★ À maîtriser
Compléments
Les symptômes des NVG sont invalidants et altèrent la qualité de vie chez 35 % des femmes, et entraînent une hospitalisation chez 0,3 à 3,6 % des femmes.
Les NVG se prolongent au-delà de 14 SA chez 15 à 20 % des femmes, et leur récidive concerne 15 à 80 % des femmes, avec une récidive d’autant plus probable que les symptômes sont importants.
L’hyperémèse gravidique concerne 0,5 à 2 % des femmes et sa forme grave 0,1 à 0,5 % des femmes.
NVG fréquents et souvent modérés ; hyperémèse rare et grave
★ À maîtriser
L’origine des NVG est multifactorielle et demeure méconnue.
Les facteurs endocriniens cités dans les NVG sont la βHCG, les œstrogènes, la progestérone, l’ACTH et la leptine ; la βHCG a une activité TSH-like pouvant induire des vomissements par hyperthyroïdie, notamment en cas de grossesse gémellaire ou molaire.
Compléments
Les facteurs mécaniques des NVG sont : le relâchement du sphincter œsophagien inférieur, la diminution de la vidange gastrique, la diminution du transit intestinal
Les facteurs psychosociaux évoqués sont :
★ À maîtriser
Les complications biologiques maternelles comprennent : les troubles ioniques, l’hypercalcémie, l’insuffisance rénale liée à la déshydratation, la cytolyse hépatique, l’hyperbilirubinémie, les carences, notamment en vitamine B1 lors de vomissements prolongés
Les NVG ne sont pas associés à une augmentation des fausses couches spontanées, des grossesses arrêtées ou des malformations, mais peuvent être associés à une naissance prématurée et à un petit poids de naissance.
Compléments
Vomissements prolongés → déshydratation et carence en vitamine B1
★ À maîtriser
Compléments
Une lipasémie supérieure ou égale à trois fois la normale est considérée comme pathologique pour rechercher une pancréatite.
Une torsion de l’ovaire, favorisée par les kystes, doit être opérée rapidement.
★ À maîtriser
L’examen clinique évalue :
L’échographie obstétricale évalue :
Le bilan biologique peut comprendre : une βHCG si la localisation de la grossesse est indéterminée, une NFS, une CRP, un ionogramme sanguin, une évaluation de la fonction rénale, un bilan hépatique et une lipasémie, TSH, T3 et T4 libre, une bandelette urinaire avec ECBU éventuel
Compléments
Les signes de déshydratation comprennent :
En cas d’anomalies biologiques, les examens complémentaires peuvent inclure une échographie abdominale, des sérologies des hépatites et un ECG, notamment pour rechercher les effets de troubles ioniques du potassium et du sodium.
★ À maîtriser
La prise en charge non médicamenteuse adapte le mode de vie aux préférences de la patiente, peut inclure l’arrêt du tabac et le fractionnement des repas, et permet d’arrêter temporairement les vitamines et le fer sauf la vitamine B9.
Les traitements de première intention sont : la doxylamine, la doxylamine associée à la pyridoxine (Cariban), le dimenhydrinate (Nausicalm)
Les traitements de deuxième et troisième intention sont :
Compléments
Le gingembre peut diminuer les nausées, mais ne diminue pas la fréquence des vomissements selon l’étude citée dans le cours.
Le soutien psychologique, les associations de patientes, l’acupuncture, l’acupression et l’hypnose peuvent être envisagés, bien que l’efficacité de ces dernières approches ne soit pas prouvée.
📌 L’aromathérapie ne doit pas être utilisée pendant la grossesse selon le cours, car elle est contre-indiquée en général pendant cette période.
📌 Pour l’hyperémèse gravidique, l’ondansétron (Zophren) est réservé à une prescription spécialisée, s’utilise après 10 SA et nécessite une ordonnance d’exception ; des cas de malformation ont été décrits avant 10 SA, et les corticoïdes IV sont également réservés à cette indication.
Mesures non médicamenteuses → première intention → deuxième puis troisième intention
★ À maîtriser
📌 Les critères d’hospitalisation comprennent une perte de poids d’au moins 10 %, des signes de déshydratation, un score PUQE d’au moins 13, des troubles hydro-électrolytiques ou une résistance aux traitements.
Les seuils biologiques d’hospitalisation sont :
Lors d’une hospitalisation pour vomissements gravidiques, il n’est pas nécessaire d’isoler la patiente et une supplémentation en vitamine B1 est systématique.
Compléments
📌 Il faut demander aux patientes si elles sont victimes de violences conjugales, en particulier lorsqu’elles consultent régulièrement aux urgences.
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1. À quel moment apparaissent habituellement les nausées et vomissements gravidiques, et quelle est leur évolution habituelle ?
2. Une femme enceinte présente des vomissements prolongés et incoercibles, associés à une déshydratation. Quel diagnostic ces signes évoquent-ils ?
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Quand apparaissent habituellement les nausées et vomissements gravidiques ?
Entre 8 et 10 SA.
Quels critères caractérisent l’hyperémèse gravidique ?
Des NVG sévères avec amaigrissement d’au moins 5 %, déshydratation, score PUQE d’au moins 7 ou vomissements prolongés et incoercibles.
Quelle est la fréquence des nausées gravidiques ?
90 % des grossesses.
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