QCM : Nausées et vomissements gravidiques (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À quel moment apparaissent habituellement les nausées et vomissements gravidiques, et quelle est leur évolution habituelle ?

Entre 8 et 10 SA, surtout le matin au premier trimestre, avec une résolution spontanée en l’absence d’autre cause.
Entre 8 et 10 SA, surtout le matin au premier trimestre, avec une aggravation progressive habituelle jusqu’à l’accouchement.
Dès les premières semaines, à toute heure, avec une évolution qui dépend principalement du sexe fœtal.
Après 14 SA, surtout le soir au deuxième trimestre, avec une persistance habituelle jusqu’à l’accouchement.

Entre 8 et 10 SA, surtout le matin au premier trimestre, avec une résolution spontanée en l’absence d’autre cause.

Explication

Les NVG débutent habituellement entre 8 et 10 SA, sont surtout matinaux au premier trimestre et se résolvent spontanément lorsqu’aucune autre étiologie n’est en cause. Une aggravation progressive jusqu’à l’accouchement ne correspond pas à leur évolution habituelle.

2. Une femme enceinte présente des vomissements prolongés et incoercibles, associés à une déshydratation. Quel diagnostic ces signes évoquent-ils ?

Une hyperémèse gravidique, forme sévère de NVG répondant à au moins un critère de gravité.
Des NVG habituels, qui se définissent par leur survenue matinale au premier trimestre.
Une récidive des NVG, définie par la réapparition des symptômes après leur résolution.
Des NVG prolongés, définis par la persistance des symptômes au-delà de 14 SA.

Une hyperémèse gravidique, forme sévère de NVG répondant à au moins un critère de gravité.

Explication

L’hyperémèse gravidique correspond à des NVG sévères avec au moins un critère tel qu’un amaigrissement d’au moins 5 %, une déshydratation, un score PUQE d’au moins 7 ou des vomissements prolongés et incoercibles. Une persistance au-delà de 14 SA décrit des NVG prolongés, mais n’établit pas à elle seule ce diagnostic.

3. Quelle proportion des grossesses est concernée respectivement par les nausées gravidiques et les vomissements gravidiques ?

Environ 15 % pour les nausées et 20 % pour les vomissements.
Environ 50 % pour les nausées et 90 % pour les vomissements.
Environ 35 % pour les nausées et 3,6 % pour les vomissements.
Environ 90 % pour les nausées et 50 % pour les vomissements.

Environ 90 % pour les nausées et 50 % pour les vomissements.

Explication

Les nausées gravidiques concernent environ 90 % des grossesses, tandis que les vomissements gravidiques en concernent environ 50 %. Les valeurs de 35 % et de 0,3 à 3,6 % se rapportent plutôt au retentissement sur la qualité de vie et aux hospitalisations.

4. Quelle caractérisation générale décrit le mieux l’origine des nausées et vomissements gravidiques ?

Elle résulte d’une anomalie mécanique isolée de l’estomac.
Elle relève principalement d’un mécanisme infectieux bien identifié.
Elle est multifactorielle et demeure méconnue.
Elle est déterminée par un facteur génétique unique et établi.

Elle est multifactorielle et demeure méconnue.

Explication

L’origine des NVG est considérée comme multifactorielle, mais reste méconnue. Les facteurs mécaniques peuvent contribuer aux symptômes, mais ils ne suffisent pas à expliquer seuls leur origine.

5. Dans une grossesse gémellaire, quel mécanisme endocrinien peut contribuer aux vomissements par une hyperthyroïdie ?

L’action de la leptine, qui inhibe la production de βHCG par le placenta.
L’activité TSH-like de la βHCG, susceptible de stimuler la fonction thyroïdienne.
L’action de la progestérone, qui bloque directement la sécrétion des hormones thyroïdiennes.
L’action de l’ACTH, qui diminue l’activité de la TSH au niveau thyroïdien.

L’activité TSH-like de la βHCG, susceptible de stimuler la fonction thyroïdienne.

Explication

La βHCG possède une activité TSH-like pouvant induire des vomissements par hyperthyroïdie, notamment lors d’une grossesse gémellaire ou molaire. La progestérone figure parmi les facteurs endocriniens cités, mais elle n’est pas le mécanisme TSH-like décrit.

6. Après des vomissements prolongés, une patiente enceinte présente une carence en vitamine B1. Quelle complication biologique maternelle est notamment à redouter ?

Une thrombopénie immune, directement provoquée par les vomissements gravidiques.
Une carence vitaminique, en particulier en vitamine B1 lors de vomissements prolongés.
Une hypercalcémie excluant la possibilité d’autres troubles ioniques.
Une hypoglycémie isolée, considérée comme la conséquence biologique caractéristique.

Une carence vitaminique, en particulier en vitamine B1 lors de vomissements prolongés.

