★ À maîtriser
Le complexe clitoridien comprend : un gland visible et très innervé, un corps constitué de deux corps caverneux, des piliers fixés aux branches ischio-pubiennes, les bulbes vestibulaires associés au complexe clitoridien
Le vagin est un conduit de la copulation qui s’étend du col utérin à la vulve, situé entre la vessie en avant, le rectum en arrière et l’utérus en haut, et mesure en moyenne 8 cm.
L’utérus est un organe creux musculaire tapissé par l’endomètre, situé entre la vessie et le rectum, mesurant 8 × 5 × 3 cm et comprenant le corps, l’isthme et le col.
Les trompes de Fallope mesurent 10 à 12 cm, captent l’ovule au pavillon et constituent le lieu de fécondation ; elles comprennent les portions interstitielle, isthmique, ampullaire et le pavillon.
Compléments
Le mont du pubis est une saillie médiane cellulo-graisseuse, en continuité avec celle de l’abdomen et des grandes lèvres, dont l’épaisseur indiquée est de 35 mm.
Les grandes lèvres sont deux replis cutanés allongés dont la face externe est recouverte de poils et la face interne est lisse.
★ À maîtriser
Les trois niveaux de soutien pelvien sont (DeLancey, 1993) :
La défaillance du niveau I de soutien pelvien peut entraîner un prolapsus utérin ou du dôme vaginal.
La défaillance du niveau II de soutien pelvien peut entraîner une cystocèle, une rectocèle ou une élytrocèle.
Compléments
Du sommet vers l’introïtus : suspension, attaches latérales, soutien périnéal.
★ À maîtriser
🔄 Le cycle utérin comprend : la menstruation, avec desquamation de la couche fonctionnelle, la phase proliférative, induite par les œstrogènes, la phase sécrétoire, induite par la progestérone
La sécrétion pulsatile de GnRH par l’hypothalamus est indispensable au fonctionnement de l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien et peut être modulée par le stress, l’alimentation et l’exercice physique.
📌 La FSH stimule la croissance folliculaire, tandis que la LH déclenche l’ovulation et participe à la formation du corps jaune.
Compléments
Follicule → ovulation → corps jaune ; œstrogènes prolifèrent, progestérone mature.
★ À maîtriser
🔄 La démarche diagnostique suit cinq étapes :
L’anamnèse gynécologique caractérise la plainte, les saignements, les douleurs, les troubles du cycle, les symptômes vulvo-vaginaux, la sexualité, le risque d’IST et la possibilité d’une grossesse.
📌 Avant un examen gynécologique intime, la patiente doit recevoir une information claire et préalable et donner un consentement libre et éclairé ; elle peut refuser ou demander l’interruption de l’examen.
Compléments
L’évaluation des antécédents gynécologiques, obstétricaux, médicaux, chirurgicaux et familiaux fait partie de l’anamnèse gynécologique.
Les examens complémentaires gynécologiques sont orientés par l’anamnèse et l’examen clinique et peuvent inclure la biologie, des prélèvements, l’imagerie et des examens spécialisés.
Motif → anamnèse → examen → examens ciblés → diagnostic ou orientation.
★ À maîtriser
📌 L’aménorrhée primaire correspond à l’absence de ménarche à 15 ans malgré une croissance et des caractères sexuels secondaires normaux, ou à 13 ans sans développement mammaire ; l’aménorrhée secondaire correspond à un arrêt des menstruations pendant au moins 3 mois si les cycles étaient réguliers ou 6 mois s’ils étaient irréguliers.
📌 Dans l’hypogonadisme hypogonadotrope, la FSH et la LH sont basses ou anormalement normales avec un œstradiol bas ; dans l’hypogonadisme hypergonadotrope, l’insuffisance ovarienne entraîne une FSH élevée et un œstradiol bas.
Compléments
Les causes fonctionnelles hypothalamiques citées sont :
Les causes structurelles d’aménorrhée comprennent les anomalies müllériennes comme le syndrome de MRKH, les obstacles à l’écoulement comme l’hymen imperforé, la cloison vaginale obstructive ou la sténose cervicale, et l’atteinte endométriale comme le syndrome d’Asherman.
Localiser l’atteinte le long de l’axe : hypothalamus, hypophyse, ovaire, voies génitales.
★ À maîtriser
📌 Chez l’adulte, le diagnostic du SMOP repose sur au moins deux des trois critères de Rotterdam après exclusion d’une autre cause : dysfonction ovulatoire, hyperandrogénie et morphologie ovarienne polykystique à l’échographie ou AMH élevée selon le contexte.
📌 Chez l’adolescente, le diagnostic du SMOP nécessite une dysfonction ovulatoire et une hyperandrogénie ; l’échographie ovarienne et l’AMH ne sont pas utilisées pour établir le diagnostic.
