QCM : Pathologie gynécologique générale (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle structure correspond à l’espace délimité par les petites lèvres et contenant le méat urétral ainsi que l’orifice vaginal ?

Le vagin
Le périnée
Le vestibule
Le mont du pubis

Le vestibule

Explication

Le vestibule est l’espace entre les petites lèvres où s’ouvrent le méat urétral et l’orifice vaginal. Le vagin est un conduit interne qui s’étend du col utérin à la vulve, et ne désigne pas cet espace externe.

2. Lors d’un examen anatomique, quelle description situe correctement le vagin et indique sa longueur moyenne ?

Il s’étend de l’utérus à l’urètre, derrière le rectum, et mesure environ 5 cm.
Il relie les ovaires au col utérin, entre la vessie et l’utérus, et mesure environ 8 cm.
Il s’étend du col utérin à la vulve, entre la vessie et le rectum, et mesure environ 8 cm.
Il s’étend du col utérin à la vulve, derrière le rectum et l’utérus, et mesure environ 3 cm.

Il s’étend du col utérin à la vulve, entre la vessie et le rectum, et mesure environ 8 cm.

Explication

Le vagin relie le col utérin à la vulve, se trouve en arrière de la vessie et en avant du rectum, et mesure en moyenne 8 cm. La trompe utérine relie plutôt la région utérine à proximité de l’ovaire et ne correspond pas à ce conduit.

3. Quel niveau de soutien pelvien stabilise le tiers moyen du vagin grâce aux fascias pubo-cervical et recto-vaginal fixés à l’ATFP ?

Le noyau fibreux central
Le niveau II
Le niveau I
Le niveau III

Le niveau II

Explication

Le niveau II stabilise le tiers moyen du vagin au moyen des fascias pubo-cervical et recto-vaginal fixés à l’ATFP. Le niveau I suspend le col et le dôme vaginal par le paracervix et les ligaments utéro-sacrés.

4. Quelle conséquence peut résulter d’une défaillance du niveau II de soutien pelvien ?

Une descente périnéale ou une béance vulvaire
Une faiblesse isolée des ligaments utéro-sacrés
Un prolapsus utérin ou du dôme vaginal
Une cystocèle, une rectocèle ou une élytrocèle

Une cystocèle, une rectocèle ou une élytrocèle

Explication

Une défaillance du niveau II peut provoquer une cystocèle, une rectocèle ou une élytrocèle. Le prolapsus utérin ou du dôme vaginal est plutôt associé à la défaillance du niveau I.

5. Que désigne le cycle menstruel ?

L’alternance des phases folliculaire et lutéale qui aboutit à la maturation d’un ovocyte
L’ensemble des variations de l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien et du tractus génital qui préparent l’organisme à une éventuelle grossesse
La succession des transformations de l’endomètre provoquées par les hormones ovariennes au cours d’un mois
La variation périodique des gonadotrophines hypophysaires qui régule uniquement la sécrétion ovarienne

L’ensemble des variations de l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien et du tractus génital qui préparent l’organisme à une éventuelle grossesse

Explication

Le cycle menstruel englobe les variations anatomiques et physiologiques de l’axe hormonal et du tractus génital en préparation à une éventuelle grossesse. La succession des transformations de l’endomètre décrit le cycle utérin, qui n’en représente qu’une composante.

6. Quelles sont les cinq étapes de la démarche diagnostique gynécologique, dans leur ordre habituel ?

Motif de consultation, anamnèse, diagnostic ou orientation, examens ciblés, examen clinique
Motif de consultation, anamnèse, examen clinique, examens ciblés, diagnostic ou orientation
Motif de consultation, examens ciblés, anamnèse, diagnostic, examen clinique
Anamnèse, motif de consultation, examen clinique, diagnostic, examens ciblés

Motif de consultation, anamnèse, examen clinique, examens ciblés, diagnostic ou orientation

Explication

La démarche commence par le motif de consultation, puis l’anamnèse et l’examen clinique, avant les examens ciblés et la conclusion diagnostique ou l’orientation. Placer les examens ciblés avant l’anamnèse inverse l’évaluation clinique qui guide leur choix.

