QCM : Épidémiologie descriptive (29 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment l’OMS définit-elle la santé en 1948 ?

Une absence durable de maladie ou d’infirmité
Un état de complet bien-être physique, mental et social
Un équilibre physique favorisant la productivité sociale
Une capacité à recevoir des soins médicaux adaptés

Un état de complet bien-être physique, mental et social

Explication

En 1948, l’OMS conçoit la santé comme un bien-être complet englobant les dimensions physique, mentale et sociale. La simple absence de maladie ne suffit donc pas à définir cet état.

2. Quel objectif correspond à la définition de la santé publique donnée par l’OMS en 1952 ?

Décrire les symptômes et mesurer l’état de santé de groupes sélectionnés
Garantir le bien-être social en organisant principalement les services hospitaliers
Prévenir les maladies, prolonger la vie et améliorer la santé aux niveaux individuel et collectif
Diagnostiquer les maladies et traiter chaque patient dans un établissement spécialisé

Prévenir les maladies, prolonger la vie et améliorer la santé aux niveaux individuel et collectif

Explication

En 1952, l’OMS présente la santé publique comme une science et un art visant la prévention, la prolongation de la vie et l’amélioration de la santé physique et mentale. La médecine centrée sur le diagnostic et le traitement d’un patient ne recouvre pas l’ensemble de cette mission.

3. Quelle caractéristique distingue principalement l’épidémiologie de la médecine clinique ?

Elle analyse la réponse d’un organisme à une intervention thérapeutique
Elle choisit un traitement personnalisé après un examen médical
Elle se concentre sur les symptômes d’un patient pris individuellement
Elle étudie les événements de santé dans des populations spécifiques

Elle étudie les événements de santé dans des populations spécifiques

Explication

L’épidémiologie examine la répartition et les déterminants des événements de santé dans des populations afin de contribuer à leur contrôle. La médecine clinique, en revanche, est principalement centrée sur un patient particulier.

4. Quelle association présente correctement les trois types d’épidémiologie ?

Diagnostiquer une maladie, prescrire un traitement et suivre un patient
Mesurer un symptôme, confirmer un diagnostic et prévenir une complication
Observer un groupe, soigner un individu et administrer un établissement
Décrire l’état de santé, rechercher ses déterminants et évaluer les actions de santé

Décrire l’état de santé, rechercher ses déterminants et évaluer les actions de santé

Explication

Les trois types correspondent à la description de l’état de santé, à la recherche de ses déterminants et à l’évaluation des actions de santé. Assimiler l’épidémiologie à une succession d’actes cliniques confond l’étude des populations avec les soins individuels.

5. Quelle observation a soutenu l’hypothèse de John Snow concernant l’épidémie de choléra à Londres en 1854 ?

La diminution des cas après une campagne de vaccination locale
L’apparition des cas près des hôpitaux accueillant les malades
Le regroupement des cas autour de la pompe à eau de Broad Street
La répartition régulière des cas dans tous les quartiers de Londres

Le regroupement des cas autour de la pompe à eau de Broad Street

Explication

Le regroupement des cas autour de Broad Street a soutenu l’idée que la pompe à eau jouait un rôle dans l’épidémie. Une répartition régulière des cas aurait plutôt affaibli cette hypothèse, car elle n’aurait pas désigné une source locale.

6. Quelle idée Hippocrate formule-t-il au Ve siècle av. J.-C. à propos de la santé ?

Elle dépend principalement de la transmission d’un agent infectieux
Elle s’explique par l’efficacité des interventions hospitalières
Elle est liée à l’environnement et au mode de vie
Elle se mesure par l’analyse chiffrée des décès urbains

Elle est liée à l’environnement et au mode de vie

Explication

Hippocrate relie l’état de santé aux conditions environnementales et au mode de vie dès le Ve siècle av. J.-C. L’analyse statistique des décès appartient à une étape historique ultérieure, associée notamment à John Graunt.

7. Laquelle de ces propositions distingue correctement un événement de santé d’un déterminant ?

Un événement est une caractéristique de la population, tandis qu’un déterminant est une méthode de suivi.
Un événement est une maladie ou un décès, tandis qu’un déterminant est une exposition ou un facteur associé.
Un événement est une comparaison entre groupes, tandis qu’un déterminant est une mesure de fréquence.
Un événement est une exposition, tandis qu’un déterminant est une maladie ou un décès observé.

Un événement est une maladie ou un décès, tandis qu’un déterminant est une exposition ou un facteur associé.

Explication

Un événement de santé correspond notamment à une maladie ou à un décès, alors qu’un déterminant peut être une exposition, un facteur de risque ou un facteur associé. Confondre les deux revient à attribuer à l’exposition le rôle de l’événement observé.

8. Quelle caractéristique décrit l’étude des médecins britanniques menée par Richard Doll ?

Il s’agissait d’une étude cas-témoins rétrospective portant sur 4 000 médecins publiée en 1954.
Il s’agissait d’une cohorte d’environ 40 000 médecins anglais publiée dans le BMJ en 1954.
Il s’agissait d’un essai clinique britannique suivi pendant 50 ans auprès de 40 000 participants.
Il s’agissait d’une enquête transversale menée auprès de 40 000 patients publiée dans le BMJ en 1954.

Il s’agissait d’une cohorte d’environ 40 000 médecins anglais publiée dans le BMJ en 1954.

Explication

L’étude de Richard Doll était une cohorte d’environ 40 000 médecins anglais, publiée dans le BMJ en 1954 et suivie à long terme. Une étude cas-témoins rétrospective ne correspond pas à ce dispositif de suivi dans le temps.

9. Quel effet du tabagisme sur l’espérance de vie a été mis en évidence par l’étude des médecins britanniques ?

Le tabagisme réduit l’espérance de vie d’environ dix ans.
Le tabagisme ne modifie pas l’espérance de vie observée.
Le tabagisme augmente l’espérance de vie d’environ dix ans.
Le tabagisme réduit l’espérance de vie d’environ trois ans.

Le tabagisme réduit l’espérance de vie d’environ dix ans.

Explication

L’étude a montré que le tabagisme diminuait l’espérance de vie d’environ dix ans. L’arrêt avant 30 ans constitue une situation différente, associée à une espérance de vie comparable à celle des non-fumeurs.

10. Pourquoi la cohorte de Framingham est-elle considérée comme une cohorte de référence ?

Elle observe depuis 1948 une population de 40 000 médecins avec un suivi annuel.
Elle suit depuis 1948 un groupe de 5 209 sujets avec des évaluations réalisées tous les deux ans.
Elle mesure depuis 1960 les décès cardiovasculaires sans réexaminer les participants.
Elle compare depuis 1954 des cas de cancer à des témoins recrutés dans plusieurs pays.

Elle suit depuis 1948 un groupe de 5 209 sujets avec des évaluations réalisées tous les deux ans.

Explication

La cohorte de Framingham a débuté en 1948 avec 5 209 sujets suivis tous les deux ans et constitue une référence pour l’étude du risque cardiovasculaire. Le suivi des médecins britanniques et l’absence de réexamens ne décrivent pas Framingham.

11. Quelle définition correspond à un indicateur de santé ?

Une valeur administrative qui recense les actes réalisés dans un établissement.
Une mesure quantitative qui résume une dimension de la santé d’une population.
Un dénombrement brut qui indique un effectif sans référence à une population.
Une description qualitative qui rapporte les perceptions individuelles de la maladie.

Une mesure quantitative qui résume une dimension de la santé d’une population.

Explication

Un indicateur de santé est une mesure quantitative synthétisant une dimension de l’état de santé afin de décrire, surveiller, comparer ou évaluer une population. Un simple effectif ne constitue pas nécessairement un indicateur s’il n’est pas rapporté à une population ou à une durée.

12. Quelle différence fondamentale oppose un dénombrement à une mesure relative ?

Le dénombrement exprime une durée d’exposition, tandis que la mesure relative décrit une cause de maladie.
Le dénombrement rapporte deux effectifs, tandis que la mesure relative donne un nombre absolu d’événements.
Le dénombrement compare deux variables d’unités différentes, tandis que la mesure relative mesure une population.
Le dénombrement donne un effectif absolu, tandis que la mesure relative met des effectifs ou événements en rapport.

Le dénombrement donne un effectif absolu, tandis que la mesure relative met des effectifs ou événements en rapport.

Explication

Un dénombrement indique directement le nombre de personnes ou d’événements, tandis qu’une mesure relative établit un rapport entre des effectifs ou des événements. Une durée d’exposition relève plutôt du calcul d’un taux fondé sur des personnes-temps.

