QCM : AOMI (Artériopathie oblitérante des membres inférieurs) (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le rôle principal du système artériel des membres inférieurs ?

Produire les cellules sanguines des membres
Assurer le drainage lymphatique des jambes
Irriguer les jambes et les tissus périphériques
Réguler les mouvements articulaires des jambes

Irriguer les jambes et les tissus périphériques

Explication

Le système artériel apporte le sang aux jambes et aux tissus périphériques. Le drainage lymphatique relève d’un autre système, distinct de la circulation artérielle.

2. Quelle caractéristique décrit le mieux une artère saine des membres inférieurs ?

Une structure destinée à produire l’oxygène utilisé par les tissus
Une structure adaptée à la circulation sanguine et à l’irrigation des membres
Une paroi conçue principalement pour stocker le sang veineux
Une organisation spécialisée dans la filtration des déchets musculaires

Une structure adaptée à la circulation sanguine et à l’irrigation des membres

Explication

Une artère saine possède une structure permettant la circulation du sang et l’irrigation des membres inférieurs. La filtration des déchets et le stockage du sang veineux ne correspondent pas à sa fonction principale.

3. Quelle proposition définit le mieux l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs ?

Une obstruction brutale d’une artère provoquant une ischémie apparue soudainement
Une maladie chronique liée à l’athérosclérose, réduisant progressivement le flux sanguin des jambes
Une anomalie veineuse qui augmente progressivement le retour du sang vers le cœur
Une infection aiguë des muscles entraînant une diminution transitoire de leur oxygénation

Une maladie chronique liée à l’athérosclérose, réduisant progressivement le flux sanguin des jambes

Explication

L’AOMI est une maladie chronique et progressive liée à l’athérosclérose, qui rétrécit ou obstrue les artères des jambes et diminue l’apport d’oxygène. L’obstruction brutale correspond plutôt à une ischémie aiguë.

4. Quelle répartition selon le sexe est associée à l’AOMI ?

Les femmes représentent 66 % des cas et les hommes 34 %
Les hommes et les femmes représentent chacun la moitié des cas
Les femmes représentent 34 % des cas, avec une proportion masculine minoritaire
Les hommes représentent 66 % des cas et les femmes 34 %

Les hommes représentent 66 % des cas et les femmes 34 %

Explication

L’AOMI touche davantage les hommes, qui représentent 66 % des cas, contre 34 % pour les femmes. La répartition inverse et la répartition égale ne correspondent pas aux données indiquées.

5. Quel ensemble regroupe des facteurs de risque reconnus de l’AOMI ?

Fièvre, arthrose, cataracte, reflux gastro-œsophagien et eczéma
Tabac, hypertension, dyslipidémie, diabète et sédentarité
Asthme, migraine, fracture, surdité et insuffisance rénale aiguë
Infection, traumatisme, allergie, déshydratation et myopie

Tabac, hypertension, dyslipidémie, diabète et sédentarité

Explication

Le tabac, l’hypertension, la dyslipidémie, le diabète et la sédentarité font partie des facteurs de risque de l’AOMI. Les autres ensembles associent des affections qui ne constituent pas la liste établie des facteurs de risque.

6. Quelle mesure relève de la prise en charge des facteurs de risque de l’AOMI ?

Retarder toute intervention sur les facteurs de risque jusqu’à l’apparition d’une douleur
Traiter l’obstruction artérielle sans modifier les habitudes de vie du patient
Remplacer le contrôle métabolique par une intervention chirurgicale systématique
Arrêter le tabac et contrôler l’hypertension, le diabète et la dyslipidémie

Arrêter le tabac et contrôler l’hypertension, le diabète et la dyslipidémie

Explication

La prise en charge agit sur le terrain en favorisant l’arrêt du tabac, le contrôle de l’hypertension, de la dyslipidémie et du diabète, ainsi que la réduction de la sédentarité. La chirurgie vise directement l’obstruction et ne remplace pas la prise en charge des facteurs de risque.

7. Quelle situation correspond le mieux à une ischémie aiguë d’un membre ?

Une installation brutale avec douleur intense, froideur, pâleur et déficit sensitif
Une claudication ancienne apparaissant après un effort prolongé
Une gêne progressive avec peau chaude et pouls périphériques conservés
Une douleur modérée avec œdème déclive et coloration rouge persistante

Une installation brutale avec douleur intense, froideur, pâleur et déficit sensitif

Explication

L’ischémie aiguë se caractérise par une baisse brutale de perfusion accompagnée de signes sévères, notamment douleur, froideur, modification de coloration et troubles neurologiques. La claudication ancienne évoque plutôt une atteinte artérielle chronique évolutive.

