QCM : Échappement des pathogènes à l’immunité (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un pathogène se réplique et se transmet à un autre hôte avant que l’immunité adaptative soit mise en place. Quel type d’infection cette stratégie caractérise-t-elle ?

Une infection reposant sur une interaction durable avec l’immunité adaptative
Une infection aiguë
Une infection apparaissant après la mise en place de l’immunité adaptative
Une infection chronique

Une infection aiguë

Explication

Dans une infection aiguë, le pathogène déjoue l’immunité innée pour se répliquer et se transmettre avant la mise en place de l’immunité adaptative. L’interaction complexe et durable avec l’immunité adaptative caractérise l’infection chronique; les deux autres réponses inversent la chronologie.

2. Parmi les stratégies générales d’échappement immunitaire, quelle possibilité permet à un pathogène de se maintenir malgré la réponse de l’hôte ?

Éviter d’être détecté par le système immunitaire
Persister malgré la réponse immunitaire
Résister aux effets de la réponse immunitaire
Reprogrammer la réponse immunitaire de l’hôte

Persister malgré la réponse immunitaire

Explication

Les stratégies d’échappement comprennent la persistance malgré la réponse immunitaire, qui désigne le maintien du pathogène en dépit de cette réponse. Éviter la détection, résister à la réponse ou la reprogrammer sont d’autres stratégies, distinctes.

3. Une bactérie reste sensible aux défensines, mais les expulse après leur entrée dans la cellule grâce à une pompe. Quel mécanisme de résistance aux peptides antimicrobiens utilise-t-elle ?

Une capsule qui fixe le peptide
La modification de la membrane ou de la paroi
L’inactivation du peptide
Une pompe d’efflux

Une pompe d’efflux

Explication

Une pompe d’efflux expulse les peptides antimicrobiens, réduisant leur action sur la bactérie. La capsule les fixe, l’inactivation les neutralise et la modification de la membrane ou de la paroi constitue un autre mécanisme.

4. Après son entrée dans une cellule par endocytose via un récepteur, une bactérie s’échappe de l’endosome et se propage ensuite directement aux cellules voisines. Quel pathogène suit ce mode de traversée de la barrière cellulaire ?

Listeria
Neisseria meningitidis
Un pathogène utilisant une pompe d’efflux
Staphylococcus aureus

Listeria

Explication

Listeria traverse la barrière par endocytose via un récepteur, échappe à l’endosome et peut se transmettre de cellule à cellule après avoir piraté le cytosquelette d’actine. Neisseria meningitidis et Staphylococcus aureus sont ici associés à des mécanismes de résistance aux peptides antimicrobiens.

5. Qu’est-ce que l’inhibition de la voie NFκB par un pathogène peut empêcher dans une cellule infectée ?

L’expression des gènes de réponse cellulaire déclenchée par l’inflammation
La reconnaissance des ligands de stress par les cellules NK
La maturation du phagosome et sa fusion avec le lysosome
La fixation des peptides antimicrobiens à la membrane bactérienne

L’expression des gènes de réponse cellulaire déclenchée par l’inflammation

Explication

NFκB participe à l’activation de gènes de réponse cellulaire, et son inhibition réduit cette expression. Le blocage de la maturation du phagosome est un mécanisme distinct qui concerne l’échappement à la phagocytose.

6. Quelle stratégie permet à *Brucella melitensis* de créer une niche de réplication après son internalisation par un phagocyte ?

Elle dégrade l’ADN extracellulaire libéré par les neutrophiles avec des nucléases.
Elle lyse les phagocytes en formant des pores dans leur membrane plasmique.
Elle empêche l’acidification du phagosome en inhibant l’assemblage de la V-ATPase.
Elle détourne le phagosome vers une fusion avec le réticulum endoplasmique.

Elle détourne le phagosome vers une fusion avec le réticulum endoplasmique.

Explication

*Brucella melitensis* redirige le phagosome vers le réticulum endoplasmique, où le compartiment devient une niche de réplication. L’inhibition de la V-ATPase et de l’acidification est le mécanisme attribué à *Mycobacterium tuberculosis*.

7. Quel rôle joue l’opsonisation par le complément dans la défense contre une cible ?

Elle provoque la décondensation de la chromatine des neutrophiles.
Elle facilite la reconnaissance et l’ingestion de la cible par les phagocytes.
Elle empêche les cellules NK de reconnaître les ligands de stress.
Elle bloque la formation du complexe d’attaque membranaire sur la cible.