Compléments
Le SMOP concerne environ 12 % des femmes, soit environ une femme sur huit en âge reproductif.
Chez l’adulte, des cycles de moins de 24 jours ou de plus de 38 jours, ou moins de 8 cycles par an, constituent un critère de dysfonction ovulatoire pour le diagnostic du SMOP.
Le bilan initial d’un SMOP peut comprendre β-hCG si une grossesse est possible, TSH, prolactine, 17-OH-progestérone, androgènes et, selon le contexte, FSH et œstradiol.
Le SMOP est associé à des risques métaboliques, reproductifs, obstétricaux, psychologiques et dermatologiques, notamment insulinorésistance, diabète de type 2, infertilité par oligo-anovulation, diabète gestationnel, hypertension ou prééclampsie, anxiété, dépression, acné, alopécie et hirsutisme.
★ À maîtriser
Le vieillissement ovarien réduit le nombre de follicules et la réserve ovarienne, diminue l’inhibine B, augmente la FSH et rend les cycles progressivement irréguliers et anovulatoires, jusqu’à l’épuisement folliculaire et la diminution de l’estradiol.
Après la ménopause, la FSH et la LH augmentent tandis que l’estradiol et l’inhibine B diminuent.
📌 Lorsque l’utérus est présent, le traitement hormonal de la ménopause associe œstrogène et progestatif pour protéger l’endomètre ; après hystérectomie, l’œstrogène seul est généralement utilisé.
Compléments
L’âge moyen de la ménopause est d’environ 51 ans ; la ménopause précoce survient entre 40 et 44 ans et l’insuffisance ovarienne prématurée avant 40 ans.
Les manifestations de la ménopause comprennent les troubles du cycle, les symptômes vasomoteurs, les troubles du sommeil ou de l’humeur, ainsi que le syndrome génito-urinaire avec sécheresse, dyspareunie ou symptômes urinaires.
Utérus présent : œstrogène + progestatif ; après hystérectomie : œstrogène seul en règle générale.
Les méthodes contraceptives se répartissent en quatre familles :
Le préservatif est la seule méthode contraceptive citée qui protège également contre les infections sexuellement transmissibles.
L’implant et les DIU au lévonorgestrel ou au cuivre sont des méthodes de très haute efficacité, avec moins d’une grossesse pour 100 femmes par an et peu de différence entre utilisation parfaite et courante.
Les contraceptions œstroprogestatives comprennent la pilule quotidienne, le patch hebdomadaire et l’anneau vaginal mensuel ; elles inhibent l’axe HHO et le pic de LH, empêchant l’ovulation.
Les contraceptions progestatives épaississent la glaire cervicale et modifient l’endomètre ; l’inhibition de l’ovulation varie selon la méthode et est quasi constante avec le désogestrel à 75 μg.
DIU cuivre sans hormone et règles souvent plus abondantes ; DIU-LNG local et règles souvent moins abondantes.
★ À maîtriser
📌 Avec une contraception progestative, l’irrégularité des saignements ne signifie pas une moindre efficacité contraceptive.
📌 Le DIU au cuivre n’utilise pas d’hormone et agit surtout en empêchant la fécondation, tandis que le DIU-LNG diffuse localement du lévonorgestrel, épaissit la glaire et provoque une atrophie endométriale.
Compléments
📌 L’inhibition de l’ovulation est inconstante avec les anciennes pilules progestatives, mais quasi constante avec le désogestrel à 75 μg.
📌 En cas d’antécédent ou de diagnostic de méningiome, il faut vérifier le progestatif utilisé et arrêter le progestatif concerné si un méningiome est diagnostiqué.
Progestatif : pas d’œstrogène, mais saignements parfois irréguliers
★ À maîtriser
📌 La migraine avec aura contre-indique une contraception œstroprogestative.
📌 En post-partum précoce, les œstrogènes sont à éviter en raison de l’augmentation importante du risque thromboembolique; les méthodes progestatives, l’implant ou le DIU sont à privilégier selon le délai, le risque thromboembolique et l’allaitement.
Compléments
L’HTA contrôlée, l’obésité associée à d’autres risques, le diabète compliqué ou avec atteinte vasculaire, les facteurs cardiovasculaires multiples et les interactions médicamenteuses nécessitent une évaluation avant une contraception œstroprogestative.
Une pose de DIU immédiatement après la délivrance est possible, mais le risque d’expulsion est alors plus élevé.
★ À maîtriser
📌 Le DIU au cuivre est la contraception d’urgence la plus efficace, avec une efficacité supérieure à 99 %, et peut être conservé comme contraception au long cours.
