QCM : Processus obstructifs (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelles affections constituent principalement la maladie thromboembolique veineuse ?

La thrombose veineuse superficielle et l’artériosclérose
L’insuffisance veineuse chronique et l’hypertension pulmonaire
La thrombose veineuse profonde et l’embolie pulmonaire
La thrombose artérielle périphérique et l’infarctus du myocarde

La thrombose veineuse profonde et l’embolie pulmonaire

Explication

La maladie thromboembolique veineuse regroupe principalement la thrombose veineuse profonde et l’embolie pulmonaire. La thrombose artérielle périphérique relève d’un autre mécanisme vasculaire et ne constitue pas l’association caractéristique.

2. Quelle définition correspond à une thrombose veineuse profonde ?

Une obstruction d’une artère pulmonaire par un caillot circulant
Une obstruction d’une veine profonde par un thrombus formé sur place
Une inflammation d’une veine superficielle avec réaction cutanée
Une dilatation veineuse provoquée par une insuffisance valvulaire

Une obstruction d’une veine profonde par un thrombus formé sur place

Explication

La thrombose veineuse profonde est une obstruction plus ou moins complète d’une veine profonde par un thrombus constitué in situ. L’obstruction d’une artère pulmonaire correspond à l’embolie pulmonaire, tandis qu’une atteinte superficielle désigne une autre affection.

3. Quels éléments forment la triade de Virchow favorisant la thrombose veineuse ?

La stase veineuse, l’altération endothéliale et l’hypercoagulabilité
L’infection locale, la bradycardie et la diminution de la viscosité
La vasodilatation, l’hypocoagulabilité et l’hypervolémie
L’hypertension artérielle, l’hypoxie tissulaire et l’anémie

La stase veineuse, l’altération endothéliale et l’hypercoagulabilité

Explication

La triade de Virchow associe la stase veineuse, la lésion de l’endothélium veineux et l’hypercoagulabilité. L’hypercoagulabilité peut notamment être observée lors de cancers ou de grossesses, ce qui ne correspond pas à une hypocoagulabilité.

4. Quelle conduite adopter devant une suspicion de thrombose veineuse profonde avant l’échodoppler ?

Maintenir le patient au repos et éviter de le lever
Surélever le patient puis débuter une mobilisation active
Masser le membre atteint afin de réduire la douleur
Faire marcher le patient pour stimuler le retour veineux

Maintenir le patient au repos et éviter de le lever

Explication

Le patient ne doit pas être levé avant l’échodoppler, afin de limiter le risque de migration du caillot vers le poumon. La marche et le massage pourraient favoriser la mobilisation du thrombus avant l’évaluation.

5. Comment définir l’athérosclérose ?

Une obstruction veineuse due à un caillot constitué dans la circulation
Une sclérose liée à l’âge touchant la média des petites artérioles
Une réponse inflammatoire artérielle avec dépôt d’une plaque principalement lipidique
Une dilatation localisée d’une artère causée par une faiblesse pariétale

Une réponse inflammatoire artérielle avec dépôt d’une plaque principalement lipidique

Explication

L’athérosclérose est une réponse inflammatoire à une lésion de la paroi des artères de gros et moyen calibre, avec formation d’un athérome principalement lipidique. La sclérose vieillissante des artérioles correspond plutôt à l’artériosclérose.

6. Quelle caractéristique distingue l’artériosclérose de l’athérosclérose ?

L’artériosclérose forme une plaque lipidique inflammatoire dans les grosses artères
L’artériosclérose correspond au dépôt de thrombus dans les veines profondes
L’artériosclérose désigne une obstruction aiguë des artères des jambes
L’artériosclérose atteint surtout la média des artérioles avec le vieillissement

L’artériosclérose atteint surtout la média des artérioles avec le vieillissement

Explication

L’artériosclérose est une sclérose des artérioles, principalement de leur média, secondaire au vieillissement. La plaque lipidique inflammatoire des grosses et moyennes artères caractérise plutôt l’athérosclérose.

7. Quelle différence existe-t-il entre une sténose et une thrombose dans l’AOMI ?

La sténose interrompt le flux, tandis que la thrombose élargit la lumière artérielle
La sténose touche les veines, tandis que la thrombose concerne les capillaires
La sténose rétrécit la lumière, tandis que la thrombose interrompt le flux artériel
La sténose provoque une inflammation, tandis que la thrombose réduit la douleur à la marche

La sténose rétrécit la lumière, tandis que la thrombose interrompt le flux artériel

Explication

Dans l’AOMI, une sténose diminue la lumière et le débit artériel, alors qu’une thrombose occlut l’artère et interrompt le flux. Ces deux situations réduisent la perfusion, mais leur effet sur la lumière vasculaire diffère.

8. Quel tableau clinique correspond à une claudication intermittente ?

Une crampe à la marche après une distance reproductible, cédant en moins de trois minutes à l’arrêt
Une douleur soudaine apparaissant après un repas et disparaissant lors d’une inspiration profonde
Une gêne diffuse à la marche, sans distance constante, persistant plusieurs heures après l’arrêt
Une douleur permanente au repos, aggravée par la surélévation et soulagée par l’exercice

Une crampe à la marche après une distance reproductible, cédant en moins de trois minutes à l’arrêt

Explication

La claudication intermittente est une crampe douloureuse déclenchée par la marche après une distance reproductible, imposant l’arrêt et disparaissant en moins de trois minutes. Une douleur persistante au repos ne correspond pas à cette définition clinique.

9. Quelle description correspond à l’angor stable ?

Une douleur localisée à l’inspiration, causée par une obstruction d’une artère pulmonaire
Une douleur rétrosternale constrictive à l’effort, liée à une sténose coronaire et cédant à l’arrêt
Une douleur thoracique persistante au repos, traduisant une artère coronaire totalement occluse
Une douleur abdominale postprandiale, provoquée par une sténose des artères digestives

Une douleur rétrosternale constrictive à l’effort, liée à une sténose coronaire et cédant à l’arrêt

Explication

L’angor est une douleur rétrosternale constrictive apparaissant à l’effort en raison d’une hypoxie myocardique liée à une sténose coronaire, puis cédant à l’arrêt. Une douleur persistante au repos évoque plutôt un infarctus aigu, notamment un STEMI.

10. Quelle distinction caractérise le NSTEMI et le STEMI ?

Le NSTEMI touche les veines coronaires, tandis que le STEMI touche les artères pulmonaires
Le NSTEMI comporte une élévation du ST, tandis que le STEMI n’en comporte pas
Le NSTEMI provoque une douleur d’effort, tandis que le STEMI correspond à une douleur musculaire
Le NSTEMI ne comporte pas d’élévation du ST, tandis que le STEMI en comporte une

Le NSTEMI ne comporte pas d’élévation du ST, tandis que le STEMI en comporte une

Explication

Le NSTEMI correspond à un infarctus sans élévation du segment ST, alors que le STEMI s’accompagne d’une élévation du ST et généralement d’une obstruction artérielle complète. La distinction repose donc principalement sur l’électrocardiogramme et le degré habituel d’occlusion.

11. Quelle conduite impose une douleur thoracique constrictive permanente irradiant vers la mâchoire et ne cédant pas au repos ?

Administrer une boisson sucrée et surveiller l’évolution à domicile
Attendre la disparition des symptômes après quelques minutes de repos
Appeler immédiatement le 15, car ce tableau évoque un STEMI
Faire marcher la personne afin de vérifier la reproduction de la douleur

Appeler immédiatement le 15, car ce tableau évoque un STEMI

Explication

Une douleur thoracique permanente, constrictive, irradiant notamment vers la mâchoire et résistante au repos évoque un STEMI et impose l’appel immédiat du 15. Attendre ou faire marcher la personne retarderait la prise en charge d’une urgence coronarienne.