Elle facilite la reconnaissance et l’ingestion de la cible par les phagocytes.

Explication

L’opsonisation par le complément favorise la phagocytose en facilitant la prise en charge de la cible par les phagocytes. Le complexe d’attaque membranaire, contrairement à l’opsonisation, contribue directement à la lyse de la cible.

8. Quel ordre de signaux est nécessaire à l’activation d’un lymphocyte T CD4+ ?

Signal cytokinique, reconnaissance du CMH, puis activation des lymphocytes B
Costimulation, signal cytokinique, puis reconnaissance du CMH
Reconnaissance du CMH, costimulation, puis signal cytokinique
Reconnaissance du peptide par un anticorps, costimulation, puis signal cytokinique

Reconnaissance du CMH, costimulation, puis signal cytokinique

Explication

L’activation d’un lymphocyte T CD4+ repose sur la reconnaissance du CMH, la costimulation et un signal cytokinique. La costimulation et les cytokines ne remplacent pas la reconnaissance du CMH, qui constitue le premier signal requis.

9. En quoi la dérive antigénique de la grippe diffère-t-elle de sa cassure antigénique ?

La dérive résulte de mutations accumulées progressivement, tandis que la cassure vient du réassortiment de segments génomiques lors d’une co-infection.
La dérive résulte du réassortiment de segments génomiques lors d’une co-infection, tandis que la cassure vient de mutations accumulées progressivement.
La dérive modifie les antigènes par recombinaison de gènes VSG, tandis que la cassure résulte de mutations fréquentes dues à une polymérase sans relecture.
La dérive diminue l’efficacité des anticorps par neutralisation, tandis que la cassure l’augmente par opsonisation et phagocytose dépendante des anticorps.

La dérive résulte de mutations accumulées progressivement, tandis que la cassure vient du réassortiment de segments génomiques lors d’une co-infection.

Explication

La dérive antigénique correspond à l’accumulation progressive de mutations, alors que la cassure provient du réassortiment de segments génomiques pendant une co-infection et peut créer une souche mosaïque. La deuxième proposition inverse précisément ces deux mécanismes.

10. Quel effet évolutif peut avoir une variation antigénique qui réduit l’infectivité d’un pathogène ?

Elle pousse l’hôte à supprimer l’inflammation chronique sans modifier la persistance du pathogène.
Elle est favorisée dès qu’elle permet d’échapper aux anticorps, même si la transmission diminue.
Elle peut être défavorisée si son coût réduit le succès reproductif du pathogène dans son environnement.
Elle élimine le compromis entre réplication et transmission en augmentant automatiquement les deux.

Elle peut être défavorisée si son coût réduit le succès reproductif du pathogène dans son environnement.

Explication

Une variation antigénique peut améliorer l’échappement immunitaire tout en diminuant l’infectivité, ce qui impose un coût fonctionnel et peut réduire le succès reproductif. L’échappement aux anticorps ne garantit donc pas à lui seul qu’une variation soit favorisée si elle nuit à la transmission.

11. Pour analyser comment un pathogène favorise son développement dans l’hôte, quelle démarche permet de classer ses stratégies d’échappement immunitaire ?

Mesurer s’il traverse une barrière, active le complément, présente un antigène ou produit des anticorps
Vérifier s’il infecte des cellules épithéliales, des phagocytes, des lymphocytes ou des cellules endothéliales
Évaluer s’il augmente l’inflammation, accélère la phagocytose, détruit les leucocytes ou bloque les cytokines
Déterminer s’il évite la détection, résiste à la réponse, la reprogramme ou persiste malgré elle

Déterminer s’il évite la détection, résiste à la réponse, la reprogramme ou persiste malgré elle

Explication

Cette classification distingue quatre stratégies générales : éviter la détection, résister à la réponse immunitaire, la reprogrammer ou persister malgré elle. Les autres démarches énumèrent des mécanismes ou des cibles particuliers plutôt que les catégories générales d’échappement.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Échappement des pathogènes à l’immunité.

Que favorisent les stratégies d’échappement des pathogènes au détriment de l’hôte ?

Le développement du pathogène.

Comment l’infection aiguë précède-t-elle l’immunité adaptative ?

Le pathogène se réplique et se transmet avant sa mise en place.

Quel mécanisme membranaire les défensines utilisent-elles contre les microorganismes ?

Elles agissent sur leur membrane.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Échappement des pathogènes à l’immunité.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM