QCM : Cytogénétique et anomalies chromosomiques (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet d’étude de la génétique ?

La classification des espèces et leur évolution
La composition chimique des cellules et des tissus
L’expression et la transmission des caractères
La structure et le fonctionnement des organes

L’expression et la transmission des caractères

Explication

La génétique étudie à la fois l’expression des caractères et leur transmission. La classification des espèces relève plutôt de la taxonomie et ne définit pas le champ de la génétique.

2. Quelle conclusion les travaux d’Avery, MacLeod et McCarty ont-ils apportée en 1944 ?

Les protéines, plutôt que l’ADN, portent l’information génétique
L’ADN est formé de deux brins enroulés en double hélice
Les gènes sont transmis par les chromosomes sexuels
L’ADN, plutôt que les protéines, porte l’information génétique

L’ADN, plutôt que les protéines, porte l’information génétique

Explication

Leurs travaux ont montré que l’ADN est le support de l’information génétique, contrairement aux protéines. La double hélice a été révélée plus tard, en 1953, par Crick et Watson.

3. Quel état génétique suffit généralement à l’expression d’une maladie autosomique dominante ?

L’état hétérozygote pour l’allèle muté
L’état homozygote pour l’allèle muté
La présence de deux allèles normaux
La présence d’un allèle muté sur un chromosome sexuel

L’état hétérozygote pour l’allèle muté

Explication

Dans une maladie autosomique dominante, un individu hétérozygote peut être atteint, tandis que les homozygotes pour l’allèle muté sont rares. L’état homozygote n’est donc pas nécessaire à l’expression de la maladie.

4. Un parent atteint d’une maladie autosomique dominante a un enfant : quel est le risque que cet enfant soit atteint à cette grossesse ?

100 %
50 %
75 %
25 %

50 %

Explication

Chaque enfant d’un parent atteint présente un risque de 50 % d’être atteint à chaque grossesse. Le risque ne s’élève pas automatiquement à 100 % parce qu’un parent est atteint.

5. Que signifie l’hémizygotie chez un garçon atteint d’une maladie récessive liée au chromosome X ?

Il possède un chromosome X normal et un chromosome Y porteur de l’allèle muté.
Il possède un seul chromosome X, hérité de sa mère, porteur de l’allèle muté.
Il possède un chromosome X muté hérité de son père et un chromosome Y maternel.
Il possède deux chromosomes X porteurs chacun d’une copie de l’allèle muté.

Il possède un seul chromosome X, hérité de sa mère, porteur de l’allèle muté.

Explication

Le garçon est hémizygote parce qu’il n’a qu’un chromosome X, transmis par sa mère, et que celui-ci porte l’allèle muté. L’option évoquant deux chromosomes X mutés décrit plutôt une situation d’homozygotie, et non l’hémizygotie masculine.

6. Dans une hérédité liée au chromosome Y, quel schéma de transmission caractérise un caractère holandrique ?

Le père transmet le caractère à ses filles par le chromosome X.
La mère transmet le caractère à ses filles par le chromosome X.
Le père transmet le caractère à ses fils par le chromosome Y.
La mère transmet le caractère à ses fils par l’ADN mitochondrial.

Le père transmet le caractère à ses fils par le chromosome Y.

Explication

Un caractère holandrique est porté par le chromosome Y et se transmet de père en fils. La transmission par le chromosome X concerne des caractères liés à X, et non des caractères holandriques.

7. Quel est le rôle de l’équilibre de Hardy-Weinberg dans l’étude des populations ?

Évaluer l’apport de nouveaux allèles par migration entre populations
Expliquer la disparition d’allèles défavorables sous l’effet de la sélection naturelle
Mesurer la proportion d’individus homozygotes issue des unions entre apparentés
Décrire la stabilité des fréquences alléliques et génotypiques entre générations sous certaines conditions

Décrire la stabilité des fréquences alléliques et génotypiques entre générations sous certaines conditions

Explication

L’équilibre de Hardy-Weinberg sert de modèle pour décrire des fréquences alléliques et génotypiques qui restent constantes d’une génération à l’autre lorsque certaines conditions sont réunies. La consanguinité peut modifier les fréquences génotypiques et fait partie des facteurs qui empêchent cet équilibre.

8. Quel mode de transmission est associé à l’atrophie optique héréditaire de Leber ?

Une transmission autosomique récessive, car les deux parents transmettent un allèle nucléaire muté
Une transmission mitochondriale strictement maternelle, car l’embryon reçoit ses mitochondries de l’ovocyte
Une transmission dominante liée au chromosome X, car le père transmet l’allèle à ses filles
Une transmission polygénique, car plusieurs gènes nucléaires déterminent le phénotype

Une transmission mitochondriale strictement maternelle, car l’embryon reçoit ses mitochondries de l’ovocyte

Explication

L’atrophie optique héréditaire de Leber est transmise par la mère, puisque les mitochondries de l’embryon proviennent de l’ovocyte. Le mode autosomique récessif concerne notamment le syndrome MNGIE, dont le gène responsable est nucléaire.

9. Quelle différence distingue l’hérédité polygénique de la transmission multifactorielle ?

La première dépend de facteurs environnementaux, tandis que la seconde repose sur un seul gène muté.
La première concerne les gènes mitochondriaux, tandis que la seconde concerne les gènes situés dans le noyau.
La première dépend de plusieurs gènes, tandis que la seconde associe cette susceptibilité génétique à des facteurs environnementaux.
La première exige des anomalies de deux gènes, tandis que la seconde implique un petit nombre de gènes.

La première dépend de plusieurs gènes, tandis que la seconde associe cette susceptibilité génétique à des facteurs environnementaux.

Explication

L’hérédité polygénique correspond à une susceptibilité impliquant plusieurs gènes, alors que la transmission multifactorielle intègre aussi des facteurs environnementaux. L’idée qu’elle repose sur un seul gène muté correspond à une transmission monogénique, et non à ces deux notions.

10. Qui est crédité de la description de la PCR en 1983 ?

Frederick Sanger
Kary Mullis
Maxam et Gilbert
Hardy et Weinberg

Kary Mullis

Explication

Kary Mullis a décrit la PCR en 1983, avant la publication de la méthode en 1985. Sanger est associé à une méthode de séquençage de l’ADN, et non à la PCR.

11. Pourquoi l’analyse des allèles des gènes codant les enzymes qui éliminent le 5FU est-elle réalisée avant son administration ?

Pour augmenter la concentration du médicament au-delà de la marge thérapeutique
Pour adapter la posologie au profil génétique et limiter le risque de toxicité
Pour déterminer si la tumeur possède une origine mitochondriale
Pour remplacer l’analyse des enzymes par une mesure de la réponse immunitaire

Pour adapter la posologie au profil génétique et limiter le risque de toxicité

Explication

Les variations génétiques des enzymes impliquées dans l’élimination du 5FU peuvent modifier la réponse au traitement, ce qui justifie une posologie personnalisée. Une concentration dépassant la marge thérapeutique accroît la toxicité au lieu d’améliorer le traitement.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Cytogénétique et anomalies chromosomiques.

Qu’est-ce que la génétique ?

La science de l’expression et de la transmission des caractères.

Qu’est-ce que l’hérédité autosomique dominante ?

Le gène est autosomique et l’allèle muté domine l’allèle normal.

À quel génotype une maladie autosomique dominante s’exprime-t-elle ?

À l’état hétérozygote.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Cytogénétique et anomalies chromosomiques.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM