★ À maîtriser
Compléments
La génétique formelle étudie les modes d’hérédité et les risques de transmission.
La cytogénétique humaine porte sur la détermination et l’étude des chromosomes humains.
La génétique moléculaire étudie les bases moléculaires des mutations et les outils de diagnostic moléculaire.
La génétique clinique étudie notamment les maladies mendéliennes et les maladies complexes à composante génétique, comme le diabète et les maladies cardiovasculaires.
Les chromosomes permettent la distribution égale des gènes dans les deux cellules filles lors de la division cellulaire.
Les chromosomes ne sont visibles que pendant une courte période du cycle cellulaire, lorsqu’ils sont sous leur forme la plus condensée.
ADN → gène → chromosome
★ À maîtriser
Une maladie autosomique dominante s’exprime à l’état hétérozygote, tandis que les homozygotes pour l’allèle muté sont rares.
Dans une hérédité autosomique dominante, les deux sexes sont atteints avec la même fréquence et les personnes atteintes se retrouvent sur plusieurs générations.
Chaque enfant d’un parent atteint d’une maladie autosomique dominante a un risque de 50 % d’être atteint à chaque grossesse.
📌 La pénétrance est complète lorsque tous les hétérozygotes sont malades (p = 1) et incomplète lorsque certains hétérozygotes sont sains (p < 1).
📌 Dans une maladie autosomique récessive, les hétérozygotes sont sains et la maladie ne s’exprime que chez les homozygotes.
Dans une hérédité autosomique récessive, les garçons et les filles ont des chances équivalentes d’être atteints, et les personnes atteintes se retrouvent généralement sur une seule génération.
Chaque enfant d’un couple hétérozygote a un risque de 25 % d’être atteint d’une maladie autosomique récessive à chaque grossesse.
La consanguinité augmente la proportion des sujets homozygotes sur plusieurs générations et accroît le risque de maladie autosomique récessive.
Compléments
📐 Formule - La pénétrance vérifie .
La pénétrance est influencée par :
Le rétinoblastome est présenté comme une maladie autosomique dominante à pénétrance incomplète, avec une pénétrance de 80 %.
Dominante : hétérozygote atteint ; récessive : hétérozygote sain
★ À maîtriser
📌 Dans une transmission liée au chromosome X, il n’y a jamais de transmission père-fils.
📌 Un homme atteint d’une maladie récessive liée à X n’a pas de transmission père-fils et toutes ses filles sont saines et conductrices de l’allèle pathologique.
Compléments
Selon le cours, les hommes porteurs du gène muté lié à X sont atteints de la maladie.
Un homme indemne ne présente pas de risque de transmettre la maladie ni le gène muté à sa descendance.
Dans l’hérédité récessive liée à X, les garçons malades ont hérité d’un chromosome X muté de leur mère et sont hémizygotes.
★ À maîtriser
L’hétérogénéité intragénique, ou allélique, signifie qu’une même maladie peut résulter de mutations différentes dans un même gène, tandis que l’hétérogénéité intergénique signifie qu’elle peut résulter de mutations touchant plusieurs gènes.
Un homme porteur d’un allèle muté lié à X est atteint, et un homme indemne ne transmet ni la maladie ni l’allèle muté à sa descendance.
Une maladie liée à X ne se transmet jamais de père à fils.
Dans l’hérédité récessive liée à X, les filles d’un père atteint sont généralement saines et conductrices ; elles peuvent exceptionnellement être malades, notamment si leur mère est apparentée au père et qu’elles sont homozygotes pour la mutation.
Chez une femme hétérozygote pour un allèle récessif lié à X, l’allèle sain de l’autre chromosome X compense généralement l’allèle muté et la femme est saine conductrice.
📌 Dans une hérédité dominante liée à X, chaque enfant qui hérite de l’allèle muté d’une mère atteinte est malade ; à chaque grossesse, le risque indiqué pour un enfant, fille ou garçon, est de 50 %.
📌 Un homme atteint d’une maladie dominante liée à X transmet l’allèle muté à toutes ses filles et à aucun de ses garçons.
Compléments
Chez des cousins germains, le coefficient de consanguinité indiqué dans le cours est de 1/16.
La rétinopathie pigmentaire peut être associée à 40 gènes différents.
Les maladies dont le gène est situé sur le chromosome X sont le plus souvent récessives liées à X ; les formes dominantes liées à X sont beaucoup plus rares.
Chaque grossesse présente les possibilités suivantes : un garçon malade, avec une probabilité de 1/4, un garçon sain non porteur, avec une probabilité de 1/4, une fille conductrice, avec une probabilité de 1/4, une fille saine non porteuse, avec une probabilité de 1/4
Le père transmet son X à ses filles, jamais à ses fils ; le Y passe de père en fils.
★ À maîtriser
📐 Formule - La fréquence d’un allèle est égale à .
📐 Formule - Pour un locus à deux allèles de fréquences p et q, .
Pour un locus autosomal où a1 est l’allèle sauvage dominant et a2 l’allèle muté récessif, a1a1 est sain à la fréquence p², a2a2 est malade à la fréquence q² et a1a2 est sain porteur à la fréquence 2pq.
Les conditions de l’équilibre de Hardy-Weinberg sont : une population de grande taille, l’absence de consanguinité, l’absence d’immigration importante modifiant p et q, l’absence d’émigration sélective d’un allèle par rapport à l’autre, l’absence de facteurs mutagènes importants, l’absence d’avantage d’un allèle, de goulot d’étranglement ou de biais méiotique
📐 Formule - Le coefficient de consanguinité d’un individu est égal à la moitié du coefficient de parenté entre ses parents : .
Compléments
Pour un locus autosomal où a1 est l’allèle sauvage récessif et a2 l’allèle muté dominant, les génotypes a1a1, a2a2 et a1a2 ont respectivement les fréquences p², q² et 2pq ; a1a1 est sain et les deux autres génotypes sont malades.
Hardy et Weinberg ont démontré l’équilibre en 1908 en étudiant la distribution des allèles des maladies héréditaires autosomiques récessives.
La fréquence maximale des hétérozygotes est atteinte lorsque p=q et vaut H=2pq=0,50.
Le non-respect d’au moins une condition de Hardy-Weinberg empêche l’équilibre et entraîne des différences entre les fréquences observées et les fréquences théoriques.
★ À maîtriser
Dans une maladie polygénique, l’effet individuel de chaque altération génétique n’est ni indispensable ni suffisant pour entraîner la maladie ; chaque gène contribue à la susceptibilité.
Dans les maladies complexes comme le cancer, la composante polygénique interagit avec l’environnement dans des proportions variables selon la maladie, et aucun gène de susceptibilité isolé n’est nécessaire ni suffisant pour entraîner la maladie.
📌 Une maladie mitochondriale relève d’une hérédité mendélienne autosomique ou liée à X, dominante ou récessive, lorsque les gènes en cause sont nucléaires ; elle relève d’une hérédité mitochondriale lorsque les gènes en cause sont dans le génome mitochondrial.
📌 L’atrophie optique héréditaire de Leber suit une hérédité strictement maternelle, car seules les mitochondries de l’ovocyte maternel sont transmises à l’embryon ; les filles comme les garçons peuvent être atteints.
Compléments
📌 L’hérédité digénique nécessite des anomalies de deux gènes pour l’expression du phénotype, tandis que l’hérédité oligogénique implique un petit nombre de gènes.
Les facteurs non génétiques cités comprennent :
Les caractères polygéniques cités comme influencés par l’environnement sont :
Les exemples d’interaction entre environnement et cancer cités sont le rayonnement UV et le mélanome, l’amiante et le mésothéliome, ainsi que le trichloréthylène et le cancer du rein.
Les jumeaux monozygotes proviennent d’un même zygote et ont le même patrimoine génétique ; la comparaison de jumeaux séparés dès la naissance par adoption dans des familles différentes aide à distinguer les caractères innés des caractères acquis sous l’effet de l’environnement.
