QCM : Électrophysiologie et innervation cardiaques (25 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle la pompe SERCA2 joue-t-elle pendant la relaxation du muscle cardiaque ?

Elle expulse le Ca2+ hors de la cellule en échange de l’entrée de trois ions Na+ et assure environ 20 % de son élimination.
Elle libère le Ca2+ du réticulum sarcoplasmique dans le cytosol afin de prolonger la contraction.
Elle utilise de l’ATP pour ramener le Ca2+ dans le réticulum sarcoplasmique et assure 70 à 80 % de sa recapture.
Elle transfère environ 10 % du Ca2+ restant du cytosol vers les mitochondries sans consommer d’ATP.

Elle utilise de l’ATP pour ramener le Ca2+ dans le réticulum sarcoplasmique et assure 70 à 80 % de sa recapture.

Explication

SERCA2 consomme de l’ATP pour repomper le Ca2+ du cytosol dans le réticulum sarcoplasmique, ce qui représente 70 à 80 % de sa recapture. L’échangeur Na+/Ca2+ contribue aussi à l’élimination du calcium, mais il le fait en l’expulsant hors de la cellule.

2. Comment la pompe Na-K-ATPase contribue-t-elle au maintien du potentiel de repos cardiaque ?

Elle laisse entrer du calcium, ce qui active les récepteurs RyR2 et accroît le calcium cytosolique.
Elle conduit passivement le potassium vers l’extérieur grâce à une rectification entrante des canaux.
Elle utilise l’ATP pour expulser du sodium et faire entrer du potassium, restaurant ainsi les gradients ioniques.
Elle fait passer les ions entre cellules voisines afin de propager le courant électrique dans le myocarde.

Elle utilise l’ATP pour expulser du sodium et faire entrer du potassium, restaurant ainsi les gradients ioniques.

Explication

La Na-K-ATPase consomme de l’ATP pour faire sortir le Na+ et entrer le K+, ce qui restaure les gradients ioniques et contribue au potentiel de repos. Les canaux potassiques conduisent des ions sans réaliser le transport actif assuré par cette pompe.

3. Quelle différence distingue la période réfractaire effective de la période réfractaire relative ?

Pendant la période effective, la cellule ne peut pas être excitée; pendant la période relative, une stimulation supérieure au seuil peut encore l’exciter.
Pendant la période effective, la cellule se repolarise; pendant la période relative, elle reste au repos diastolique.
Pendant la période effective, une stimulation faible suffit; pendant la période relative, une stimulation supérieure au seuil reste inefficace.
Pendant la période effective, une stimulation supérieure au seuil peut exciter la cellule; pendant la période relative, aucune excitation n’est possible.

Pendant la période effective, la cellule ne peut pas être excitée; pendant la période relative, une stimulation supérieure au seuil peut encore l’exciter.

Explication

La période réfractaire effective empêche toute excitation de la cellule, tandis qu’une stimulation supra-seuil peut encore déclencher une excitation pendant la période réfractaire relative. La confusion entre ces périodes inverse précisément leur capacité respective à répondre à un stimulus.

4. Quelle séquence relie la dépolarisation à l’augmentation du calcium cytosolique dans un cardiomyocyte ?

La dépolarisation active la pompe Na-K-ATPase, qui ouvre RyR2 et déclenche la libération de calcium du réticulum.
La dépolarisation ouvre les canaux calciques de type L, qui font sortir du calcium du cytosol avant l’activation de RyR2.
La dépolarisation ouvre les canaux calciques de type L, le calcium entrant active RyR2, puis le réticulum sarcoplasmique libère du calcium.
La dépolarisation ouvre RyR2, le calcium sortant active les canaux de type L, puis le réticulum sarcoplasmique recapture du calcium.

La dépolarisation ouvre les canaux calciques de type L, le calcium entrant active RyR2, puis le réticulum sarcoplasmique libère du calcium.

Explication

La dépolarisation ouvre les canaux calciques de type L; l’entrée de Ca2+ active ensuite RyR2, provoquant une libération supplémentaire de calcium par le réticulum sarcoplasmique. La pompe Na-K-ATPase restaure les gradients ioniques, mais n’initie pas cette séquence de libération calcique.

5. Quel effet la stimulation parasympathique exerce-t-elle sur l’adénylate cyclase par l’intermédiaire des récepteurs muscariniques ?

Elle active des récepteurs couplés à Gi, qui stimule l’adénylate cyclase.
Elle active des récepteurs couplés à Gs, qui stimule l’adénylate cyclase.
Elle active des récepteurs couplés à Gi, qui inhibe l’adénylate cyclase.
Elle active des récepteurs couplés à Gs, qui inhibe l’adénylate cyclase.

