QCM : Hypothyroïdie (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel tableau est typique d’un coma myxœdémateux sévère ?

Coma, tachycardie, hypotension, hyperthermie et hypokaliémie
Agitation, tachycardie, hyperthermie, hypernatrémie et hyperglycémie
Coma, bradycardie, hypothermie, hyponatrémie sévère et hypoglycémie
Somnolence, hypertension, bradypnée, hypercalcémie et hyperglycémie

Coma, bradycardie, hypothermie, hyponatrémie sévère et hypoglycémie

Explication

Le coma myxœdémateux associe notamment coma, bradycardie, hypotension, bradypnée, hypothermie, hyponatrémie sévère et hypoglycémie, avec une mortalité élevée. Le tableau opposé d’hyperthermie et de tachycardie évoque plutôt une décompensation métabolique différente.

2. Quel aspect clinique évoque une infiltration myxœdémateuse au cours d’une hypothyroïdie ?

Une sudation diffuse avec tremblement fin des extrémités
Un œdème ferme avec visage bouffi et macroglossie
Une cyanose distale avec ulcérations cutanées récurrentes
Un œdème déclive liquidien prenant nettement le godet

Un œdème ferme avec visage bouffi et macroglossie

Explication

L’infiltration myxœdémateuse peut donner une prise de poids, un visage bouffi, des extrémités boudinées, un syndrome du canal carpien et une macroglossie. L’œdème déclive prenant le godet correspond plutôt à un œdème liquidien classique.

3. Quelle association entre une anomalie congénitale de la thyroïde et sa définition est correcte ?

L’ectopie correspond à un défaut de thyroglobuline, tandis que l’athyréose correspond à un défaut de désiodase
L’ectopie correspond à une anomalie de migration, tandis que l’athyréose correspond à l’absence de thyroïde
L’ectopie correspond à l’absence de thyroïde, tandis que l’athyréose correspond à une anomalie de migration
L’ectopie correspond à un défaut d’organification, tandis que l’athyréose correspond à un défaut de couplage

L’ectopie correspond à une anomalie de migration, tandis que l’athyréose correspond à l’absence de thyroïde

Explication

L’ectopie thyroïdienne résulte d’une anomalie de migration, alors que l’athyréose désigne l’absence de thyroïde. Les défauts d’organification, de couplage, de thyroglobuline et de désiodase sont des troubles de l’hormonogenèse.

4. Quel effet physiopathologique résulte d’une diminution des hormones thyroïdiennes ?

Une hausse des besoins en oxygène accompagnée d’une augmentation de la consommation énergétique cellulaire
Une accélération générale avec une hausse de la thermogenèse, de la fréquence cardiaque, du débit cardiaque et du transit
Un ralentissement général avec une baisse de la thermogenèse, de la fréquence cardiaque, du débit cardiaque et du transit
Une activation des récepteurs bêta-adrénergiques avec une augmentation de la production énergétique

Un ralentissement général avec une baisse de la thermogenèse, de la fréquence cardiaque, du débit cardiaque et du transit

Explication

La baisse des hormones thyroïdiennes réduit les besoins en oxygène, met au repos les récepteurs bêta-adrénergiques et diminue plusieurs fonctions, dont la thermogenèse, le cœur et le transit. Les autres propositions décrivent plutôt une accélération métabolique ou une activation incompatible avec l’hypothyroïdie.

5. Chez un patient présentant une hypothyroïdie fruste, quelle situation justifie l’instauration d’un traitement malgré une T4L normale ?

Une TSH inférieure à 2,5 mUI/l
Une TSH située entre 2,5 et 5 mUI/l
Une TSH supérieure à 10 mUI/l
Une TSH normale avec une T4L diminuée

Une TSH supérieure à 10 mUI/l

Explication

Une hypothyroïdie fruste avec une TSH supérieure à 10 mUI/l justifie un traitement, même lorsque la T4L reste normale. Une TSH modérément élevée située entre 2,5 et 5 mUI/l ne constitue pas, à elle seule, le seuil décrit ici.

6. Quel ensemble de résultats définit une hypothyroïdie fruste ?

Une TSH normale avec une T4L basse persistante
Une TSH élevée à deux reprises avec une T4L basse
Une TSH basse avec une T4L élevée à deux reprises
Une TSH élevée à deux reprises avec une T4L normale

Une TSH élevée à deux reprises avec une T4L normale

Explication

L’hypothyroïdie fruste correspond à une TSH supérieure à la référence sur au moins deux prélèvements espacés d’au moins six semaines, avec une T4L normale. L’association d’une TSH élevée et d’une T4L basse caractérise plutôt une hypothyroïdie patente.