7. Quel est l’objectif de mesurer la FSH, la LH et l’œstradiol lors de l’évaluation d’une aménorrhée ?

Localiser une atteinte de l’axe reproducteur en distinguant notamment une origine hypophysaire d’une insuffisance ovarienne
Évaluer la réserve utérine en recherchant une anomalie de l’endomètre ou des voies génitales
Confirmer une grossesse et déterminer son ancienneté à partir du profil hormonal
Identifier une cause infectieuse en mesurant l’activité hormonale des ovaires et de l’hypophyse

Localiser une atteinte de l’axe reproducteur en distinguant notamment une origine hypophysaire d’une insuffisance ovarienne

Explication

Le profil de FSH, de LH et d’œstradiol aide à situer le mécanisme de l’aménorrhée : des gonadotrophines basses ou anormalement normales avec un œstradiol bas orientent vers un hypogonadisme hypogonadotrope, tandis qu’une FSH élevée avec un œstradiol bas suggère une insuffisance ovarienne. La grossesse est recherchée en premier lieu par le dosage de β-hCG, et non par l’interprétation de ces hormones pour en déterminer l’ancienneté.

8. Chez une adulte, quel seuil de critères de Rotterdam doit être atteint pour diagnostiquer un syndrome métabolique ovarien polyendocrinien, après exclusion d’une autre cause ?

Les trois critères sont nécessaires
Deux critères consécutifs pendant plusieurs cycles
Au moins deux des trois critères
Un seul critère suffit

Au moins deux des trois critères

Explication

Chez l’adulte, le diagnostic repose sur la présence d’au moins deux critères parmi la dysfonction ovulatoire, l’hyperandrogénie et la morphologie ovarienne polykystique ou une AMH élevée selon le contexte. Exiger les trois critères est incorrect, car le seuil diagnostique est de deux.

9. En quoi le traitement hormonal de la ménopause diffère-t-il selon que l’utérus est présent ou qu’une hystérectomie a été réalisée ?

Avec un utérus, il associe œstrogène et progestatif pour stimuler l’endomètre ; après hystérectomie, le progestatif seul est généralement utilisé.
Avec un utérus, il utilise le progestatif seul pour protéger l’endomètre ; après hystérectomie, l’œstrogène seul est généralement utilisé.
Avec un utérus, il utilise l’œstrogène seul ; après hystérectomie, il associe œstrogène et progestatif pour protéger l’endomètre.
Avec un utérus, il associe œstrogène et progestatif pour protéger l’endomètre ; après hystérectomie, l’œstrogène seul est généralement utilisé.

Avec un utérus, il associe œstrogène et progestatif pour protéger l’endomètre ; après hystérectomie, l’œstrogène seul est généralement utilisé.

Explication

En présence de l’utérus, l’ajout d’un progestatif protège l’endomètre de l’effet des œstrogènes ; après hystérectomie, l’œstrogène seul est généralement proposé. L’œstrogène seul avec un utérus ne protège pas l’endomètre.

10. Quel auteur est associé à la définition de l’indice de Pearl, qui évalue les grossesses non planifiées sur une année d’utilisation contraceptive ?

Raymond Pearl
Gregory Pincus
John Rock
Carl Djerassi

Raymond Pearl

Explication

L’indice de Pearl porte le nom de Raymond Pearl et rapporte les grossesses non planifiées à 100 femmes ou couples utilisant une méthode pendant un an. Les autres noms sont associés à d’autres contributions à la recherche ou au développement contraceptif, et non à cet indice.

11. Pourquoi des saignements irréguliers sous contraception progestative ne permettent-ils pas de conclure à une baisse de son efficacité contraceptive ?

Parce qu’ils peuvent survenir malgré l’épaississement de la glaire cervicale et les modifications de l’endomètre
Parce qu’ils indiquent que l’ovulation est devenue régulière malgré l’action sur la glaire cervicale
Parce qu’ils résultent d’une augmentation de la fécondation provoquée par l’atrophie endométriale
Parce qu’ils révèlent une diminution de la dose hormonale diffusée par toutes les méthodes progestatives

Parce qu’ils peuvent survenir malgré l’épaississement de la glaire cervicale et les modifications de l’endomètre

Explication

Les contraceptions progestatives peuvent entraîner des saignements irréguliers tout en conservant leurs effets contraceptifs sur la glaire cervicale et l’endomètre. Ces saignements ne prouvent pas une reprise de l’ovulation, laquelle est inhibée de façon variable selon la méthode.

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Selon quelle référence les trois niveaux de soutien pelvien sont-ils décrits ?

DeLancey, 1993.

Quelle conséquence peut entraîner la défaillance du niveau I de soutien pelvien ?

Un prolapsus utérin ou du dôme vaginal.

Quelle épaisseur est indiquée pour le mont du pubis ?

35 mm.

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