QCM : Enzymologie et régulation enzymatique (45 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle une enzyme joue-t-elle dans le métabolisme ?

Elle fournit l’énergie nécessaire à toutes les réactions métaboliques.
Elle empêche les réactions métaboliques de se dérouler spontanément.
Elle constitue le produit final de nombreuses réactions métaboliques.
Elle catalyse des réactions métaboliques en tant que biocatalyseur.

Elle catalyse des réactions métaboliques en tant que biocatalyseur.

Explication

Une enzyme est un biocatalyseur qui intervient dans les réactions du métabolisme. Elle accélère ces réactions plutôt que de fournir elle-même l’énergie nécessaire à leur déroulement.

2. Pourquoi une élévation excessive de la température peut-elle faire perdre son activité à une enzyme ?

Elle peut modifier sa structure tridimensionnelle et provoquer sa dénaturation.
Elle peut convertir le substrat en une forme que l’enzyme ne reconnaît plus.
Elle peut transformer l’enzyme en un produit stable de la réaction.
Elle peut faire consommer à l’enzyme tous les substrats disponibles.

Elle peut modifier sa structure tridimensionnelle et provoquer sa dénaturation.

Explication

Les enzymes sont thermolabiles : une hausse de température peut altérer leur structure tridimensionnelle et les dénaturer. La perte d’activité ne s’explique pas par une consommation de l’enzyme, qui est régénérée à la fin de la réaction.

3. Pourquoi la Taq polymérase convient-elle à l’amplification de l’ADN par PCR malgré les étapes de dénaturation thermique ?

Elle a une température optimale de 95 °C et une demi-vie de 10 minutes à 72 °C.
Elle est issue d’une bactérie thermophile et ne perd aucune activité à 95 °C.
Elle a une température optimale de 72 °C et une demi-vie de 10 minutes à 95 °C.
Elle catalyse l’amplification à 72 °C, température à laquelle l’ADN est dénaturé.

Elle a une température optimale de 72 °C et une demi-vie de 10 minutes à 95 °C.

Explication

La Taq polymérase, issue d’une bactérie thermophile aquatique, a une activité optimale à 72 °C et une demi-vie de 10 minutes à 95 °C, ce qui permet son emploi en PCR. Contrairement à ce que suggère un distracteur, elle n’est pas décrite comme conservant toute son activité à 95 °C.

4. Que se passe-t-il à la fin d’une réaction catalysée par une enzyme présente à très faible concentration ?

L’enzyme est consommée dans une quantité proportionnelle au substrat.
L’enzyme est régénérée et peut participer à une nouvelle réaction.
L’enzyme reste liée au produit et ne peut plus être réutilisée.
L’enzyme est transformée en produit et doit être remplacée.

L’enzyme est régénérée et peut participer à une nouvelle réaction.

Explication

Les enzymes agissent à très faible concentration et sont régénérées à la fin de la réaction catalysée. Elles ne sont donc pas consommées comme les substrats au cours de la transformation.

5. Quel effet la spécificité des enzymes a-t-elle sur les sous-produits, par comparaison avec les catalyseurs chimiques ?

Elle augmente leur formation en favorisant plusieurs réactions concurrentes.
Elle laisse leur quantité inchangée, mais accélère leur apparition.
Elle limite leur formation en orientant plus précisément la réaction catalysée.
Elle transforme les sous-produits en substrats avant la fin de la réaction.

Elle limite leur formation en orientant plus précisément la réaction catalysée.

Explication

La spécificité enzymatique limite la formation de sous-produits, contrairement à l’action moins spécifique des catalyseurs chimiques. Ces derniers ne sont pas caractérisés ici par une production systématiquement plus élevée de produits principaux.

6. Quels sont les deux aspects couverts par la spécificité enzymatique ?

La température de réaction et la quantité de produit formée.
Le substrat reconnu et le type de réaction catalysée.
La concentration de l’enzyme et la vitesse de diffusion du substrat.
La taille du produit et la durée totale de la réaction.

Le substrat reconnu et le type de réaction catalysée.

Explication

La spécificité enzymatique concerne à la fois le substrat de la réaction et le type de réaction catalysée. La température et la quantité de produit ne constituent pas les deux aspects définis par cette notion.

