénale par voie sanguine, rare.
Compléments
Les infections urinaires ascendantes sont particulièrement fréquentes chez la femme, dont l’urètre est court et proche des voies vaginale et anale.
La pose d’une sonde ou d’un cathéter, ainsi qu’un prélèvement urétral en milieu hospitalier, peuvent introduire des bactéries dans les voies urinaires par voie iatrogène.
★ À maîtriser
La diminution de la diurèse ou la rétention aiguë des urines provoque une stase urinaire favorisée notamment par une malformation, la grossesse ou une hypertrophie prostatique.
Les facteurs de virulence bactériens comprennent : la captation des nutriments, la protection contre les IgA par le LPS (Ag O), la protection contre les IgA par la capsule (Ag K), l’adhésion grâce aux fimbriae
Compléments
★ À maîtriser
Environ 30 % des infections urinaires sont asymptomatiques ; dans environ 70 % des cas, elles provoquent des brûlures à la miction, une dysurie et une pollakiurie sans fièvre ni douleur lombaire.
La pyélonéphrite aiguë se manifeste par l’apparition brutale d’une fièvre élevée accompagnée de douleurs lombaires et pelviennes très marquées.
Compléments
La cystite est fréquente chez la femme et plus rare chez l’homme.
Une cystite chez la femme enceinte doit être surveillée en raison du risque d’évolution vers une infection haute par voie ascendante.
La pyélonéphrite est plus rare que la cystite, mais elle est beaucoup plus grave.
La pyélonéphrite chronique présente des signes cliniques moins marqués et une évolution plus insidieuse.
La pyélonéphrite peut se compliquer d’une bactériémie ou d’une destruction du parenchyme rénal entraînant une insuffisance rénale.
Cystite : vessie ; pyélonéphrite : parenchyme rénal et bassinet
En contexte communautaire, les bactéries responsables comprennent :
Escherichia coli est présenté comme la bactérie très majoritairement responsable des infections urinaires communautaires.
En contexte hospitalier nosocomial, les bactéries responsables comprennent :
★ À maîtriser
📌 Le prélèvement urinaire doit être réalisé avant toute antibiothérapie.
Compléments
📌 Chez un patient porteur d’une sonde urinaire, il faut recueillir des urines fraîchement émises et non celles du sac collecteur.
Écarter le premier jet, recueillir le milieu, acheminer rapidement
★ À maîtriser
Une leucocyturie inférieure à 10⁴ cellules·mL⁻¹ n’indique généralement pas d’inflammation ni d’infection, sauf chez les sujets neutropéniques.
Une leucocyturie supérieure ou égale à 10⁴ cellules·mL⁻¹ indique une réaction inflammatoire consécutive à une infection urinaire.
Compléments
Une urine trouble évoque souvent une infection bactérienne, mais peut parfois s’expliquer par la présence de cristaux.
Une coloration rouge-rose de l’urine évoque une hématurie, une coloration jaune-orange un ictère et une coloration brun pâle une néphrite.
La numération des leucocytes et des hématies ainsi que l’observation des cylindres et des cristaux se réalisent sur une urine entière bien homogénéisée, avec une cellule de comptage ou un automate.
Une hématurie inférieure à 10⁴ hématies·mL⁻¹ est une valeur normale.
Une hématurie supérieure ou égale à 10⁴ cellules·mL⁻¹ indique des microlésions des parois urinaires ou du rein, notamment si les hématies sont altérées.
★ À maîtriser
📌 Une culture contenant plus de deux germes évoque une contamination du prélèvement et est considérée comme non significative ; un nouveau prélèvement est indiqué si les symptômes persistent.
Compléments
La lame immergée porte un milieu CLED non sélectif sur une face et un milieu MacConkey sélectif des bacilles Gram négatif sur l’autre ; elle est plongée dans l’urine non concentrée, puis permet de lire la bactériurie et de réaliser des tests d’identification rapide.
La plupart des infections urinaires sont monomicrobiennes, mais certaines, rarement, impliquent deux germes.
Isoler les colonies, orienter l’identification, puis interpréter l’antibiogramme
★ À maîtriser
Une leucocyturie supérieure ou égale à 10⁴ cellules·mL⁻¹ est significative et indique une inflammation.
Une bactériurie supérieure ou égale à 10⁵ UFC/mL est significative dans tous les cas.
Sur la bandelette urinaire, une activité leucocyte estérase positive indique une leucocyturie au-dessus du seuil de détection de 10⁴ leucocytes/mL.
Une activité nitrate réductase positive à la bandelette met en évidence des bactéries de la famille des Enterobacteriaceae et correspond à une bactériurie supérieure à 10⁵/mL.
Compléments
Une hématurie supérieure ou égale à 10⁴ cellules·mL⁻¹ est significative et indique des microlésions ou lésions des parois urinaires ou du rein.
Une bactériurie inférieure à 10⁵ UFC/mL peut être significative selon le germe et le mode de prélèvement ; sinon, elle peut résulter d’une contamination ou d’une mauvaise conservation.
Les seuils recommandés pour interpréter l’ECBU varient selon le contexte communautaire ou nosocomial, conformément au REMIC 2015 de la Société Française de Microbiologie.
Un résultat faussement positif de leucocyte estérase peut être lié à une contamination par la flore vaginale ou à une infestation par Trichomonas.
Les causes possibles d’un faux négatif de leucocyte estérase comprennent : une glycosurie, une cétonurie, une protéinurie, la présence d’acide borique, ascorbique ou oxalique, un traitement par céphalosporines de première génération, tétracyclines, nitrofurantoïne ou gentamicine
Les causes possibles d’un faux négatif de nitrate réductase comprennent :
Cystite et pyélonéphrite
| Dimension | Cystite | Pyélonéphrite |
|---|---|---|
| Atteinte | Vessie | Parenchyme rénal et bassinet |
| Fréquence et gravité | Fréquente, surtout chez la femme | Plus rare, mais plus grave |
| Signes caractéristiques | Brûlures, dysurie, pollakiurie sans fièvre ni douleur lombaire | Fièvre élevée et douleurs lombaires et pelviennes en phase aiguë |
| Évolution | Risque d’évolution ascendante chez la femme enceinte | Risque de bactériémie ou d’insuffisance rénale |
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1. Chez une patiente, une infection urinaire est due à des bactéries présentes au méat qui remontent l’urètre. Quelle voie d’infection cela décrit-il ?
2. Une contamination bactérienne atteint le rein en passant par le sang. Comment cette infection est-elle qualifiée ?
Mémorisez les concepts clés de ECBU et infections urinaires avec 10 flashcards interactives.
Quel est le statut normal de l’urine et des voies urinaires, sauf l’urètre terminal ?
Ils sont stériles.
Quelle proportion des infections urinaires est due à une remontée bactérienne depuis le méat ?
Environ 95 %.
Quelles situations provoquent une stase urinaire selon le facteur de risque décrit ?
La diminution de la diurèse ou la rétention aiguë des urines.
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