12. Quel est l’objectif immédiat du traitement d’un STEMI ?

Réduire progressivement la fréquence cardiaque par une activité physique adaptée
Rouvrir rapidement l’artère coronaire par angioplastie ou thrombolyse
Diminuer la pression veineuse par une compression prolongée des membres
Prévenir les douleurs futures par une restriction hydrique isolée

Rouvrir rapidement l’artère coronaire par angioplastie ou thrombolyse

Explication

Le traitement du STEMI vise à désobstruer l’artère au plus vite par angioplastie coronaire ou thrombolyse afin de limiter la nécrose myocardique. Une prise en charge progressive ou une restriction hydrique isolée ne rétablit pas rapidement la perfusion coronaire.

13. Quelle caractéristique distingue principalement l’obstruction bronchique de l’asthme de celle de la BPCO ?

Elle est totalement ou partiellement réversible, spontanément ou sous bronchodilatateur.
Elle progresse lentement malgré les bronchodilatateurs et devient permanente.
Elle apparaît après une exposition chronique aux particules ou aux gaz nocifs.
Elle résulte principalement d’une destruction irréversible des alvéoles pulmonaires.

Elle est totalement ou partiellement réversible, spontanément ou sous bronchodilatateur.

Explication

Dans l’asthme, l’obstruction bronchique varie et peut régresser spontanément ou après administration d’un bronchodilatateur. La BPCO se caractérise au contraire par une obstruction permanente et progressive des voies aériennes.

14. Quel mécanisme correspond à une diminution effective du calibre des bronches au cours de l’asthme ?

L’hyperréactivité bronchique, qui désigne une réponse excessive à un stimulus.
La sensibilisation respiratoire, qui augmente la perception des symptômes bronchiques.
La bronchoconstriction, qui réduit directement le diamètre des bronches.
L’inflammation bronchique, qui constitue une réaction inflammatoire des voies aériennes.

La bronchoconstriction, qui réduit directement le diamètre des bronches.

Explication

La bronchoconstriction est le resserrement effectif des bronches, avec diminution de leur calibre. L’hyperréactivité bronchique désigne plutôt la réponse excessive à un stimulus et ne correspond pas directement au rétrécissement observé.

15. Quel ensemble de signes doit faire évoquer un asthme aigu grave ?

Une dyspnée modérée, une fréquence cardiaque stable et un DEP légèrement diminué.
Une polypnée supérieure à 30 par minute, une fréquence cardiaque supérieure à 120 par minute et un DEP inférieur à 150.
Une respiration lente, une fréquence cardiaque inférieure à 60 par minute et un DEP supérieur à 400.
Une toux isolée, une température élevée et une saturation normale en oxygène.

Une polypnée supérieure à 30 par minute, une fréquence cardiaque supérieure à 120 par minute et un DEP inférieur à 150.

Explication

L’association d’une polypnée dépassant 30 par minute, d’une tachycardie supérieure à 120 par minute et d’un DEP inférieur à 150 évoque un asthme aigu grave, de même que la cyanose ou le silence auscultatoire. Les autres ensembles ne regroupent pas les critères de gravité indiqués.

16. Quelle prise en charge précoce associe les mesures adaptées à un asthme aigu grave ?

Repos strict, antibiotiques oraux, restriction hydrique et antitussifs sédatifs.
Corticoïdes inhalés seuls, surveillance ambulatoire et reprise progressive de l’effort.
Bronchodilatateurs inhalés, anticoagulants, diurétiques et oxygène à faible débit.
Oxygène à haut débit, bronchodilatateurs inhalés, corticoïdes systémiques et hydratation.

Oxygène à haut débit, bronchodilatateurs inhalés, corticoïdes systémiques et hydratation.

Explication

Le traitement précoce associe l’oxygène à haut débit, les bronchodilatateurs inhalés, les corticoïdes systémiques et l’hydratation, avec une ventilation non invasive ou une intubation si nécessaire. Les autres propositions omettent des traitements essentiels ou introduisent des mesures non indiquées.

