QCM : Électrophysiologie et mécanique cardiaque — 34 questions
Questions et réponses du QCM
1. Quel niveau électrique une cellule excitable doit-elle atteindre pour déclencher un potentiel d’action ?
Le potentiel seuil
Le potentiel diastolique maximal
Le potentiel de repos stable
Le potentiel d’hyperpolarisation
Le potentiel seuil
Explication
Le potentiel seuil correspond au niveau électrique nécessaire pour déclencher un potentiel d’action. Le potentiel diastolique maximal décrit plutôt le point de départ de l’activité spontanée, sans constituer le seuil lui-même.
2. Si le potentiel seuil du nœud sinusal devient plus positif, quelle modification de la fréquence cardiaque est attendue ?
Une alternance entre accélération et ralentissement cardiaque
Une absence de modification de la fréquence cardiaque
Une augmentation de la fréquence cardiaque
Une diminution de la fréquence cardiaque
Une diminution de la fréquence cardiaque
Explication
Un seuil plus positif demande davantage de temps pour être atteint par le nœud sinusal, ce qui ralentit la fréquence cardiaque. Cette situation ne correspond donc pas à une accélération ni à une fréquence inchangée.
3. Quel changement du potentiel diastolique maximal tend à augmenter la fréquence cardiaque du nœud sinusal ?
Le déplacer après l’atteinte du potentiel seuil
Le rendre moins négatif
Le maintenir à une valeur plus négative
Le rendre plus négatif
Le rendre moins négatif
Explication
Un potentiel diastolique maximal moins négatif rapproche le point de départ du seuil et favorise une fréquence cardiaque plus élevée. À l’inverse, un potentiel plus négatif éloigne ce point du seuil et ralentit l’activité.
4. Pourquoi une pente du pré-potentiel plus raide augmente-t-elle la fréquence cardiaque ?
La repolarisation est prolongée avant chaque décharge
Le seuil est atteint plus rapidement
Le seuil devient progressivement plus positif
Le potentiel diastolique maximal devient plus négatif
Le seuil est atteint plus rapidement
Explication
Une pente plus raide permet au potentiel membranaire d’atteindre plus vite le seuil, ce qui augmente la fréquence des décharges sinusales. Un seuil plus positif ou une repolarisation prolongée aurait plutôt tendance à retarder les décharges.
5. Que désigne l’excitabilité d’une cellule ?
Sa capacité à répondre uniquement après un stimulus très intense
Sa capacité à empêcher toute réponse après un potentiel d’action
Sa capacité à produire un potentiel d’action lorsque le seuil est atteint
Sa capacité à retrouver son excitabilité après une hyperpolarisation
Sa capacité à produire un potentiel d’action lorsque le seuil est atteint
Explication
L’excitabilité est la capacité de répondre par un potentiel d’action lorsque le stimulus atteint le potentiel seuil. La limitation temporaire de cette réponse relève des périodes réfractaires, et non de la définition de l’excitabilité.
6. Pendant quelle période aucun potentiel d’action ne peut-il être déclenché, même par un stimulus très intense ?
La période réfractaire relative
La période réfractaire absolue
La phase de potentiel diastolique maximal
La phase de récupération complète
La période réfractaire absolue
Explication
Durant la période réfractaire absolue, les canaux Na⁺ sont inactivés et aucune réponse n’est possible, quelle que soit l’intensité du stimulus. Pendant la période réfractaire relative, une réponse reste possible avec un stimulus suffisamment fort, mais elle demeure incomplète.
7. Quelle réponse caractérise la période réfractaire relative pendant la fin de la repolarisation ou l’hyperpolarisation ?
La cellule retrouve d’emblée 100 % de son excitabilité
Un stimulus faible déclenche immédiatement un potentiel d’action complet
Aucun stimulus ne peut provoquer de réponse, même très intense
Un stimulus très fort peut provoquer une réponse faible, sans potentiel d’action complet
Un stimulus très fort peut provoquer une réponse faible, sans potentiel d’action complet
Explication
La période réfractaire relative permet à un stimulus très fort de provoquer une réponse faible, mais pas un potentiel d’action complet. L’absence totale de réponse correspond à la période réfractaire absolue, tandis que la récupération complète survient plus tard.
