QCM : Électrophysiologie et mécanismes cellulaires (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une équipe veut mesurer avec précision les courants ioniques et le potentiel d’action d’un cardiomyocyte isolé, en acceptant de travailler lentement sur une cellule à la fois. Quelle technique convient le mieux ?

L’enregistrement sur un réseau de cellules couplées
La microscopie de fluorescence seule
Le patch-clamp
CellOPTIQ

Le patch-clamp

Explication

Le patch-clamp mesure les courants ioniques individuellement et permet de déterminer avec précision le potentiel d’action d’une cellule isolée. CellOPTIQ privilégie l’enregistrement à haut débit de nombreuses cellules couplées, sans déterminer précisément les valeurs absolues du potentiel.

2. Quels mouvements ioniques contribuent à générer le potentiel d’action des cardiomyocytes ?

Les mouvements de Ca2+, Mg2+ et K+ à travers des canaux ioniques
Les mouvements de Na+, Ca2+ et K+ assurés par les filaments d’actine
Les mouvements de Na+, K+ et Cl− à travers des canaux ioniques
Les mouvements de Na+, Ca2+ et K+ à travers des canaux ioniques

Les mouvements de Na+, Ca2+ et K+ à travers des canaux ioniques

Explication

Les déplacements de Na+, Ca2+ et K+ à travers des canaux ioniques participent à la génération du potentiel d’action. Le chlorure ou le magnésium ne remplacent pas les trois ions indiqués, et les filaments d’actine ne sont pas des canaux ioniques.

3. En observant une unité contractile d’une cellule musculaire, quel élément faut-il identifier comme le sarcomère ?

La protéine qui relie les filaments d’actine à la membrane musculaire
La membrane qui délimite la cellule musculaire et reçoit les filaments d’actine
La petite unité contractile où le déplacement de l’actine produit la contraction
La protéine associée à l’actine qui contribue à stabiliser les filaments

La petite unité contractile où le déplacement de l’actine produit la contraction

Explication

Le sarcomère est la petite unité contractile des cellules musculaires, et le déplacement des filaments d’actine y produit la contraction. La membrane, la troponine et la dystrophine ont des rôles distincts et ne désignent pas cette unité.

4. Après un infarctus du myocarde suspecté, un médecin demande un dosage sanguin de troponine. Quelle information ce dosage peut-il apporter ?

Une indication sur le lien entre l’actine et la membrane musculaire
Des éléments pour le diagnostic et l’évaluation pronostique de la gravité
Une mesure directe des courants ioniques et du potentiel d’action
Une confirmation diagnostique sans information sur la gravité

Des éléments pour le diagnostic et l’évaluation pronostique de la gravité

Explication

Lors d’un infarctus, la troponine est relarguée dans la circulation; son dosage contribue au diagnostic et renseigne sur la gravité pronostique. La mesure des courants relève de techniques électrophysiologiques, tandis que le lien entre l’actine et la membrane est assuré par la dystrophine.

5. Quelle caractéristique décrit la structure du protéasome ?

C’est un compartiment cellulaire qui stocke les chaînes d’ubiquitines.
C’est une vésicule entourée d’une membrane riche en enzymes.
C’est un canal formé d’environ 30 protéines différentes.
C’est un complexe de protéines qui assemble les acides aminés.

C’est un canal formé d’environ 30 protéines différentes.

Explication

Le protéasome adopte une forme de canal et est constitué d’environ 30 protéines différentes. Une vésicule digestive peut évoquer le lysosome, mais elle ne correspond pas à la structure décrite pour le protéasome.

6. Dans quelles situations l’autophagie augmente-t-elle notamment en réponse à un stress cellulaire ?

Lors du jeûne, d’une baisse d’oxygène, d’une infection ou de lésions cellulaires
Lors du jeûne, d’une baisse d’oxygène, d’une division cellulaire ou d’une synthèse accrue
Lors d’un excès de nutriments, d’une hausse d’oxygène, d’une infection ou de lésions cellulaires
Lors d’un excès de nutriments, d’une hausse d’oxygène, d’une division cellulaire ou d’une synthèse accrue

Lors du jeûne, d’une baisse d’oxygène, d’une infection ou de lésions cellulaires

Explication

L’autophagie est un processus continu qui s’intensifie notamment pendant le jeûne, en cas de baisse d’oxygène, d’infection ou de lésions cellulaires. Un excès de nutriments n’est pas cité comme déclencheur de cette augmentation liée au stress.

7. Quel rôle joue l’autophagie médiée par les protéines chaperonnes dans le recyclage cellulaire ?

Enfermer des portions de cytoplasme dans des vésicules qui fusionnent ensuite avec les lysosomes
Acheminer des protéines ciblées vers les lysosomes, où elles sont transformées en acides aminés
Marquer des protéines avec des ubiquitines pour les faire dégrader dans le protéasome
Faire engloutir directement de petites portions de cytoplasme par les lysosomes

Acheminer des protéines ciblées vers les lysosomes, où elles sont transformées en acides aminés

Explication

Les chaperonnes cytoplasmiques prennent en charge des protéines destinées au recyclage et les conduisent aux lysosomes, où elles sont transformées en acides aminés. L’engloutissement de portions de cytoplasme par le lysosome décrit plutôt la micro-autophagie.

8. Dans quel ordre les compartiments se succèdent-ils de l’extérieur vers le centre d’une mitochondrie ?

Membrane externe, membrane interne repliée, matrice, espace intermembranaire
Membrane externe, espace intermembranaire, membrane interne repliée, matrice
Espace intermembranaire, membrane externe, matrice, membrane interne repliée
Matrice, membrane interne repliée, espace intermembranaire, membrane externe

Membrane externe, espace intermembranaire, membrane interne repliée, matrice

Explication

En allant de la périphérie vers le centre, on rencontre la membrane externe, l’espace intermembranaire, la membrane interne repliée, puis la matrice. La membrane interne ne précède pas l’espace intermembranaire, qui se trouve entre les deux membranes.

9. En quoi le rôle de l’ATP synthase diffère-t-il de celui de la chaîne respiratoire dans la respiration cellulaire ?

La chaîne respiratoire transforme l’oxygène en glucose, tandis que l’ATP synthase convertit le CO2 en pyruvate.
La chaîne respiratoire ajoute un phosphate à l’ADP, tandis que l’ATP synthase dégrade les nutriments et libère des électrons.
La chaîne respiratoire transporte les électrons et déplace des ions H+ vers l’espace intermembranaire, tandis que l’ATP synthase utilise leur retour pour produire de l’ATP.
La chaîne respiratoire fait revenir les ions H+ dans la matrice, tandis que l’ATP synthase les accumule dans l’espace intermembranaire.

La chaîne respiratoire transporte les électrons et déplace des ions H+ vers l’espace intermembranaire, tandis que l’ATP synthase utilise leur retour pour produire de l’ATP.

Explication

La chaîne respiratoire transfère les électrons et crée un gradient de H+ en déplaçant ces ions vers l’espace intermembranaire; leur retour par l’ATP synthase permet de former de l’ATP à partir de l’ADP et d’un phosphate. L’idée que l’ATP synthase dégrade les nutriments confond son rôle avec les étapes métaboliques qui fournissent les électrons.

10. Pourquoi l’exposition de la phosphatidylsérine sur la face externe de la membrane plasmique permet-elle de repérer une cellule en apoptose ?

Parce que cette molécule est libérée dans le milieu lorsque la membrane plasmique se rompt.
Parce que cette molécule déclenche l’arrivée de globules blancs autour de la cellule mourante.
Parce que cette molécule change de face membranaire au cours de l’apoptose et devient détectable depuis l’extérieur.
Parce que cette molécule s’accumule dans le noyau lors de la condensation de la chromatine.

Parce que cette molécule change de face membranaire au cours de l’apoptose et devient détectable depuis l’extérieur.

Explication

Lors de l’apoptose, la phosphatidylsérine passe de la face interne à la face externe de la membrane, ce qui permet de détecter la cellule apoptotique. Contrairement à l’option évoquant une rupture membranaire, la cellule apoptotique conserve l’intégrité de sa membrane.

11. Une cellule reçoit un ligand qui se fixe à un récepteur transmembranaire de mort. Quelle séquence d’événements correspond à l’activation de la cascade apoptotique ?

La membrane plasmique se rompt d’abord, puis les mitochondries libèrent des signaux qui empêchent l’activation des caspases.
Les cellules voisines activent les caspases, qui reconstruisent ensuite le cytosquelette avant la division de la cellule concernée.
Les caspases réparent d’abord les protéines intracellulaires, puis la mitochondrie déclenche l’inflammation et l’éclatement cellulaire.
Des changements mitochondriaux irréversibles activent des caspases, qui clivent des protéines intracellulaires avant la digestion de la cellule par ses voisines.

Des changements mitochondriaux irréversibles activent des caspases, qui clivent des protéines intracellulaires avant la digestion de la cellule par ses voisines.

Explication

La liaison du ligand au récepteur peut déclencher des changements mitochondriaux irréversibles, suivis de l’activation des caspases et de la digestion de la cellule par ses voisines. L’éclatement membranaire décrit plutôt la nécrose et ne constitue pas l’étape initiale de cette cascade apoptotique.

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Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Électrophysiologie et mécanismes cellulaires.

Comment le potentiel d’action des cardiomyocytes contribue-t-il à leur contraction ?

Il se transmet de cellule en cellule et contribue à déclencher leur contraction.

Quels ions participent à la génération du potentiel d’action des cardiomyocytes ?

Les ions Na+, Ca2+ et K+.

Quelle est la petite unité contractile des cellules musculaires ?

Le sarcomère.

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