QCM : Relation d’aide en oncologie (25 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne atteinte d’un cancer voit son autonomie diminuer après une intervention et les effets des traitements. Quelle interprétation rend compte de cette situation ?

La maladie peut rompre l’homéostasie et l’autonomie directement par sa progression.
Les traitements préservent l’homéostasie et l’autonomie malgré leurs effets.
La dépendance envers les soignants constitue à elle seule la rupture de l’homéostasie.
La maladie peut rompre l’homéostasie et l’autonomie indirectement par les traitements.

La maladie peut rompre l’homéostasie et l’autonomie indirectement par les traitements.

Explication

Les traitements peuvent rompre indirectement l’homéostasie somato-psychique et l’autonomie, tandis que la progression de la maladie peut le faire directement. La progression directe confond les deux voies, la dépendance substitue une relation à un mécanisme et la préservation nie les effets possibles des traitements.

2. En oncologie, que signifie la vulnérabilité du malade dans la relation de soin ?

Une fragilité exposant à être blessé, au regard d’autrui et à la dépendance.
Une maladie qui entraîne nécessairement une perte complète de toute autonomie.
Une dépendance aux soignants sans fragilité ni exposition au regard d’autrui.
Une exposition au regard d’autrui sans possibilité d’être blessé.

Une fragilité exposant à être blessé, au regard d’autrui et à la dépendance.

Explication

La vulnérabilité désigne ce qui peut être blessé ; le malade est fragilisé, exposé au regard d’autrui et dépendant des soignants. La perte totale d’autonomie confond vulnérabilité et incapacité absolue, la dépendance seule omet la fragilité, et l’exposition sans possibilité d’être blessé contredit la définition.

3. Après la fin des traitements, une personne demeure psychiquement bouleversée alors que la maladie est maîtrisée. Quelle distinction permet de comprendre ce décalage ?

La maîtrise de la maladie entraîne nécessairement la disparition des éprouvés.
La cicatrisation psychique s’achève au rythme même de la maladie.
La cicatrisation psychique peut suivre un rythme différent de celui de la maladie.
La persistance des éprouvés indique une progression de la maladie.

La cicatrisation psychique peut suivre un rythme différent de celui de la maladie.

Explication

Le temps de la cicatrisation psychique n’est pas celui de la maladie, ce qui permet que le bouleversement persiste lorsque celle-ci est maîtrisée. L’alignement des rythmes nie cette distinction, la disparition immédiate confond maîtrise médicale et vécu psychique, et les éprouvés persistants ne prouvent pas une progression.

4. Une équipe accompagne une personne dont les traitements ne répondent plus et dont le corps est profondément abîmé par la maladie. Quels éprouvés ces situations peuvent-elles susciter chez les soignants ?

Impuissance, malaise, tensions psychiques et angoisse.
Anxiété du patient sans éprouvés possibles chez les soignants.
Sérénité, maîtrise et disparition des tensions psychiques.
Détachement technique et absence de malaise ou d’angoisse.

Impuissance, malaise, tensions psychiques et angoisse.

Explication

Les éprouvés du malade, les images de corps abîmés, l’absence de réponse aux traitements et la mort peuvent provoquer impuissance, malaise, tensions psychiques et angoisse chez les soignants. La sérénité nie ces réactions, le détachement les réduit à tort à une réponse technique, et l’anxiété du patient exclut les éprouvés des soignants.

5. Une équipe accompagne une personne en fin de vie et poursuit des soins sans viser sa guérison. Quelle réalité de l’oncologie cette situation illustre-t-elle ?

La mort et le curatif coexistent, et les soins peuvent se poursuivre sans objectif de guérison.
L’absence d’objectif de guérison implique que les soins prennent fin.
Tout soin en oncologie conserve un objectif de guérison.
La mort et le curatif appartiennent à des périodes qui ne se chevauchent pas.

La mort et le curatif coexistent, et les soins peuvent se poursuivre sans objectif de guérison.

Explication

En oncologie, la mort et le curatif coexistent, et les soignants peuvent continuer à soigner sans objectif de guérison. L’arrêt des soins confond soin et guérison, la séparation des périodes nie leur coexistence, et l’objectif nécessaire de guérison contredit la possibilité de soins palliatifs.

6. Une personne traitée pour un cancer éprouve des fourmillements qui gênent sa marche et sa capacité à saisir des objets. Quelle atteinte physique décrit le mieux ces symptômes ?

Des douleurs diffuses qui persistent dans le temps
Des paresthésies qui entravent la mobilité et la préhension
Une asthénie qui réduit fortement l’énergie disponible
Des nausées fréquentes qui perturbent l’alimentation

Des paresthésies qui entravent la mobilité et la préhension

Explication

Les paresthésies peuvent entraver la mobilité et la préhension. L’asthénie désigne une fatigue importante, les nausées touchent l’appétit et les douleurs constituent une autre atteinte physique.

7. Chez une personne atteinte de cancer, des troubles somatiques réduisent la capacité à accomplir seule les gestes quotidiens et modifient le sentiment qu’elle a d’elle-même. Quelle conséquence générale ces troubles illustrent-ils ?

Une relation à autrui difficile et un élan vital affaibli
Une autonomie réduite et une identité personnelle fragilisée
Un appétit diminué et un dégoût de certaines saveurs
Une douleur chronique et une mobilité entravée

Une autonomie réduite et une identité personnelle fragilisée

Explication

Les désordres somatiques peuvent réduire l’autonomie, ébranler l’estime de soi et altérer la perception de son identité. La perte d’appétit, la difficulté relationnelle et la douleur sont des atteintes ou conséquences distinctes.

8. Qui décrit le cancer comme « une expérience catastrophique de la perte », incluant des pertes corporelles, sociales, familiales et subjectives ?

Un auteur définissant l’intime
D. Deschamps
M. du Colombier
Un auteur décrivant l’effraction corporelle

D. Deschamps

Explication

D. Deschamps caractérise le cancer comme une « expérience catastrophique de la perte », qui peut concerner de nombreux domaines de l’existence. M. du Colombier est associé aux effets traumatiques de la situation de soin.

9. Une personne atteinte de cancer peine à s’adapter aux changements et ne retrouve plus ses repères personnels et son sentiment de continuité intérieure. Quel phénomène psychique cela illustre-t-il ?

La perte d’un territoire intérieur de retrait
L’ébranlement de l’identité et de la cohésion interne
L’altération de l’autonomie dans les gestes quotidiens
La résurgence d’affects de culpabilité et de ressentiment

L’ébranlement de l’identité et de la cohésion interne

Explication

Le cancer peut ébranler l’identité, la cohésion interne, les repères narcissiques et organisationnels ainsi que les possibilités d’adaptation. La culpabilité, l’intime et l’autonomie renvoient à d’autres notions.

10. Après une intervention corporelle liée à sa maladie, une personne dit ne plus reconnaître son corps et avoir l’impression qu’il agit contre elle. Quelle expérience cela traduit-il ?

Une fragilisation de la capacité à se socialiser
Une effraction corporelle qui bouleverse les repères habituels
Une réduction de l’autonomie dans les activités quotidiennes
Une résurgence de honte et de culpabilité anciennes

Une effraction corporelle qui bouleverse les repères habituels

Explication

L’effraction corporelle peut troubler intensément les repères, donner le sentiment que le corps a trahi la personne et la rendre étrangère à elle-même. La réduction de l’autonomie, la réactivation d’affects et les difficultés de socialisation sont des phénomènes distincts.

11. Après le diagnostic, une personne subit des gestes invasifs et des effets de traitement répétés, qui ravivent le choc initial et aggravent sa désorganisation psychique. Quel mécanisme explique cette évolution ?

L’intime comme territoire de retrait maintient active l’effraction initiale
Les pertes de positions sociales maintiennent active l’effraction initiale
Les événements de soin maintiennent active l’effraction traumatique initiale
La culpabilité ancienne maintient active l’effraction initiale

Les événements de soin maintiennent active l’effraction traumatique initiale

Explication

Les gestes invasifs, les étapes de la maladie et les effets des traitements peuvent entretenir l’effraction traumatique initiale et contribuer à la déstructuration psychique. Les pertes sociales, la définition de l’intime et la culpabilité ancienne ne décrivent pas ce mécanisme de maintien.

12. Face au cancer, quel vécu émotionnel peut associer une impression de vacuité à une souffrance ressentie comme dépourvue de sens ?

Une indifférence à la maladie, une absence de souffrance ou une autonomie accrue
Un sentiment de vacuité, de non-sens ou une soumission passive
Une colère envers les soignants, une révolte ou un refus des traitements
Une confiance renforcée, une souffrance valorisée ou une coopération active

Un sentiment de vacuité, de non-sens ou une soumission passive

Explication

Le vécu peut prendre la forme d’une vacuité, d’un non-sens de la souffrance physique et morale ou d’une soumission passive. La confiance renforcée, la colère dirigée contre les soignants et l’absence de souffrance ne correspondent pas à ces réactions décrites.

13. Au-delà des traitements et des manifestations physiques, quel effet le cancer peut-il avoir sur la vie psychique du patient ?

Il procure au patient un apaisement psychique immédiat
Il conduit le patient à une organisation pratique des soins
Il pousse le patient à un intense travail intérieur
Il incite le patient à un retrait durable de ses relations

Il pousse le patient à un intense travail intérieur

Explication

Le cancer pousse le patient à un intense travail intérieur, au-delà de la seule gestion pratique de la maladie. L’organisation des soins et le retrait relationnel ne définissent pas cet effet, tandis qu’un apaisement immédiat lui est contraire.

14. Pour D. Deschamps, quelle perte est impliquée, chez le soignant comme chez le patient, lorsqu’ils parlent le langage de l’éprouvé ?

L’empathie et la disponibilité relationnelle
La sécurité matérielle et les repères sociaux
La certitude et l’objectivité
Les connaissances médicales et la compétence clinique

La certitude et l’objectivité

Explication

D. Deschamps associe le langage de l’éprouvé à une perte de la certitude et de l’objectivité, pour le soignant comme pour le patient. Les connaissances médicales, l’empathie et la sécurité matérielle sont des notions distinctes.

15. Dans une relation de coopération entre un malade et un soignant, quel effet cette relation peut-elle avoir sur la psyché du patient ?

La guérir physiquement en supprimant la maladie
La soumettre davantage au contrôle du soignant
La maintenir à distance des échanges relationnels
La revitaliser et la réanimer malgré son atteinte

La revitaliser et la réanimer malgré son atteinte

Explication

La coopération de personne à personne peut servir de levier pour revitaliser et réanimer la psyché mutilée du patient. Elle ne signifie ni guérison physique, ni éloignement relationnel, ni renforcement du contrôle exercé par le soignant.

16. Lors d’un traitement anticancéreux, un soignant administre un médicament qui combat la maladie, mais dont les effets secondaires éprouvent le patient. Quelles deux facettes de son rôle cette situation illustre-t-elle ?

Fragilisant et effractant
Sauveteur et fragilisant
Sauveteur et aidant
Aidant et effractant

Sauveteur et fragilisant

Explication

Le soignant est sauveteur comme agent du traitement et fragilisant comme vecteur de ses effets secondaires. « Aidant » renvoie à l’appui de l’action du patient, tandis qu’« effractant » concerne l’intrusion dans son intimité.

17. Pour accorder la relation de soin et de dépendance en cancérologie, quelles dimensions complémentaires doivent être dosées ?

Distance/proximité, transparence/opacité et faire/être
Distance/proximité, transparence/secret et faire/savoir
Proximité/disponibilité, transparence/opacité et savoir/être
Distance/confiance, transparence/secret et faire/recevoir

Distance/proximité, transparence/opacité et faire/être

Explication

L’accordage repose sur le dosage des trois couples distance/proximité, transparence/opacité et faire/être. Les formulations avec confiance, disponibilité, secret, recevoir ou savoir substituent des notions qui ne constituent pas ces dimensions.

18. Un patient exprime une détresse que l’équipe trouve difficile à entendre. Quelle attitude correspond au travail de contenance ?

Écarter cette expression pénible pour préserver le patient
Accueillir et recevoir cette détresse sans la rejeter
Répondre immédiatement par une solution technique
Orienter le patient sans accueillir son vécu

Accueillir et recevoir cette détresse sans la rejeter

Explication

Contenir consiste à garder pour soi et en soi, et à accepter d’entendre et de recevoir ce qui paraît insupportable. Écarter la détresse, la traiter comme un problème technique ou déléguer sans l’accueillir ne correspond pas à cette définition.

19. Chez un patient atteint d’un cancer dont le sentiment de continuité psychique vacille, quelle priorité répond au premier impératif décrit par M. du Colombier ?

Remplacer l’espace de soutien par une autonomie immédiate
Rétablir un contenant auxiliaire offrant délimitation et lien
Viser d’abord l’expression complète des émotions
Privilégier la coordination technique des professionnels

Rétablir un contenant auxiliaire offrant délimitation et lien

Explication

Le premier impératif est de maintenir ce qui risque de s’effondrer en réinstaurant un contenant auxiliaire qui offre délimitation et lien. La coordination technique, l’expression émotionnelle et l’autonomie immédiate ne définissent pas cette priorité.

20. Dans un service, les soignants du quotidien accueillent et transforment la détresse des patients, tandis que des psychistes interviennent aussi. À quelles pratiques le travail de contenance s’applique-t-il ?

Aux interventions des psychistes et non aux soins du quotidien
Aux seuls entretiens spécialisés conduits par des psychistes
Aux soins somatiques et non à l’accompagnement psychique
Aux pratiques des soignants du quotidien comme à celles des psychistes

Aux pratiques des soignants du quotidien comme à celles des psychistes

Explication

Le travail de contenance et de transformation concerne toutes les pratiques de soin, celles des soignants du quotidien comme celles des psychistes. Le limiter aux psychistes, aux soins somatiques ou aux entretiens spécialisés restreint cette portée.

