Comment le cancer peut-il rompre l’homéostasie somato-psychique et l’autonomie ?
Directement par la progression de la maladie ou indirectement par les effets des traitements.
Que désigne la vulnérabilité ?
Ce qui peut être blessé.
Comment le malade vulnérable est-il exposé au regard d’autrui ?
Il est fragilisé et exposé au regard d’autrui.
Comment le temps de la cicatrisation psychique se compare-t-il à celui de la maladie ?
Il n’est pas celui de la maladie.
Quels éprouvés peuvent provoquer l’impuissance et l’angoisse chez les soignants ?
Les éprouvés des malades, les images de corps abîmés, l’absence de réponse aux traitements et la mort.
Que peuvent devoir faire les soignants en oncologie sans objectif de guérison ?
Soigner sans objectif de guérison.
Quels symptômes digestifs peuvent accompagner les atteintes physiques du cancer ?
Des nausées fréquentes ou permanentes et des diarrhées épuisantes.
Quelles douleurs peuvent accompagner les atteintes physiques du cancer ?
Des douleurs chroniques ou paroxystiques, diffuses ou localisées.
Quelles conséquences identitaires les désordres somatiques peuvent-ils entraîner ?
Ils peuvent ébranler l’estime de soi et altérer la perception de son identité.
Quel auteur décrit le cancer comme une « expérience catastrophique de la perte » ?
D. DESCHAMPS.
Qu’ébranle le cancer dans l’identité et le fonctionnement psychique de la personne ?
Son identité, sa cohésion interne, ses repères narcissiques et organisationnels, ainsi que ses possibilités d’adaptation.
Quel sentiment l’effraction corporelle peut-elle susciter chez le sujet ?
Le sentiment que son corps l’a trahi et qu’il est devenu un autre incontrôlable qu’il ne reconnaît plus.
Qui est associé à l’idée que les événements de soin peuvent maintenir active l’effraction traumatique initiale ?
M. du Colombier.
Quel sentiment de vide le patient atteint de cancer peut-il éprouver ?
Un sentiment de vacuité.
Quel non-sens le patient atteint de cancer peut-il éprouver ?
Le non-sens de la souffrance physique et morale.
Quelle attitude passive le patient atteint de cancer peut-il adopter ?
Une soumission passive.
Quel travail le cancer pousse-t-il le patient à accomplir ?
Un intense travail intérieur.
Selon D. Deschamps, que suppose parler le langage de l’éprouvé pour le soignant et le patient ?
Perdre la certitude et l’objectivité.
Quel auteur associe la perte de certitude et d’objectivité au langage de l’éprouvé ?
D. Deschamps.
Que permet la relation de coopération entre le malade et le soignant de personne à personne ?
Elle peut revitaliser et réanimer la psyché mutilée du patient.
Quels rôles ambivalents le soignant peut-il jouer dans la relation de soin ?
Il peut être sauveteur, fragilisant, aidant ou effractant.
Sur quelles dimensions repose l’accordage de la relation de soin en cancérologie ?
Il repose sur le dosage de la distance et de la proximité, de la transparence et de l’opacité, ainsi que du faire et de l’être.
Que signifie « contenir » dans la relation de soin ?
Garder pour soi et en soi, en accueillant l’inentendable ou l’insupportable.
Selon M. du Colombier, quelle expérience soigne le malade ?
Sa vie émotionnelle troublée trouve un espace où être reçue et contenue.
Selon M. du Colombier, quel est le premier impératif pour les patients atteints d’un cancer ?
Maintenir ce qui risque de s’effondrer en réinstaurant un contenant auxiliaire.
Selon M. du Colombier, que doit offrir le contenant auxiliaire aux patients atteints d’un cancer ?
Une délimitation et un lien.
Que fait le soignant lorsqu’il accompagne un soin corporel par la parole ?
Il explique ses gestes et échange avec le patient.
Quelle relation la parole pendant un soin corporel contribue-t-elle à maintenir ?
Une relation bienveillante, confiante et sécurisante.
À qui s’adresse le fait de parler le soin, contrairement au processus médical ?
À la fois au corps malade et à la personne.
Que sollicitent presque uniquement les processus médicaux ?
Le corps-maladie.
Que rappellent les soins de contact par le toucher ?
Les contours et les frontières du corps effracté.
Que pansent les soins de contact au sens propre et symbolique ?
Les plaies.
Quel objectif la présence soignante contenante vise-t-elle pour le patient ?
Un réinvestissement corporel positif dans une relation sécurisante.
Que permet la présence soignante contenante au patient sur le plan psychique et corporel ?
Se réunifier psychiquement et corporellement et élaborer sa situation.
De qui le patient dépend-il dans la relation de soin en oncologie ?
Des soignants.
Comment la maladie cancéreuse fait-elle irruption dans le corps ?
Comme un intrus.
À quoi la maladie cancéreuse s’accompagne-t-elle ?
À une déconstruction par l’autre.
Que questionne chez les soignants la rencontre avec la vulnérabilité du patient ?
