QCM : Entérobactéries et pathogénie (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant les besoins en oxygène des entérobactéries :

Les entérobactéries sont des bactéries aérobies strictes qui exigent de l’oxygène.
Les entérobactéries sont qualifiées d’aéro-anaérobies facultatives.
Les entérobactéries peuvent aussi croître lorsque l’oxygène est présent.
Les entérobactéries peuvent croître en présence ou en absence d’oxygène.
Les entérobactéries peuvent se développer lorsque l’oxygène est absent.

Les entérobactéries sont qualifiées d’aéro-anaérobies facultatives. · Les entérobactéries peuvent aussi croître lorsque l’oxygène est présent. · Les entérobactéries peuvent croître en présence ou en absence d’oxygène. · Les entérobactéries peuvent se développer lorsque l’oxygène est absent.

Explication

Les entérobactéries sont aéro-anaérobies facultatives et croissent avec ou sans oxygène. Elles ne sont donc pas des bactéries aérobies strictes.

2. Une culture d’entérobactéries est étudiée pour son métabolisme du glucose. Quelles propositions sont exactes ?

La fermentation du glucose est caractérisée par la réduction des nitrates en nitrites.
La fermentation du glucose peut s’accompagner d’une production de gaz.
La fermentation du glucose peut se produire sans production de gaz.
Les entérobactéries fermentent le lactose, avec une production possible de gaz.
Les entérobactéries fermentent le glucose, avec une production possible de gaz.

La fermentation du glucose peut s’accompagner d’une production de gaz. · La fermentation du glucose peut se produire sans production de gaz. · Les entérobactéries fermentent le glucose, avec une production possible de gaz.

Explication

Les entérobactéries fermentent le glucose, et cette fermentation peut produire du gaz ou ne pas en produire. Le substrat indiqué est le glucose, tandis que la réduction des nitrates en nitrites relève d’un autre critère diagnostique.

3. À propos de la distinction entre les antigènes O et H :

L’antigène O est polysaccharidique et détermine une spécificité de groupe.
L’antigène O est protéique et détermine une spécificité de type.
L’antigène H détermine une spécificité de groupe chez les souches mobiles.
L’antigène O est associé aux flagelles et thermolabile chez les souches mobiles.
L’antigène H est une protéine associée aux flagelles des souches mobiles.

L’antigène O est polysaccharidique et détermine une spécificité de groupe. · L’antigène H est une protéine associée aux flagelles des souches mobiles.

Explication

L’antigène O est la partie polysaccharidique du lipopolysaccharide et détermine une spécificité de groupe ; il n’est ni protéique ni associé aux flagelles. L’antigène H est une protéine associée aux flagelles des souches mobiles, thermolabile et spécifique du type : il ne détermine donc pas une spécificité de groupe.

4. Une souche possède une enveloppe capsulaire susceptible de modifier ses propriétés antigéniques et sa sensibilité à la phagocytose. Concernant l’antigène K, quelles propositions sont exactes ?

L’antigène K masque souvent l’antigène O à la surface de la bactérie.
L’antigène K correspond à une enveloppe capsulaire dont la présence est inconstante.
L’antigène K est une structure flagellaire qui favorise l’adhésion aux tissus de l’hôte.
L’antigène K est une enveloppe capsulaire présente chez toutes les entérobactéries.
L’enveloppe associée à l’antigène K contribue à la résistance à la phagocytose.

L’antigène K masque souvent l’antigène O à la surface de la bactérie. · L’antigène K correspond à une enveloppe capsulaire dont la présence est inconstante. · L’enveloppe associée à l’antigène K contribue à la résistance à la phagocytose.

Explication

L’antigène K est une enveloppe capsulaire inconstante qui masque souvent l’antigène O et contribue à la résistance à la phagocytose. Il ne correspond pas aux flagelles, et sa présence n’est pas constante.

5. Que désigne le péril fécal dans la transmission des entérobactéries ?

La multiplication des bactéries dans le côlon, où elles contribuent à la flore et à la synthèse de vitamine K
L’acquisition par une bactérie de gènes de virulence transportés par des plasmides
Le passage de bactéries intestinales vers les voies urinaires, où elles provoquent une infection
Le cycle allant de l’excrétion intestinale à l’ingestion par un nouvel hôte, via l’environnement et des vecteurs

Le cycle allant de l’excrétion intestinale à l’ingestion par un nouvel hôte, via l’environnement et des vecteurs

Explication

Le péril fécal correspond au cycle où les bactéries excrétées survivent et se multiplient dans l’environnement, sont transmises par des vecteurs, puis ingérées par un nouvel hôte. Le passage vers les voies urinaires est une voie de pathogénicité, mais ne définit pas ce cycle de transmission.

6. Quel mécanisme permet au système de sécrétion de type III de favoriser l’internalisation d’une bactérie par une cellule hôte ?

Il libère des enzymes qui dissolvent la bordure en brosse et ouvrent une voie d’entrée.
Il détruit les récepteurs membranaires afin que la bactérie pénètre par diffusion.
Il stimule la production de pili qui entraînent la cellule hôte vers la bactérie.
Il injecte des protéines effectrices qui détournent l’actine et provoquent une macropinocytose.

Il injecte des protéines effectrices qui détournent l’actine et provoquent une macropinocytose.

Explication

Les protéines effectrices injectées remodèlent le cytosquelette d’actine et forcent l’engloutissement bactérien par macropinocytose. La destruction des récepteurs membranaires n’est pas le mécanisme décrit pour ce système.

7. Quel rôle distingue principalement les exotoxines de l’endotoxine dans la réponse de l’hôte ?

Elles activent les macrophages lors de la lyse des bactéries.
Elles déclenchent une inflammation systémique par libération du Lipide A.
Elles ciblent des fonctions cellulaires et peuvent perturber les flux hydro-sodés.
Elles provoquent une tempête cytokinique entraînant une défaillance multiviscérale.

Elles ciblent des fonctions cellulaires et peuvent perturber les flux hydro-sodés.

Explication

Les exotoxines sont des protéines sécrétées par des bactéries vivantes qui agissent sur des fonctions cellulaires, pouvant notamment causer une diarrhée aqueuse. La libération du Lipide A lors de la lyse bactérienne caractérise plutôt l’action de l’endotoxine.

8. Quelle comparaison distingue correctement Salmonella et Shigella par leur réservoir et leur mobilité ?

Salmonella est strictement humaine et immobile, tandis que Shigella est associée aux animaux et mobile.
Salmonella est associée à l’environnement et immobile, tandis que Shigella est humaine et mobile.
Salmonella est associée aux animaux et mobile, tandis que Shigella est strictement humaine et immobile.
Salmonella est associée aux animaux et immobile, tandis que Shigella est humaine et mobile.

Salmonella est associée aux animaux et mobile, tandis que Shigella est strictement humaine et immobile.

Explication

Salmonella a principalement un réservoir animal et est mobile, alors que Shigella a un réservoir strictement humain et est immobile. L’option qui attribue l’immobilité à Salmonella et la mobilité à Shigella inverse ces caractéristiques.

9. Quel effet peut avoir le transfert horizontal de plasmides de résistance entre différentes entérobactéries ?

Il déclenche directement une protection vaccinale contre les infections à Salmonella Typhi.
Il favorise la diffusion de mécanismes de résistance, notamment ceux impliquant des bêta-lactamases à spectre élargi.
Il réduit la capacité des bactéries à transmettre leurs gènes de virulence à leurs descendantes.
Il rend les bactéries sensibles aux pénicillines en empêchant la production d’enzymes.

Il favorise la diffusion de mécanismes de résistance, notamment ceux impliquant des bêta-lactamases à spectre élargi.

Explication

Le transfert de plasmides entre espèces peut propager des gènes de résistance, dont ceux associés aux bêta-lactamases à spectre élargi. La vaccination contre Salmonella Typhi relève de la prévention médicale et ne résulte pas du transfert de plasmides.

10. Lors de l’identification d’un bacille suspecté d’appartenir aux entérobactéries, quel résultat biochimique appuie le mieux cette identification ?

Il utilise l’oxygène comme accepteur final sans pouvoir croître en son absence.
Il réduit les nitrates en nitrites grâce à une nitrate réductase.
Il transforme les nitrites en nitrates grâce à une nitrite réductase.
Il fermente le lactose en produisant systématiquement un pigment.

Il réduit les nitrates en nitrites grâce à une nitrate réductase.

Explication

La réduction des nitrates en nitrites par la nitrate réductase fait partie des critères diagnostiques des entérobactéries. La fermentation du lactose n’est pas un critère commun à tout le groupe, car certaines espèces ne fermentent pas ce sucre.

11. Quelle propriété des pili ou fimbriae contribue à l’établissement des entérobactéries dans les tissus de l’hôte ?

Ils forment la couche de peptidoglycane périplasmique.
Ils réduisent les nitrates en nitrites.
Ils assurent la mobilité grâce à leur rotation.
Ils favorisent l’adhésion aux tissus de l’hôte.

Ils favorisent l’adhésion aux tissus de l’hôte.

Explication

Les pili ou fimbriae facilitent l’adhésion des bactéries aux tissus de l’hôte. La mobilité est liée aux flagelles, tandis que la réduction des nitrates dépend de la nitrate réductase.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Entérobactéries et pathogénie.

Quelle est la coloration de Gram et la capacité de sporulation des entérobactéries ?

Ce sont des bacilles à Gram négatif non sporulés.

Quel est l’habitat principal des entérobactéries ?

Le tube digestif de l’homme et des animaux.

Quelle bactérie possède une membrane externe formant une barrière sélective ?

Les bactéries à Gram négatif.

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