L’hérédité mendélienne des maladies mitochondriales, due à des gènes nucléaires, est plus fréquente que l’hérédité due à des gènes mitochondriaux.
Le génome mitochondrial humain comprend 37 gènes codant 13 protéines, 22 ARN de transfert et 2 ARN ribosomiques.
L’atrophie optique héréditaire de Leber est une maladie dégénérative du nerf optique associée à plus de 15 mutations de l’ADN mitochondrial décrites.
Plusieurs susceptibilités génétiques associées à l’environnement peuvent conduire au phénotype pathologique.
Facteurs génétiques + environnement → expression de la maladie
★ À maîtriser
📌 Les maladies mitochondriales peuvent relever d’une hérédité mendélienne lorsque les gènes en cause sont nucléaires, ou d’une hérédité mitochondriale lorsque les gènes sont localisés dans le génome mitochondrial.
L’atrophie optique héréditaire de Leber se transmet strictement par la mère, car seules les mitochondries de l’ovocyte maternel sont transmises au futur embryon.
Le syndrome MNGIE (Myo-Neuro-Gastro-Intestinal Encephalomyopathie Mitochondriale) se transmet sur un mode autosomique récessif.
Le gène responsable du syndrome MNGIE, TYMP, est localisé dans l’ADN nucléaire en 22q13.
Compléments
L’hérédité mendélienne des maladies mitochondriales peut être autosomique ou liée au chromosome X, dominante ou récessive, et elle est indiquée comme plus fréquente que l’hérédité mitochondriale.
Dans l’atrophie optique héréditaire de Leber, filles et garçons peuvent être atteints et les tableaux cliniques varient fortement d’un individu à l’autre.
ADN nucléaire : hérédité mendélienne ; ADN mitochondrial : transmission maternelle
★ À maîtriser
Les variations génétiques peuvent modifier le fonctionnement des protéines impliquées dans la cinétique ou l’action des médicaments et contribuer ainsi à la variabilité interindividuelle de la réponse thérapeutique.
La pharmacogénétique permet une pharmacothérapie personnalisée visant à optimiser la réponse clinique et à diminuer les effets secondaires en adaptant le traitement à chaque individu.
Le 5FU est une molécule antimitotique largement utilisée en chimiothérapie anticancéreuse et possède un index thérapeutique étroit.
📌 Pour le 5FU, une concentration inférieure à la marge efficace est inefficace, tandis qu’une concentration supérieure est toxique, voire mortelle.
📌 L’étude des allèles des gènes codant les enzymes impliquées dans l’élimination du 5FU est nécessaire avant son administration afin de déterminer une posologie personnalisée.
Compléments
Les variations génétiques étudiées peuvent concerner les gènes codant :
L’élimination du 5FU fait intervenir notamment les enzymes :
★ À maîtriser
📌 L’hétérogénéité allélique, dite intragénique, signifie qu’une maladie peut être causée par plusieurs mutations d’un même gène, tandis que l’hétérogénéité intergénique signifie que des mutations de gènes différents peuvent causer la maladie.
La lyonisation est l’inactivation d’un des deux chromosomes X chez la femelle mammifère, qui devient un corpuscule de Barr et contribue à compenser l’expression des gènes liés à X entre les individus XX et XY.
Les conditions de l’équilibre de Hardy-Weinberg sont :
Compléments
★ À maîtriser
📌 Les séquences codantes sont transcrites en ARN puis traduites en protéines, tandis que les séquences non codantes ne sont pas traduites et peuvent être transcrites ou non.
📌 La région centrale transcrite d’un gène sert de matrice à la synthèse de l’ARN et de la protéine, tandis que les régions périphériques non transcrites contiennent des séquences cis-régulatrices auxquelles se fixent des facteurs trans-régulateurs.
La maturation du pré-ARNm comprend l’ajout d’une coiffe en 5’, l’ajout d’une queue poly-A en 3’, puis l’excision des introns et l’épissage des exons par les snRNP.