17. Quelle définition correspond à la BPCO ?

Une obstruction bronchique variable qui régresse spontanément ou après administration d’un bronchodilatateur.
Une destruction alvéolaire aiguë provoquée par une infection respiratoire passagère.
Une maladie vasculaire pulmonaire caractérisée par une élévation isolée de la pression artérielle.
Une maladie inflammatoire chronique avec rétrécissement progressif et obstruction permanente des voies aériennes.

Une maladie inflammatoire chronique avec rétrécissement progressif et obstruction permanente des voies aériennes.

Explication

La BPCO est une maladie inflammatoire chronique liée à une exposition significative à des particules ou à des gaz nocifs, entraînant une obstruction permanente et progressive. L’obstruction variable et réversible correspond plutôt à l’asthme.

18. Quelle distinction entre bronchite chronique et emphysème est correcte ?

La bronchite chronique se définit par une dyspnée isolée, tandis que l’emphysème se définit par une douleur thoracique.
La bronchite chronique repose sur une durée de toux productive, tandis que l’emphysème implique une destruction des alvéoles.
La bronchite chronique désigne une obstruction aiguë, tandis que l’emphysème correspond à une infection bronchique répétée.
La bronchite chronique correspond à une destruction alvéolaire, tandis que l’emphysème repose sur une durée de toux.

La bronchite chronique repose sur une durée de toux productive, tandis que l’emphysème implique une destruction des alvéoles.

Explication

La bronchite chronique est définie par une toux productive durant au moins trois mois par an pendant deux années consécutives. L’emphysème correspond à une destruction des alvéoles, ce qui constitue une définition anatomopathologique différente.

19. Quelle affirmation décrit correctement le rôle du tabagisme dans la BPCO ?

Il explique presque tous les cas, et chaque fumeur finit par développer une BPCO.
Il intervient dans une minorité des cas, et moins de 5 % des fumeurs développent une BPCO.
Il représente 80 à 90 % des causes de BPCO, et environ 20 % des fumeurs en développent une.
Il représente près de la moitié des causes de BPCO, et la majorité des fumeurs en développent une.

Il représente 80 à 90 % des causes de BPCO, et environ 20 % des fumeurs en développent une.

Explication

Le tabagisme représente 80 à 90 % des causes de BPCO, tandis qu’environ 20 % des personnes qui fument développent cette maladie. Cette proportion ne signifie donc pas que tous les fumeurs sont atteints.

20. Dans quelle situation une oxygénothérapie est-elle indiquée chez une personne atteinte de BPCO ?

Lorsque la PaO2 dépasse 80 mmHg sans complication cardiovasculaire ou respiratoire.
Lorsque la PaO2 est inférieure à 55 mmHg ou qu’une complication associée est présente.
Lorsque la PaCO2 est normale et qu’aucune hypoxémie n’est observée.
Lorsque la dyspnée apparaît à l’effort malgré une oxygénation artérielle conservée.

Lorsque la PaO2 est inférieure à 55 mmHg ou qu’une complication associée est présente.

Explication

L’oxygénothérapie est indiquée si la PaO2 est inférieure à 55 mmHg ou en présence de complications comme l’HTAP, l’apnée du sommeil, la polyglobulie ou le cœur pulmonaire. Une dyspnée isolée avec oxygénation conservée ne suffit pas à établir ce critère.

21. Quelle caractéristique définit un accident vasculaire cérébral ?

Un déficit neurologique focal d’installation brutale et d’origine vasculaire.
Un déficit moteur diffus apparaissant lentement au cours de plusieurs semaines.
Une altération cognitive progressive sans déficit localisé ni cause vasculaire identifiée.
Une douleur crânienne récurrente accompagnée d’une perte de connaissance prolongée.

Un déficit neurologique focal d’installation brutale et d’origine vasculaire.

