QCM : Soins de support en oncologie (13 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment peut-on définir les soins de support en oncologie ?

Un ensemble de soins et de soutiens associés aux traitements anticancéreux pour le patient et sa famille
Un dispositif centré sur les examens médicaux réalisés pendant l’hospitalisation
Un programme de traitements anticancéreux destiné à remplacer les soins de confort
Une organisation réservée aux patients après la fin complète de leur maladie

Un ensemble de soins et de soutiens associés aux traitements anticancéreux pour le patient et sa famille

Explication

Les soins de support regroupent les soins et soutiens nécessaires au patient et à sa famille pendant et après la maladie, en complément des traitements spécifiques du cancer. Ils ne remplacent donc pas les traitements anticancéreux et ne se limitent pas à une période ou à un lieu précis.

2. Quel événement a marqué l’initiation des soins de support en France en 2005 ?

La publication d’un référentiel hospitalier consacré à la nutrition des patients
La création des services de soins palliatifs par une loi nationale de décembre
La circulaire DHOS du 22 février, ensuite relayée par la mesure 42 du Plan Cancer
La mise en place d’un programme de dépistage organisé dans les établissements

La circulaire DHOS du 22 février, ensuite relayée par la mesure 42 du Plan Cancer

Explication

Les soins de support ont été initiés en 2005 par la circulaire DHOS du 22 février, puis développés par la mesure 42 du Plan Cancer. Les autres propositions concernent des domaines ou des dispositifs qui ne correspondent pas à cette étape fondatrice.

3. Sur quels plans les soins de support améliorent-ils la qualité de vie des patients ?

Sur le plan médical, administratif et financier
Sur les plans diagnostique, chirurgical et biologique
Sur les plans familial, juridique et professionnel
Sur les plans physique, psychologique et social

Sur les plans physique, psychologique et social

Explication

Les soins de support visent une amélioration de la qualité de vie dans ses dimensions physique, psychologique et sociale. Ils ne se définissent pas par une action limitée au diagnostic, à la chirurgie ou aux démarches administratives.

4. Quelle caractéristique distingue l’approche globale des soins de support ?

Elle concentre l’évaluation sur la maladie et les symptômes observés dans le service hospitalier
Elle adapte les traitements à la tumeur en laissant l’entourage en dehors de la prise en charge
Elle prend en compte le patient et son entourage ainsi que la diversité de leurs besoins, quel que soit le lieu de soins
Elle réserve l’accompagnement psychologique aux patients présentant une complication médicale

Elle prend en compte le patient et son entourage ainsi que la diversité de leurs besoins, quel que soit le lieu de soins

Explication

L’approche globale considère la personne, son entourage et la diversité de leurs besoins, indépendamment du lieu où les soins sont dispensés. Une prise en charge centrée sur la maladie ou limitée à l’hôpital ne correspond pas à cette conception.

5. Comment les soins de support contribuent-ils au travail des professionnels ?

Ils coordonnent plusieurs compétences, améliorent l’évaluation des besoins et renforcent les collaborations entre professionnels
Ils remplacent l’évaluation clinique par une orientation automatique vers les services hospitaliers
Ils confient chaque besoin à un intervenant distinct sans organiser les échanges entre les équipes
Ils séparent les professions médicales et paramédicales afin de clarifier leurs responsabilités

Ils coordonnent plusieurs compétences, améliorent l’évaluation des besoins et renforcent les collaborations entre professionnels

Explication

Les soins de support coordonnent les compétences médicales et paramédicales, améliorent l’évaluation des besoins et favorisent l’interdisciplinarité, la pluriprofessionnalité ainsi que les collaborations ville-hôpital. Une simple juxtaposition d’intervenants sans coordination ne répond pas à cet objectif.

6. Quel professionnel intervient spécifiquement dans l’évaluation et la prise en charge de la douleur au sein des soins de support ?

Le médecin nutritionniste
L’algologue
Le psychologue
La diététicienne

L’algologue

Explication

L’algologue est le professionnel spécialisé dans la douleur au sein de l’équipe des soins de support. Le médecin nutritionniste et la diététicienne répondent plutôt aux besoins nutritionnels, tandis que le psychologue intervient dans le champ psychologique.

7. Quel est le rôle des acteurs extérieurs dans l’organisation des soins de support ?

Ils assurent la coordination des soins sans lien avec le médecin traitant ou les services sociaux
Ils interviennent principalement pour prescrire les traitements anticancéreux du patient
Ils complètent l’équipe hospitalière selon les besoins du patient et de son entourage
Ils remplacent l’équipe hospitalière dès qu’un accompagnement à domicile est envisagé

Ils complètent l’équipe hospitalière selon les besoins du patient et de son entourage

Explication

Les acteurs extérieurs, comme les infirmiers, l’HAD, le médecin traitant ou les services d’aide à domicile, complètent l’équipe hospitalière. Leur intervention s’inscrit donc dans une coopération avec l’hôpital plutôt que dans son remplacement ou dans une action indépendante des autres partenaires.