8. Quels effets cardiaques sont produits par le système sympathique ?
Un effet chronotrope positif et un effet dromotrope négatif, avec dissociation des deux fonctions
Un effet chronotrope négatif et un effet dromotrope positif, avec accélération de la conduction
Des effets chronotrope et dromotrope négatifs, avec ralentissement de la fréquence et de la conduction
Des effets chronotrope et dromotrope positifs, avec augmentation de la fréquence et de la conduction
Des effets chronotrope et dromotrope positifs, avec augmentation de la fréquence et de la conduction
Explication
Le sympathique augmente à la fois la fréquence cardiaque et la vitesse de conduction grâce principalement à la noradrénaline et à l’adrénaline. Les effets chronotrope et dromotrope négatifs caractérisent plutôt l’action parasympathique.
9. Quel médiateur et quels effets caractérisent principalement l’action parasympathique sur le cœur ?
L’acétylcholine, avec des effets chronotrope et dromotrope négatifs
L’adrénaline, avec des effets chronotrope et dromotrope positifs
La noradrénaline, avec des effets chronotrope et dromotrope négatifs
L’acétylcholine, avec des effets chronotrope et dromotrope positifs
L’acétylcholine, avec des effets chronotrope et dromotrope négatifs
Explication
Le parasympathique agit principalement par l’acétylcholine libérée par le nerf vague et ralentit la fréquence ainsi que la conduction cardiaques. La noradrénaline et l’adrénaline sont plutôt associées aux effets sympathiques positifs.
10. Quelle propriété définit un pacemaker cardiaque ?
Il conduit les potentiels d’action sans pouvoir déclencher une activité spontanée
Il contracte le myocarde en réponse à une stimulation nerveuse extérieure
Il génère spontanément des potentiels d’action et impose un rythme régulier
Il ralentit la fréquence cardiaque en bloquant la propagation des potentiels d’action
Il génère spontanément des potentiels d’action et impose un rythme régulier
Explication
Un pacemaker cardiaque peut produire spontanément des potentiels d’action sans stimulation nerveuse et donner un rythme régulier au cœur. La conduction d’un signal sans activité spontanée ne suffit donc pas à définir un pacemaker.
11. Pourquoi le nœud sinusal impose-t-il normalement le rythme cardiaque ?
Il possède une fréquence de 40–50 potentiels d’action par minute, inférieure à celle du nœud AV
Il ne produit pas de potentiels spontanés, mais reçoit chaque cycle une commande nerveuse
Sa dépolarisation diastolique est la plus lente, avec une fréquence de 10–30 potentiels d’action par minute
Sa dépolarisation diastolique est la plus rapide, avec une fréquence de 60–80 potentiels d’action par minute
Sa dépolarisation diastolique est la plus rapide, avec une fréquence de 60–80 potentiels d’action par minute
Explication
Le nœud sinusal domine les autres structures parce que sa pente de dépolarisation diastolique est la plus rapide et que sa fréquence intrinsèqu'atteint 60–80 potentiels d’action par minute. Le nœud AV est plus lent, avec une fréquence intrinsèque de 40–50 potentiels d’action par minute.
12. Quelle succession de relais est attendue si le nœud sinusal puis le nœud AV deviennent inactifs ?
Le nœud AV prend d’abord le relais, puis le faisceau de His à une fréquence plus lente
Le faisceau de His prend d’abord le relais, puis le nœud AV à une fréquence plus rapide
Les branches de His prennent le relais, puis le nœud sinusal impose un rythme régulier
Le nœud sinusal reprend le relais, puis les branches de His accélèrent progressivement
Le nœud AV prend d’abord le relais, puis le faisceau de His à une fréquence plus lente
Explication
En cas de défaillance du nœud sinusal, le nœud AV devient le pacemaker de secours, puis le faisceau de His prend le relais si le nœud AV est également inactif. Ce dernier rythme est plus lent que celui des structures situées en amont.
13. Que mesure principalement un électrocardiogramme ?
La somme des potentiels d’action cardiaques enregistrée à la surface du corps
La pression exercée par le sang dans les cavités cardiaques au cours du cycle
La fréquence des influx nerveux autonomes enregistrés près du nœud sinusal
La contraction mécanique d’une seule fibre cardiaque mesurée dans le ventricule
La somme des potentiels d’action cardiaques enregistrée à la surface du corps
Explication
L’électrocardiogramme enregistre, grâce à des électrodes cutanées, la somme des potentiels d’action cardiaques sous forme d’activité électrique extracellulaire. Il ne mesure donc pas directement la contraction mécanique ni l’activité d’une seule fibre.
14. Comment sont réparties les 12 dérivations d’un ECG standard ?
Douze dérivations précordiales enregistrées sur le thorax et aucune sur les membres
Six dérivations frontales et six dérivations précordiales, de V1 à V6
Six dérivations précordiales et six dérivations frontales, de V1 à V6
Douze dérivations frontales enregistrées sur les membres et aucune sur le thorax
Six dérivations frontales et six dérivations précordiales, de V1 à V6
Explication
Un ECG standard comprend six dérivations frontales, I, II, III, aVR, aVL et aVF, ainsi que six dérivations précordiales, V1 à V6. Les dérivations frontales sont associées aux membres, tandis que les précordiales sont placées sur le thorax.