La traduction se termine lorsque le ribosome rencontre UAA, UAG ou UGA, codons stop auxquels aucun aminoacyl-ARNt ne correspond ; les facteurs RF libèrent le peptide et le ribosome se disloque.
Compléments
Toutes les cellules nucléées d’un organisme possèdent le même génome, composé d’un génome nucléaire et d’un génome mitochondrial.
Le génome mitochondrial est un ADN bicaténaire circulaire d’environ 16 000 paires de bases et comprend 37 gènes, avec plusieurs exemplaires par mitochondrie.
ADN → pré-ARNm → ARNm mature → protéine
★ À maîtriser
Une mutation pathogène, ou délétère, peut avoir un effet pathologique, tandis qu’un polymorphisme est une variation de l’ADN non pathogène.
Une mutation somatique n’est pas héréditaire, tandis qu’une mutation germinale est transmissible d’une génération à l’autre et se retrouve dans toutes les cellules de l’individu qui l’a héritée, à l’état homogène.
Dans une séquence codante, une mutation faux sens remplace un acide aminé par un autre, une mutation non-sens crée un codon stop prématuré et une mutation silencieuse ne modifie pas l’acide aminé.
Compléments
📌 Les mutations chromosomiques modifient le nombre ou la structure des chromosomes, tandis que les mutations géniques affectent l’ADN sans altérer la structure des chromosomes et laissent un caryotype normal.
📌 Les mutations ponctuelles modifient la séquence nucléotidique et peuvent créer de nouveaux allèles, tandis que les mutations étendues peuvent augmenter le nombre de gènes.
📌 Une substitution est une mutation où une base est remplacée par une autre ; une transition conserve la catégorie purine ou pyrimidine, tandis qu’une transversion remplace une purine par une pyrimidine ou l’inverse.
Dans la drépanocytose, la substitution GAG, codant le glutamate, par GTG, codant la valine, illustre une mutation faux sens.
La substitution CAG par TAG crée un codon stop et illustre une mutation non-sens.
Une mutation du promoteur, d’une séquence de régulation ou des régions 5’UTR/3’UTR peut inhiber partiellement ou totalement la transcription en modifiant un site de fixation des facteurs de transcription.
Une mutation ponctuelle en position -28 du gène de la β-globine touchant la TATA box entraîne une forte diminution de la transcription.
Une mutation intronique peut être sans incidence, mais si elle touche un site d’épissage, elle peut inhiber partiellement ou totalement l’épissage du pré-ARNm.
La mutation IVS1-110 du gène de la β-globine affecte un site accepteur d’épissage et entraîne une diminution du taux de protéine.
Somatique : clone cellulaire ; germinale : transmission à la descendance
★ À maîtriser
📌 En général, une variation est considérée comme un polymorphisme si sa fréquence allélique est supérieure à 1 % ; les variations moins fréquentes sont assimilées à des variants pathogènes dans le cours.
Compléments
Les polymorphismes d’ADN se transmettent selon les lois de la génétique mendélienne et sont répartis sur l’ensemble du génome.
Les catégories de polymorphismes d’ADN citées sont :
Les SNP constituent plus de 90 % de toutes les variations génétiques entre les individus.
Les SNP sont stables, abondants et uniformément répartis dans le génome ; les SNP de fréquence allélique supérieure à 1 % sont présents en moyenne tous les 100 à 300 paires de bases dans le génome humain.
La plupart des SNP comportent deux allèles, mais certains peuvent en avoir davantage.
Pour un SNP biallélique, l’hétérozygotie maximale est de 50 % lorsque les deux allèles ont la même fréquence dans la population considérée.
Les SNP se trouvent généralement dans les régions non codantes et n’ont pas de conséquence phénotypique, mais certains peuvent modérément affecter le fonctionnement des protéines et être associés à la susceptibilité aux maladies ou à la réponse aux traitements en pharmacogénétique.