7. Comment débuter la lévothyroxine chez un patient présentant une maladie cardiovasculaire ?

Commencer directement par la dose complète calculée sur le poids
Commencer par 12,5 à 25 μg par jour puis augmenter progressivement
Commencer par 100 à 125 μg par jour puis réduire selon la TSH
Attendre la normalisation spontanée avant d’introduire une faible dose

Commencer par 12,5 à 25 μg par jour puis augmenter progressivement

Explication

Chez les patients cardiovasculaires, le traitement débute à 12,5–25 μg par jour, avec une augmentation progressive afin de limiter les effets cardiaques. Une instauration immédiate à pleine dose expose davantage à une surcharge cardiovasculaire.

8. Quel tableau neuropsychique peut être observé dans l’hypothyroïdie, notamment chez une personne âgée ?

Une hyperactivité avec irritabilité et fuite des idées
Une lenteur avec asthénie et ralentissement psychique
Une euphorie avec diminution du besoin de sommeil
Une agitation avec logorrhée et accélération de la pensée

Une lenteur avec asthénie et ralentissement psychique

Explication

Les manifestations neuropsychiques comprennent la lenteur, l’asthénie, le ralentissement psychique et parfois un syndrome dépressif, confusionnel ou démentiel chez la personne âgée. Les autres tableaux évoquent davantage une activation psychique qu’un ralentissement hypothyroïdien.

9. Quel mécanisme distingue l’hypothyroïdie centrale de l’hypothyroïdie primaire ?

Une résistance périphérique aux hormones dans la forme centrale
Une destruction auto-immune de la thyroïde dans la forme centrale
Une hypersécrétion de TSH responsable de la forme centrale
Un défaut de stimulation de la thyroïde dans la forme centrale

Un défaut de stimulation de la thyroïde dans la forme centrale

Explication

L’hypothyroïdie centrale résulte d’un défaut de stimulation hypothalamo-hypophysaire, tandis que l’hypothyroïdie primaire provient d’une atteinte de la glande thyroïde. Une destruction glandulaire décrit donc plutôt une cause primaire.

10. Quelle affirmation décrit correctement l’épidémiologie de l’hypothyroïdie primaire patente ?

Elle constitue une forme rare, touche environ 10 % de la population et prédomine chez l’homme
Elle représente la forme la plus fréquente, concerne moins de 2 % de la population et prédomine chez la femme
Elle est moins fréquente que la forme centrale, concerne moins de 2 % de la population et prédomine chez l’homme
Elle représente la forme la plus fréquente, concerne près de la moitié de la population et touche les sexes de façon comparable

Elle représente la forme la plus fréquente, concerne moins de 2 % de la population et prédomine chez la femme

Explication

L’hypothyroïdie primaire est la forme la plus fréquente ; sa forme patente touche moins de 2 % de la population et prédomine nettement chez la femme, avec un sex-ratio de 1/10. Les autres propositions modifient la fréquence, la répartition selon le sexe ou la hiérarchie entre les formes.

11. Quelle est l’origine principale de la T3 libre active chez l’être humain ?

Environ quatre cinquièmes proviennent de la désiodation périphérique et un cinquième de la thyroïde
Environ un cinquième provient de la désiodation périphérique et quatre cinquièmes de la thyroïde
La totalité provient directement de la thyroïde sous l’action de la TSH
La totalité provient des tissus périphériques après transformation de la calcitonine

Environ quatre cinquièmes proviennent de la désiodation périphérique et un cinquième de la thyroïde

Explication

La T3 libre est l’hormone thyroïdienne véritablement active ; environ quatre cinquièmes résultent de la désiodation périphérique et un cinquième est produit directement par la thyroïde. La deuxième proposition inverse les proportions, alors que les deux dernières attribuent à tort toute son origine à une seule source.

12. Chez un adulte traité pour une hypothyroïdie en situation standard, quelle cible de TSH faut-il généralement rechercher ?

Entre 10,0 et 20,0 mUI/l
Entre 0,5 et 2,5 mUI/l
Entre 2,5 et 5,0 mUI/l
Entre 5,0 et 10,0 mUI/l

Entre 0,5 et 2,5 mUI/l

Explication

En situation standard, l’objectif thérapeutique est une TSH comprise entre 0,5 et 2,5 mUI/l. Des valeurs supérieures à 2,5 mUI/l ne correspondent pas à la cible standard indiquée pour l’équilibre du traitement.