15. Quelle association entre les ondes ECG et les phénomènes électriques cardiaques est correcte ?
Onde P : repolarisation des ventricules ; QRS : dépolarisation des oreillettes ; onde T : dépolarisation des ventricules
Onde P : repolarisation des oreillettes ; QRS : contraction ventriculaire ; onde T : repolarisation des ventricules
Onde P : dépolarisation des oreillettes ; QRS : dépolarisation des ventricules ; onde T : repolarisation des ventricules
Onde P : dépolarisation des ventricules ; QRS : repolarisation des oreillettes ; onde T : dépolarisation des oreillettes
Onde P : dépolarisation des oreillettes ; QRS : dépolarisation des ventricules ; onde T : repolarisation des ventricules
Explication
L’onde P traduit la dépolarisation auriculaire, le complexe QRS la dépolarisation ventriculaire et l’onde T la repolarisation ventriculaire. Le complexe QRS représente un phénomène électrique et non directement la contraction mécanique des ventricules.
16. Quel enchaînement décrit le couplage excitation-contraction dans un cardiomyocyte ?
Le calcium intracellulaire ferme les canaux de type L, inhibe le réticulum sarcoplasmique, puis déclenche la relaxation
Les ponts actine-myosine ouvrent les canaux de type L, puis le réticulum capte le calcium entrant
Le potentiel d’action ouvre les canaux de type L, l’entrée de calcium déclenche sa libération, puis les ponts actine-myosine se forment
La contraction ouvre les canaux de type L, l’ATP libère le calcium, puis le potentiel d’action achève le cycle mécanique
Le potentiel d’action ouvre les canaux de type L, l’entrée de calcium déclenche sa libération, puis les ponts actine-myosine se forment
Explication
Le potentiel d’action ouvre les canaux calciques de type L, et le calcium entrant provoque la libération de calcium par le réticulum sarcoplasmique. Le calcium disponible permet ensuite la formation des ponts actine-myosine responsables de la contraction.
17. Quel rôle le calcium joue-t-il dans le couplage excitation-contraction ?
Il constitue le signal électrique enregistré à la surface du corps par les électrodes
Il bloque l’interaction actine-myosine afin de transformer le potentiel d’action en relaxation
Il fournit l’énergie du cycle des ponts actine-myosine en remplaçant directement l’ATP
Il constitue l’intermédiaire entre le potentiel d’action et la formation des ponts actine-myosine
Il constitue l’intermédiaire entre le potentiel d’action et la formation des ponts actine-myosine
Explication
L’élévation du calcium intracellulaire relie l’événement électrique à l’activation des interactions actine-myosine et à la production de force. L’ATP joue, quant à lui, le rôle de source d’énergie pour le cycle des ponts.
18. De quels facteurs dépend la force de contraction d’un cardiomyocyte ?
De la quantité de sodium extracellulaire, du nombre d’électrodes et de la vitesse de conduction
De la longueur du potentiel d’action, de la position du cœur et de la fréquence respiratoire
De la fréquence des dérivations ECG, de la durée de l’onde T et de la pression artérielle
De la quantité de calcium libérée, du nombre de ponts actine-myosine et de l’ATP disponible
De la quantité de calcium libérée, du nombre de ponts actine-myosine et de l’ATP disponible
Explication
La force mécanique dépend de la quantité de calcium libérée, du nombre de ponts actine-myosine formés et de l’énergie fournie par l’ATP. Le calcium déclenche l’interaction contractile, tandis que l’ATP permet son cycle énergétique.
19. Quelle structure propage le potentiel d’action jusqu’au centre du cardiomyocyte et synchronise sa contraction ?
Les tubules T
Le réticulum sarcoplasmique
Les filaments de myosine
Les mitochondries
Les tubules T
Explication
Les tubules T sont des invaginations membranaires qui conduisent le potentiel d’action vers le centre de la cellule. Le réticulum sarcoplasmique joue plutôt le rôle de réserve et de source de calcium.