Explication

L’AVC se définit par un déficit neurologique focal, d’apparition brutale et d’origine vasculaire. Une évolution progressive sans déficit focal correspond moins à cette définition et peut orienter vers d’autres affections neurologiques.

22. Quelle comparaison entre les AVC ischémiques et hémorragiques est exacte ?

Les deux types représentent des proportions comparables et résultent principalement d’une inflammation des méninges.
Les AVC ischémiques représentent environ 80 % des cas et résultent d’une occlusion artérielle, tandis que les AVC hémorragiques représentent environ 20 % et résultent d’une rupture vasculaire.
Les AVC ischémiques représentent environ 20 % des cas et résultent d’une rupture artérielle, tandis que les AVC hémorragiques représentent environ 80 % et résultent d’une occlusion.
Les AVC ischémiques résultent d’une malformation rompue, tandis que les AVC hémorragiques proviennent d’une obstruction artérielle.

Les AVC ischémiques représentent environ 80 % des cas et résultent d’une occlusion artérielle, tandis que les AVC hémorragiques représentent environ 20 % et résultent d’une rupture vasculaire.

Explication

L’AVC ischémique est le plus fréquent, avec environ 80 % des cas, et il est dû à l’occlusion d’une ou plusieurs artères. L’AVC hémorragique représente environ 20 % des cas et survient après la rupture d’une artère ou d’une malformation vasculaire.

23. Quelle différence caractérise un accident ischémique transitoire par rapport à un AVC constitué ?

Il atteint plusieurs territoires de manière progressive, contrairement à l’AVC constitué qui reste limité à un territoire artériel.
Il provoque une hémorragie visible immédiatement, contrairement à l’AVC constitué qui résulte d’une occlusion artérielle.
Ses symptômes régressent généralement en une heure et l’IRM ne montre pas d’anomalie, contrairement au déficit persistant d’un AVC constitué.
Ses symptômes persistent plusieurs jours et l’IRM montre une lésion, contrairement à l’AVC constitué qui régresse rapidement.

Ses symptômes régressent généralement en une heure et l’IRM ne montre pas d’anomalie, contrairement au déficit persistant d’un AVC constitué.

Explication

Lors d’un accident ischémique transitoire, les symptômes régressent généralement en une heure sans anomalie à l’IRM. Un AVC constitué laisse un déficit persistant, dont les manifestations dépendent du territoire artériel atteint.

24. Pourquoi une imagerie cérébrale est-elle indispensable devant un AVC suspecté ?

Elle confirme l’ischémie dans tous les cas, tandis que l’hémorragie est diagnostiquée principalement par l’examen clinique.
Elle permet de distinguer l’ischémie de l’hémorragie, le scanner pouvant montrer immédiatement une hémorragie malgré un scanner initial normal dans l’ischémie.
Elle mesure la gravité du déficit moteur, alors que la nature vasculaire de l’AVC est établie par les seuls symptômes.
Elle permet d’éviter tout traitement urgent, car les anomalies cérébrales apparaissent après plusieurs jours d’évolution.

Elle permet de distinguer l’ischémie de l’hémorragie, le scanner pouvant montrer immédiatement une hémorragie malgré un scanner initial normal dans l’ischémie.

Explication

L’imagerie est nécessaire pour différencier un AVC ischémique d’un AVC hémorragique, distinction essentielle pour le traitement. Le scanner peut révéler immédiatement une hémorragie, alors qu’il peut rester normal pendant 24 heures lors d’un AVC ischémique.

25. Quelle définition correspond à une occlusion intestinale ?

Une inflammation aiguë de la paroi digestive avec diarrhée et douleurs diffuses
Un arrêt permanent et complet du transit entre l’angle duodénojéjunal et l’anus
Une dilatation abdominale provoquée par une accumulation de liquide intrapéritonéal
Une diminution transitoire du transit limitée à l’estomac et au duodénum

Un arrêt permanent et complet du transit entre l’angle duodénojéjunal et l’anus

Explication

L’occlusion intestinale est l’arrêt permanent et complet du transit dans un segment du tube digestif compris entre l’angle duodénojéjunal et l’anus. Une occlusion mécanique repose sur un obstacle, tandis qu’un trouble fonctionnel relève d’une anomalie de motilité.