7. Dans un couple de coenzymes d’oxydoréduction, quelle association de formes est correcte ?

NAD⁺ est la forme oxydée, tandis que NADH et H⁺ correspondent à la forme réduite.
NAD⁺ et NADH sont deux formes réduites, tandis que H⁺ est la forme oxydée.
NAD⁺ et NADH sont deux formes oxydées, tandis que H⁺ est la forme réduite.
NAD⁺ est la forme réduite, tandis que NADH et H⁺ correspondent à la forme oxydée.

NAD⁺ est la forme oxydée, tandis que NADH et H⁺ correspondent à la forme réduite.

Explication

Le NAD⁺ correspond à la forme oxydée, tandis que le NADH et H⁺ correspondent à la forme réduite du coenzyme. Inverser les états d’oxydation de ces formes constitue la confusion la plus probable.

8. Dans le code EC à quatre chiffres d’une enzyme, que renseigne le premier chiffre ?

La classe enzymatique, les trois autres chiffres précisant le type de réaction.
Le nombre de sous-unités, les trois autres chiffres précisant la structure de l’enzyme.
Le mécanisme de liaison, les trois autres chiffres indiquant la vitesse de réaction.
Le type précis de substrat, les trois autres chiffres indiquant la classe enzymatique.

La classe enzymatique, les trois autres chiffres précisant le type de réaction.

Explication

Le premier chiffre du code EC indique la classe de l’enzyme, et les trois autres précisent le type de réaction catalysée. Le code ne décrit pas le nombre de sous-unités ni la vitesse de réaction.

9. Que désigne l’état de transition au cours d’une réaction ?

Un état stable correspondant au produit final de la réaction catalysée.
Un état de haute enthalpie libre traversé entre les substrats et les produits.
Un état de faible enthalpie libre atteint avant la fixation des substrats.
Un état initial dans lequel l’enzyme et le substrat sont séparés.

Un état de haute enthalpie libre traversé entre les substrats et les produits.

Explication

L’état de transition, aussi appelé complexe activé, est un état de haute enthalpie libre traversé entre les substrats et les produits. Le produit final correspond à un état distinct, et non à cet état intermédiaire.

10. À quoi correspond l’énergie libre d’activation d’une réaction ?

À la différence d’énergie entre le substrat et le produit final.
À l’énergie libérée lorsque les produits reviennent à l’état des substrats.
À la barrière énergétique à franchir pour que les substrats atteignent l’état de transition.
À l’énergie contenue dans l’enzyme après la régénération du site actif.

À la barrière énergétique à franchir pour que les substrats atteignent l’état de transition.

Explication

L’énergie libre d’activation est la barrière que les substrats doivent franchir pour atteindre l’état de transition. Elle ne désigne pas la différence d’énergie entre les états initial et final.

11. Comment un catalyseur accélère-t-il une réaction sans modifier ses états initial et final ?

Il augmente l’énergie libre des produits afin de favoriser leur formation.
Il diminue l’énergie libre d’activation nécessaire pour atteindre l’état de transition.
Il diminue l’énergie libre des substrats en modifiant leur état initial.
Il change l’équilibre final en transformant les produits en substrats.

Il diminue l’énergie libre d’activation nécessaire pour atteindre l’état de transition.

Explication

Un catalyseur accélère une réaction en abaissant l’énergie libre d’activation, tout en laissant inchangés les états initial et final. Il ne modifie donc pas l’état final pour favoriser la formation des produits.

12. Une réaction est thermodynamiquement impossible dans les conditions considérées : que peut faire une enzyme à son sujet ?

Elle peut la rendre possible en diminuant l’énergie libre d’activation.
Elle ne peut pas rendre cette réaction thermodynamiquement possible en l’accélérant.
Elle peut la rendre possible en stabilisant davantage les substrats.
Elle peut la rendre possible en régénérant l’enzyme après chaque étape.

Elle ne peut pas rendre cette réaction thermodynamiquement possible en l’accélérant.

Explication

Une enzyme peut accélérer une réaction thermodynamiquement possible, mais elle ne rend pas possible une réaction thermodynamiquement impossible. La diminution de l’énergie d’activation modifie la vitesse, et non cette possibilité thermodynamique.

13. Quelle forme prend la courbe de Michaelis-Menten lorsqu’on représente la vitesse initiale en fonction de la concentration en substrat ?

Une droite reliant l’inverse de la vitesse à l’inverse de la concentration
Une sigmoïde reliant la vitesse initiale à la concentration en substrat
Une droite reliant la vitesse initiale à la concentration en substrat
Une hyperbole reliant la vitesse initiale à la concentration en substrat

Une hyperbole reliant la vitesse initiale à la concentration en substrat

Explication

La représentation de Michaelis-Menten trace la vitesse initiale en fonction de la concentration en substrat et produit une hyperbole. La représentation en double inverse, qui trace les inverses de ces grandeurs, est linéaire.

14. Dans quelle situation une enzyme atteint-elle sa vitesse maximale Vmax ?

Lorsque l’inhibiteur est fixé et que la vitesse initiale atteint sa moitié
Lorsque la concentration en substrat correspond à Km et que la moitié des sites sont occupés
Lorsque le substrat est abondant et que tous les sites enzymatiques sont occupés
Lorsque le substrat est rare et que les sites enzymatiques restent majoritairement libres

Lorsque le substrat est abondant et que tous les sites enzymatiques sont occupés

Explication

Vmax est atteinte lorsque l’enzyme est saturée par une forte concentration de substrat et que tous ses sites sont occupés. À la concentration Km, la vitesse initiale vaut plutôt la moitié de Vmax.

15. Comment définit-on la constante de Michaelis Km à partir de la vitesse initiale ?

Comme la concentration en substrat pour laquelle tous les sites enzymatiques sont occupés
Comme la concentration en substrat pour laquelle la vitesse atteint la moitié de Vmax
Comme l’inverse de la vitesse maximale mesurée à forte concentration de substrat
Comme la vitesse initiale mesurée lorsque la concentration en substrat vaut zéro

Comme la concentration en substrat pour laquelle la vitesse atteint la moitié de Vmax

Explication

Km correspond à la concentration en substrat pour laquelle la vitesse initiale atteint Vmax/2. La saturation complète des sites correspond à la condition associée à Vmax, et non à la définition de Km.

16. Quelles grandeurs sont portées sur les axes de la représentation de Lineweaver-Burk ?

La vitesse initiale en fonction de la concentration en substrat
L’inverse de la vitesse initiale en fonction de l’inverse de la concentration en substrat
La vitesse initiale en fonction de l’inverse de la concentration en substrat
L’inverse de la vitesse initiale en fonction de la concentration en substrat

L’inverse de la vitesse initiale en fonction de l’inverse de la concentration en substrat

Explication

Lineweaver-Burk est une représentation en double inverse, avec 1/v01/v_0 en fonction de 1/[S]1/[S]. La représentation de Michaelis-Menten utilise plutôt la vitesse initiale et la concentration en substrat sans les inverser.

17. Quelle combinaison de caractéristiques décrit les enzymes allostériques ?

Elles sont monomériques, coopératives et régulées par des produits qui occupent le site actif
Elles sont monomériques, non coopératives et régulées par la seule concentration en substrat
Elles sont oligomériques, non coopératives et régulées par des effecteurs uniquement inhibiteurs
Elles sont oligomériques, coopératives et régulées par des effecteurs activateurs ou inhibiteurs

Elles sont oligomériques, coopératives et régulées par des effecteurs activateurs ou inhibiteurs

Explication

Les enzymes allostériques sont oligomériques, fonctionnent de manière coopérative et peuvent être régulées par des effecteurs activateurs ou inhibiteurs, souvent des métabolites. La description d’une enzyme monomérique et non coopérative ne correspond pas à ces caractéristiques.

18. Quelle distinction entre les cinétiques michaelienne et allostérique est correcte ?

La cinétique michaelienne est hyperbolique, tandis que la cinétique allostérique est sigmoïde
La cinétique michaelienne est sigmoïde, tandis que la cinétique allostérique est hyperbolique
Les deux cinétiques sont sigmoïdes, mais seule la cinétique allostérique est coopérative
Les deux cinétiques sont hyperboliques, mais seule la cinétique michaelienne est coopérative

La cinétique michaelienne est hyperbolique, tandis que la cinétique allostérique est sigmoïde

Explication

Les enzymes michaeliennes présentent une cinétique hyperbolique, tandis que la coopérativité positive des enzymes allostériques est associée à une cinétique sigmoïde. Inverser ces deux formes constitue une confusion fréquente entre les deux catégories.