Elle active des récepteurs couplés à Gi, qui inhibe l’adénylate cyclase.

Explication

Les récepteurs muscariniques activés par la stimulation parasympathique sont couplés à Gi, ce qui inhibe l’adénylate cyclase. La confusion fréquente consiste à attribuer à Gi la stimulation de l’enzyme, alors que cette action est associée à Gs.

6. Comment le calcium permet-il aux sarcomères de se contracter ?

Il se fixe aux troponines, permettant l’interaction entre l’actine et les têtes de myosine.
Il se fixe aux troponines, empêchant l’interaction entre l’actine et les têtes de myosine.
Il se fixe à la myosine, qui inhibe l’interaction entre les filaments d’actine et les sarcomères.
Il se fixe à l’actine, qui active les canaux calciques de type L et déclenche la dépolarisation.

Il se fixe aux troponines, permettant l’interaction entre l’actine et les têtes de myosine.

Explication

La fixation du Ca2+ aux troponines permet l’interaction entre l’actine et les têtes de myosine, ce qui rend possible la contraction des sarcomères. Un blocage de cette interaction empêcherait la contraction au lieu de la favoriser.

7. Quel rôle le courant IK1 joue-t-il dans les myocytes cardiaques au repos ?

Il déclenche la dépolarisation diastolique des cellules nodales par une entrée de charges positives.
Il prolonge le potentiel d’action des cellules endocardiques afin de limiter leur réactivation rétrograde.
Il restaure les gradients ioniques en échangeant activement le sodium et le potassium avec consommation d’ATP.
Il contribue au maintien d’un potentiel de repos proche de −90 mV grâce à un courant potassique à rectification entrante.

Il contribue au maintien d’un potentiel de repos proche de −90 mV grâce à un courant potassique à rectification entrante.

Explication

IK1 est un courant potassique de base à rectification entrante qui contribue à stabiliser le potentiel de repos des myocytes près de −90 mV. Le courant If, et non IK1, participe à la dépolarisation diastolique spontanée des cellules nodales.

8. Qu’est-ce qu’une jonction GAP dans le tissu cardiaque ?

Un canal constitué de connexines dans une seule cellule, qui libère du calcium dans le cytoplasme.
Une structure d’adhérence reliant les cellules cardiaques, sans permettre le passage d’ions entre elles.
Un canal communicant formé de deux hémi-canaux, un fourni par chaque cellule, qui laisse passer des ions entre elles.
Un assemblage de deux pompes membranaires qui rétablit les gradients ioniques de cellules voisines.

Un canal communicant formé de deux hémi-canaux, un fourni par chaque cellule, qui laisse passer des ions entre elles.

Explication

Une jonction GAP résulte de l’assemblage de deux hémi-canaux, chacun apporté par une cellule, et permet le passage d’ions entre les cellules. Les structures d’adhérence maintiennent les cellules attachées, mais ne remplissent pas cette fonction de communication électrique.

9. Quel événement ionique déclenche la phase 0 des myocytes cardiaques ?

Une entrée massive de Ca2+ par des canaux dépendants du potentiel
Une entrée massive de Na+ par des canaux dépendants du potentiel
Une sortie massive de K+ par des canaux dépendants du potentiel
Une sortie massive de Na+ par des canaux indépendants du potentiel

Une entrée massive de Na+ par des canaux dépendants du potentiel

Explication

La phase 0 est déclenchée par une entrée massive de Na+ à travers des canaux dépendants du potentiel. Une sortie de K+ est associée à la repolarisation, et non au déclenchement de cette dépolarisation rapide.

10. Lors de l’élimination du Ca2+ cytosolique par l’échangeur Na+/Ca2+, quel mouvement ionique se produit ?

Un Ca2+ entre dans la cellule tandis que trois ions Na+ en sortent, sans consommation directe d’énergie.
Un Ca2+ entre dans le réticulum tandis que trois ions Na+ en sortent, grâce à l’hydrolyse directe d’ATP.
Un Ca2+ sort de la cellule tandis qu’un ion Na+ y entre, grâce à la consommation directe d’ATP.
Un Ca2+ sort de la cellule tandis que trois ions Na+ y entrent, sans consommation directe d’énergie.

Un Ca2+ sort de la cellule tandis que trois ions Na+ y entrent, sans consommation directe d’énergie.

Explication

L’échangeur fait sortir un ion Ca2+ contre l’entrée de trois ions Na+ et ne consomme pas directement d’énergie; il prend en charge environ 20 % du calcium à éliminer du cytosol. Le retour du calcium dans le réticulum est plutôt assuré par SERCA2, qui utilise de l’ATP.

11. Quelle association entre les ondes de l’ECG et l’activité électrique cardiaque est correcte ?

L’onde P traduit la dépolarisation auriculaire, le QRS la repolarisation ventriculaire et l’onde T la dépolarisation ventriculaire.
L’onde P traduit la dépolarisation auriculaire, le QRS la dépolarisation ventriculaire et l’onde T la repolarisation ventriculaire.
L’onde P traduit la dépolarisation ventriculaire, le QRS la dépolarisation auriculaire et l’onde T la repolarisation auriculaire.
L’onde P traduit la repolarisation auriculaire, le QRS la repolarisation ventriculaire et l’onde T la dépolarisation ventriculaire.

L’onde P traduit la dépolarisation auriculaire, le QRS la dépolarisation ventriculaire et l’onde T la repolarisation ventriculaire.

Explication

L’onde P correspond à la dépolarisation des oreillettes, le complexe QRS à celle des ventricules et l’onde T à leur repolarisation. La confusion la plus courante consiste à attribuer la repolarisation ventriculaire au QRS plutôt qu’à l’onde T.

12. Quelle caractéristique électrique distingue les cellules du nœud sinusal des myocytes ventriculaires au repos ?

Elles sont proches de −90 mV et se dépolarisent spontanément durant la phase 4.
Elles sont proches de −60 mV et se dépolarisent spontanément durant la phase 4.
Elles sont proches de −60 mV et restent stables jusqu’à une stimulation externe.
Elles sont proches de −90 mV et gardent un potentiel stable durant la phase 4.

Elles sont proches de −60 mV et se dépolarisent spontanément durant la phase 4.

Explication

Les cellules du nœud sinusal sont polarisées autour de −60 mV et présentent une dépolarisation spontanée en phase 4. La valeur proche de −90 mV correspond plutôt aux myocytes ventriculaires.

13. Quel neurotransmetteur les neurones préganglionnaires sympathique et parasympathique libèrent-ils sur les neurones postganglionnaires, et sur quels récepteurs agit-il ?

De la noradrénaline sur des récepteurs muscariniques.
De l’acétylcholine sur des récepteurs adrénergiques.
De l’acétylcholine sur des récepteurs nicotiniques.
De l’adrénaline sur des récepteurs nicotiniques.

De l’acétylcholine sur des récepteurs nicotiniques.

Explication

Dans les deux voies, les neurones préganglionnaires libèrent de l’acétylcholine qui agit sur les récepteurs nicotiniques des neurones postganglionnaires. Les récepteurs muscariniques interviennent plutôt au niveau de l’organe dans la voie parasympathique.

14. Qu’est-ce qu’un potentiel d’action ?

Une variation du potentiel de membrane qui constitue l’activité électrique d’une cellule
Un déplacement permanent d’ions sans modification du potentiel membranaire
Une variation de la force contractile d’un tissu provoquée par une hormone
Une différence de pression entre les cavités cardiaques pendant un battement

Une variation du potentiel de membrane qui constitue l’activité électrique d’une cellule

Explication

Un potentiel d’action est l’activité électrique d’une cellule et correspond à une variation de son potentiel de membrane. Une contraction peut accompagner cette activité, mais elle ne définit pas le potentiel d’action.

15. Que désigne le couplage excitation-contraction dans le muscle cardiaque ?

Le mécanisme par lequel le raccourcissement des sarcomères produit l’activation électrique nécessaire à la dépolarisation.
Le mécanisme par lequel l’activation électrique augmente le calcium intracellulaire nécessaire au raccourcissement des sarcomères.
Le passage du courant électrique entre cellules cardiaques par des canaux communicants reliant leurs membranes.
Le maintien des gradients de sodium et de potassium nécessaire à la stabilité du potentiel de repos.

Le mécanisme par lequel l’activation électrique augmente le calcium intracellulaire nécessaire au raccourcissement des sarcomères.

Explication

Le couplage excitation-contraction relie l’activation électrique à une hausse du calcium intracellulaire nécessaire au raccourcissement des sarcomères. Le passage du courant entre cellules correspond au couplage électrique, qui est une notion distincte.

16. Comment la membrane plasmique contribue-t-elle à la création d’un potentiel de membrane ?

Elle transforme directement les gradients ioniques en contractions mécaniques.
Elle consomme des charges à l’intérieur et à l’extérieur, comme une résistance électrique.
Elle égalise les charges des deux côtés en laissant passer librement tous les ions.
Elle accumule des charges électriques sur ses faces interne et externe, comme un condensateur.