26. Quelle différence distingue une occlusion mécanique d’un iléus paralytique ?

La première résulte d’une infection, tandis que le second provient d’une tumeur obstructive
La première comporte un obstacle anatomique, tandis que le second résulte d’un trouble de motilité
La première touche la vascularisation, tandis que le second provoque une hémorragie digestive
La première siège dans l’estomac, tandis que le second intéresse les voies biliaires

La première comporte un obstacle anatomique, tandis que le second résulte d’un trouble de motilité

Explication

L’occlusion mécanique bloque la progression des matières et des gaz par un obstacle anatomique. L’iléus paralytique correspond à une anomalie de contractilité intestinale sans obstacle anatomique vrai.

27. Quel enchaînement caractérise une strangulation intestinale non traitée ?

Spasme intestinal, hémorragie, fibrose puis obstruction fonctionnelle
Dilatation en amont, ischémie, nécrose puis perforation
Vomissements bilieux, infection, abcès puis guérison spontanée
Diarrhée initiale, inflammation, cicatrisation puis sténose

Dilatation en amont, ischémie, nécrose puis perforation

Explication

La strangulation comprime l’intestin et sa vascularisation, ce qui entraîne une dilatation en amont puis une ischémie. L’évolution peut conduire à la nécrose et à la perforation, contrairement à une simple anomalie de motilité.

28. Quelle association fait partie de la prise en charge initiale d’une occlusion intestinale ?

Une ponction abdominale, un traitement diurétique, une transfusion systématique et un repos digestif prolongé
Un régime riche en fibres, un laxatif osmotique, une restriction hydrique et une mobilisation précoce
Une sonde nasogastrique, une voie veineuse, une sonde urinaire et une surveillance vitale
Une antibiothérapie orale, une alimentation liquide, une endoscopie immédiate et une sortie rapide

Une sonde nasogastrique, une voie veineuse, une sonde urinaire et une surveillance vitale

Explication

La prise en charge initiale associe la décompression par sonde nasogastrique, une voie veineuse, une sonde urinaire et la surveillance des paramètres vitaux. Cette stratégie limite la distension et aide à corriger les pertes hydroélectrolytiques, alors qu’une restriction hydrique aggraverait ces pertes.

29. Où se situe précisément la lithiase vésiculaire ?

Dans le pancréas, où se déposent des cristaux provenant du suc digestif
Dans le foie, où se développent des masses solides indépendantes de la bile
Dans les canaux biliaires, où s’accumulent des sécrétions infectées
Dans la vésicule biliaire, où se forment des dépôts pierreux issus de la bile

Dans la vésicule biliaire, où se forment des dépôts pierreux issus de la bile

Explication

La lithiase vésiculaire désigne la présence de dépôts pierreux formés à partir de la bile dans la vésicule biliaire. La lithiase biliaire est un terme plus large qui peut aussi concerner les voies biliaires.

30. Quelle affirmation décrit correctement la composition des calculs vésiculaires ?

Les calculs infectieux constituent la principale forme de lithiase vésiculaire
Les calculs cholestéroliques et mixtes représentent plus de 90 % des cas
Les calculs exclusivement protéiques forment la majorité des calculs vésiculaires
Les calculs pigmentaires représentent plus de 90 % des cas observés

Les calculs cholestéroliques et mixtes représentent plus de 90 % des cas

Explication

Les calculs de cholestérol et les calculs mixtes constituent plus de 90 % des calculs vésiculaires. Les calculs pigmentaires sont minoritaires et représentent moins de 10 % des cas.