19. Que représente K₀,₅ pour une enzyme allostérique ?

La concentration en substrat pour laquelle tous les sites atteignent leur affinité maximale
La concentration en substrat pour laquelle la vitesse atteint la moitié de Vmax
La vitesse correspondant à la moitié de la concentration maximale en substrat
La concentration d’effecteur pour laquelle la vitesse atteint la moitié de Vmax

La concentration en substrat pour laquelle la vitesse atteint la moitié de Vmax

Explication

K₀,₅ est la concentration en substrat correspondant à une vitesse égale à Vmax/2 et joue un rôle comparable à Km. Une concentration d’effecteur ne définit pas K₀,₅.

20. Que caractérise le passage entre les états T et R d’une enzyme allostérique ?

Une transition irréversible d’un état inactif à forte affinité vers un état actif à faible affinité
Une transition irréversible d’un état actif à forte affinité vers un état inactif à faible affinité
Une transition réversible entre deux états actifs présentant la même affinité pour le substrat
Une transition réversible d’un état inactif à faible affinité vers un état actif à forte affinité

Une transition réversible d’un état inactif à faible affinité vers un état actif à forte affinité

Explication

L’état T est inactif et présente une faible affinité pour le substrat, tandis que l’état R est actif et présente une forte affinité; le passage entre eux est réversible. L’idée d’un changement irréversible ne décrit donc pas le fonctionnement de ces états.

21. Comment l’inhibiteur agit-il dans une inhibition compétitive ?

Il se lie à un site distinct et empêche la formation du produit sans concurrencer le substrat
Il se lie au même site que le substrat et empêche la formation du produit
Il se lie à un site distinct et augmente la fixation du substrat sur l’enzyme
Il se lie au même site que le produit et empêche sa libération de l’enzyme

Il se lie au même site que le substrat et empêche la formation du produit

Explication

En inhibition compétitive, le substrat et l’inhibiteur se disputent le même site; la fixation de l’inhibiteur empêche la formation du produit. Une fixation sur un site distinct correspond à une autre modalité d’inhibition, et non à la compétition pour le site du substrat.

22. Quel effet l’inhibition compétitive a-t-elle sur Km apparent et Vmax ?

Km apparent augmente, tandis que Vmax reste inchangée
Km apparent reste inchangé, tandis que Vmax diminue
Km apparent augmente, tandis que Vmax diminue également
Km apparent diminue, tandis que Vmax reste inchangée

Km apparent augmente, tandis que Vmax reste inchangée

Explication

En inhibition compétitive, Km′=Km(1+[I]KI)K_m' = K_m\left(1 + \frac{[I]}{K_I}\right) et Vmax⁡′=Vmax⁡V_{\max}' = V_{\max} : Km apparent augmente, mais Vmax reste inchangée. Une diminution de Vmax n’est donc pas l’effet caractéristique de ce type d’inhibition.

23. Comment le captopril se fixe-t-il sur l’ACE ?

Il se fixe au site actif en chélatant le zinc nécessaire au fonctionnement de l’enzyme
Il se fixe au site actif en chélatant le fer nécessaire au fonctionnement de l’enzyme
Il se fixe à un site régulateur en chélatant le zinc nécessaire au fonctionnement de l’enzyme
Il se fixe au site actif en remplaçant le zinc par un ion qui active l’enzyme

Il se fixe au site actif en chélatant le zinc nécessaire au fonctionnement de l’enzyme

Explication

L’ACE est une métalloprotéase qui nécessite du zinc, et le captopril se fixe à son site actif en chélatant ce métal. Une fixation à un site régulateur ne décrit pas le mécanisme indiqué pour le captopril.

24. Quelle conséquence découle du blocage par le captopril de la conversion de l’angiotensine I en angiotensine II ?

La conversion de l’angiotensine II en angiotensine I s’arrête, ce qui inhibe la vasoconstriction
La vasoconstriction est inhibée, ce qui limite l’augmentation de la tension artérielle
La vasoconstriction est renforcée, ce qui limite l’augmentation de la tension artérielle
La formation d’angiotensine II augmente, ce qui inhibe la vasoconstriction

La vasoconstriction est inhibée, ce qui limite l’augmentation de la tension artérielle

Explication

L’ACE produit l’angiotensine II à partir de l’angiotensine I, et cette molécule entraîne une vasoconstriction ainsi qu’une hausse de la tension artérielle; le captopril bloque cette conversion. Renforcer la vasoconstriction irait donc à l’encontre de l’effet attendu de ce blocage.

25. Dans une inhibition non compétitive, comment se distinguent les sites de fixation du substrat et de l’inhibiteur, et quels complexes peuvent se former ?

Ils se fixent sur le même site, et seul le complexe ES peut se former.
Ils se fixent sur des sites différents, mais le complexe ESI ne peut pas se former.
Ils se fixent sur le même site, et les complexes ES, EI et ESI peuvent se former.
Ils se fixent sur des sites différents, et les complexes ES, EI et ESI peuvent se former.

Ils se fixent sur des sites différents, et les complexes ES, EI et ESI peuvent se former.

Explication

L’inhibition non compétitive implique des sites distincts et permet la formation des complexes ES, EI et ESI. Des sites identiques caractérisent plutôt l’inhibition compétitive, et non la non-compétitive.

26. Dans le modèle donné de l’inhibition non compétitive, quel effet l’augmentation de la concentration en inhibiteur a-t-elle sur Vmax⁡′V_{\max}' ?

Elle fait augmenter Vmax⁡′V_{\max}' selon le facteur 1+[I]KI1 + \frac{[I]}{K_I} au numérateur.
Elle laisse Vmax⁡′V_{\max}' inchangée, car seul KmK_m dépend de l’inhibiteur.
Elle fait diminuer Vmax⁡′V_{\max}' selon le facteur 1+[I]KI1 + \frac{[I]}{K_I} au dénominateur.
Elle fait diminuer Vmax⁡′V_{\max}' selon le facteur 1+KI[I]1 + \frac{K_I}{[I]} au dénominateur.

Elle fait diminuer $$V_{\max}'$$ selon le facteur $$1 + \frac{[I]}{K_I}$$ au dénominateur.

Explication

Le modèle exprime Vmax⁡′V_{\max}' comme Vmax⁡V_{\max} divisé par 1+[I]KI1 + \frac{[I]}{K_I}, ce qui réduit la vitesse maximale lorsque la concentration en inhibiteur augmente. L’idée que Vmax⁡V_{\max} reste inchangée correspond à l’inhibition compétitive.

27. Quelle cible enzymatique le lithium inhibe-t-il dans le contexte de son utilisation thérapeutique ?

L’enzyme de conversion de l’angiotensine, ou ACE, dans le traitement de la bipolarité.
La protéase de l’angiotensine II dans le traitement de la bipolarité.
L’IMPase, ou inositol monophosphatase, dans le traitement de la bipolarité.
La cyclooxygénase, ou COX, dans le traitement de la bipolarité.

L’IMPase, ou inositol monophosphatase, dans le traitement de la bipolarité.

Explication

Le lithium inhibe l’IMPase et est utilisé dans le traitement de la bipolarité. La COX est associée à l’action de l’aspirine, tandis que l’ACE est la cible du captopril.

28. Quel effet irréversible l’aspirine exerce-t-elle sur la voie de biosynthèse des prostaglandines ?

Elle inhibe la cyclooxygénase, ce qui bloque la biosynthèse des prostaglandines.
Elle inhibe la cyclooxygénase, ce qui accélère la biosynthèse des prostaglandines.
Elle inhibe l’IMPase, ce qui bloque la biosynthèse des prostaglandines.
Elle chélate le zinc de l’ACE, ce qui bloque la biosynthèse des prostaglandines.

Elle inhibe la cyclooxygénase, ce qui bloque la biosynthèse des prostaglandines.

Explication

L’aspirine est présentée comme un inhibiteur irréversible de la cyclooxygénase, enzyme impliquée dans la biosynthèse des prostaglandines. L’inhibition de l’IMPase est associée au lithium et n’explique pas l’action de l’aspirine.

29. Une modification covalente irréversible de la COX par l’aspirine entraîne quelle conséquence fonctionnelle ?

L’augmentation de la biosynthèse des prostaglandines par activation de la COX.
La diminution de la biosynthèse des prostaglandines par inhibition de la COX.
La diminution de la conversion de l’inositol 1-phosphate en inositol par inhibition de l’IMPase.
La diminution de la conversion de l’angiotensine I en angiotensine II par inhibition de l’ACE.

La diminution de la biosynthèse des prostaglandines par inhibition de la COX.

Explication

L’aspirine inhibe irréversiblement la COX, ce qui réduit la biosynthèse des prostaglandines. La conversion de l’angiotensine I relève de l’ACE, cible du captopril, et non de la COX.