20. Quelle est la fonction principale du réticulum sarcoplasmique pendant la contraction du cardiomyocyte ?
Propager le potentiel d’action dans la cellule
Produire l’ATP nécessaire aux myofilaments
Stocker et libérer le calcium intracellulaire
Former les filaments fins du sarcomère
Stocker et libérer le calcium intracellulaire
Explication
Le réticulum sarcoplasmique constitue une réserve intracellulaire de calcium et le libère pour déclencher la contraction. La production d’ATP relève principalement des mitochondries, et la propagation du potentiel d’action dépend notamment des tubules T.
21. Quelle organisation permet au sarcomère de produire une contraction par glissement des filaments ?
Des tubules T associés à des mitochondries contractiles
Des filaments épais d’actine et des filaments fins de myosine
Des filaments fins d’actine et des filaments épais de myosine
Des membranes de calcium entourées de filaments élastiques
Des filaments fins d’actine et des filaments épais de myosine
Explication
Le sarcomère contient des filaments fins d’actine et des filaments épais de myosine dont le glissement provoque le raccourcissement. Les tubules T et les mitochondries participent à d’autres fonctions cellulaires et ne constituent pas l’organisation contractile décrite.
22. Dans quel ordre le calcium déclenche-t-il le raccourcissement du sarcomère ?
Libération par les mitochondries, blocage de l’actine, puis allongement du sarcomère
Fixation à la tropomyosine, déplacement de la troponine C, puis séparation actine-myosine
Fixation à la troponine C, déplacement de la tropomyosine, puis interaction actine-myosine
Fixation à la myosine, fermeture des sites de l’actine, puis relâchement des filaments
Fixation à la troponine C, déplacement de la tropomyosine, puis interaction actine-myosine
Explication
Le calcium se fixe à la troponine C, ce qui déplace la tropomyosine et expose les sites de l’actine à la myosine. Cette interaction permet ensuite le glissement des filaments et le raccourcissement du sarcomère.
23. Quelle distinction décrit correctement la diastole et la systole d’une cavité cardiaque ?
La diastole correspond à la contraction et à l’éjection, tandis que la systole correspond au relâchement et au remplissage
La diastole correspond à la fermeture des valves, tandis que la systole correspond à leur ouverture passive
La diastole correspond au relâchement et au remplissage, tandis que la systole correspond à la contraction et à l’éjection
La diastole correspond à l’activité électrique, tandis que la systole correspond au retour veineux
La diastole correspond au relâchement et au remplissage, tandis que la systole correspond à la contraction et à l’éjection
Explication
La diastole est la phase de relâchement et de remplissage, alors que la systole est la phase de contraction et d’éjection. Inverser ces fonctions conduit à confondre les deux grandes phases mécaniques du cycle cardiaque.
24. Quelle succession correspond au cycle ventriculaire normal ?
Le cycle ventriculaire débute par la contraction isovolumique, se poursuit par l’éjection, puis par la relaxation isovolumique et les différentes étapes du remplissage. La systole auriculaire termine cette séquence en complétant le remplissage ventriculaire.
25. Dans quelle situation la valve mitrale s’ouvre-t-elle ?
Lorsque la pression du ventricule gauche dépasse celle de l’oreillette gauche
Lorsque la pression de l’aorte dépasse celle du ventricule gauche
Lorsque la pression de l’oreillette gauche dépasse celle du ventricule gauche
Lorsque la pression du ventricule gauche dépasse celle de l’aorte
Lorsque la pression de l’oreillette gauche dépasse celle du ventricule gauche
Explication
La valve mitrale s’ouvre lorsque la pression de l’oreillette gauche devient supérieure à celle du ventricule gauche, ce qui permet le remplissage. La comparaison entre le ventricule gauche et l’aorte concerne plutôt l’ouverture de la valve aortique.
26. Que se passe-t-il pendant la contraction isovolumique ventriculaire ?
Toutes les valves restent fermées, le volume demeure constant et la pression ventriculaire augmente
Les valves auriculo-ventriculaires s’ouvrent, le volume augmente et la pression reste stable
Les valves sigmoïdes s’ouvrent, le volume diminue et la pression aortique baisse
Toutes les valves restent ouvertes, le volume demeure constant et la pression diminue
Toutes les valves restent fermées, le volume demeure constant et la pression ventriculaire augmente
Explication
Pendant la contraction isovolumique, toutes les valves sont fermées, donc le volume ventriculaire ne change pas tandis que la pression augmente. La phase d’éjection commence ensuite lorsque la pression ventriculaire dépasse la pression aortique.