13. Que désigne le myxœdème au cours d’une hypothyroïdie prolongée ?

Une infiltration de la peau, des phanères et des muqueuses par des mucoprotéines
Une inflammation aiguë de la thyroïde provoquée par une infection bactérienne
Une hypertrophie musculaire résultant d’une stimulation excessive des récepteurs bêta-adrénergiques
Un œdème formé principalement par une accumulation de liquide dans les tissus

Une infiltration de la peau, des phanères et des muqueuses par des mucoprotéines

Explication

Le myxœdème correspond à une infiltration cutanée, phanérienne et muqueuse par des mucoprotéines au cours d’une hypothyroïdie prolongée. Il se distingue donc d’un œdème classique, principalement liquidien, tandis que les deux autres propositions décrivent des mécanismes différents.

14. Quelle définition correspond le mieux à l’hypothyroïdie ?

Une insuffisance de sécrétion des hormones thyroïdiennes liée à une atteinte thyroïdienne, centrale ou exceptionnellement périphérique
Une hypersécrétion d’hormones thyroïdiennes provoquée par une stimulation excessive de la glande
Une diminution de la calcitonine causée par une anomalie isolée des cellules parafolliculaires
Une résistance rénale aux hormones thyroïdiennes entraînant une élimination accrue de l’iode

Une insuffisance de sécrétion des hormones thyroïdiennes liée à une atteinte thyroïdienne, centrale ou exceptionnellement périphérique

Explication

L’hypothyroïdie se définit par une insuffisance de sécrétion hormonale pouvant résulter d’une atteinte de la thyroïde, de l’hypothalamus ou de l’hypophyse, et exceptionnellement d’une résistance périphérique. La deuxième proposition décrit plutôt une hyperthyroïdie, tandis que les deux autres réduisent à tort le trouble à la calcitonine ou au rein.

15. Quel enchaînement régule principalement la production de T3 et de T4 ?

La TSH hypothalamique stimule la TRH hypophysaire, qui agit sur la thyroïde
La T3 thyroïdienne stimule directement la TRH, qui inhibe la production de T4
La TRH hypothalamique stimule la TSH hypophysaire, qui agit sur la thyroïde
La calcitonine hypophysaire stimule la TSH thyroïdienne, qui agit sur l’hypothalamus

La TRH hypothalamique stimule la TSH hypophysaire, qui agit sur la thyroïde

Explication

La TRH produite par l’hypothalamus stimule la sécrétion hypophysaire de TSH, laquelle stimule la production thyroïdienne de T3 et de T4. La calcitonine est bien produite par la thyroïde, mais elle ne constitue pas l’étape hypophysaire de cette régulation.

16. Chez un patient chez qui l’on suspecte une hypothyroïdie primaire, quelle stratégie biologique est la plus adaptée en première intention ?

Doser la T3L, puis compléter par la TSH selon la réponse clinique
Réaliser une scintigraphie, puis confirmer le résultat par la T4L
Doser la TSH, puis interpréter la T4L selon la sévérité du déficit
Doser directement les anticorps, puis réserver la TSH aux formes sévères

Doser la TSH, puis interpréter la T4L selon la sévérité du déficit

Explication

Une TSH augmentée constitue le meilleur examen de dépistage de l’hypothyroïdie primaire, tandis que la T4L diminue selon la sévérité. La T3L et la scintigraphie ne constituent pas la stratégie diagnostique initiale de référence.

17. Quels examens appartiennent au bilan étiologique habituel d’une hypothyroïdie ?

Les anticorps anti-TPO, les anticorps anti-thyroglobuline et l’échographie thyroïdienne
Le dosage du cortisol, l’IRM cérébrale et l’épreuve d’effort cardiaque
La T3L, l’échocardiographie et la radiographie cervicale standard
La scintigraphie systématique, l’iodurie et la biopsie thyroïdienne

Les anticorps anti-TPO, les anticorps anti-thyroglobuline et l’échographie thyroïdienne

Explication

Le bilan étiologique comprend les anticorps anti-TPO, les anticorps anti-thyroglobuline et l’échographie thyroïdienne. La scintigraphie et l’iodurie des 24 heures sont réservées à des situations exceptionnelles selon le contexte, et non réalisées systématiquement.