30. Comment le captopril empêche-t-il l’ACE de convertir l’angiotensine I en angiotensine II ?

Il se fixe sur un site éloigné de l’ACE et accélère l’élimination de l’angiotensine II.
Il se fixe au site actif de l’ACE et chélate le magnésium nécessaire à son fonctionnement.
Il se fixe au site actif de l’ACE et chélate le zinc nécessaire à son fonctionnement.
Il inhibe l’IMPase et réduit ainsi la disponibilité de l’angiotensine I.

Il se fixe au site actif de l’ACE et chélate le zinc nécessaire à son fonctionnement.

Explication

Le captopril se fixe au site actif de l’ACE et chélate le zinc nécessaire à son activité, empêchant ainsi la conversion de l’angiotensine I. Le magnésium est associé à l’IMPase, pas au mécanisme décrit pour le captopril.

31. Si l’activité de l’ACE augmente, quelle chaîne d’effets est attendue sur l’angiotensine II et la pression artérielle ?

La conversion d’angiotensine II en angiotensine I augmente, favorisant la vasodilatation et l’élévation de la pression artérielle.
La conversion d’angiotensine I en angiotensine II augmente, favorisant la vasoconstriction et l’élévation de la pression artérielle.
La conversion d’angiotensine I en angiotensine II augmente, favorisant la vasodilatation et l’abaissement de la pression artérielle.
La conversion d’angiotensine I en angiotensine II diminue, favorisant la vasoconstriction et l’abaissement de la pression artérielle.

La conversion d’angiotensine I en angiotensine II augmente, favorisant la vasoconstriction et l’élévation de la pression artérielle.

Explication

L’ACE convertit l’angiotensine I en angiotensine II, laquelle provoque une vasoconstriction et une augmentation de la pression artérielle. Une conversion réduite ne produirait pas la hausse d’angiotensine II décrite dans cette chaîne.

32. Quelle distinction décrit correctement la glycogénogenèse et la glycogénolyse ?

La glycogénogenèse dégrade le glucose pour produire de l’énergie, tandis que la glycogénolyse correspond à la glycolyse.
La glycogénogenèse stocke le glucose en glycogène, tandis que la glycogénolyse dégrade le glycogène pour obtenir du glucose.
La glycogénogenèse dégrade le glycogène, tandis que la glycogénolyse transforme le glucose en glycogène.
La glycogénogenèse et la glycogénolyse désignent deux étapes successives de la dégradation du glucose.

La glycogénogenèse stocke le glucose en glycogène, tandis que la glycogénolyse dégrade le glycogène pour obtenir du glucose.

Explication

La glycogénogenèse permet de stocker le glucose sous forme de glycogène, alors que la glycogénolyse mobilise ce stock. La dégradation du glucose par la glycolyse est une voie distincte de la glycogénolyse.

33. Lors d’une hypoglycémie, quelle réponse hormonale favorise la dégradation du glycogène ?

L’insuline active la glycogène synthase et stimule ainsi la libération de glucose à partir du glycogène.
Le glucagon et l’adrénaline activent la glycogène synthase pour accroître le stockage du glucose.
L’insuline déclenche des phosphorylations qui activent la glycogène phosphorylase.
Le glucagon et l’adrénaline déclenchent des phosphorylations qui activent la glycogène phosphorylase.

Le glucagon et l’adrénaline déclenchent des phosphorylations qui activent la glycogène phosphorylase.

Explication

En cas d’hypoglycémie, le glucagon et l’adrénaline activent une cascade de phosphorylations qui stimule la glycogène phosphorylase et la glycogénolyse. L’insuline favorise plutôt la glycogénogenèse et le stockage du glucose.

34. Quel effet l’insuline favorise-t-elle lorsque la glycémie est élevée ?

Elle déclenche la glycogénolyse afin de réduire les réserves de glycogène.
Elle inhibe la glycogène synthase et oriente le glucose vers la dégradation du glycogène.
Elle active la glycogène synthase et favorise le stockage du glucose sous forme de glycogène.
Elle active la glycogène phosphorylase et favorise la libération de glucose à partir du glycogène.

Elle active la glycogène synthase et favorise le stockage du glucose sous forme de glycogène.

Explication

En situation d’hyperglycémie, l’insuline favorise l’activation de la glycogène synthase et le stockage du glucose en glycogène. L’activation de la glycogène phosphorylase correspond plutôt à la mobilisation du glycogène.