13. Dans une population de 200 personnes, 30 présentent une maladie : quelle expression décrit correctement la proportion de personnes malades ?

20030=6,67\frac{200}{30}=6{,}67, soit environ 667 %.
30200=0,15\frac{30}{200}=0{,}15, soit 15 %.
30170=0,18\frac{30}{170}=0{,}18, soit environ 18 %.
200−30200=0,85\frac{200-30}{200}=0{,}85, soit 85 %.

$$\frac{30}{200}=0{,}15$$, soit 15 %.

Explication

Une proportion place dans le numérateur un effectif inclus dans le dénominateur : ici, les 30 personnes malades parmi les 200 personnes étudiées. Le rapport entre malades et non-malades est un ratio, tandis que 85 % représente la part non malade.

14. Quelle situation correspond à un ratio plutôt qu’à une proportion ?

Rapporter le nombre d’enfants vaccinés à l’ensemble des enfants concernés.
Exprimer en pourcentage la part des décès parmi tous les événements observés.
Comparer le nombre de fumeurs au nombre de non-fumeurs, les deux effectifs étant distincts.
Calculer le nombre de personnes malades parmi l’ensemble des personnes examinées.

Comparer le nombre de fumeurs au nombre de non-fumeurs, les deux effectifs étant distincts.

Explication

Un ratio compare deux effectifs dont le numérateur n’est pas inclus dans le dénominateur, comme les fumeurs et les non-fumeurs. Dans les autres situations, le numérateur est une partie de l’ensemble constituant le dénominateur, ce qui définit une proportion.

15. Pourquoi un taux utilise-t-il des personnes-temps au dénominateur ?

Pour tenir compte de la durée pendant laquelle les personnes restent exposées au risque de l’événement.
Pour mesurer la différence entre deux variables exprimées dans des unités différentes.
Pour remplacer les événements observés lorsque les effectifs de départ sont inconnus.
Pour garantir que le numérateur soit inclus dans la population totale observée.

Pour tenir compte de la durée pendant laquelle les personnes restent exposées au risque de l’événement.

Explication

Les personnes-temps quantifient la durée pendant laquelle les individus sont exposés au risque, ce qui permet d’intégrer des durées de suivi différentes. Le fait que le numérateur soit inclus dans le dénominateur caractérise plutôt une proportion.

16. À combien de personnes-années correspondent deux personnes suivies chacune pendant six mois à risque ?

À trois personnes-années.
À deux personnes-années.
À six personnes-années.
À une personne-année.

À une personne-année.

Explication

Chaque personne suivie pendant six mois contribue une demi-personne-année ; deux contributions de ce type donnent donc une personne-année. Une personne-année correspond à une personne à risque suivie pendant douze mois.

17. Une population compte 12 événements pour 600 personnes-années de suivi : quel est son taux brut ?

T=60012=50T=\frac{600}{12}=50 événements par personne-année.
T=12600=0,02T=\frac{12}{600}=0{,}02 événement par personne-année.
T=12600×100=2T=\frac{12}{600}\times100=2 personnes par événement.
T=600−12600=0,98T=\frac{600-12}{600}=0{,}98 événement par personne-année.

$$T=\frac{12}{600}=0{,}02$$ événement par personne-année.

Explication

Le taux brut se calcule en divisant le nombre d’événements par le total des personnes-temps, soit 12/600=0,0212/600=0{,}02 événement par personne-année. Le taux brut concerne l’ensemble de la population étudiée, et non un sous-groupe particulier.

18. Quelle distinction décrit correctement les indicateurs d’état et les indicateurs de dynamique d’une population ?

Les premiers décrivent son évolution, tandis que les seconds décrivent sa structure.
Les premiers décrivent sa mortalité, tandis que les seconds décrivent son espérance de vie.
Les premiers décrivent sa structure, tandis que les seconds décrivent son évolution.
Les premiers décrivent ses naissances, tandis que les seconds décrivent ses décès.

Les premiers décrivent sa structure, tandis que les seconds décrivent son évolution.

Explication

Les indicateurs d’état renseignent sur la structure d’une population, alors que les indicateurs de dynamique suivent sa transformation au cours du temps. L’opposition entre naissances et décès concerne deux indicateurs de dynamique, et non les indicateurs d’état et de dynamique.