27. Que représente une boucle pression-volume ventriculaire ?
Les variations du potentiel électrique cardiaque enregistrées pendant un cycle
Les variations de pression et de volume du ventricule gauche au cours d’un cycle mécanique
Les échanges gazeux pulmonaires associés à chaque contraction ventriculaire
Les variations de pression artérielle mesurées dans les deux oreillettes
Les variations de pression et de volume du ventricule gauche au cours d’un cycle mécanique
Explication
La boucle pression-volume décrit les variations mécaniques de pression et de volume du ventricule gauche au cours d’un cycle cardiaque. L’activité électrique est plutôt représentée par l’électrocardiogramme.
28. Dans la boucle pression-volume, quelle phase correspond au segment B→D ?
Le remplissage ventriculaire
La contraction isovolumique
La relaxation isovolumique
L’éjection ventriculaire
L’éjection ventriculaire
Explication
Le segment B→D correspond à l’éjection, durant laquelle le volume ventriculaire diminue tandis que le sang est expulsé. La contraction isovolumique correspond à A→B et la relaxation isovolumique à D→E.
29. Un ventricule gauche présente un volume télédiastolique de 120mL et un volume télésystolique de 50mL. Quel est son volume d’éjection systolique ?
170mL
70mL
50mL
120mL
$$70\ \text{mL}$$
Explication
Le volume d’éjection systolique se calcule par VES=LVEDV−LVESV, soit 120−50=70mL. Additionner les deux volumes ou retenir un seul volume ne correspond pas à cette relation.
30. Que représente l’aire située à l’intérieur de la boucle pression-volume du ventricule gauche ?
La fréquence des potentiels d’action ventriculaires
Le débit sanguin traversant les artères pulmonaires
Le volume télédiastolique accumulé avant la contraction
Le travail mécanique réalisé par le ventricule gauche
Le travail mécanique réalisé par le ventricule gauche
Explication
L’aire intérieure de la boucle pression-volume représente le travail mécanique effectué par le ventricule gauche pendant un cycle. Elle ne correspond pas directement à un volume, à une fréquence électrique ou au débit de la circulation pulmonaire.
31. À quoi correspond en pratique la précharge ventriculaire ?
Au volume télédiastolique qui étire les fibres avant la contraction
Au volume télésystolique restant après la contraction ventriculaire
À la pression artérielle systémique qui s’oppose à l’éjection
À la pression systolique produite par le ventricule pendant l’éjection
Au volume télédiastolique qui étire les fibres avant la contraction
Explication
La précharge désigne l’étirement des fibres ventriculaires avant la contraction et s’estime par le volume télédiastolique. La pression artérielle systémique correspond plutôt à la postcharge, qui représente une résistance à l’éjection.
32. Chez un patient dont la pression artérielle systémique augmente, quel déterminant de la performance ventriculaire s’accroît principalement ?
La compliance, car la paroi ventriculaire se remplit avec une pression moindre
La postcharge, car le ventricule doit vaincre une résistance d’éjection plus élevée
La précharge, car le ventricule reçoit automatiquement un volume télédiastolique accru
L’élastance, car la pression artérielle détermine directement la contractilité
La postcharge, car le ventricule doit vaincre une résistance d’éjection plus élevée
Explication
La postcharge correspond en pratique à la pression artérielle systémique et augmente lorsque la résistance à l’éjection s’élève. Une hausse de pression artérielle ne signifie pas directement que le remplissage ventriculaire ou la contractilité ont augmenté.
33. Un ventricule éjecte un volume d’éjection systolique de 70 mL pour un volume télédiastolique de 140 mL. Quelle est sa fraction d’éjection ?
210%
50%
35%
70%
$$50\,\%$$
Explication
La fraction d’éjection se calcule par FE=VTDVES×100, soit 14070×100=50%. La valeur obtenue se situe au seuil inférieur de la plage normale indiquée, qui est d’au moins 50–55 %.
34. Au repos, une personne présente un volume d’éjection systolique de 80 mL et une fréquence cardiaque de 60 battements par minute. Quel est son débit cardiaque approximatif ?
48L/min
140L/min
4,8L/min
1,3L/min
$$4{,}8\,\text{L/min}$$
Explication
Le débit cardiaque vérifie DC=VES×FC, donc 80mL×60=4800mL/min, soit 4,8L/min. La valeur est cohérente avec le débit cardiaque de repos habituellement situé entre 4 et 5 L/min.
Révisez avec les flashcards
Mémorisez les réponses avec 73 flashcards sur Électrophysiologie et mécanique cardiaque.
Qu'est-ce que le potentiel seuil dans une cellule excitable ?
Le niveau électrique à atteindre pour déclencher un potentiel d'action.
Qu'impose un potentiel seuil plus positif au nœud sinusal ?
Il met plus de temps à l'atteindre.
Quel effet a un potentiel seuil plus positif sur la fréquence cardiaque ?