35. Comment l’aspirine bloque-t-elle la production de prostaglandines par la COX-2 ?

Elle se fixe réversiblement sur le site actif et déplace les prostaglandines déjà formées.
Elle acétyle une sérine hors du site actif et empêche la synthèse de l’acide arachidonique.
Elle détruit l’acide arachidonique avant qu’il puisse se lier à la COX-2.
Elle acétyle irréversiblement une sérine du site actif, ce qui bloque l’accès de l’acide arachidonique.

Elle acétyle irréversiblement une sérine du site actif, ce qui bloque l’accès de l’acide arachidonique.

Explication

L’aspirine acétyle irréversiblement une sérine du site actif de la COX-2, empêchant l’acide arachidonique d’y accéder et bloquant ainsi la production de prostaglandines. Une inhibition réversible ne correspond pas au mécanisme décrit pour l’aspirine.

36. Quel changement produit un activateur allostérique sur l’affinité d’une enzyme pour son substrat ?

Il favorise l’état R, déplace la courbe vers la gauche et augmente l’affinité en diminuant KAK_A.
Il favorise l’état T, déplace la courbe vers la droite et augmente l’affinité en diminuant KAK_A.
Il favorise l’état R, déplace la courbe vers la droite et réduit l’affinité en augmentant KAK_A.
Il favorise l’état T, déplace la courbe vers la gauche et réduit l’affinité en augmentant KAK_A.

Il favorise l’état R, déplace la courbe vers la gauche et augmente l’affinité en diminuant $$K_A$$.

Explication

Un activateur allostérique favorise l’état R et augmente l’affinité, ce qui déplace la courbe vers la gauche et diminue KAK_A. L’état T et un déplacement vers la droite caractérisent plutôt l’action d’un inhibiteur allostérique.

37. Quel effet caractérise un inhibiteur allostérique sur la liaison du substrat ?

Il favorise l’état R, déplace la courbe vers la droite et augmente l’affinité de l’enzyme.
Il favorise l’état T, déplace la courbe vers la gauche et augmente l’affinité de l’enzyme.
Il favorise l’état T, déplace la courbe vers la droite et diminue l’affinité de l’enzyme.
Il favorise l’état R, déplace la courbe vers la gauche et diminue l’affinité de l’enzyme.

Il favorise l’état T, déplace la courbe vers la droite et diminue l’affinité de l’enzyme.

Explication

Un inhibiteur allostérique favorise l’état T et diminue l’affinité de l’enzyme pour le substrat, ce qui déplace la courbe vers la droite. L’état R est associé à une affinité accrue et à un déplacement vers la gauche.

38. Dans la régulation de la pyruvate kinase, quels sont les effets du fructose 1,6-bisphosphate et de l’ATP ?

Le fructose 1,6-bisphosphate inhibe la pyruvate kinase, tandis que l’ATP l’active.
Le fructose 1,6-bisphosphate active la pyruvate kinase, tandis que l’ATP l’inhibe.
Le fructose 1,6-bisphosphate et l’ATP activent tous deux la pyruvate kinase.
Le fructose 1,6-bisphosphate et l’ATP inhibent tous deux la pyruvate kinase.

Le fructose 1,6-bisphosphate active la pyruvate kinase, tandis que l’ATP l’inhibe.

Explication

Le fructose 1,6-bisphosphate active la pyruvate kinase, tandis que l’ATP exerce un effet inhibiteur. Inverser ces rôles confond les effets régulateurs des deux molécules.

39. Qu’est-ce qu’une proenzyme ?

Une sous-unité enzymatique active qui s’assemble avec d’autres sous-unités sans clivage.
Une enzyme active dès sa synthèse, dont le clivage sert à interrompre son activité.
Un inhibiteur enzymatique qui devient actif après s’être associé au substrat.
Un précurseur enzymatique inactif, souvent protéolytique, qui devient actif après un clivage nécessaire.

Un précurseur enzymatique inactif, souvent protéolytique, qui devient actif après un clivage nécessaire.

Explication

Une proenzyme est un précurseur inactif qui est activé par clivage lorsque son activité devient nécessaire. La considérer comme active avant cette activation inverse la distinction entre précurseur et enzyme active.

40. Quelle succession d’événements conduit à l’activation des caspases ?

Les sous-unités de la procaspase s’associent en tétramère, puis le prodomaine est clivé et d’autres procaspases sont activées en cascade.
Le prodomaine est clivé, d’autres procaspases sont activées en cascade, puis les sous-unités s’associent en tétramère actif.
La procaspase s’associe d’abord à d’autres procaspases, puis son prodomaine est clivé sans formation d’un tétramère actif.
Le prodomaine de la procaspase est clivé, les sous-unités s’associent en tétramère actif, puis d’autres procaspases sont activées en cascade.