18. Quelle prise en charge correspond à l’urgence d’un coma myxœdémateux ?

Lévothyroxine orale avec consultation ambulatoire et contrôle différé de la TSH
Lévothyroxine, réanimation, hydrocortisone préalable et traitement du facteur déclenchant
Correction alimentaire avec surveillance clinique et reprise progressive des activités
Hydrocortisone après la thyroxine, sans correction des troubles circulatoires

Lévothyroxine, réanimation, hydrocortisone préalable et traitement du facteur déclenchant

Explication

Le coma myxœdémateux impose une prise en charge intensive associant lévothyroxine, mesures de réanimation, corrections hydro-électrolytiques et circulatoires, traitement du facteur déclenchant et hydrocortisone préalable. Une prise en charge ambulatoire convient à une hypothyroïdie simple, mais elle est insuffisante face à cette urgence vitale.

19. Quelle proposition décrit correctement la fréquence et la nature des hypothyroïdies primaires ?

Elles représentent environ 99 % des causes et peuvent être congénitales ou acquises
Elles représentent moins de 5 % des causes et sont principalement hypophysaires
Elles constituent la moitié des causes et sont toujours liées à une anomalie congénitale
Elles représentent une minorité des causes et résultent d’un déficit hypothalamique

Elles représentent environ 99 % des causes et peuvent être congénitales ou acquises

Explication

Les hypothyroïdies primaires représentent environ 99 % des causes d’hypothyroïdie et peuvent être congénitales ou acquises. Les formes centrales, liées à l’axe hypothalamo-hypophysaire, sont très minoritaires.

20. Quand faut-il contrôler la TSH après le début de la lévothyroxine ou après une modification de dose ?

Après 6 à 8 semaines
Après 6 à 8 mois
Après deux ans de traitement
Après 48 à 72 heures

Après 6 à 8 semaines

Explication

La TSH doit être dosée 6 à 8 semaines après l’instauration ou l’ajustement de la lévothyroxine, afin d’évaluer l’effet de la nouvelle posologie. Un contrôle après plusieurs mois retarderait l’adaptation nécessaire, tandis qu’un contrôle après quelques jours est trop précoce.

21. Quelle modalité favorise une bonne absorption de la lévothyroxine ?

La prendre avec un topique gastro-intestinal pour limiter les symptômes
La prendre juste après le repas avec des sels de calcium
La prendre pendant le repas avec un complément de fer
La prendre le matin à jeun, 20 à 30 minutes avant le repas

La prendre le matin à jeun, 20 à 30 minutes avant le repas

Explication

La lévothyroxine se prend généralement le matin à jeun, 20 à 30 minutes avant le repas, en espaçant les sels de calcium, le fer et certains topiques gastro-intestinaux. Le calcium et le fer diminuent son absorption lorsqu’ils sont pris trop près du traitement.

22. Quelle anomalie biologique est fréquemment associée à une hypothyroïdie patente ?

Une hypercholestérolémie isolée par élévation majeure des HDL
Une hypercholestérolémie liée à une élévation du LDL-cholestérol
Une baisse constante des CPK et des LDH sériques
Une hypocholestérolémie liée à une diminution du LDL-cholestérol

Une hypercholestérolémie liée à une élévation du LDL-cholestérol

Explication

L’hypothyroïdie patente s’accompagne fréquemment d’une hypercholestérolémie par élévation du LDL-cholestérol, parfois avec hypertriglycéridémie et hausse des CPK ou des LDH. L’hyperthyroïdie tend plutôt à diminuer le cholestérol.

23. Quelle caractéristique distingue l’hypothyroïdie centrale de l’hypothyroïdie primaire sur le plan clinique ?

Elle se manifeste par une infiltration myxœdémateuse sans déficit hypophysaire associé
Elle associe des symptômes comparables sans infiltration myxœdémateuse ni goitre
Elle entraîne un tableau localisé à la thyroïde sans symptômes généraux
Elle associe des symptômes plus intenses avec un goitre généralement volumineux

Elle associe des symptômes comparables sans infiltration myxœdémateuse ni goitre

Explication

L’hypothyroïdie centrale présente des symptômes comparables à ceux de l’hypothyroïdie primaire, mais l’infiltration myxœdémateuse et le goitre sont absents. D’autres déficits hypophysaires doivent alors être recherchés, ce qui contredit un tableau limité à la thyroïde.