Elle accumule des charges électriques sur ses faces interne et externe, comme un condensateur.

Explication

La membrane plasmique agit comme un condensateur en accumulant des charges sur ses deux faces, ce qui crée un potentiel de membrane. Une membrane qui égaliserait les charges ne produirait pas cette séparation de charges.

17. Quelle association décrit correctement les neurotransmetteurs et récepteurs utilisés par les deux branches autonomes au niveau du cœur ?

Le sympathique agit par l’adrénaline sur des récepteurs nicotiniques, et le parasympathique par la noradrénaline sur des récepteurs muscariniques.
Le sympathique agit par la noradrénaline sur des récepteurs muscariniques, et le parasympathique par l’acétylcholine sur des récepteurs adrénergiques.
Le sympathique agit par l’acétylcholine sur des récepteurs muscariniques, et le parasympathique par la noradrénaline sur des récepteurs adrénergiques.
Le sympathique agit par la noradrénaline ou l’adrénaline sur des récepteurs adrénergiques, et le parasympathique par l’acétylcholine sur des récepteurs muscariniques.

Le sympathique agit par la noradrénaline ou l’adrénaline sur des récepteurs adrénergiques, et le parasympathique par l’acétylcholine sur des récepteurs muscariniques.

Explication

Au niveau de l’organe, la voie sympathique utilise la noradrénaline ou l’adrénaline sur des récepteurs adrénergiques, tandis que la voie parasympathique utilise l’acétylcholine sur des récepteurs muscariniques. Les récepteurs nicotiniques sont associés à la transmission entre neurones préganglionnaires et postganglionnaires.

18. Pourquoi la durée du potentiel d’action des cellules endocardiques limite-t-elle la réactivation rétrograde ?

Elle est plus longue que celle des cellules épicardiques, ce qui prolonge la période réfractaire endocardique.
Elle est plus courte que celle des cellules épicardiques, ce qui prolonge la période réfractaire épicardique.
Elle est comparable à celle des cellules épicardiques, mais la conduction transversale devient moins efficace.
Elle est plus longue que celle des cellules épicardiques, ce qui raccourcit la période réfractaire endocardique.

Elle est plus longue que celle des cellules épicardiques, ce qui prolonge la période réfractaire endocardique.

Explication

Le potentiel d’action endocardique dure plus longtemps que le potentiel d’action épicardique, prolongeant ainsi la période réfractaire et limitant la réactivation rétrograde. Une durée plus courte ne pourrait pas expliquer cette prolongation réfractaire.

19. Comment la stimulation sympathique augmente-t-elle la phosphorylation de cibles cardiaques telles que les canaux calciques de type L et les RyR ?

Elle active les récepteurs bêta-adrénergiques couplés à Gi, inhibe l’adénylate cyclase et augmente l’AMPc, puis active la PKA.
Elle active les récepteurs nicotiniques, augmente directement l’AMPc et déclenche la phosphorylation des cibles sans intervention de la PKA.
Elle active les récepteurs muscariniques couplés à Gi, diminue l’activité de l’adénylate cyclase et l’AMPc, puis active la PKA.
Elle active les récepteurs bêta-adrénergiques couplés à Gs, augmente l’activité de l’adénylate cyclase et l’AMPc, puis active la PKA.

Elle active les récepteurs bêta-adrénergiques couplés à Gs, augmente l’activité de l’adénylate cyclase et l’AMPc, puis active la PKA.

Explication

La stimulation sympathique suit la voie bêta-adrénergique–Gs–adénylate cyclase–AMPc, qui active la PKA; celle-ci phosphoryle notamment les canaux calciques de type L et les RyR. La voie muscarinique–Gi est parasympathique et inhibe l’adénylate cyclase.

20. Dans un myocarde présentant une propagation anisotrope, comment le courant se propage-t-il par rapport à l’orientation des myocytes ?

Il se propage efficacement entre les cellules sans dépendre de leur orientation.
Il se propage à une efficacité comparable dans les deux directions, mais à des vitesses différentes.
Il se propage plus efficacement dans le sens longitudinal que dans le sens transversal.
Il se propage plus efficacement dans le sens transversal que dans le sens longitudinal.

Il se propage plus efficacement dans le sens longitudinal que dans le sens transversal.

Explication

La propagation anisotrope est plus efficace dans le sens longitudinal des myocytes que dans le sens transversal. Une propagation également efficace dans les deux directions ne correspond donc pas à cette anisotropie.