19. Lequel de ces ensembles regroupe les trois grands types d’indicateurs de dynamique de la population ?

La natalité, la mortalité et l’espérance de vie
La structure par âge, le sexe et la densité
La prévalence, l’incidence et la létalité
Le vieillissement, la dépendance et la fécondité

La natalité, la mortalité et l’espérance de vie

Explication

Les indicateurs de dynamique comprennent la natalité, la mortalité et l’espérance de vie, qui renseignent sur les changements démographiques. La prévalence, l’incidence et la létalité relèvent de l’étude de la morbidité et des maladies.

20. Que mesure l’espérance de vie à la naissance ?

La durée moyenne de vie estimée pour un enfant au moment de sa naissance
Le nombre moyen d’années vécues par les personnes déjà décédées
La durée moyenne de survie après le diagnostic d’une maladie
L’âge exact auquel chaque personne d’une génération décède

La durée moyenne de vie estimée pour un enfant au moment de sa naissance

Explication

L’espérance de vie à la naissance est une estimation de la durée moyenne de vie d’un enfant au moment où il naît. Elle ne correspond pas à l’âge au décès observé chez une personne ou une génération donnée.

21. Quelle différence caractérise le taux de mortalité infantile et le taux de mortalité périnatale ?

Le premier rapporte les décès adultes aux naissances, tandis que le second mesure les décès avant un an.
Le premier concerne les décès avant un an, tandis que le second inclut les morts fœtales et les décès durant la première semaine.
Le premier concerne les morts fœtales, tandis que le second concerne les décès survenus avant cinq ans.
Le premier inclut la première semaine de vie, tandis que le second concerne les décès survenus avant un an.

Le premier concerne les décès avant un an, tandis que le second inclut les morts fœtales et les décès durant la première semaine.

Explication

La mortalité infantile rapporte les décès d’enfants de moins d’un an aux naissances vivantes. La mortalité périnatale prend en compte les morts fœtales et les décès d’enfants de moins d’une semaine, ce qui constitue la distinction essentielle.

22. Comment la létalité d’une maladie est-elle définie ?

Par le nombre total de personnes atteintes rapporté à la population générale
Par le rapport entre les nouveaux cas de cette maladie et la population exposée
Par la durée moyenne d’évolution de la maladie chez les personnes atteintes
Par le rapport entre les décès dus à cette maladie et le nombre de personnes atteintes

Par le rapport entre les décès dus à cette maladie et le nombre de personnes atteintes

Explication

La létalité mesure la proportion de personnes atteintes d’une maladie qui en décèdent. Elle se distingue de l’incidence, qui porte sur l’apparition de nouveaux cas dans une population exposée.

23. Une enquête dénombre tous les patients atteints d’une maladie à une date donnée, qu’ils soient récemment diagnostiqués ou non. Quel indicateur utilise-t-elle ?

La létalité, car elle mesure la gravité de la maladie chez les patients
L’incidence, car elle mesure les nouveaux cas apparus pendant une période
Le taux d’attaque, car il mesure les décès parmi les personnes exposées
La prévalence, car elle mesure le stock total de malades à cette date

La prévalence, car elle mesure le stock total de malades à cette date

Explication

La prévalence compte les personnes malades, qu’il s’agisse de cas anciens ou nouveaux, à un moment ou durant une période donnée. L’incidence ne retient que les nouveaux cas apparaissant au cours d’une période.

24. Une étude suit des participants pendant des durées différentes afin de compter les nouveaux cas d’une maladie. Quelle expression calcule le taux d’incidence brut ?

TI=nombre de nouveaux caspersonnes-temps aˋ risqueTI = \frac{\text{nombre de nouveaux cas}}{\text{personnes-temps à risque}}
TI=nombre de personnes exposeˊesdureˊe moyenne de la maladieTI = \frac{\text{nombre de personnes exposées}}{\text{durée moyenne de la maladie}}
TI=nombre de deˊceˋs dus aˋ la maladienombre de maladesTI = \frac{\text{nombre de décès dus à la maladie}}{\text{nombre de malades}}
TI=nombre total de maladespopulation eˊtudieˊeTI = \frac{\text{nombre total de malades}}{\text{population étudiée}}

$$TI = \frac{\text{nombre de nouveaux cas}}{\text{personnes-temps à risque}}$$

Explication

Le taux d’incidence brut rapporte les nouveaux cas à la quantité de personnes-temps à risque, ce qui tient compte des durées de suivi. Le rapport entre le nombre total de malades et la population étudiée correspond à la prévalence.

25. Dans une épidémie, comment définit-on le taux d’attaque ?

Comme un nombre de nouveaux cas rapporté au temps total de suivi des participants
Comme une incidence cumulée chez les individus exposés et susceptibles de contracter la maladie
Comme une proportion de décès parmi les personnes déjà atteintes par la maladie
Comme une prévalence mesurée chez l’ensemble de la population, sans tenir compte de l’exposition

Comme une incidence cumulée chez les individus exposés et susceptibles de contracter la maladie

Explication

Le taux d’attaque est une incidence cumulée calculée parmi les personnes exposées et susceptibles de développer la maladie. Un rapport entre les nouveaux cas et le temps de suivi correspond plutôt à un taux d’incidence.

26. Dans une étude épidémiologique, quelle caractéristique définit un facteur de confusion ?

Il correspond à une erreur de mesure touchant de façon comparable les deux groupes
Il est associé à la maladie et au facteur d’exposition, ce qui déforme leur relation
Il représente une différence aléatoire entre les sujets exposés et les sujets non exposés
Il intervient après l’exposition et modifie la gravité de la maladie observée

Il est associé à la maladie et au facteur d’exposition, ce qui déforme leur relation

Explication

Un facteur de confusion est lié à la fois à la maladie étudiée et au facteur d’exposition, ce qui fausse l’association observée. Une erreur de mesure relève plutôt d’un biais de mesure et ne correspond pas à cette double association.

27. Quelle distinction décrit correctement les standardisations directe et indirecte ?

La méthode directe compare les cas observés aux cas attendus, tandis que l’indirecte compare deux taux bruts
La méthode directe applique les taux de référence à la population étudiée, tandis que l’indirecte applique une population type aux taux étudiés
La méthode directe utilise des données de mortalité, tandis que l’indirecte utilise des données de morbidité
La méthode directe applique une population type aux taux étudiés, tandis que l’indirecte applique les taux de référence à la population étudiée

La méthode directe applique une population type aux taux étudiés, tandis que l’indirecte applique les taux de référence à la population étudiée

Explication

La standardisation directe combine les taux spécifiques de la population étudiée avec la structure d’une population type. La standardisation indirecte combine les taux spécifiques d’une population de référence avec la structure de la population étudiée.

28. Une population présente des taux spécifiques par âge TiT_i et doit être comparée selon la structure d’une population type dont les poids d’âge sont wiw_i. Quelle expression permet de calculer le taux standardisé direct ?

Tstandardiseˊ=∑iwi+TiT_{standardisé}=\sum_i w_i+T_i
Tstandardiseˊ=∑iTiwiT_{standardisé}=\sum_i \frac{T_i}{w_i}
Tstandardiseˊ=∑iwiTiT_{standardisé}=\sum_i w_iT_i
Tstandardiseˊ=∑iTi∑iwiT_{standardisé}=\frac{\sum_i T_i}{\sum_i w_i}

$$T_{standardisé}=\sum_i w_iT_i$$

Explication

En standardisation directe, chaque taux spécifique est multiplié par le poids correspondant de la population type, puis les produits sont additionnés. Diviser les taux par les poids ou les additionner ne réalise pas cette pondération.

29. Une étude observe 120 décès alors que 100 décès étaient attendus selon une population de référence. Quelle est la valeur du ratio standardisé de mortalité SMRSMR ?

SMR=0,83SMR=0{,}83
SMR=220SMR=220
SMR=20SMR=20
SMR=1,2SMR=1{,}2

$$SMR=1{,}2$$

Explication

Le ratio standardisé de mortalité se calcule par SMR=cas observeˊscas attendusSMR=\frac{\text{cas observés}}{\text{cas attendus}}, soit 120100=1,2\frac{120}{100}=1{,}2. La valeur 0,830{,}83 correspondrait au rapport inverse, et les deux autres résultats ne sont pas des ratios.

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Comment l'OMS définit-elle la santé en 1948 ?

Un état de complet bien-être physique, mental et social.

Qu'exclut la définition de la santé selon l'OMS en 1948 ?

Elle n'est pas seulement l'absence de maladie ou d'infirmité.

Quelle organisation a défini la santé en 1948 ?

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

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