24. Quelle dose substitutive quotidienne de lévothyroxine est généralement recommandée en fonction du poids corporel ?

0,16 μg/kg/jour0{,}16\,\mu g/kg/jour
160 μg/kg/mois160\,\mu g/kg/mois
1,6 μg/kg/jour1{,}6\,\mu g/kg/jour
16 μg/kg/semaine16\,\mu g/kg/semaine

$$1{,}6\,\mu g/kg/jour$$

Explication

La dose substitutive recommandée est d’environ 1,6 μg/kg/jour1{,}6\,\mu g/kg/jour de poids corporel. Les autres valeurs ne correspondent pas à la posologie quotidienne de référence indiquée.

25. Quelle distinction clinique oppose la thyroïdite lymphocytaire chronique atrophique à la thyroïdite d’Hashimoto ?

La forme atrophique donne un goitre ferme, tandis qu’Hashimoto entraîne habituellement une thyroïde absente
La forme atrophique donne une thyroïde atrophique, tandis qu’Hashimoto donne habituellement un goitre ferme et indolore
La forme atrophique est douloureuse, tandis qu’Hashimoto se manifeste habituellement par une douleur cervicale aiguë
La forme atrophique est transitoire, tandis qu’Hashimoto provoque généralement une thyrotoxicose prolongée

La forme atrophique donne une thyroïde atrophique, tandis qu’Hashimoto donne habituellement un goitre ferme et indolore

Explication

La thyroïdite lymphocytaire chronique atrophique entraîne une thyroïde atrophique et une hypothyroïdie définitive, tandis que la thyroïdite d’Hashimoto donne habituellement un goitre diffus, indolore et très ferme. La douleur aiguë et la thyrotoxicose prolongée ne caractérisent pas cette distinction.

26. Quel ensemble d’effets correspond à l’action physiologique des hormones thyroïdiennes ?

Une augmentation de la thermogenèse, de la consommation d’oxygène et du débit sanguin rénal, avec une baisse du cholestérol
Une diminution de la thermogenèse, de la consommation d’oxygène et de la filtration glomérulaire, avec une hausse du cholestérol
Une augmentation de la thermogenèse et du cholestérol, avec une diminution de la glycémie et du débit sanguin rénal
Une baisse de la consommation d’oxygène et de la glycémie, avec une augmentation de la filtration glomérulaire

Une augmentation de la thermogenèse, de la consommation d’oxygène et du débit sanguin rénal, avec une baisse du cholestérol

Explication

Les hormones thyroïdiennes stimulent notamment la thermogenèse, la consommation d’oxygène, la glycémie, la filtration glomérulaire et le débit sanguin rénal, tout en diminuant le cholestérol. Les autres ensembles inversent plusieurs de ces effets physiologiques.

27. Comment interpréter la TSH au premier trimestre de la grossesse lors de l’évaluation d’une hypothyroïdie primaire ?

Elle augmente sous l’effet de l’hCG, ce qui masque les formes frustes
Elle diminue et une hypothyroïdie primaire se définit alors par une TSH basse
Elle peut être abaissée par l’hCG, mais une élévation reste évocatrice
Elle reste stable, car la grossesse modifie surtout la T4L

Elle peut être abaissée par l’hCG, mais une élévation reste évocatrice

Explication

L’hCG abaisse physiologiquement la TSH au premier trimestre, mais le diagnostic d’hypothyroïdie primaire repose malgré cela sur une élévation de la TSH. Une TSH basse n’est donc pas le critère diagnostique d’une hypothyroïdie primaire pendant cette période.

28. Quand et comment dépiste-t-on systématiquement l’hypothyroïdie congénitale ?

À la naissance par T4L sur sang veineux périphérique
Au premier mois par anticorps antithyroïdiens sériques
Au cinquième jour par TSH sur sang capillaire du talon
À la deuxième semaine par échographie cervicale

Au cinquième jour par TSH sur sang capillaire du talon

Explication

Le dépistage systématique est réalisé au cinquième jour de vie par dosage de la TSH sur du sang capillaire prélevé au talon. L’échographie et les anticorps ne constituent pas la méthode de dépistage néonatal décrite.