La responsabilité, le pouvoir et la force, l’égalité, l’humanité et la solidarité.
Comment se caractérise la juste proximité des soignants ?
C’est une position en mouvement.
Quels éléments prennent une place particulière lorsque le soin vise moins l’action technique ?
Les symptômes gênants, le rythme et la tonalité émotionnelle des interventions.
Par quels moyens la communication entre soignant et patient peut-elle passer ?
Par le silence, les silences pleins, le non-verbal et le toucher.
Quelles pertes corporelles peuvent accompagner les atteintes physiques du cancer ?
La perte d’appétit, des affections cutanées, la perte des cheveux et l’amaigrissement.
Comment la maladie peut-elle affecter la relation à autrui ?
Elle peut fragiliser la socialisation et rendre les relations difficiles.
Que peuvent extérioriser les gestes techniques invasifs ?
Des fonctions intimes, notamment excrétoires ou urinaires.
Quelles marques les stomies et trachéotomies laissent-elles sur le corps ?
Des « trous », des « traces » ou des « empreintes ».
Que désigne l’intime dans la définition proposée ?
Ce qui est le plus intérieur, un « ultime territoire de retrait ».
Quels affects le cancer peut-il faire resurgir en réactivant d’anciennes souffrances ?
La culpabilité, la honte, la haine et le ressentiment.
Quels vécus le cancer peut-il réactiver chez une personne ?
Les vécus infantiles des premières expériences de perte, parfois chargés d’angoisses archaïques.
Qu’influencent les résonances personnelles dans le rapport au soutien d’autrui ?
L’acceptation de l’étayage et le recours à ce soutien dans les états de fragilité, de dépendance ou de passivité contrainte.
Quelles crises les patients atteints de cancer peuvent-ils connaître selon M. du Colombier ?
Des crises de leurs fonctions de mentalisation et une faillite de leur jugement perceptif.
Comment les réactions émotionnelles au cancer peuvent-elles varier ?
Elles peuvent être diverses et plus ou moins exacerbées.
Qui caractérise l’expérience du cancer comme une clinique de l’éprouvé et de la métamorphose ?
D. Deschamps.
Selon D. Deschamps, que requiert la relation de soin pour permettre à un langage non rationnel de se déployer ?
La création d’un espace intérieur suffisant.
Quel auteur décrit l’espace intérieur nécessaire au déploiement d’un langage non rationnel dans le soin ?
D. Deschamps.
Selon M. Bouvet, que désigne la distance adéquate ?
Le degré d’intimité avec lequel le patient est à l’aise.
Selon quelle référence la distance adéquate désigne-t-elle le degré d’intimité confortable pour le patient ?
M. BOUVET.
Comment la distance de soin se construit-elle entre soignant et patient ?
Elle se modèle et se cocrée entre les deux partenaires, en respectant les positions défensives et sécurisantes du patient.
Que peut provoquer une proximité trop forte ou trop brusque chez un patient vulnérable ?
Elle peut réveiller des angoisses archaïques d’intrusion.
Quel effet une neutralité respectueuse peut-elle avoir sur le patient ?
Elle peut le rassurer.
Comment le soignant doit-il accompagner son geste auprès du patient ?
Par une communication chaleureuse de personne à personne.
Selon M. du Colombier, pourquoi la notion d’équipe est-elle fondamentale dans le soin ?
Les soignants soutiennent le soin somatique, l’accompagnement et le soutien global des patients.
Selon M. du Colombier, que soutiennent les soignants au-delà de la coordination technique ?
L’accompagnement et le soutien global des patients.
À quelles pratiques s’appliquent la contenance et la transformation ?
À toutes les pratiques de soin, des soignants du quotidien aux psychistes.
À quoi le travail de contenance et de transformation ne se limite-t-il pas ?
À la psychanalyse.
Comment la parole pendant le soin aide-t-elle à contrer les angoisses ?
En aidant à différencier le réel de l’imaginaire.
Quels vécus la parole pendant le soin aide-t-elle à contrer ?
Les fantasmes réactivés et l’éventuel vécu persécutif.
Qu’explique le soignant pour aider le patient à devenir un allié de l’équipe ?
Le but et les processus thérapeutiques.
Quelle évolution l’explication des soins favorise-t-elle chez le patient ?
Il devient un allié du travail de l’équipe soignante.
Que signifie au patient l’accueil de son désespoir et de ses angoisses par le soignant ?
Ils peuvent être entendus et mis en mots sans détruire celui qui les exprime ni celui qui les reçoit.
Quel auteur est associé à la tâche complexe de cicatrisation psychique après un cancer ?
M. du COLOMBIER.
Quelle tâche psychique complexe attend les patients atteints d’un cancer ?
Retrouver une permanence de fonctionnement psychique et amorcer une cicatrisation psychique.
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1. Une personne atteinte d’un cancer voit son autonomie diminuer après une intervention et les effets des traitements. Quelle interprétation rend compte de cette situation ?
2. En oncologie, que signifie la vulnérabilité du malade dans la relation de soin ?
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