★ À maîtriser
📌 Les variations dont la fréquence allélique est supérieure à 1 % sont généralement considérées comme des polymorphismes, tandis que les autres sont assimilées à des variants pathogènes.
Les principales catégories de polymorphismes d’ADN sont :
Pour un SNP biallèlique, le taux d’hétérozygotie maximal est de 50 % lorsque les deux allèles ont la même fréquence dans la population étudiée.
📌 La forme allélique (+) d’un RFLP correspond à un site fonctionnel où l’ADN est coupé, tandis que la forme (−) correspond à un site non fonctionnel où l’ADN n’est pas coupé.
Compléments
Les SNP sont stables, très abondants et distribués uniformément dans le génome.
Les SNP ayant une fréquence allélique supérieure à 1 % sont présents en moyenne toutes les 100 à 300 paires de bases dans le génome humain.
La plupart des SNP comportent deux allèles, mais certains peuvent en comporter davantage.
Les SNP se trouvent généralement dans les régions non codantes du génome et n’ont alors pas de conséquence phénotypique.
★ À maîtriser
La PCR est une méthode sélective qui amplifie in vitro des séquences spécifiques à partir d’une matrice d’ADN par des réactions enzymatiques répétées.
La PCR utilise une ADN polymérase pour synthétiser le brin complémentaire d’un ADN matrice et produire de grandes quantités d’une séquence cible de longueur définie à partir d’un échantillon peu abondant.
Un cycle de PCR comprend successivement la dénaturation, l’hybridation des amorces et l’élongation.
En théorie, le nombre de copies après n cycles de PCR est .
La PCR-RFLP amplifie par PCR la région entourant le site polymorphe, digère le produit avec une enzyme dont le site de restriction contient le polymorphisme, puis sépare les fragments par électrophorèse pour détecter les différences de nombre et de longueur.
Compléments
Kary Mullis a décrit la PCR en 1983 et la méthode a été publiée en 1985.
Les amorces de PCR sont des oligonucléotides de 17 à 30 bases, complémentaires des séquences qui flanquent la région cible, et s’hybrident chacune à un brin différent de la matrice.
La Taq polymérase thermorésistante allonge les amorces en ajoutant des nucléotides à leur extrémité 3’-OH, en présence de dATP, dCTP, dGTP et dTTP.
La dénaturation à 94–95 °C rompt les liaisons hydrogène entre les deux brins d’ADN et produit deux brins monocaténaires servant de matrices.
L’hybridation a lieu à 50–65 °C et les amorces s’apparient aux extrémités de la région cible, chacune sur son brin complémentaire.
📐 Formule - La température de fusion d’une amorce se calcule par , en degrés Celsius.
La température d’hybridation peut être fixée entre 5 et 10 °C au-dessous de la Tm des amorces.
À 72 °C, la Taq polymérase allonge chaque amorce dans le sens 5’ vers 3’ en synthétisant un brin complémentaire, ce qui permet d’obtenir deux copies de la séquence cible à la fin du cycle.
Les trois génotypes possibles sont :
Dénaturation, hybridation, élongation : les trois temps du cycle PCR.
★ À maîtriser
Le séquençage consiste à identifier la succession des nucléotides qui caractérise l’information génétique.
La méthode de Sanger synthétise in vitro des brins complémentaires à l’ADN matrice; l’incorporation d’un ddNTP dépourvu d’extrémité 3’OH libre arrête l’élongation. - Sanger et al, 1985
📌 Le séquençage automatique remplace le marquage radioactif par des ddNTP marqués par des fluorochromes différents et détecte leur fluorescence à la sortie du gel.
Le NGS comprend la préparation de la librairie par fragmentation de l’ADN en fragments d’environ 200 à 300 bases et ligature d’adaptateurs, l’amplification des fragments fixés pour former des clusters de 1 000 à 5 000 molécules identiques, le séquençage, puis l’analyse bio-informatique.
Le diagnostic moléculaire recherche un gène morbide ou une mutation pathogénique responsable d’une maladie et peut être réalisé en diagnostic prénatal ou préimplantatoire.