29. Quel examen recherche en priorité la cause hypothalamo-hypophysaire d’une hypothyroïdie centrale ?

Une scintigraphie thyroïdienne
Un dosage isolé des anticorps antithyroïdiens
Une échographie cervicale de la thyroïde
Une IRM hypothalamo-hypophysaire

Une IRM hypothalamo-hypophysaire

Explication

L’IRM hypothalamo-hypophysaire est l’examen clé du diagnostic étiologique d’une hypothyroïdie centrale. L’échographie cervicale explore principalement la thyroïde et ne constitue pas l’examen de référence pour les lésions centrales.

30. Quel rôle la thyroperoxydase joue-t-elle dans la synthèse des hormones thyroïdiennes ?

Elle bloque l’organification de l’iode afin de limiter la production hormonale
Elle convertit directement la T4 en T3 dans les tissus périphériques
Elle dégrade la thyroglobuline et libère l’iode dans la circulation sanguine
Elle métabolise l’iode et l’incorpore aux résidus tyrosine de la thyroglobuline

Elle métabolise l’iode et l’incorpore aux résidus tyrosine de la thyroglobuline

Explication

La thyroperoxydase métabolise l’iode et permet son incorporation aux résidus tyrosine de la thyroglobuline, étape nécessaire à la synthèse de T3 et de T4. La conversion périphérique de T4 en T3 relève de la désiodation, tandis que l’inhibition de la TPO est l’action des antithyroïdiens de synthèse.

31. Quel ensemble de résultats électrocardiographiques est compatible avec une hypothyroïdie ?

Une tachycardie, un voltage élevé et un raccourcissement des segments QT et PR
Une bradycardie, un microvoltage et un allongement des segments QT et PR
Une tachycardie, un microvoltage et une inversion limitée des complexes QRS
Une bradycardie, un sus-décalage diffus et un raccourcissement isolé du segment PR

Une bradycardie, un microvoltage et un allongement des segments QT et PR

Explication

L’hypothyroïdie peut provoquer une bradycardie, un microvoltage diffus, des anomalies des ondes T et un allongement des segments QT et PR. La tachycardie et le raccourcissement de ces segments ne correspondent pas au tableau décrit.

32. Quel profil biologique évoque une hypothyroïdie centrale dans un contexte d’atteinte hypothalamo-hypophysaire ?

Une T4L basse avec une TSH basse ou normale
Une T4L élevée avec une TSH basse ou normale
Une T4L basse avec une TSH nettement élevée
Une T4L normale avec une TSH légèrement élevée

Une T4L basse avec une TSH basse ou normale

Explication

L’hypothyroïdie centrale associe une T4L basse à une TSH anormalement basse ou normale, en lien avec une atteinte hypophysaire ou cérébrale. Une TSH élevée avec une T4L basse correspond plutôt au profil habituel d’une hypothyroïdie primaire.

33. Quelle hormone la lévothyroxine apporte-t-elle dans le traitement de référence de l’hypothyroïdie ?

La triiodothyronine T3
La thyrotropin-releasing hormone TRH
La thyréostimuline TSH
La thyroxine T4

La thyroxine T4

Explication

La lévothyroxine est une hormone T4 utilisée comme traitement substitutif de référence de l’hypothyroïdie. La liothyronine correspond à la T3 et possède des indications plus rares.

34. Une femme développe une thyroïdite dans les mois suivant son accouchement. Quelle évolution est caractéristique de la thyroïdite du post-partum ?

Elle survient après plusieurs années, récidive rarement et entraîne une hypothyroïdie définitive fréquente
Elle apparaît avant l’accouchement, provoque un goitre douloureux et évolue vers une thyrotoxicose persistante
Elle survient dans l’année, récidive souvent lors d’une grossesse suivante et reste transitoire dans de nombreux cas
Elle survient dans les premières heures, reste liée à une infection respiratoire et régresse après antibiothérapie

Elle survient dans l’année, récidive souvent lors d’une grossesse suivante et reste transitoire dans de nombreux cas

Explication

La thyroïdite du post-partum survient dans l’année suivant l’accouchement, récidive dans 70 % des cas lors d’une grossesse suivante et est transitoire dans 70 % des cas. Le goitre douloureux après infection respiratoire correspond plutôt à la thyroïdite subaiguë de De Quervain.

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Qu'est-ce que l'hypothyroïdie ?

Une insuffisance de sécrétion des hormones thyroïdiennes.

Quelles sont les causes possibles de l'hypothyroïdie ?

Une atteinte de la thyroïde, de l’axe hypothalamo-hypophysaire ou une résistance périphérique aux hormones.

Quelle est la forme la plus fréquente d'hypothyroïdie ?

L'hypothyroïdie primaire.

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