QCM : Épidémiologie des conduites suicidaires (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle discipline étudie la distribution des maladies et des invalidités dans les populations humaines ainsi que les influences qui la déterminent ?

L’épidémiologie
La biologie cellulaire
La pharmacologie
La médecine clinique

L’épidémiologie

Explication

L’épidémiologie analyse les problèmes de santé à l’échelle des populations et leurs facteurs déterminants. La médecine clinique se concentre plutôt sur la prise en charge des individus.

2. Une étude compte les nouveaux cas d’une maladie apparus dans une population au cours d’une année. Quelle mesure décrit-elle ?

La létalité
La fréquence d’exposition
L’incidence
La prévalence

L’incidence

Explication

L’incidence dénombre ou exprime en proportion les nouveaux cas survenus pendant une période donnée. La prévalence inclut les cas présents à un moment déterminé, qu’ils soient anciens ou récents.

3. Comment l’incidence mondiale brute du suicide a-t-elle évolué entre 2000 et 2019 par rapport à l’objectif fixé pour 2030 ?

Elle est restée stable, sans évolution mesurable vers l’objectif international
Elle a augmenté de 36 %, dépassant l’objectif de réduction d’un tiers
Elle a diminué de 36 %, mais la baisse reste insuffisante pour atteindre l’objectif d’un tiers
Elle a diminué d’un tiers, atteignant exactement l’objectif prévu pour 2030

Elle a diminué de 36 %, mais la baisse reste insuffisante pour atteindre l’objectif d’un tiers

Explication

L’incidence mondiale brute a diminué de 36 % entre 2000 et 2019, mais cette évolution reste insuffisante au regard de l’objectif fixé pour 2030 par rapport à 2013. Une baisse de 36 % depuis 2000 ne signifie donc pas que la cible est déjà atteinte.

4. Quelle méthode suicidaire était davantage associée aux femmes qu’aux hommes dans les données françaises présentées ?

Les armes à feu, avec 12 % contre 2 %
Les armes à feu, avec 27 % contre 7 %
L’intoxication médicamenteuse volontaire, avec 27 % contre 7 %
La pendaison, avec 27 % contre 7 %

L’intoxication médicamenteuse volontaire, avec 27 % contre 7 %

Explication

L’intoxication médicamenteuse volontaire représentait 27 % des décès chez les femmes contre 7 % chez les hommes. À l’inverse, les armes à feu concernaient 12 % des hommes contre 2 % des femmes, tandis que la pendaison représentait 51 % des décès.

5. Dans quelle perspective l’épidémiologie cherche-t-elle finalement à identifier les facteurs responsables d’un événement de santé ?

Afin de remplacer les examens diagnostiques individuels
Afin de pouvoir les limiter ou les éliminer
Afin de classer les maladies selon leur origine anatomique
Afin de décrire les symptômes chez chaque patient

Afin de pouvoir les limiter ou les éliminer

Explication

L’objectif final est d’identifier les facteurs responsables pour agir sur eux, notamment en les limitant ou en les éliminant. La description des symptômes chez un patient correspond davantage à une démarche clinique.

6. Quelle répartition correspond à l’estimation des composantes du risque suicidaire spécifique ?

20 % d’héritabilité spécifique, 50 % via les troubles psychiatriques et 30 % environnementale
30 % d’héritabilité spécifique, 50 % via les troubles psychiatriques et 20 % environnementale
50 % d’héritabilité spécifique, 20 % via les troubles psychiatriques et 30 % environnementale
20 % d’héritabilité spécifique, 30 % via les troubles psychiatriques et 50 % environnementale

20 % d’héritabilité spécifique, 30 % via les troubles psychiatriques et 50 % environnementale

Explication

Les estimations sont de 20 % pour l’héritabilité du risque suicidaire spécifique, 30 % pour l’héritabilité liée aux troubles psychiatriques et 50 % pour la part environnementale. La composante environnementale est donc la plus importante des trois dans cette répartition.

7. Comment le taux européen de suicide se situait-il en France par rapport à la moyenne de l’Union européenne et du Royaume-Uni ?

