★ À maîtriser
📌 Le temps de la cicatrisation psychique n’est pas celui de la maladie.
Compléments
La relation de soin en oncologie est une relation de dépendance du patient envers les soignants.
La maladie cancéreuse fait irruption comme un intrus dans le corps et s’accompagne d’une déconstruction par l’autre.
Le patient vit la maladie ; le soignant accueille sa vulnérabilité.
★ À maîtriser
📌 En oncologie, la mort et le curatif coexistent, et les soignants peuvent devoir soigner sans objectif de guérison.
Compléments
Cette rencontre interroge chez les soignants :
La juste proximité des soignants est une position en mouvement.
Lorsque le soin vise moins l’action technique et qu’il n’y a pas d’objectif de guérison, les symptômes gênants, le rythme et la tonalité émotionnelle des interventions prennent une place particulière.
La communication peut passer par :
Curatif et mort coexistent dans le soin.
★ À maîtriser
Les atteintes physiques du cancer peuvent comprendre une asthénie parfois écrasante, des nausées fréquentes ou permanentes, des diarrhées épuisantes, des paresthésies entravant mobilité et préhension, ainsi que des douleurs chroniques ou paroxystiques, diffuses ou localisées.
Les désordres somatiques peuvent réduire l’autonomie, ébranler l’estime de soi et altérer la perception de son identité.
D. Deschamps décrit le cancer comme « une expérience catastrophique de la perte », comprenant des pertes réelles et futures, imaginaires, corporelles, d’autonomie, de positions sociales et familiales, de projets, de certitudes et des pertes subjectives.
Compléments
Les atteintes physiques peuvent aussi inclure :
La capacité à mobiliser son élan vital et la propension à se socialiser peuvent être fragilisées, rendant la relation à autrui difficile.
Les gestes techniques invasifs peuvent extérioriser des fonctions intimes, notamment excrétoires ou urinaires, comme avec les stomies ou les trachéotomies.
Les stomies et les trachéotomies laissent des « trous », des « traces » ou des « empreintes » qui affectent l’enveloppe corporelle du sujet.
L’enveloppe corporelle porte les traces des gestes invasifs et des pertes.
★ À maîtriser
Le cancer ébranle l’identité et la cohésion interne de la personne, ses repères narcissiques et organisationnels, et ses possibilités d’adaptation.
L’effraction corporelle peut troubler intensément les repères habituels et donner au sujet le sentiment que son corps l’a trahi, qu’il est devenu un autre incontrôlable et qu’il ne s’y reconnaît plus.
Le diagnostic et les événements de soin, notamment les gestes invasifs, les étapes de la maladie et les effets des traitements, peuvent maintenir active l’effraction traumatique initiale et contribuer à la déstructuration psychique. - M. du Colombier
Compléments
Le cancer peut faire resurgir :
Le cancer peut réactiver les vécus infantiles des premières expériences de perte, parfois chargés d’angoisses archaïques.
Les résonances personnelles influencent la manière dont le patient accepte l’étayage d’autrui et s’appuie sur ce soutien dans ses états de fragilité, de dépendance ou de passivité contrainte.
Les patients atteints de cancer peuvent connaître des crises de leurs fonctions de mentalisation et une faillite de leur jugement perceptif. - M. du Colombier
L’effraction corporelle désorganise les repères psychiques.
★ À maîtriser
Le patient peut éprouver : un sentiment de vacuité, un non-sens de la souffrance physique et morale, une soumission passive
Le cancer pousse le patient à un intense travail intérieur.
Compléments
Les réactions émotionnelles au cancer peuvent être diverses et plus ou moins exacerbées.
D. Deschamps caractérise l’expérience du cancer comme une clinique de l’éprouvé et de la métamorphose.
★ À maîtriser
Selon D. Deschamps, parler le langage de l’éprouvé suppose, pour le soignant comme pour le patient, de perdre la certitude et l’objectivité.
La relation de coopération de personne à personne entre le malade et le soignant peut revitaliser et réanimer la psyché mutilée du patient.
Compléments
Langage rationnel et langage de l’éprouvé
★ À maîtriser
📌 La figure du soignant est ambivalente : il est sauveteur comme agent du traitement, fragilisant voire persécuteur comme vecteur des effets secondaires, aidant comme auxiliaire de l’action du patient sur son environnement et effractant lorsqu’il pose son regard et ses mains sur l’intime.
Compléments
La distance de soin se modèle et se cocrée entre les deux partenaires, en respectant les positions défensives et sécurisantes du patient.
Une proximité physique, émotionnelle ou communicationnelle trop forte ou trop brusque peut réveiller chez le patient vulnérable des angoisses archaïques d’intrusion.
Une neutralité respectueuse peut rassurer le patient, tandis qu’une opacité excessive et une technique froide peuvent être délétères ; le geste doit être associé à une communication chaleureuse de personne à personne.
★ À maîtriser
Selon M. du Colombier, ce qui soigne le malade est l’expérience que sa vie émotionnelle troublée, perturbée et douloureuse trouve un espace où être reçue et contenue. - M.du COLOMBIER
Selon M. du Colombier, le premier impératif pour les patients atteints d’un cancer est de maintenir ce qui risque de s’effondrer en réinstaurant un contenant auxiliaire qui offre délimitation et lien.
Compléments
📌 Le travail de contenance et de transformation concerne toutes les pratiques de soin, celles des soignants du quotidien comme celles des psychistes, et ne se limite pas à la psychanalyse.
Émotions accueillies et contenues → restauration psychique
★ À maîtriser
En accompagnant un soin corporel par la parole, le soignant explique ses gestes et échange avec le patient, enveloppant celui-ci d’explications et contribuant à maintenir une relation bienveillante, confiante et sécurisante.
Parler le soin s’adresse à la fois au corps malade et à la personne, alors que le processus médical sollicite presque uniquement le corps-maladie.
Les soins de contact, comme la toilette et les soins de pansements, pansent les plaies au sens propre et symbolique et rappellent par le toucher les contours et les frontières du corps effracté.
Compléments
📌 La parole qui accompagne le soin aide à contrer les angoisses, les fantasmes réactivés et l’éventuel vécu persécutif en aidant à différencier le réel de l’imaginaire.
La parole du soignant forme une enveloppe bienveillante autour du patient pendant le soin
★ À maîtriser
Compléments
En expliquant les soins, le soignant aide le patient à partager le but et les processus thérapeutiques, puis à devenir un allié du travail de l’équipe soignante.
Lorsque le soignant reçoit et encaisse les mouvements de désespoir et les angoisses du patient, il lui signifie que ceux-ci peuvent être entendus et mis en mots sans détruire celui qui les exprime ni celui qui les reçoit.
Retrouver une permanence de fonctionnement psychique et amorcer une cicatrisation psychique est une tâche complexe pour les patients atteints d’un cancer. - M. du COLOMBIER
Être enveloppé par la parole, réhabiter son corps, collaborer au projet de soin
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1. Une personne atteinte d’un cancer voit son autonomie diminuer après une intervention et les effets des traitements. Quelle interprétation rend compte de cette situation ?
2. En oncologie, que signifie la vulnérabilité du malade dans la relation de soin ?
Mémorisez les concepts clés de Relation d’aide en oncologie avec 71 flashcards interactives.
Comment le cancer peut-il rompre l’homéostasie somato-psychique et l’autonomie ?
Directement par la progression de la maladie ou indirectement par les effets des traitements.
Que désigne la vulnérabilité ?
Ce qui peut être blessé.
Comment le malade vulnérable est-il exposé au regard d’autrui ?
Il est fragilisé et exposé au regard d’autrui.
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