Explication

Les complications biologiques maternelles comprennent notamment des carences, en particulier en vitamine B1 lorsque les vomissements sont prolongés. Une hypercalcémie peut aussi survenir, mais elle n’exclut pas d’autres troubles ioniques ni les carences.

7. Quel profil d’issues de grossesse est associé aux nausées et vomissements gravidiques ?

Pas d’augmentation des fausses couches ni de la prématurité, mais une association avec les malformations et un petit poids de naissance.
Une augmentation des fausses couches et des malformations, sans association avec la prématurité ou le poids de naissance.
Pas d’augmentation des fausses couches ou des malformations, mais une association possible avec la prématurité et un petit poids de naissance.
Une augmentation des fausses couches et de la prématurité, sans association avec les malformations ou le poids de naissance.

Pas d’augmentation des fausses couches ou des malformations, mais une association possible avec la prématurité et un petit poids de naissance.

Explication

Les NVG ne sont pas associés à une augmentation des fausses couches spontanées, des grossesses arrêtées ou des malformations, mais peuvent être associés à une naissance prématurée et à un petit poids de naissance. L’augmentation des fausses couches constitue une confusion avec les complications possibles rapportées.

8. Quelle carence est à l’origine de l’encéphalopathie de Gayet-Wernicke, complication grave parfois réversible ?

Une carence en vitamine K.
Une carence en vitamine D.
Une carence en vitamine B12.
Une carence en vitamine B1.

Une carence en vitamine B1.

Explication

L’encéphalopathie de Gayet-Wernicke est due à une carence en vitamine B1 et constitue une complication grave parfois réversible. Les carences en d’autres vitamines ne correspondent pas à l’origine précisée pour cette encéphalopathie.

9. Parmi les affections suivantes, laquelle fait partie des diagnostics différentiels des vomissements gravidiques ?

Une anémie ferriprive
Une migraine sans signe neurologique
Une pyélonéphrite
Une cystite simple

Une pyélonéphrite

Explication

La pyélonéphrite figure parmi les diagnostics différentiels à envisager devant des vomissements gravidiques. Une cystite simple n’est pas citée dans cette liste.

10. Quel résultat de lipasémie est considéré comme pathologique lors de la recherche d’une pancréatite ?

Une valeur supérieure ou égale à deux fois la normale
Une valeur supérieure ou égale à trois fois la normale
Une valeur légèrement supérieure à la normale
Une valeur inférieure à la normale malgré des symptômes

Une valeur supérieure ou égale à trois fois la normale

Explication

Une lipasémie atteignant au moins trois fois la normale est considérée comme pathologique pour rechercher une pancréatite. Une élévation à deux fois la normale ne répond pas au seuil indiqué.

11. Lors de l’examen clinique d’une patiente présentant des vomissements gravidiques, quelle évaluation permet de mesurer l’évolution de son état nutritionnel ?

Évaluer sa taille et calculer son indice de masse osseuse
Comparer son poids actuel à la moyenne des poids des femmes enceintes
Mesurer son tour de taille et le comparer à celui d’une grossesse antérieure
Comparer son poids avant la grossesse à son poids actuel et calculer la variation en pourcentage

Comparer son poids avant la grossesse à son poids actuel et calculer la variation en pourcentage

Explication

L’évaluation clinique prend en compte le poids avant et pendant la grossesse ainsi que sa variation en pourcentage. Le tour de taille ne remplace pas cette comparaison pondérale.

12. Lors d’une échographie obstétricale réalisée dans le bilan des vomissements gravidiques, quels éléments liés à la grossesse sont recherchés ?

La croissance fœtale et le volume de liquide amniotique, ainsi qu’une éventuelle anomalie placentaire
La présentation fœtale et la longueur du col, ainsi qu’un éventuel retard de croissance
Son âge gestationnel et le sexe fœtal, ainsi qu’une éventuelle anomalie chromosomique
Sa localisation et son évolutivité, ainsi qu’une éventuelle grossesse gémellaire ou molaire

Sa localisation et son évolutivité, ainsi qu’une éventuelle grossesse gémellaire ou molaire

Explication

L’échographie vérifie où se situe la grossesse et si elle évolue, et recherche une grossesse gémellaire ou molaire. Le dépistage d’anomalies chromosomiques n’est pas l’objectif précisé ici.

13. Quel ensemble d’examens peut faire partie du bilan biologique d’une hyperémèse gravidique ?

Une NFS, un ionogramme, une évaluation rénale et hépatique, une lipasémie, un bilan thyroïdien et une analyse urinaire
Une NFS, une glycémie, un bilan lipidique, une fonction pulmonaire et une analyse des selles
Une numération plaquettaire, une coagulation, une calcémie, un bilan osseux et une culture vaginale
Une sérologie virale, une exploration respiratoire, une échographie cardiaque et une analyse des expectorations

Une NFS, un ionogramme, une évaluation rénale et hépatique, une lipasémie, un bilan thyroïdien et une analyse urinaire

Explication

Le bilan peut associer NFS, ionogramme, évaluations rénale et hépatique, lipasémie, dosages thyroïdiens et analyse urinaire, avec une βHCG si la localisation est indéterminée. Un bilan lipidique et une exploration pulmonaire ne correspondent pas aux examens listés.