Il était identique à la moyenne de 10,3 pour 100 000 habitants par an
Il était inférieur à la moyenne de 10,3 pour 100 000 habitants par an
Il variait autour de 10,3 sans position particulière pour la France
Il était supérieur à la moyenne de 10,3 pour 100 000 habitants par an

Il était supérieur à la moyenne de 10,3 pour 100 000 habitants par an

Explication

L’incidence européenne était de 10,3 pour 100 000 habitants par an dans l’Union européenne et au Royaume-Uni, tandis que la France se situait au-dessus de cette moyenne. La valeur de 10,3 décrit la moyenne européenne, pas le classement de la France.

8. Dans le modèle stress-diathèse, comment la vulnérabilité et le stress contribuent-ils à la conduite suicidaire ?

Des facteurs de stress durables remplacent une vulnérabilité préexistante et provoquent directement la conduite suicidaire
Des facteurs de stress et une vulnérabilité apparaissent après la conduite suicidaire et en expliquent les conséquences
Une vulnérabilité préexistante interagit avec des facteurs de stress et peut conduire aux idéations puis à la conduite suicidaire
Une vulnérabilité passagère réduit l’effet des facteurs de stress et empêche généralement les idéations suicidaires

Une vulnérabilité préexistante interagit avec des facteurs de stress et peut conduire aux idéations puis à la conduite suicidaire

Explication

Le modèle décrit l’interaction entre une prédisposition durable et des facteurs déclenchants ou précipitants, pouvant mener aux idéations puis à la conduite suicidaire. Le stress n’est donc pas une vulnérabilité durable, mais un élément susceptible de précipiter le passage vers ces manifestations.

9. Quelle comparaison entre les taux mondiaux de suicide des hommes et des femmes était exacte en 2019 ?

5,4 pour 100 000 chez les hommes contre 12,6 chez les femmes
12,6 pour 100 000 chez les femmes contre 9 chez les hommes
12,6 pour 100 000 chez les hommes contre 5,4 chez les femmes
9 pour 100 000 chez les hommes contre 5,4 chez les femmes

12,6 pour 100 000 chez les hommes contre 5,4 chez les femmes

Explication

En 2019, le taux mondial était de 12,6 pour 100 000 chez les hommes et de 5,4 pour 100 000 chez les femmes. Cette distribution ne doit pas être confondue avec les tentatives de suicide en France, plus fréquentes chez les femmes.

10. Quelle distinction caractérise l’épidémiologie descriptive et l’épidémiologie explicative ?

La première traite les individus, tandis que la seconde étudie les populations.
La première recherche les causes, tandis que la seconde calcule les proportions.
La première évalue des traitements, tandis que la seconde décrit les symptômes.
La première mesure la fréquence, tandis que la seconde recherche les facteurs associés.

La première mesure la fréquence, tandis que la seconde recherche les facteurs associés.

Explication

L’épidémiologie descriptive quantifie la fréquence et la répartition d’un événement de santé, alors que l’épidémiologie explicative examine les facteurs qui lui sont associés. L’étude des traitements relève plutôt des démarches interventionnelles.

11. Une enquête recense toutes les personnes atteintes d’une maladie dans une ville au 1er janvier. Quelle mesure obtient-on principalement ?

La prévalence
Le risque relatif
Le taux de mortalité
L’incidence

La prévalence

Explication

La prévalence correspond à la proportion de personnes concernées par un événement de santé à un moment donné. L’incidence porte sur les nouveaux cas apparus pendant une période.

12. Comment calcule-t-on le risque relatif dans une étude comparant des personnes exposées et non exposées ?

En divisant la prévalence totale par la durée de l’étude
En divisant l’incidence du groupe exposé par celle du groupe non exposé
En soustrayant le nombre de cas anciens du nombre de cas présents
En additionnant les incidences des groupes exposé et non exposé

En divisant l’incidence du groupe exposé par celle du groupe non exposé

Explication

Le risque relatif est le rapport entre l’incidence observée chez les personnes exposées et celle observée chez les personnes non exposées. L’incidence d’un seul groupe ne permet pas, à elle seule, de mesurer cette comparaison.