8. Pourquoi l’ischémie aiguë d’un membre doit-elle être considérée comme une urgence chirurgicale ?

Parce que le traitement différé augmente surtout le risque de thrombose veineuse
Parce qu’un délai d’environ six heures peut entraîner nécrose et amputation
Parce que l’évolution spontanée entraîne généralement une hypertension durable
Parce qu’une intervention tardive provoque principalement une infection cutanée

Parce qu’un délai d’environ six heures peut entraîner nécrose et amputation

Explication

Le délai d’intervention est d’environ six heures, car le retard peut provoquer des séquelles motrices ou sensitives, une nécrose et une amputation. Une infection cutanée ou une thrombose veineuse ne constitue pas le mécanisme principal justifiant cette urgence.

9. Quels examens complémentaires peuvent participer à l’évaluation d’une artériopathie oblitérante des membres inférieurs ?

L’angioscanner, le Doppler et la mesure transcutanée de la pression en oxygène
La coloscopie, l’échographie thyroïdienne et l’audiométrie
La scintigraphie osseuse, l’IRM cérébrale et la spirométrie
La radiographie standard, l’échographie abdominale et l’électrocardiogramme

L’angioscanner, le Doppler et la mesure transcutanée de la pression en oxygène

Explication

L’évaluation de l’AOMI peut associer l’angioscanner, le Doppler et la TCPO2. Les autres examens proposés explorent d’autres organes ou d’autres fonctions et ne constituent pas le trio attendu pour cette évaluation artérielle.

10. Quel ensemble correspond au traitement médical de l’artériopathie oblitérante des membres inférieurs ?

Des antalgiques, des antifongiques et des médicaments antiulcéreux
Des bronchodilatateurs, des diurétiques et des antihistaminiques
Des antibiotiques, des anticoagulants curatifs et des corticoïdes inhalés
Des antiagrégants plaquettaires, des statines et des inhibiteurs de l’enzyme de conversion

Des antiagrégants plaquettaires, des statines et des inhibiteurs de l’enzyme de conversion

Explication

Le traitement médical de l’AOMI comprend les antiagrégants plaquettaires, les statines et les inhibiteurs de l’enzyme de conversion. Les statines ciblent notamment la dyslipidémie, tandis que les antiagrégants limitent l’agrégation plaquettaire.

11. Quelle administration de l’héparine non fractionnée correspond à la phase aiguë puis à la période postopératoire ?

Orale en phase aiguë, puis intraveineuse en postopératoire
Intramusculaire en phase aiguë, puis orale en postopératoire
Intraveineuse en phase aiguë, puis sous-cutanée en postopératoire
Sous-cutanée en phase aiguë, puis intramusculaire en postopératoire

Intraveineuse en phase aiguë, puis sous-cutanée en postopératoire

Explication

En phase aiguë, l’héparine non fractionnée est administrée par voie intraveineuse, tandis qu’en postopératoire elle peut être administrée par voie sous-cutanée. Les voies orale et intramusculaire ne correspondent pas à la règle décrite.

12. Quel est le principe d’un pontage en chirurgie vasculaire ?

Retirer une cicatrice cutanée afin de favoriser la fermeture de la plaie
Dilater une artère rétrécie au moyen d’un ballon introduit dans sa lumière
Placer un greffon veineux ou prothétique pour contourner une zone artérielle obstruée
Immobiliser un membre pour réduire la demande métabolique des muscles

Placer un greffon veineux ou prothétique pour contourner une zone artérielle obstruée

Explication

Le pontage crée une voie de dérivation grâce à un greffon veineux ou prothétique afin de contourner ou remplacer une portion artérielle obstruée ou infectée. La dilatation par ballon correspond à une angioplastie, qui est une autre technique.

13. Dans quelle situation une amputation peut-elle être indiquée chez un patient atteint d’ischémie ?

En cas d’ischémie dépassée ou lorsqu’aucune revascularisation n’est possible
En cas de plaie superficielle dont la cicatrisation progresse après les soins
En cas de sténose accessible à une angioplastie avec amélioration clinique
En cas de claudication modérée répondant favorablement à la marche régulière

En cas d’ischémie dépassée ou lorsqu’aucune revascularisation n’est possible

Explication

L’amputation peut être envisagée lorsque l’ischémie est dépassée, qu’aucune revascularisation n’est possible ou que des troubles trophiques persistent après revascularisation. Une claudication modérée ou une plaie en voie de cicatrisation ne constitue pas, à elle seule, une indication de ce type.

14. Quels problèmes la surveillance infirmière postopératoire d’une chirurgie vasculaire recherche-t-elle principalement ?

Une déshydratation, une otite, une tendinite et une carie dentaire
Une fracture, une bronchite, une allergie alimentaire et une myopie
Une ischémie aiguë, une infection, une hémorragie et un syndrome des loges
Une hyperglycémie, une constipation, une migraine et une baisse auditive

Une ischémie aiguë, une infection, une hémorragie et un syndrome des loges

Explication

La surveillance postopératoire vasculaire recherche principalement une nouvelle ischémie, une infection, une hémorragie et un syndrome des loges. Ces complications menacent la perfusion, la cicatrisation ou la sécurité immédiate du membre et du patient.

15. Que doit faire l’infirmier face à des signes d’ischémie aiguë postopératoire ?

Mobiliser fortement le membre et appliquer une contention serrée
Retirer le pansement, nettoyer la plaie et reprendre la surveillance habituelle
Observer les téguments du membre et prévenir rapidement le médecin
Inspecter la cicatrice puis attendre la prochaine visite médicale

Observer les téguments du membre et prévenir rapidement le médecin

Explication

Les téguments renseignent sur la perfusion du membre et doivent être surveillés lorsqu’une ischémie aiguë est suspectée, avec information du médecin. L’inspection de la cicatrice vise davantage la recherche d’une infection et ne remplace pas l’alerte médicale.

16. Quelle conduite est adaptée à la surveillance d’un risque infectieux postopératoire ?

Rechercher la coloration du membre, limiter les soins de plaie et attendre l’évolution
Mesurer uniquement la douleur, retirer les sutures et reprendre une activité normale
Contrôler température et signes locaux, réaliser les pansements prescrits et prévenir le médecin
Surveiller le pouls, appliquer une compression et éviter l’examen de la cicatrice

Contrôler température et signes locaux, réaliser les pansements prescrits et prévenir le médecin

Explication

La surveillance infectieuse porte sur la température et les signes de cicatrice tels que rougeur, chaleur, écoulement, désunion ou nécrose, avec pansements selon le protocole et information du médecin. La coloration et le pouls concernent surtout l’évaluation de la perfusion, non le suivi complet de l’infection.

17. Quelle conduite immédiate est attendue en cas de rupture artérielle postopératoire ?

Surélever le membre, appliquer une chaleur locale et réévaluer après quelques minutes
Retirer le pansement, laisser le saignement s’écouler et noter son abondance
Nettoyer la plaie, poser un pansement léger et prévenir le médecin plus tard
Mettre des gants, comprimer l’artère et appeler immédiatement de l’aide

Mettre des gants, comprimer l’artère et appeler immédiatement de l’aide

Explication

Une rupture artérielle est une urgence vitale : l’infirmier se protège, comprime l’artère et appelle immédiatement de l’aide. Attendre ou appliquer seulement un pansement léger expose à une aggravation rapide de l’hémorragie.

18. Quel est le rôle principal du kinésithérapeute auprès d’une personne amputée ?

Réaliser la prothèse définitive et ajuster ses composants mécaniques
Favoriser la cicatrisation par une alimentation adaptée et surveiller les apports
Réduire l’œdème du membre résiduel grâce à un bonnet de compression
L’aider à marcher selon son environnement et préparer une éventuelle réadaptation

L’aider à marcher selon son environnement et préparer une éventuelle réadaptation

Explication

Le kinésithérapeute accompagne la reprise de la marche en tenant compte de l’environnement et participe à la préparation d’une éventuelle suite en soins médicaux et de réadaptation. Le nutritionniste intervient plutôt sur l’alimentation favorable à la cicatrisation, tandis que la prothèse et la compression relèvent d’autres aspects de la prise en charge.

19. Dans quel ordre se déroulent les étapes de la prise en charge prothétique d’une personne amputée ?

Compression et appareillage définitif, cicatrisation, puis appareillage provisoire
Cicatrisation et compression, appareillage provisoire, puis appareillage définitif
Appareillage provisoire, cicatrisation et compression, puis appareillage définitif
Cicatrisation et compression, appareillage définitif, puis appareillage provisoire

Cicatrisation et compression, appareillage provisoire, puis appareillage définitif

Explication

La prise en charge prothétique commence par la cicatrisation et la compression, se poursuit avec un appareillage provisoire, puis aboutit à l’appareillage définitif. L’appareillage provisoire n’est donc pas la prothèse finale et intervient après la première phase de cicatrisation.

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Mémorisez les réponses avec 37 flashcards sur AOMI (Artériopathie oblitérante des membres inférieurs).

Qu'est-ce que l'artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) ?

Une maladie chronique liée à l’athérosclérose affectant les artères des jambes.

Combien d'adultes étaient identifiés avec une AOMI au 1er janvier 2023 ?

760 047 adultes.

Quels sont les facteurs de risque de l’AOMI ?

Le tabac, l’hypertension artérielle, la dyslipidémie, le diabète, l’obésité, l’âge, le sexe, l’hérédité et la sédentarité.

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