31. Quel tableau clinique évoque une angiocholite plutôt qu’une colique hépatique ?

Une douleur brutale sans fièvre, sans ictère et sans signe inflammatoire
Une douleur avec défense et fièvre, sans modification de la coloration cutanée
Une douleur épigastrique irradiant en arrière, accompagnée de vomissements répétés
Une douleur associée à une fièvre et à un ictère apparaissant dans les 48 heures

Une douleur associée à une fièvre et à un ictère apparaissant dans les 48 heures

Explication

L’angiocholite associe une douleur, une fièvre parfois élevée avec frissons et un ictère apparaissant en 48 heures. La colique hépatique provoque plutôt une douleur brutale sans fièvre, tandis que la douleur épigastrique irradiant en arrière évoque une pancréatite biliaire.

32. Quelle proportion des calculs vésiculaires reste asymptomatique ?

Environ 20 % des calculs ne provoquent ni gêne ni symptôme
Moins de 10 % des calculs restent sans manifestation clinique
Environ 80 % des calculs ne provoquent ni gêne ni symptôme
Près de la moitié des calculs entraînent une gêne quotidienne

Environ 80 % des calculs ne provoquent ni gêne ni symptôme

Explication

Dans environ 80 % des cas, les calculs vésiculaires ne provoquent ni gêne ni symptôme. Une absence de manifestation clinique est donc fréquente, même en présence de calculs.

33. Que désigne la lithiase urinaire ?

Une anomalie congénitale des uretères entraînant une dilatation permanente des voies urinaires
Une inflammation infectieuse des reins provoquant une destruction progressive des néphrons
Une accumulation de liquide dans les cavités rénales sans formation solide identifiable
Des formations dures dans les voies urinaires pouvant obstruer l’écoulement de l’urine

Des formations dures dans les voies urinaires pouvant obstruer l’écoulement de l’urine

Explication

La lithiase urinaire correspond à des formations dures dans les voies urinaires, capables de provoquer douleur, saignement, infection ou obstruction. Une simple accumulation liquidienne ne constitue pas une lithiase.

34. Quelle est la composition d’environ 80 % des calculs urinaires ?

Des cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien
Des cristaux de cystine
Des cristaux d’oxalate de calcium
Des cristaux d’acide urique

Des cristaux d’oxalate de calcium

Explication

Environ 80 % des calculs urinaires sont constitués de cristaux d’oxalate de calcium, qui sont donc majoritaires. Les autres types de calculs représentent une proportion moindre.

35. Pourquoi une lithiase urinaire provoque-t-elle typiquement une douleur brutale au flanc ?

Parce que l’obstacle augmente la pression dans les cavités rénales situées en amont
Parce qu’une hémorragie digestive distend les organes voisins du rein
Parce qu’une infection urinaire diffuse déclenche immédiatement une inflammation pleurale
Parce que les cristaux irritent directement la peau et les muscles de la région lombaire

Parce que l’obstacle augmente la pression dans les cavités rénales situées en amont

Explication

La douleur apparaît lorsque l’obstacle met sous pression les cavités rénales situées en amont. L’hématurie correspond plutôt au saignement associé à la lithiase et n’explique pas à elle seule le mécanisme principal de la douleur.

36. Quelle mesure correspond à une prévention nutritionnelle de la récidive de lithiase urinaire ?

Boire environ 2 litres par jour, consommer près d’un gramme de calcium et limiter les protéines
Boire environ 2 litres par jour, supprimer le calcium et maintenir un apport protéique élevé
Boire selon la soif, supprimer les aliments protéiques et éviter toute adaptation alimentaire
Boire moins d’un litre par jour, supprimer le calcium et augmenter fortement les protéines

Boire environ 2 litres par jour, consommer près d’un gramme de calcium et limiter les protéines

Explication

La prévention repose notamment sur environ 2 litres de boissons par jour, un apport calcique proche de 1 g par jour et un apport protéique inférieur à 1 g/kg/jour, adaptés au type de calcul. Supprimer systématiquement le calcium ou augmenter fortement les protéines ne correspond pas à cette stratégie.

37. Qu’est-ce qui caractérise un trouble du rythme ou de la conduction cardiaque ?

Une diminution de la contractilité altère le débit sans anomalie électrique
Une obstruction mécanique ralentit le remplissage et perturbe la circulation pulmonaire
Une inflammation valvulaire modifie les bruits et perturbe la fermeture cardiaque
Une anomalie électrique modifie le rythme et perturbe le fonctionnement du cœur

Une anomalie électrique modifie le rythme et perturbe le fonctionnement du cœur

Explication

Un trouble du rythme ou de la conduction résulte d’une anomalie électrique qui modifie les battements et perturbe le fonctionnement cardiaque. Une baisse isolée de la contractilité peut réduire le débit, mais elle ne définit pas ce trouble.

38. Quelle association entre les éléments de l’ECG et l’activité électrique cardiaque est correcte ?

L’onde P correspond à la repolarisation, le QRS aux oreillettes et l’onde T aux ventricules
L’onde P correspond aux oreillettes, le QRS aux ventricules et l’onde T à leur repolarisation
L’onde P correspond aux ventricules, le QRS aux oreillettes et l’onde T à leur dépolarisation
L’onde P correspond aux oreillettes, le QRS à leur repolarisation et l’onde T aux ventricules

L’onde P correspond aux oreillettes, le QRS aux ventricules et l’onde T à leur repolarisation

Explication

L’onde P traduit la dépolarisation des oreillettes, le complexe QRS celle des ventricules, puis l’onde T leur repolarisation. La confusion la plus fréquente consiste à attribuer le QRS aux oreillettes plutôt qu’aux ventricules.

39. Quelle proposition distingue correctement le flutter de la fibrillation atriale ?

Le flutter est ventriculaire avec des QRS larges, tandis que la fibrillation atriale est sinusale avec des ondes P
Le flutter présente une dissociation auriculo-ventriculaire, tandis que la fibrillation atriale entraîne un PR allongé
Le flutter est irrégulier avec de petites ondes f, tandis que la fibrillation atriale est régulière avec des ondes F
Le flutter est régulier avec des ondes F, tandis que la fibrillation atriale est irrégulière avec de petites ondes f

Le flutter est régulier avec des ondes F, tandis que la fibrillation atriale est irrégulière avec de petites ondes f

Explication

Le flutter correspond à une tachycardie régulière de l’oreillette droite avec des ondes F en toit d’usine, alors que la fibrillation atriale est irrégulière avec de petites ondes f et des QRS irréguliers. L’inversion de ces caractéristiques constitue la confusion principale entre les deux arythmies.

40. Quelle évolution décrit le mieux le bloc auriculo-ventriculaire entre le premier et le troisième degré ?

Le QRS s’élargit au premier degré, puis les ventricules accélèrent au troisième degré
Les ondes P disparaissent au premier degré, puis le PR se normalise au troisième degré
La fréquence atriale ralentit au premier degré, puis les oreillettes cessent de se contracter au troisième degré
Le PR s’allonge au premier degré, puis une dissociation complète apparaît au troisième degré

Le PR s’allonge au premier degré, puis une dissociation complète apparaît au troisième degré

Explication

Le BAV de premier degré se manifeste par un allongement de l’intervalle PR, tandis que le troisième degré entraîne une dissociation complète entre oreillettes et ventricules. Un élargissement du QRS n’est pas le critère d’évolution qui définit ces deux degrés.

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Quels sont les deux principaux composants de la maladie thromboembolique veineuse ?

La thrombose veineuse profonde et l’embolie pulmonaire.

Qu'est-ce que la thrombose veineuse profonde ?

L’obstruction plus ou moins complète d’une veine profonde par un thrombus constitué in situ.

Qu'est-ce que l'embolie pulmonaire ?

L’obstruction totale ou partielle d’une artère pulmonaire ou de ses branches par un caillot provenant de la circulation veineuse.

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