21. Pendant une toilette, une patiente paraît inquiète et se crispe lorsque le soignant commence un geste. Quelle conduite correspond à une présence parlée qui accompagne le soin ?

Expliquer les gestes et échanger avec elle pour soutenir une relation de confiance et de sécurité
Annoncer brièvement le geste puis poursuivre sans engager d’échange
Rassurer la patiente de façon générale sans expliquer les gestes effectués
Réaliser le soin en silence afin de limiter les sollicitations du patient

Expliquer les gestes et échanger avec elle pour soutenir une relation de confiance et de sécurité

Explication

Expliquer les gestes et échanger avec la patiente enveloppe le soin d’une présence parlée et contribue à une relation bienveillante, confiante et sécurisante. Une simple annonce, le silence ou une réassurance sans explication ne remplissent pas cette fonction d’accompagnement.

22. Une équipe compare l’attention portée au corps malade pendant un acte médical à celle portée lors d’un soin parlé. Quelle différence caractérise le soin parlé ?

Il vise la personne sans prendre en compte le corps malade, contrairement au processus médical
Il privilégie le corps malade et écarte la dimension personnelle, comme le processus médical
Il sollicite presque uniquement le corps-maladie, tandis que le processus médical s’adresse aussi à la personne
Il s’adresse au corps malade et à la personne, tandis que le processus médical sollicite presque uniquement le corps-maladie

Il s’adresse au corps malade et à la personne, tandis que le processus médical sollicite presque uniquement le corps-maladie

Explication

Parler le soin s’adresse conjointement au corps malade et à la personne, alors que le processus médical sollicite presque uniquement le corps-maladie. Réduire le soin parlé au seul corps ou à la seule dimension émotionnelle confond ces deux plans.

23. Après une intervention qui a bouleversé le vécu corporel d’un patient, quel effet psychique peut avoir un soin de contact tel qu’un pansement ?

Rappeler les frontières du corps en limitant les gestes aux soins non thérapeutiques
Réparer la plaie physique tout en évitant de solliciter les limites corporelles
Panser les plaies au sens propre et symbolique, en rappelant les contours et les frontières du corps
Faire disparaître l’angoisse en supprimant toute perception du corps effracté

Panser les plaies au sens propre et symbolique, en rappelant les contours et les frontières du corps

Explication

Les soins de contact pansent les plaies sur les plans propre et symbolique, et le toucher rappelle les contours et les frontières du corps effracté. Les réduire à la réparation physique omet leur fonction symbolique; ils ne garantissent pas la disparition de toute angoisse.

24. Après l’annonce d’un diagnostic, un patient se sent désuni et peu en sécurité. Quel objectif la présence soignante contenante doit-elle soutenir ?

Favoriser une réunification psychique en mettant à distance l’expérience corporelle
Obtenir une diminution rapide des émotions en limitant les échanges autour de sa situation
Encourager la reprise des activités corporelles sans établir de relation sécurisante
Favoriser un réinvestissement corporel positif dans une relation sécurisante, pour soutenir la réunification et l’élaboration de sa situation

Favoriser un réinvestissement corporel positif dans une relation sécurisante, pour soutenir la réunification et l’élaboration de sa situation

Explication

La présence contenante vise un réinvestissement corporel positif dans une relation sécurisante afin que le patient se réunifie psychiquement et corporellement et élabore sa situation. Le contrôle des émotions ou la mise à distance du corps ne correspondent pas à cet objectif.

25. Un patient ne comprend pas la finalité des soins proposés et reste en retrait du projet thérapeutique. Comment le soignant peut-il l’aider à devenir un allié de l’équipe ?

Expliquer les soins pour qu’il partage leur but et leurs processus thérapeutiques
Lui confier la coordination du travail thérapeutique sans explication préalable
Obtenir son accord général sans aborder les buts ni le déroulement des soins
Présenter le traitement comme une décision d’équipe à laquelle il doit se conformer

Expliquer les soins pour qu’il partage leur but et leurs processus thérapeutiques

Explication

En expliquant les soins, le soignant aide le patient à partager le but et les processus thérapeutiques, puis à devenir un allié du travail de l’équipe. Une adhésion demandée sans explication ne permet pas ce partage, et coordonner l’équipe n’est pas le rôle ainsi décrit.

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Mémorisez les réponses avec 71 flashcards sur Relation d’aide en oncologie.

Comment le cancer peut-il rompre l’homéostasie somato-psychique et l’autonomie ?

Directement par la progression de la maladie ou indirectement par les effets des traitements.

Que désigne la vulnérabilité ?

Ce qui peut être blessé.

Comment le malade vulnérable est-il exposé au regard d’autrui ?

Il est fragilisé et exposé au regard d’autrui.

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