Le prodomaine de la procaspase est clivé, les sous-unités s’associent en tétramère actif, puis d’autres procaspases sont activées en cascade.

Explication

L’activation commence par le clivage protéolytique du prodomaine, suivi de l’association des sous-unités en une caspase tétramérique active, qui peut ensuite activer d’autres procaspases. Le déclenchement de la cascade avant la formation de la caspase active inverse l’ordre des étapes.

41. Quel effet l’insuline exerce-t-elle sur l’expression de la PEPCK, enzyme impliquée dans la néoglucogenèse à partir de précurseurs non glucidiques ?

Elle stimule directement l’activité de la PEPCK sans modifier son expression.
Elle augmente l’expression de la PEPCK.
Elle diminue l’expression de la PEPCK.
Elle réduit la dégradation de la PEPCK sans modifier son expression.

Elle diminue l’expression de la PEPCK.

Explication

L’insuline diminue l’expression de la PEPCK, qui intervient dans la néoglucogenèse à partir de précurseurs non glucidiques. Le glucagon est associé à l’effet opposé sur l’expression de cette enzyme.

42. Lorsqu’une hausse de l’expression de la PEPCK est observée, quelle hormone est associée à cet effet ?

Le glucagon, qui augmente l’expression de la PEPCK.
L’insuline, qui augmente l’expression de la PEPCK.
L’insuline, qui diminue l’expression de la PEPCK.
Le glucagon, qui diminue l’expression de la PEPCK.

Le glucagon, qui augmente l’expression de la PEPCK.

Explication

Le glucagon augmente l’expression de la PEPCK, une enzyme impliquée dans la néoglucogenèse. L’insuline produit l’effet contraire en diminuant l’expression de cette enzyme.

43. Dans une inhibition compétitive, où se fixent le substrat et l’inhibiteur sur l’enzyme ?

L’inhibiteur se fixe à l’enzyme, puis le substrat à l’inhibiteur.
Le substrat se fixe à l’enzyme, puis l’inhibiteur au substrat.
Ils se fixent sur le même site de l’enzyme.
Ils se fixent sur des sites différents de l’enzyme.

Ils se fixent sur le même site de l’enzyme.

Explication

L’inhibition compétitive met en jeu un site de fixation partagé par le substrat et l’inhibiteur. Dans l’inhibition non compétitive, ils se fixent au contraire sur des sites différents.

44. Une molécule inhibitrice se fixe sur un site distinct de celui du substrat. Quel type d’inhibition cette configuration décrit-elle ?

Une inhibition par fixation de l’inhibiteur au substrat libre.
Une inhibition compétitive.
Une inhibition non compétitive.
Une inhibition incompétitive.

Une inhibition non compétitive.

Explication

Dans l’inhibition non compétitive, le substrat et l’inhibiteur se fixent sur des sites différents de l’enzyme. L’inhibition compétitive se distingue par le partage du même site de fixation.

45. Dans une inhibition incompétitive, à quelle condition l’inhibiteur peut-il se fixer à l’enzyme ?

Le substrat et l’inhibiteur doivent se fixer simultanément au même site.
L’enzyme doit être libre de tout substrat au moment de la fixation.
Le site de fixation du substrat doit être occupé par l’inhibiteur.
Le substrat doit s’être fixé à l’enzyme au préalable.

Le substrat doit s’être fixé à l’enzyme au préalable.

Explication

Dans l’inhibition incompétitive, l’inhibiteur se fixe à l’enzyme seulement après la fixation préalable du substrat. Une fixation sur l’enzyme libre ne correspond donc pas à cette règle.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 88 flashcards sur Enzymologie et régulation enzymatique.

Qu’est-ce qu’une enzyme ?

Un biocatalyseur des réactions du métabolisme.

Quel effet une élévation de température peut-elle avoir sur la structure d’une enzyme ?

Elle peut modifier sa structure tridimensionnelle et la dénaturer.

Quelle conséquence la dénaturation thermique peut-elle avoir sur l’activité enzymatique ?

Elle peut faire perdre son activité à l’enzyme.

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Consultez la fiche de révision complète sur Enzymologie et régulation enzymatique.

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