Les sécrétions hormonales et les comportements interagissent : les états émotionnels peuvent modifier les sécrétions, et les hormones peuvent à leur tour agir sur le système nerveux et le comportement.
Les sécrétions hormonales varient de façon cyclique au cours de la journée et sont étroitement liées à l’état de veille et de sommeil.
Émotions → hypothalamus → hormones → comportement
★ À maîtriser
Le noyau suprachiasmatique régule le comportement en fonction de la vigilance, de la lumière et de l’alternance jour-nuit.
Le noyau paraventriculaire hypothalamique pilote en partie l’hypophyse, particulièrement l’adénohypophyse.
Compléments
📌 Chez le mammifère, la région supra-optique décrite chez le poisson-zèbre correspond au noyau paraventriculaire, tandis qu’une partie de la zone ventrale périventriculaire correspond au noyau arqué.
Noyau paraventriculaire : commande hormonale ; noyau suprachiasmatique : synchronisation jour-nuit
L’hypophyse comprend une partie antérieure et une partie postérieure et se trouve dans la selle turcique.
L’orexine favorise la prise alimentaire en augmentant la vigilance, la sensibilité des récepteurs olfactifs, les fonctions motrices de locomotion et les fonctions cognitives nécessaires à la recherche de nourriture.
L’ocytocine est libérée par la région postérieure de l’hypophyse, notamment en grande quantité au moment de l’accouchement et pendant le post-partum.
Des mutations de la protéine codant le facteur stéroïdogénique SF1 peuvent entraîner un déficit du développement des organes sexuels et une stérilité.
Le PACAP influence notamment la formation de cellules dopaminergiques et de cellules productrices d’ocytocine dans l’hypothalamus.
📌 Le stress aigu mobilise rapidement des réponses corporelles et comportementales, tandis que le stress chronique résulte d’une exposition répétée ou prolongée sur plusieurs semaines ou plusieurs mois.
Le stress aigu peut accélérer le rythme cardiaque et la respiration, dilater les pupilles et provoquer une mise en alerte et une hypervigilance.
Les deux grands systèmes impliqués dans le stress sont le système corticotrope, responsable de la sécrétion du cortisol, et le système adrénergique orthosympathique, qui fait intervenir l’adrénaline et la noradrénaline.
Cortisol : axe hormonal ; adrénaline : réponse orthosympathique rapide
★ À maîtriser
Dans l’axe corticotrope, une situation stressante active l’amygdale, puis le noyau paraventriculaire sécrète la CRH, qui stimule la production d’ACTH par l’hypophyse antérieure ; l’ACTH circule jusqu’aux surrénales, qui produisent le cortisol.
Le cortisol exerce un rétrocontrôle négatif en inhibant progressivement l’hypothalamus et l’hypophyse, ce qui diminue la production de CRH et d’ACTH.
Compléments
La CRH possède des récepteurs dans différentes régions cérébrales et peut influencer directement le comportement.
Les glucocorticoïdes médicamenteux peuvent traverser la barrière hémato-encéphalique et perturber le sommeil, provoquer de l’irritabilité ou, chez certaines personnes âgées, favoriser un état confusionnel.
Amygdale → CRH → ACTH → cortisol
★ À maîtriser
Lors d’un stress chronique, le cortisol et la noradrénaline peuvent rester élevés durablement et modifier la sensibilité de leurs récepteurs.
Une diminution de la sensibilité des récepteurs au cortisol dans l’hypothalamus et l’hypophyse affaiblit le rétrocontrôle négatif et peut maintenir une activation excessive de l’axe du stress.
📌 Le stress post-traumatique peut suivre un événement traumatique unique et provoquer des cauchemars, des souvenirs intrusifs, des reviviscences et des réactions excessives aux rappels du traumatisme, contrairement aux effets progressifs d’une exposition chronique.
Compléments
Une exposition prolongée au stress peut perturber : le métabolisme glucidique, le métabolisme lipidique, le métabolisme protéique, la pression artérielle et favoriser l’hypertension
Chez l’animal, le stress chronique peut augmenter l’activité et parfois le volume de l’amygdale, ce qui peut s’accompagner d’hyperréactivité émotionnelle et d’hyperanxiété.
Stress prolongé → récepteurs et plasticité modifiés → adaptation perturbée
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
Compléments
La dépression et l’anxiété généralisée répondent à des critères diagnostiques précis et ne se confondent pas avec un simple épisode de tristesse ou d’anxiété passagère.
Des pathologies somatiques peuvent modifier le comportement et les sécrétions hormonales, notamment : les douleurs chroniques, les cancers, les pathologies immunitaires comme la sclérose en plaques, les maladies métaboliques comme le diabète
★ À maîtriser
Compléments
📌 Les rythmes ultradiens comportent de nombreuses variations sur 24 heures, tandis que les rythmes infradiens ont une cyclicité qui dépasse 24 heures.
Une lésion du noyau suprachiasmatique perturbe les rythmes comportementaux jour-nuit et modifie les sécrétions hormonales.
Les neurones du noyau suprachiasmatique ont une activité en bouffées périodiques et fonctionnent comme un pacemaker dont l’activité est déterminée génétiquement.
La lumière entre par la rétine et règle l’horloge du noyau suprachiasmatique
★ À maîtriser
La sécrétion de cortisol diminue dans l’après-midi, augmente pendant la nuit et atteint son maximum en fin de nuit.
Pendant la journée, la lumière stimule le noyau suprachiasmatique, dont les neurones GABAergiques inhibent le noyau paraventriculaire et diminuent la sécrétion de cortisol ; la nuit, la baisse de stimulation lève cette inhibition et permet au cortisol d’augmenter en fin de nuit.
La mélatonine est sécrétée par la glande pinéale, située sous le corps calleux et au-dessus du colliculus supérieur, et sa sécrétion augmente la nuit pour atteindre un pic vers 3 h du matin.
Compléments
Cortisol maximal en fin de nuit ; mélatonine maximale vers 3 h
★ À maîtriser
Compléments
📌 Chez une personne aveugle dont la voie rétino-hypothalamique directe est préservée, une exposition à une lumière forte peut aider à maintenir une cyclicité correcte et une sécrétion nocturne de mélatonine.
Rythmes hormonaux quotidiens
| Hormone | Évolution au cours de la journée | Pic indiqué |
|---|---|---|
| Cortisol | Diminue dans l’après-midi, augmente pendant la nuit | Fin de nuit |
| Mélatonine | Faible le jour, augmente la nuit | Vers 3 h du matin |
| Hormone de croissance | Variations au cours des 24 heures | Vers 2–3 h du matin |
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Comment les états émotionnels influencent-ils les sécrétions hormonales ?
Ils peuvent les modifier.
Sur quoi les hormones peuvent-elles agir en retour ?
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Comment les sécrétions hormonales varient-elles au cours de la journée ?
De façon cyclique.
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