21. Quelle répartition des ions et des protéines caractérise les milieux intra- et extracellulaires ?

Le milieu intracellulaire est riche en K+ et en protéines négatives non diffusibles, tandis que l’extracellulaire est riche en Na+ et en Cl−.
Le milieu intracellulaire est riche en K+ et en Cl−, tandis que l’extracellulaire est riche en Na+ et en protéines négatives non diffusibles.
Les deux milieux sont riches en K+ et en protéines négatives, mais seul l’intracellulaire contient du Na+.
Le milieu intracellulaire est riche en Na+ et en Cl−, tandis que l’extracellulaire est riche en K+ et en protéines négatives non diffusibles.

Le milieu intracellulaire est riche en K+ et en protéines négatives non diffusibles, tandis que l’extracellulaire est riche en Na+ et en Cl−.

Explication

Le milieu intracellulaire contient surtout du K+ et des protéines négatives non diffusibles, alors que le milieu extracellulaire est riche en Na+ et en Cl−. L’inversion de ces répartitions confond les compositions typiques des deux milieux.

22. Quel mécanisme du courant If favorise l’automatisme des cellules du nœud sinusal ?

Les canaux HCN laissent entrer des charges positives, contribuant à la dépolarisation diastolique spontanée.
Les canaux HCN font sortir du potassium, ramenant les cellules nodales vers un potentiel plus négatif.
Les canaux HCN libèrent du calcium depuis le réticulum sarcoplasmique, déclenchant la contraction.
Les canaux HCN expulsent du sodium avec consommation d’ATP, rétablissant les gradients ioniques.

Les canaux HCN laissent entrer des charges positives, contribuant à la dépolarisation diastolique spontanée.

Explication

Le courant If, porté par les canaux HCN, est un courant entrant de charges positives qui contribue à la dépolarisation diastolique spontanée. La restauration active des gradients ioniques relève de la pompe Na-K-ATPase, pas des canaux HCN.

23. Quelle séquence décrit les cinq phases du potentiel d’action ventriculaire ?

Dépolarisation rapide, repolarisation transitoire, plateau, repolarisation rapide, puis repos diastolique
Repolarisation rapide, plateau, dépolarisation transitoire, repos diastolique, puis dépolarisation rapide
Dépolarisation rapide, plateau, repolarisation transitoire, repos diastolique, puis repolarisation rapide
Repos diastolique, dépolarisation rapide, repolarisation rapide, plateau, puis repolarisation transitoire

Dépolarisation rapide, repolarisation transitoire, plateau, repolarisation rapide, puis repos diastolique

Explication

Le potentiel d’action ventriculaire suit les phases 0 à 4 : dépolarisation rapide, repolarisation transitoire, plateau, repolarisation rapide et repos diastolique. Le plateau précède la repolarisation rapide, et non l’inverse.

24. Que représente l’électrocardiogramme de surface ?

La variation de pression dans les cavités cardiaques
La somme des activités électriques des cellules cardiaques
L’activité électrique d’une seule cellule du nœud sinusal
La force mécanique cumulée des contractions cardiaques

La somme des activités électriques des cellules cardiaques

Explication

L’électrocardiogramme de surface reflète les activités électriques combinées des cellules cardiaques. Il ne mesure pas directement la force mécanique des contractions.

25. Quel trajet décrit correctement la propagation de l’activité électrique cardiaque ?

Du nœud sinusal directement aux ventricules, puis au faisceau de His et au nœud auriculo-ventriculaire
Du faisceau de His au nœud sinusal, puis au système His-Purkinje et enfin au massif auriculaire
Du nœud auriculo-ventriculaire aux oreillettes, puis au nœud sinusal et au faisceau de His vers les ventricules
Du nœud sinusal aux oreillettes, puis au nœud auriculo-ventriculaire et au faisceau de His, avant les branches et le système His-Purkinje vers les ventricules

Du nœud sinusal aux oreillettes, puis au nœud auriculo-ventriculaire et au faisceau de His, avant les branches et le système His-Purkinje vers les ventricules

Explication

L’activité naît au nœud sinusal, dépolarise les oreillettes, traverse le nœud auriculo-ventriculaire et le faisceau de His, puis rejoint les ventricules par ses branches et le système His-Purkinje. Le nœud auriculo-ventriculaire ne précède pas le nœud sinusal dans ce trajet.

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Que reflète l’électrocardiogramme de surface ?

La somme des activités électriques des cellules cardiaques.

À quelle activité correspond l’onde P de l’électrocardiogramme ?

À la dépolarisation des oreillettes.

À quelle activité correspond le complexe QRS de l’électrocardiogramme ?

À la dépolarisation des ventricules.

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