14. Une patiente atteinte de vomissements gravidiques souhaite ajuster ses habitudes et ses suppléments. Quelle approche non médicamenteuse est appropriée ?

Imposer un régime standard, supprimer les collations et interrompre temporairement tous les suppléments
Maintenir ses habitudes, regrouper les repas et interrompre temporairement la vitamine B9 en poursuivant le fer
Adapter son mode de vie, fractionner les repas et interrompre temporairement la vitamine B9 en poursuivant le fer
Adapter son mode de vie à ses préférences, fractionner les repas et interrompre temporairement le fer en poursuivant la vitamine B9

Adapter son mode de vie à ses préférences, fractionner les repas et interrompre temporairement le fer en poursuivant la vitamine B9

Explication

La prise en charge peut être adaptée aux préférences de la patiente, inclure le fractionnement des repas et permettre une interruption temporaire du fer tout en poursuivant la vitamine B9. L’option qui propose d’interrompre la vitamine B9 inverse précisément la conduite recommandée.

15. Quel médicament appartient aux traitements médicamenteux de première intention des vomissements gravidiques ?

La chlorpromazine
La doxylamine associée à la pyridoxine
Le métoclopramide
La métopimazine

La doxylamine associée à la pyridoxine

Explication

La doxylamine, seule ou associée à la pyridoxine, fait partie des traitements de première intention, tout comme le dimenhydrinate. Le métoclopramide relève de la deuxième intention.

16. Une patiente ne répond pas au traitement de première intention. Quelle association entre médicaments et rang de traitement correspond à la stratégie thérapeutique ?

Prométhazine en deuxième intention, puis métoclopramide, chlorpromazine ou métopimazine en troisième intention
Métopimazine en deuxième intention, puis métoclopramide, chlorpromazine ou prométhazine en troisième intention
Chlorpromazine en deuxième intention, puis métoclopramide, prométhazine ou métopimazine en troisième intention
Métoclopramide en deuxième intention, puis chlorpromazine, prométhazine ou métopimazine en troisième intention

Métoclopramide en deuxième intention, puis chlorpromazine, prométhazine ou métopimazine en troisième intention

Explication

Le métoclopramide est classé en deuxième intention, tandis que la chlorpromazine, la prométhazine et la métopimazine relèvent de la troisième intention. Placer la chlorpromazine en deuxième intention inverse ces rangs.

17. Une patiente enceinte présente des vomissements persistants malgré les traitements, sans perte de poids importante ni déshydratation. Quel élément justifie à lui seul d’envisager une hospitalisation ?

La résistance aux traitements administrés
Une perte de poids inférieure à 10 %
Des vomissements apparus récemment
Un score PUQE inférieur à 13

La résistance aux traitements administrés

Explication

La résistance aux traitements fait partie des critères pouvant justifier une hospitalisation, même en l’absence des autres critères mentionnés. Un score PUQE inférieur à 13 ne correspond pas au seuil retenu parmi ces critères.

18. Quel résultat biologique atteint un seuil cité parmi les critères d’hospitalisation pour vomissements gravidiques ?

Une kaliémie à 3,2 mmol/L
Une natrémie à 122 mmol/L
Une créatininémie à 95 μmol/L
Une créatininémie à 105 μmol/L

Une créatininémie à 105 μmol/L

Explication

Une créatinine supérieure à 100 μmol/L constitue un seuil biologique cité parmi les critères d’hospitalisation. Une natrémie à 122 mmol/L ne franchit pas le seuil indiqué, qui est inférieur à 120 mmol/L.

19. Lors d’une hospitalisation pour vomissements gravidiques, quelle conduite concernant l’isolement et la vitamine B1 est indiquée ?

Ne pas isoler la patiente et supplémenter systématiquement en vitamine B1
Isoler la patiente et supplémenter systématiquement en vitamine B1
Ne pas isoler la patiente et donner la vitamine B1 selon le score PUQE
Isoler la patiente et donner la vitamine B1 si les vomissements persistent

Ne pas isoler la patiente et supplémenter systématiquement en vitamine B1

Explication

L’isolement n’est pas nécessaire et la supplémentation en vitamine B1 est systématique dans cette prise en charge. La persistance des vomissements ne conditionne pas la supplémentation en vitamine B1.

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Quand apparaissent habituellement les nausées et vomissements gravidiques ?

Entre 8 et 10 SA.

Quels critères caractérisent l’hyperémèse gravidique ?

Des NVG sévères avec amaigrissement d’au moins 5 %, déshydratation, score PUQE d’au moins 7 ou vomissements prolongés et incoercibles.

Quelle est la fréquence des nausées gravidiques ?

90 % des grossesses.

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