L’ulipristal à 30 mg peut être utilisé jusqu’à 120 heures après le rapport et retarde ou inhibe l’ovulation, même près du pic de LH.
Le lévonorgestrel à 1,5 mg doit être pris le plus tôt possible, idéalement dans les 72 heures, et retarde ou inhibe l’ovulation surtout avant le pic de LH.
📌 Après la prise d’ulipristal, il faut attendre 5 jours avant de débuter ou reprendre une contraception hormonale progestative et utiliser un préservatif pendant l’intervalle puis jusqu’à ce que la contraception soit efficace.
Compléments
📌 La contraception d’urgence ne protège pas les rapports suivants; un test de grossesse est indiqué en cas de règles retardées ou anormales, ou pratiquement environ 3 semaines après le rapport à risque en cas de doute.
Ulipristal : attendre 5 jours avant de reprendre un progestatif
★ À maîtriser
La flore vaginale normale est dominée par les Lactobacillus, qui produisent de l’acide lactique et maintiennent un pH acide d’environ 3,8–4,5, protecteur contre la prolifération de micro-organismes pathogènes.
🔄 L’évolution possible est : obstruction du canal de la glande de Bartholin, formation d’un kyste, surinfection possible, formation d’un abcès
Compléments
📌 La trichomonase se traite par métronidazole; les partenaires sexuels doivent également être traités et les autres IST recherchées.
Candida : pH normal et prurit ; vaginose : pH élevé et odeur
★ À maîtriser
📌 Chlamydia trachomatis est une IST bactérienne très fréquente et souvent asymptomatique, tandis que Neisseria gonorrhoeae est moins fréquente et peut provoquer une cervicite plus inflammatoire ou purulente.
📌 Le risque d’herpès néonatal est surtout élevé lors d’une primo-infection maternelle proche du terme; en cas de lésions ou de prodromes au travail, une césarienne est généralement indiquée.
📌 La pénicilline G est le traitement de référence de la syphilis et le seul traitement dont l’efficacité est démontrée pour prévenir la syphilis congénitale.
Compléments
📌 La PCR est utilisée pour diagnostiquer Chlamydia et le gonocoque; une culture avec antibiogramme est particulièrement importante pour le gonocoque en cas de suspicion de résistance ou d’échec thérapeutique.
Syphilis : chancre indolore, puis éruption, puis phase latente
★ À maîtriser
🔄 L’infection ascendante peut évoluer vers :
Une douleur pelvienne ou abdominale basse associée à une douleur à la mobilisation du col ou des annexes doit faire suspecter une infection génitale haute, même en l’absence de fièvre.
📌 Le diagnostic d’infection génitale haute est avant tout clinique; il faut réaliser un test de grossesse pour éliminer une GEU et rechercher Chlamydia et le gonocoque par PCR, avec échographie en cas de doute, de forme sévère ou de complication.
Compléments
📌 En cas de suspicion clinique suffisante d’infection génitale haute, le traitement antibiotique probabiliste doit être commencé précocement sans attendre les résultats.
Infection ascendante → lésions tubaires → infertilité ou GEU
| Niveau | Structures principales | Rôle | Défaillance |
|---|---|---|---|
| I | Paracervix et ligaments utéro-sacrés | Suspension du col et du dôme vaginal | Prolapsus utérin ou du dôme |
| II | Fascias pubo-cervical et recto-vaginal fixés à l’ATFP | Stabilisation du tiers moyen du vagin | Cystocèle, rectocèle ou élytrocèle |
| III | Noyau fibreux central, membrane périnéale et releveurs | Soutien du tiers inférieur du vagin et de l’introïtus | Descente périnéale ou béance vulvaire |
| Critère | DIU cuivre | DIU-LNG |
|---|---|---|
| Hormone | Aucune | Lévonorgestrel local |
| Mécanisme principal | Effet toxique sur les spermatozoïdes, empêchant surtout la fécondation | Épaississement de la glaire cervicale et atrophie endométriale |
| Règles | Souvent plus abondantes ou douloureuses | Abondance diminuée, aménorrhée possible |
| Contraception d’urgence | Oui | Non retenu en routine dans les recommandations actuelles |
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1. Quelle structure correspond à l’espace délimité par les petites lèvres et contenant le méat urétral ainsi que l’orifice vaginal ?
2. Lors d’un examen anatomique, quelle description situe correctement le vagin et indique sa longueur moyenne ?
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Selon quelle référence les trois niveaux de soutien pelvien sont-ils décrits ?
DeLancey, 1993.
Quelle conséquence peut entraîner la défaillance du niveau I de soutien pelvien ?
Un prolapsus utérin ou du dôme vaginal.
Quelle épaisseur est indiquée pour le mont du pubis ?
35 mm.
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