Compléments
Les deux méthodes initiales de séquençage sont la méthode chimique de Maxam et Gilbert (1977) et la méthode enzymatique de Sanger et al. (1985).
🔄 La méthode de Sanger décrite suit ces étapes :
Dans le gel de séquençage de Sanger, les fragments les plus courts sont les plus proches de l’amorce et migrent le plus rapidement; la lecture se fait du bas vers le haut du gel.
En séquençage automatique, la couleur d’un fragment indique le dernier ddNTP incorporé, ce qui permet de séparer les fragments dans un seul puits et de lire la séquence par détection de fluorescence.
Le NGS permet notamment de détecter :
Les trois stratégies principales de NGS sont :
Le NGS repose sur l’analyse en parallèle de molécules d’ADN fixées individuellement sur un support solide, leur multiplication clonale, l’élongation d’amorces et l’alignement des séquences obtenues sur le génome afin d’identifier les variations par rapport à la référence.
Les adaptateurs de séquençage permettent au séquenceur de reconnaître les fragments et de séquencer plusieurs échantillons simultanément.
La stratégie de diagnostic moléculaire dépend des connaissances sur les types de défauts moléculaires.
La séquence issue du séquençage automatique peut être fournie sous forme de chromatogramme ou d’électrophorégramme.
Librairie, clusters, séquençage, analyse : le parcours du NGS.
★ À maîtriser
Compléments
Préparer la librairie, former les clusters, séquencer, analyser.
📌 Le diagnostic prénatal des maladies génétiques repose sur un prélèvement fœtal, tandis que le diagnostic préimplantatoire repose sur une biopsie embryonnaire.
Les polymorphismes de répétition permettent de comparer des échantillons d’ADN pour les tests de paternité et les enquêtes criminelles.
Un test de paternité compare l’empreinte génétique de l’enfant à celles de sa mère et de son père présumé.
Le séquençage de l’ADN peut permettre d’adapter les médicaments à la composition génétique de l’individu, objectif associé à la médecine personnalisée ou médecine de précision.
La cytogénétique conventionnelle repose sur le caryotype humain, tandis que la cytogénétique moléculaire comprend la FISH et la CGH-array.
📌 En période prénatale, le caryotype est indiqué pour rechercher une trisomie 21 en présence de facteurs de risque, de signes d’appel échographiques ou de marqueurs sériques suspects, ou après un DPNI suspect.
Chez le nouveau-né et l’enfant, les indications comprennent :
Chez l’adulte, les indications comprennent : une anomalie chromosomique familiale, le fait d’être parent d’un enfant porteur d’une anomalie chromosomique, au moins 3 fausses couches spontanées, un bilan d’infertilité de couple, certains cancers, notamment hématologiques
🔄 La préparation chromosomique suit ces étapes :
La colcémide bloque les cellules en métaphase en inhibant la polymérisation des tubulines en microtubules et empêche ainsi la formation du fuseau mitotique.
Un chromosome métaphasique est constitué de deux chromatides sœurs réunies par un centromère, qui définit un bras court p et un bras long q.
Prénatal : prélèvement fœtal ; préimplantatoire : biopsie embryonnaire.
Anomalies de structure
| Type | Mécanisme | Effet distinctif |
|---|---|---|
| Délétion terminale | Une cassure | Perte du segment distal |
| Délétion intercalaire | Deux cassures sur un bras | Perte du segment intermédiaire |
| Duplication | Répétition d’un segment | Chromosome plus long |
| Inversion | Deux cassures et retournement | Segment réorienté sur le même chromosome |
| Translocation réciproque | Échange entre deux chromosomes | Porteurs généralement à 46 chromosomes |
| Translocation robertsonienne | Fusion des bras longs d’acrocentriques | Porteurs à 45 chromosomes |
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Le gène est autosomique et l’allèle muté domine l’allèle normal.
À quel génotype une maladie autosomique dominante s’exprime-t-elle ?
À l’état hétérozygote.
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