8. Dans la situation de M. Ch. Pierre, que signifie une dysphagie complète ?

Une impossibilité d’avaler, y compris la salive
Une gêne à avaler les aliments solides
Une diminution progressive de l’appétit au repas
Une douleur lors de la déglutition des liquides

Une impossibilité d’avaler, y compris la salive

Explication

La dysphagie complète empêche d’avaler même la salive et constitue une atteinte sévère de la déglutition. Une gêne limitée aux aliments solides correspond à une atteinte moins importante.

9. Quelle association correspond à la prise en charge de M. Ch. Pierre face à la dysphagie et à l’anxiété majeure ?

Sonde urinaire, hydratation orale, éducation familiale et consultation sociale
Sonde nasogastrique, alimentation entérale, éducation et soutien psychologique
Gastrostomie immédiate, alimentation parentérale, isolement et traitement anxiolytique
Perfusion intraveineuse, régime oral adapté, kinésithérapie et sédation

Sonde nasogastrique, alimentation entérale, éducation et soutien psychologique

Explication

La sonde nasogastrique permet l’alimentation entérale, tandis que l’éducation accompagne son utilisation et la consultation psychologique répond à l’anxiété majeure. La prise en charge ne repose donc pas sur une alimentation parentérale ou sur une simple adaptation du régime oral.

10. Quel volume de Fresubin Megareal Fibres est prévu à partir de J9, selon la tolérance digestive, dans le protocole nocturne ?

De 1250 à 1500 ml
De 1000 à 1100 ml
De 700 à 900 ml
De 300 à 500 ml

De 1250 à 1500 ml

Explication

Le protocole augmente progressivement jusqu’à un volume de 1250 à 1500 ml à partir de J9, en fonction de la tolérance digestive. Le volume de 1000 ml correspond à J7 et J8, et non à la phase suivante.

11. Quel élément caractérise la situation de M. V. Jean-Marc après l’arrêt de la chimiothérapie en juillet 2025 ?

Une poursuite intensive du traitement anticancéreux avec surveillance ambulatoire
Une stabilisation fonctionnelle sans chute ni alitement régulier
Une situation palliative avec altération générale et douleurs osseuses
Une phase de récupération avec amélioration de l’autonomie et de l’état général

Une situation palliative avec altération générale et douleurs osseuses

Explication

La progression osseuse, l’altération de l’état général, les chutes, le score PS de 3-4 et les douleurs après l’arrêt de la chimiothérapie caractérisent une situation palliative. Une poursuite intensive d’un traitement anticancéreux ne correspond pas aux éléments décrits.

12. Quelle intervention relève directement de la prise en charge palliative de M. V. Jean-Marc ?

Augmenter les examens diagnostiques afin de rechercher une nouvelle tumeur
Reprendre une chimiothérapie intensive pour contrôler la progression osseuse
Réaliser une intervention chirurgicale destinée à éradiquer la maladie
Évaluer ses souhaits de fin de vie et adapter le traitement de la douleur

Évaluer ses souhaits de fin de vie et adapter le traitement de la douleur

Explication

La prise en charge palliative associe l’annonce, l’évaluation des souhaits de fin de vie, l’adaptation du traitement antalgique et l’organisation du domicile. La chimiothérapie intensive vise principalement le contrôle de la maladie et ne constitue pas l’intervention palliative décrite ici.

13. Quelle caractéristique définit les soins de support dans le parcours du patient ?

Un traitement centré sur la tumeur et coordonné par une seule spécialité médicale
Un accompagnement limité aux symptômes physiques durant les hospitalisations
Une intervention réservée à la période suivant l’arrêt des traitements anticancéreux
Une prise en charge globale du patient et de ses aidants par une équipe pluridisciplinaire

Une prise en charge globale du patient et de ses aidants par une équipe pluridisciplinaire

Explication

Les soins de support couvrent globalement les besoins du patient et de ses aidants, de la consultation d’annonce jusqu’au décès, avec une équipe pluridisciplinaire et des partenariats. Ils ne se limitent donc ni à la tumeur ni à une période précise du parcours.

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Que désignent les soins de support en cancérologie ?

L'ensemble des soins et soutiens nécessaires aux patients et familles pendant et après la maladie.

En quelle année les soins de support ont-ils été initiés ?

En 2005.

Quelle circulaire a initié les soins de support en 2005 ?

La circulaire DHOS du 22 février 2005.

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