13. Quelle différence distingue une étude observationnelle d’une étude interventionnelle ?

La première recherche une cause génétique, tandis que la seconde étudie un facteur environnemental.
La première observe des conditions spontanées, tandis que la seconde évalue une intervention planifiée.
La première répartit les participants par tirage au sort, tandis que la seconde recueille leurs habitudes.
La première compare deux incidences, tandis que la seconde mesure une prévalence ponctuelle.

La première observe des conditions spontanées, tandis que la seconde évalue une intervention planifiée.

Explication

Une étude observationnelle décrit ou explique des conditions de vie spontanées, tandis qu’une étude interventionnelle évalue une action planifiée. Le tirage au sort est une caractéristique de certains essais interventionnels, et non des études observationnelles.

14. Que montrent les données françaises de 2015 à 2017 sur les séjours hospitaliers pour tentative de suicide ?

Ils sont restés stables et concernaient une majorité d’hommes
Ils sont restés stables et concernaient 62 % de femmes
Ils ont diminué et concernaient une majorité d’hommes
Ils ont fortement augmenté et concernaient 62 % d’hommes

Ils sont restés stables et concernaient 62 % de femmes

Explication

Les séjours sont passés de 78 128 en 2015 à 77 066 en 2017, ce qui correspond à une relative stabilité, et 62 % concernaient des femmes. Cette répartition diffère de celle des décès par suicide, majoritairement masculins.

15. En 2019, combien de suicides ont été recensés dans le monde et quelle part représentaient-ils de l’ensemble des décès ?

703 000 suicides, soit 1,3 % des décès
70 300 suicides, soit 1,3 % des décès
1,3 million de suicides, soit 703 % des décès
703 000 suicides, soit 13 % des décès

703 000 suicides, soit 1,3 % des décès

Explication

En 2019, 703 000 suicides ont été recensés, représentant 1,3 % de l’ensemble des décès. Le nombre de suicides est une valeur absolue, tandis que le pourcentage indique leur part parmi tous les décès.

16. Quelle relation entre les antécédents de tentative de suicide et le risque ultérieur est correctement décrite ?

40 % des personnes décédées par suicide avaient un antécédent de tentative, et 3 % des personnes ayant tenté décèdent dans l’année
3 % des personnes décédées par suicide avaient un antécédent de tentative, et 40 % des personnes ayant tenté décèdent dans l’année
40 % des personnes ayant tenté décèdent dans l’année, tandis que 3 % des personnes décédées avaient un antécédent
Les antécédents concernent 50 % des personnes décédées, et le risque annuel après tentative atteint 10 %

40 % des personnes décédées par suicide avaient un antécédent de tentative, et 3 % des personnes ayant tenté décèdent dans l’année

Explication

Les antécédents de tentative sont présents chez 40 % des personnes décédées par suicide, et 3 % des personnes ayant fait une tentative meurent par suicide dans l’année. Les deux pourcentages décrivent des populations et des relations différentes, ce qui explique qu’ils ne puissent pas être inversés.

17. Laquelle des caractéristiques suivantes définit un facteur de risque ?

Une proportion de personnes atteintes dans une population à une date donnée
Une intervention attribuée par tirage au sort pour prévenir une maladie
Une mesure comparant l’incidence chez des groupes exposés et non exposés
Une caractéristique associée à une maladie sans causalité nécessairement démontrée

Une caractéristique associée à une maladie sans causalité nécessairement démontrée

Explication

Un facteur de risque est une caractéristique individuelle ou environnementale associée à la survenue d’une maladie, sans preuve obligatoire d’un lien causal. La comparaison d’incidences correspond plutôt au risque relatif.

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Mémorisez les réponses avec 38 flashcards sur Épidémiologie des conduites suicidaires.

Que signifie l'épidémiologie selon l'OMS en 1968 ?

L'étude de la distribution des maladies et des invalidités dans les populations humaines et leurs influences.

Quelle est la différence entre épidémiologie descriptive et explicative ?

La descriptive quantifie fréquence et répartition, l'explicative recherche les facteurs associés.

Quel est l'objectif final de l'épidémiologie selon l'Inserm en 2009 ?

Identifier les facteurs responsables d'un événement de santé pour les limiter ou éliminer.

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